Le Château-d'Oléron

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Le Château-d’Oléron
Les cabanes ostréicoles sont peintes de couleurs vives
Les cabanes ostréicoles sont peintes de couleurs vives
Blason de Le Château-d’Oléron
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Poitou-Charentes
Département Charente-Maritime
Arrondissement Rochefort
Canton Le Château-d'Oléron
(chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes de l'Île-d'Oléron
Maire
Mandat
Michel Parent
2014-2020
Code postal 17480
Code commune 17093
Démographie
Gentilé Casteloleronais, Chapelains
Population
municipale
3 939 hab. (2011)
Densité 251 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 53′ 09″ N 1° 11′ 41″ O / 45.885833333333, -1.19472222222 ()45° 53′ 09″ Nord 1° 11′ 41″ Ouest / 45.885833333333, -1.19472222222 ()  
Altitude Min. 0 m – Max. 10 m
Superficie 15,67 km2
Localisation

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Liens
Site web www.lechateaudoleron.fr

Le Château-d'Oléron est une commune du sud-ouest de la France, située dans le département de la Charente-Maritime (région Poitou-Charentes). Ses habitants sont appelés les Casteloleronais et les Casteloleronaises, ou les Chapelains et les Chapelaines[1].

Établie dans la partie méridionale de l'île d'Oléron, la commune est un important port ostréicole du bassin de Marennes-Oléron. Principale agglomération du sud de l'île, cette ancienne cité fortifiée s'étend en contrebas de sa citadelle, ouvrage fortifié achevé par Vauban. Autrefois résidence des gouverneurs d'Oléron, elle est aujourd'hui un des deux chefs-lieux de canton de l'île. Très touristique, son centre historique est constitué de maisons traditionnelles bordant des rues se coupant à angle droit, formant un large secteur piétonnier. D'anciennes cabanes d'ostréiculteurs, rénovées, abritent aujourd'hui des ateliers d'artistes et d'artisans.

Le Château-d'Oléron fait partie de la Communauté de communes de l'Île-d'Oléron, structure intercommunale regroupant les huit communes et les 21 242 habitants (2007) de l'île.

Géographie[modifier | modifier le code]

Présentation[modifier | modifier le code]

« On distingue des claires, de lourdes croupes de vase à l'embouchure de la Seudre et les pins lointains de Saint-Trojan. Tout grisaille et scintille à marée basse »

— Jean Prasteau —

Position du Château dans l'île d'Oléron
Le littoral au Château-d'Oléron

La commune est située sur la côte sud-est de l'île d'Oléron, seconde plus grande île de France métropolitaine, dans le département de la Charente-Maritime.

Sur un plan plus général, la commune du Château-d'Oléron est localisée dans la partie sud-ouest de la France[Note 1], au centre de la côte atlantique dont elle est riveraine, faisant partie du « Midi atlantique »[2].

Chef-lieu d'un canton compris dans l'arrondissement de Rochefort, elle se trouve à environ 12 kilomètres de Saint-Pierre-d'Oléron, 35 kilomètres de Rochefort, 42 kilomètres de Royan, 53 kilomètres de Saintes et 70 kilomètres de La Rochelle.

Le territoire communal est formé d'une alternance de plateaux de faible altitude datant du Jurassique (la Gaconnière, la Citadelle, les Moulins) ou du Crétacé (Ors), coupés de marais eux-mêmes bordés d'un vaste estran sablo-vaseux, entrecoupé de multiples chenaux (du Château, d'Oulme, de l'Étier neuf). La végétation y est limitée à certaines formations végétales caractéristiques des milieux exposés à une forte salinité tels que spartine maritime, salicorne et glycérie. Les marais ont été reconvertis en « claires », des bassins d'affinage où les huîtres s'engraissent et prennent leur teinte caractéristique sous l'effet d'une algue microscopique, la navicule bleue. Ils appartiennent à un ensemble plus vaste, le bassin ostréicole de Marennes-Oléron. Le trait de côte peut être délimité par quatre caps plus ou moins exposés : les pointes d'Oulme, Blanche, de la Citadelle et des Doux.

Le coureau d'Oléron est le nom donné au bras de mer séparant l'île d'Oléron du continent. À marée basse, sa largeur dépasse à peine les 1 200 mètres. La présence de plusieurs bancs de sable (bancs Lamouroux, du Fer à cheval, de la Mortanne et Dagnas) le font se diviser en plusieurs bras (chenaux de l'est et du courant).

La partie occidentale de la commune est couverte d'un petit massif forestier, le bois de la Gombaudière. Les forêts ne couvrent cependant guère plus de 10 % du territoire communal, contre 43 % de zones humides, 21 % de territoires artificialisés et 27 % de territoires agricoles[3]. La culture du blé, du maïs et du tournesol constituent une part importante des productions locales. La commune possède également des vignobles donnant des vins de pays (produits sous le nom de « vins de pays charentais de l'Île d'Oléron ». De façon plus confidentielle, quelques horticulteurs produisent des haricots blancs dits « mojhettes ».

L'habitat oléronnais est généralement réparti en hameaux, appelés « villages » et souvent dotés d'un caractère propre. Le territoire communal en compte huit (Gibou, la Gaconnière, Fief-Naton, la Renisière, Ors, la Bordelinière, Grésillon et la Chevalerie) sans compter plusieurs lieux-dits (les Sables, Fief de Clairin, la Boutinière…) et le bourg proprement dit[4].

Axes de communication[modifier | modifier le code]

Carte de la commune du Château-d'Oléron au sein de la Charente-Maritime
Position du Château-d'Oléron en Charente-Maritime.

La ville est accessible par une voie rapide (D 26) et par le pont de l'île d'Oléron (accès gratuit). Les grands axes reliant les communes oléronnaises aux principales villes du département sont la D 728 (Saintes et autoroute A10) et la D 733 (Marennes, Royan, Rochefort, La Rochelle).

Plusieurs axes irradient à partir du centre-ville : la D 734, qui borde les parcs ostréicoles, vient se greffer sur la D 26 à quelques centaines de mètres du pont et constitue de ce fait une des routes les plus directes pour qui désire se rendre au Château-d'Oléron ; la D 265 conduit aux importants hameaux de La Chevalerie et d'Ors ; enfin, la D 734 mène au hameau de La Gaconnière et à Dolus-d'Oléron.

Principal voie de communication de l'île d'Oléron, la D 26 est une source potentielle de nuisances sonores, répertoriée comme tel par les services de la DDE (classée en catégorie 3 sur une échelle de 5). Au total, cinq kilomètres de routes (soit environ 3 % du territoire communal) sont considérés comme présentant de tels inconvénients[3].

La compagnie de transports départementaux Les Mouettes dessert les principales communes de l'île par bus. Les aéroports les plus proches sont situés à Rochefort (Rochefort-Saint-Agnant) et à La Rochelle (La Rochelle-île de Ré). L'île d'Oléron n'ayant plus de réseau ferroviaire, les gares SNCF les plus proches sont celles de Rochefort, Saintes et Royan.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

La ville est entourée au sud par la commune de Saint-Trojan-les-Bains, au sud-ouest par Bourcefranc-le-Chapus (sur le continent), au nord par Dolus-d'Oléron, et à l'ouest par Le Grand-Village-Plage.

Communes limitrophes de Le Château-d'Oléron
Dolus-d'Oléron
Le Grand-Village-Plage Le Château-d'Oléron
Saint-Trojan-les-Bains Bourcefranc-le-Chapus

Climat[modifier | modifier le code]

Article connexe : Climat de la Charente-Maritime.

Le climat est de type océanique aquitain : la pluviométrie est relativement élevée en automne et en hiver et les hivers sont doux. L'été reste tempéré grâce à la brise marine. Deux vents venant de l'océan, le noroît et le suroît, soufflent sur les côtes du département. L'ensoleillement de la côte charentaise est très important : avec 2 250 heures par an, il est comparable à celui que connaît une partie de la côte méditerranéenne[5].

La jetée du port du Château et le pont de l'île d'Oléron

Les relevés de la station météorologique de La Rochelle entre 1946 et 2000 permettent de déterminer quelques dates majeures au point de vue climatique en Charente-Maritime : ainsi, au cours de cette période, la température la plus froide est relevée le 15 février 1956 : -13,6°C.
Un pic de température (dépassé seulement au cours de la canicule de 2003) est atteint le 8 juillet 1982 avec près de 39°C à l'ombre.
Si 1953 est considérée comme l'année la plus sèche, 2000 est au contraire la plus pluvieuse[6].

La Charente-Maritime est le département français le plus durement touché par la tempête Martin du 27 décembre 1999. Les records nationaux de vents enregistrés sont atteints avec 198 km/h au nord de l'île d'Oléron (station de la pointe de Chassiron).

D'importants dégâts matériels sont relevés dans la commune (chute d'arbres, toitures arrachées, cabanes ostréicoles détruites, réseaux électriques et téléphoniques endommagés, infrastructures routières coupées).

Un an après le passage de la tempête Klaus (janvier 2009), la commune est sévèrement touchée par la tempête Xynthia (février 2010). Des rafales de vent atteignant les 140 km/h sont relevées sur l'île. Le phénomène, associé à une marée de fort coefficient, provoque une submersion partielle des marais, causant quelques dégâts matériels et des préjudices à certains pêcheurs et exploitants ostréicoles (bateaux et pontons endommagés, toitures partiellement arrachées, routes coupées). Une centaine de maisons est inondée (dans les parties basses de la commune) sans toutefois que des pertes humaines ne soient à déplorer. Plusieurs familles ont dû être relogées dans l'urgence[7].

Données générales[modifier | modifier le code]

Ville Ensoleillement
(h/an)
Pluie
(mm/an)
Neige
(j/an)
Orage
(j/an)
Brouillard
(j/an)
Moyenne nationale 1 973 770 14 22 40
Le Château-d'Oléron[8] 2 250 755 4 13 26
Paris 1 630 642 15 19 13
Nice 2 668 767 1 31 1
Strasbourg 1 633 610 30 29 65
Brest 1 492 1 109 9 11 74
Données climatiques à La Rochelle
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 3,4 2,8 5,4 7,4 10,7 13,7 15,8 15,7 13,7 10,5 6,3 3,9 9,2
Température moyenne (°C) 5,9 6,9 8,7 11,1 14,3 17,5 19,8 19,6 17,8 14,2 9,4 6,6 12,7
Température maximale moyenne (°C) 8,5 9,9 12,1 14,7 17,9 21,3 23,8 23,5 21,8 18 12,6 9,2 16,1
Ensoleillement (h) 84 111 174 212 239 272 305 277 218 167 107 85 2 250
Précipitations (mm) 82,5 66,1 57 52,7 61,1 42,9 35,1 46,4 56,5 81,6 91,8 81,8 755,3
Source : Climatologie mensuelle à la station départementale de La Rochelle de 1961 à 1990[9].


Environnement[modifier | modifier le code]

Une partie du territoire communal est intégrée à une zone protégée en raison du caractère unique de son écosystème (prairies mésophiles, forêts caducifoliées, marais subhalophiles, vasières, lagunes, bancs de sable). Les marais et vasières appartiennent à une vaste réserve ornithologique (réserve naturelle nationale des marais de Moëze-Oléron) où viennent faire halte de nombreux oiseaux migrateurs (oie cendrée, tadorne de Belon, spatule blanche, milan noir, avocette élégante, cigogne blanche, barge à queue noire)[10]. La directive oiseau (protection des oiseaux et de leur biotope) couvre une zone de reproduction et d'hivernage correspondant à 50 % de la commune.

Près de 28 % de la surface communale est inscrite dans une zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique de classe I (petits espaces homogènes), cette proportion passant à 55 % dans le cas des zones de classe II (grands espaces naturels riches). Ces sites protégés sont essentiellement les marais de Saint-Trojan (dont la partie septentrionale est située dans la commune) et les vasières de la côte orientale de l'île d'Oléron. Parmi les principales espèces animales endémiques figurent la loutre, la cistude d'Europe (tortue protégée), plusieurs invertébrés tels que le lucane cerf-volant, le cuivré des marais et le damier de la succise, mais également d'amphibiens et reptiles dont la couleuvre à collier et le lézard des murailles.

Les marais du sud et de l'est de l'île d'Oléron bénéficient d'une protection spéciale dans le cadre du réseau de protection des espaces naturels de grande valeur patrimoniale Natura 2000[11] (classement en « zone de protection spéciale » et « site d'importance communautaire »).

La maison de la nature de l'île d'Oléron se situe dans la commune. Elle organise différentes activités de protection et de promotion de la nature dans la commune et l'ensemble de l'île d'Oléron[12].

La commune a jusqu'à présent (2010) fait l'objet de onze arrêtés de reconnaissance de catastrophe naturelle, dont huit pour des inondations dues soit à des crues (trois arrêtés), à des ruissellements et coulées de boues (trois arrêtés) ou encore à des submersions marines (deux arrêtés). Deux autres arrêtés concernent des mouvements de terrain. La commune est sujette à une forte infestation de termites[3].

Toponymie[modifier | modifier le code]

La commune tire son nom de l'ancien château fort des ducs d'Aquitaine, qui se dressait à l'emplacement de la citadelle actuelle, et de « Ularius », nom latin de l'île, dont dérive « Oléron ». L'historien anglais Thomas Rymer évoque un acte du XIIIe siècle mentionnant un prieur de l'église Saint-Jacques de « Castello Oleronis »[13].

Pendant la Révolution, la commune est brièvement rebaptisée « Cité de l'égalité » puis tout simplement « Égalité ». Devenue « Le Château » après 1793, la commune est officiellement renommée « Le Château-d'Oléron » le 8 mars 1962[14].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
Coupé : au premier d'or au château de trois tours de sable ouvert et ajouré du champ, au second de gueules à la barque montée de quatre rameurs contournés avec leurs lances en pal à guidon, le tout d'or, voguant sur une rivière ondée cousue d'azur.

Histoire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Histoire de la Charente-Maritime.

Un site stratégique[modifier | modifier le code]

L'occupation du site est attestée depuis des temps très reculés, ce dont témoigne un important outillage lithique (grattoirs, éclats de silex) ainsi que des céramiques et des haches datées du néolithique. Les découvertes préhistoriques ont principalement été réalisées à proximité du hameau d'Ors, où un dolmen (aujourd'hui brisé) est toujours visible.

La duchesse Aliénor d'Aquitaine accorde une charte communale aux insulaires

La période gallo-romaine a également été repérée dans plusieurs sites (substructions, nécropole et de nombreuses monnaies en bronze de Valérien, Gallien et Claude le Gothique à Ors, qui pourraient avoir été jetées à la mer en guise d'offrande aux dieux ; substructions, vestiges de bassins de pressurage du raisin, fonds d'amphores et tessons de céramique sigillée au Puit-Jourdan)[15]. L'île d'Oléron est à cette époque un lieu de villégiature prisé des patriciens santons. Un gouverneur et une petite garnison sont installés au Château-d'Oléron, dans un castrum situé sur le promontoire rocheux aujourd'hui occupé par la citadelle. Le port, où s'échangent les marchandises produites sur l'île (vin et sel essentiellement) connaît un essor rapide.

En 1036, l'île passe sous la domination du comte d'Anjou Geoffroy Martel, avant de revenir dans le giron des ducs d'Aquitaine quelques années plus tard. Le comte Geoffroy donne les deux églises paroissiales (Sainte-Marie et Saint-Nicolas) à l'abbaye de la Trinité de Vendôme, donation confirmée en 1146 par Aliénor d'Aquitaine et sanctionnée par un acte du roi Louis VII[16]. Ce document accorde également aux habitants des exemptions d'impôts et de corvées (dispenses de taille, gite, procuration, ost et chevauchée, notamment). C'est sans doute un peu avant cette époque qu'est élevé un premier château fort, complété ultérieurement par une enceinte fortifiée.

En 1152, le mariage d'Aliénor d'Aquitaine avec Henri Plantagenêt (bientôt porté sur le trône d'Angleterre) favorise d'importants liens commerciaux entre les ports oléronnais et britanniques. En 1199, des prérogatives communales sont concédées, et sont bientôt étendues à l'ensemble de l'île. Un « mayor » (maire) est nommé[17]. Peu de noms sont parvenus jusqu'à nous, sinon dans quelques chartes de l'époque. Ainsi, un acte du duc d'Aquitaine (et roi d'Angleterre) Henri III daté du 2 juin 1253 mentionne un certain Guillaume Rambaud[16]. On attribue également à Aliénor d'Aquitaine le premier code de droit maritime : Les rôles d'Oléron. Lorsque la région passe sous la tutelle des souverains capétiens à l'issue de la guerre de Cent Ans, la ville est cédée aux sieurs de Pons.

Une place-forte convoitée[modifier | modifier le code]

Au XVIe siècle, la réforme connaît des succès foudroyants dans les provinces de Saintonge et d'Aunis, et plus spécialement dans ce qu'on appelle alors le « Pays des Isles » (ensemble géographique comprenant Oléron, mais aussi îles de Marennes et d'Arvert). Les communautés protestantes s'organisent sous la houlette de pasteurs envoyés de Genève, tels Hubert Robin et Philibert Hamelin. La cohabitation entre communautés protestantes et catholiques n'est pas exempte de violence : aux persécutions des huguenots « hérétiques » succèdent les destructions d'églises (1584) et les brimades, en particulier à l'égard du clergé.

Maquette représentant le Château-d'Oléron en 1703 (musée des Plans-reliefs, Paris)

La position stratégique de la ville en fait un enjeu majeur au cours des guerres de religion. En 1586, Agrippa d'Aubigné débarque sur l'île et se rend maître de la cité et du château, avant de prendre le titre de « gouverneur d'Oléron ». Il en est cependant rapidement délogé par François d'Espinay de Saint-Luc, après de rudes combats qui laissent la ville à demi-ruinée[18].

Après la chute de La Rochelle, Richelieu entreprend une réorganisation en profondeur des défenses des côtes de Saintonge et d'Aunis. Il ordonne la construction d'une citadelle à la place de l'ancien château des ducs d'Aquitaine, devenu vétuste et inapte à soutenir un siège. Les travaux débutent en 1630, sous la direction de l'ingénieur Pierre de Conty d'Argencour, de Louis Nicolas de Clerville puis de Vauban[19]. Ce dernier préconise une extension de l'ouvrage édifié par ses prédécesseurs, ce qui entraîne la destruction d'une grande partie de la cité (maisons, bâtiments publics, couvents et églises, ces dernières étant remplacées par un édifice moderne en 1700). La citadelle abrite une garnison ainsi que le logis du gouverneur de l'île. Elle est également une étape où viennent s'entraîner les soldats en partance pour la Nouvelle-France (Acadie, Québec, Louisiane)[20]. Un nouveau port est mis en service en 1740. Une ville nouvelle est reconstruite aux abords de la forteresse. Ses rues se coupent à angle droit (plan hippodamien ou orthogonal), irradiant à partir d'une place d'armes. Trois portes fortifiées permettaient l'accès à la cité : la porte de Dolus, la porte des Pêcheurs et la porte d'Ors (aujourd'hui détruite).

Une loge maçonnique est créée en 1764. Baptisée « Les vrais frères », elle voit le jour à Saint-Pierre-d'Oléron, avant de tenir ses séances au Château d'Oléron[21].

Les débuts d'une reconversion[modifier | modifier le code]

Anciennes cabanes ostréicoles rénovées

Une liaison quotidienne par bateau entre Le Château-d'Oléron et Bourcefranc-le-Chapus est mise en service en 1841, de même qu'une liaison hebdomadaire avec La Rochelle. Le port est également un important centre de transit d'huîtres, la commune étant une des composantes majeures du bassin de Marennes-Oléron (avec Marennes et La Tremblade). Déjà pratiquée à l'époque romaine, l'ostréiculture est remise au goût du jour au XVIIe siècle, mais ne connaît son plein développement que dans le courant du XIXe siècle. Une des innovations majeures est la pratique de l'affinage en « claire », des bassins aménagés à l'emplacement d'anciens marais salants, où l'huître acquiert une saveur particulière en même temps qu'une couleur vert-bleu caractéristique.

Le 24 avril 1904, le président du conseil Émile Combes se rend en personne au Château-d'Oléron afin d'inaugurer la première ligne de chemin de fer de l'île. Le lendemain, trois rames sont mises en service (deux faisant la navette quatre fois par jour entre Saint-Trojan et Saint-Denis-d'Oléron, une autre faisant un aller-retour entre Saint-Trojan et Saint-Pierre-d'Oléron). Quatre ans plus tard, huit trains se croisent quotidiennement au Château-d'Oléron, destinés tout autant au transport de voyageurs que de marchandises (huîtres et productions agricoles, mais aussi courrier)[22]. La ville comptait alors quatre gares : Château-Quai, Château-Port, Château-Ville et Château-Porte de Dolus.

La garnison militaire (corps disciplinaire des Colonies et 4e bataillon d'Afrique) est évacuée peu avant le second conflit mondial et est remplacée à partir du 29 juin 1940 (occupation de l'île d'Oléron) par des soldats de la Wehrmacht. Le poste de commandement n'est toutefois pas installé au Château-d'Oléron, mais à Saint-Pierre, sous l'autorité du capitaine de corvette (korvettenkapitän) Alfred Graf Schiltz Von Görtz und Von Wrisberg. La résistance organise ses réseaux sur la base de renseignements de l'organisation civile et militaire (OCM) mais est démantelée en 1943. Deux de ses chefs, Pierre Wiehn et Robert Etchebarne, sont fusillés à Bordeaux. La citadelle devient un lieu d'internement où sont enfermés les opposants, qui ne tardent pas à se réorganiser et à reprendre le combat. En 1945, alors qu'Adolf Hitler ordonne à ses généraux de « tenir jusqu'au bout », un bombardement allié ravage une partie de la ville (17 et 19 avril). Dans le même temps, le général de corps d'armée Edgard de Larminat entame les derniers préparatifs à l'opération de libération de l'île d'Oléron, dite « opération Jupiter ». Le 30 avril, Le Château-d'Oléron est libéré, un jour avant le reste de l'île[23].

Les années d'après-guerre sont marquées par un renouveau du tourisme. L'embarcadère des navires (Compagnie oléronnaise de navigation, ou Compagnie Bouineau[24]) est refait en 1949, les anciens navires étant remplacés par des bacs modernes[25]. Pourtant, au fil des ans, il finit par arriver plus de voitures que n'en peuvent transporter les bacs, ce qui détermine les autorités compétentes à envisager la construction d'un pont. Celui-ci voit effectivement le jour en 1966[26].

Le 7 septembre 1972, un tremblement de terre se produit sur l'île : d'une magnitude de 5.7 sur l'échelle de Richter, il cause quelques dégâts et frayeurs dans la région et est ressenti jusqu'en région parisienne. Le dernier séisme ressenti en date, toujours sur cette faille, d'une magnitude de 4.7, a lieu le 18 avril 2005[27].

La ville est aujourd'hui un centre touristique important, misant essentiellement sur son patrimoine (citadelle essentiellement) et sur sa position, à proximité du pont, mais aussi de stations balnéaires telles que Saint-Trojan et Boyardville. Depuis 1996, la municipalité cherche également à faire venir des artistes et des artisans d'art, qui s'installent dans d'anciennes cabanes ostréicoles rénovées.

Une politique de mise en valeur du centre-ville, avec création de nouveaux espaces piétons, est en cours depuis 2005, tandis qu'un projet de port de plaisance est en cours d'étude.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

De 1789 à 1799, en vertu de la loi du 14 décembre 1789, les agents municipaux (maires) sont élus au suffrage direct pour 2 ans et rééligibles, par les citoyens actifs de la commune âgés d'au moins 25 ans, contribuables payant une contribution au moins égale à 3 journées de travail dans la commune. Sont éligibles ceux qui paient un impôt équivalent au moins à dix journées de travail.

De 1799 à 1848, La constitution du 22 frimaire an VIII (13 décembre 1799) revient sur l’élection du maire, les maires sont nommés par le préfet pour les communes de moins de 5 000 habitants. La Restauration instaure la nomination des maires et des conseillers municipaux. Après les lois organiques 1831, les maires sont nommés (par le roi pour les communes de plus de 3 000 habitants, par le préfet pour les plus petites), mais les conseillers municipaux sont élus au suffrage censitaire pour six ans.

Du 3 juillet 1848 à 1851, les maires sont élus par le conseil municipal pour les communes de moins de 6 000 habitants.

De 1851 à 1871, les maires sont nommés par le préfet, pour les communes de moins de 3 000 habitants et pour 5 ans à partir de 1855. Après 1871, les maires sont de nouveau élus, sauf dans les chefs-lieux (de départements, d'arrondissements ou de cantons).

Ce n'est que le 28 mars 1882, qu'une loi sur l’organisation municipale (encore en vigueur) est votée, et qui régit le principe de l'élection du maire et des adjoints par le conseil municipal, quelle que soit l'importance de la commune (sauf pour Paris). La loi du 5 avril 1884 fixe le mandat à quatre ans, durée portée le 10 avril 1929 à six ans[28].

Le maire sortant Michel Parent est réélu lors des élections municipales du 9 mars 2008. Sur les 2 282 votants (sur un total de 3 232 inscrits sur les listes électorales), 1 411 (soit 65,29 %) portent leurs suffrages sur la liste « Pour notre commune, continuons ensemble » ; 431 (19,94 %) sur la liste « Renouveau et démocratie pour Le Château » et 319 (14,76 %) sur la liste « Ensemble aimons Le Château d'Oléron ». 121 personnes ont voté nul et 950 ont choisi l'abstention. Aux élections cantonales qui ont lieu le même jour, cinq candidats présentent leurs programmes respectifs. Michel Parent remporte également ce scrutin avec 63,65 % des suffrages exprimés[29].

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1995 1997 Faosto De Olivera    
1997 en cours
(au 30 avril 2014)
Michel Parent DVD Conseiller général

Canton[modifier | modifier le code]

Le Château-d'Oléron est le chef-lieu et la première agglomération du canton du Château-d'Oléron, qui regroupe quatre communes (Dolus-d'Oléron, Saint-Trojan-les-Bains, Le Grand-Village-Plage et Le Château-d'Oléron) et 9 485 habitants (en 2006).

Tendances politiques[modifier | modifier le code]

L'analyse des résultats des élections présidentielles de 2007 montre une nette poussée de l'électorat de droite, tant au premier qu'au second tour du scrutin. Le candidat de l'UMP Nicolas Sarkozy obtient ainsi 34,60 % au premier tour, devançant la candidate du PS Ségolène Royal (23,30 %), le candidat du MoDem François Bayrou (15,70 %) et celui du Front national Jean-Marie Le Pen (12,04 %). Au second tour, Nicolas Sarkozy consolide sa position, obtenant 59,90 % des suffrages et une avance de plus de 19 % sur son adversaire Ségolène Royal, qui totalise quant à elle 40,10 % des suffrages exprimés[30]. Le taux d'abstention du premier tour (14,41 %) et du second tour (13,53 %) est un peu inférieur aux moyennes enregistrées dans le reste de l'hexagone (16,23 % et 16,03 %)[31].

Cette inclinaison à droite se confirme également au cours des élections législatives qui suivent, Didier Quentin conservant son siège de député de la cinquième circonscription de la Charente-Maritime, obtenant 57,77 % des voix dans la commune[32]. Les élections régionales de 2010 sont plus nuancées, montrant une quasi-égalité des forces en présence, avec toutefois un avantage pour la liste UMP conduite par Dominique Bussereau, qui obtient la confiance de 51,72 % des électeurs, contre 48,28 % pour Ségolène Royal. Le taux d'abstention atteint cependant un niveau considérable : 53,71 % au premier tour, 49,51 % au second tour[33]! Les élections régionales de 2004 se distinguent également par une égalité presque parfaite entre les deux principaux candidats en présence, avec toutefois un petit avantage pour Élizabeth Morin (43,89 %) qui devance Ségolène Royal (43,08 %), soit une différence de 16 bulletins ! La liste FN de Jean-Romée Charbonneau se retrouve en troisième position, ayant obtenu 13,03 % des scrutins[34].

Résultats du second tour des élections présidentielles de 2007 :

Résultats des élections législatives de 2007 et 2002 :

Résultats des élections régionales de 2010 et 2004 :

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 3 939 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 2],[Note 3].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 251 2 558 2 735 2 632 2 527 2 644 2 485 2 542 2 632
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 003 2 920 3 211 3 328 2 850 3 132 3 007 3 458 3 573
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 803 3 334 3 734 3 142 3 018 3 061 3 281 2 864 2 870
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
3 171 3 254 3 324 3 411 3 544 3 552 3 876 3 884 3 920
2011 - - - - - - - -
3 939 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[36] puis Insee à partir de 2004[37].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 46,4 % d’hommes (0 à 14 ans = 14,5 %, 15 à 29 ans = 13,6 %, 30 à 44 ans = 19,6 %, 45 à 59 ans = 21,4 %, plus de 60 ans = 30,8 %) ;
  • 53,6 % de femmes (0 à 14 ans = 13,4 %, 15 à 29 ans = 10,6 %, 30 à 44 ans = 18,2 %, 45 à 59 ans = 22,5 %, plus de 60 ans = 35,3 %).

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes de plus de 60 ans (33,2 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (28,1 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Ce taux (53,6 %) est supérieur de plus de deux points au taux national (51,6 %).

Pyramide des âges au Château-d'Oléron en 2007 en pourcentage[38]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,7 
90 ans ou +
2,2 
9,0 
75 à 89 ans
13,2 
21,1 
60 à 74 ans
19,9 
21,4 
45 à 59 ans
22,5 
19,6 
30 à 44 ans
18,2 
13,6 
15 à 29 ans
10,6 
14,5 
0 à 14 ans
13,4 
Pyramide des âges de la Charente-Maritime en 2007 en pourcentage[39]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,5 
90 ans ou +
1,5 
8,6 
75 à 89 ans
11,9 
16,4 
60 à 74 ans
17,1 
21,3 
45 à 59 ans
21,1 
19,1 
30 à 44 ans
18,5 
16,8 
15 à 29 ans
14,7 
17,3 
0 à 14 ans
15,1 

Économie[modifier | modifier le code]

L'ostréiculture, un important secteur d'activités dans la commune

La situation géographique de la commune (à proximité immédiate du pont, par où transitent de nombreux visiteurs) font de cette agglomération un des principaux pôles de commerce et de services de l'île. L'importance de ces secteurs se traduit par la présence de nombreuses boutiques, d'un centre commercial (Super U), d'entreprises et de prestataires de services, tant en centre-ville que dans les deux zones d'activité établies en périphérie (Z.A. d'Ors et de la Beaucoursière). Des cinq chantiers navals présents dans la commune au début du XXe siècle, deux sont encore en activité. Les embarcations qui sortent de ces unités de production sont avant tout des bateaux de plaisance[40].

Le tourisme est un autre secteur en pleine expansion, qu'il s'agisse de tourisme balnéaire, de tourisme vert ou de tourisme culturel. Si la commune dispose de campings, de deux plages et des services qui leur sont associées (clubs de sports nautiques notamment), nombre de visiteurs viennent avant tout visiter la citadelle, qui domine de sa masse la petite cité fortifiée. D'anciennes cabanes ostréicoles rénovées servent également d'atelier à des artisans d'art, qui vendent ensuite leurs productions aux visiteurs.

L'ostréiculture reste néanmoins le secteur phare de la commune, qui appartient au bassin ostréicole de Marennes-Oléron. De nombreux parcs à huître ont été aménagés à l'emplacement d'anciens marais salants, formant une véritable mosaïque de terre et d'eau. Dans ces bassins (ou « claires »), les huîtres engraissent et acquièrent une teinte et un goût unique sous l'action d'une algue microscopique, la navicule bleue. Plus de 100 entreprises vivent de cette activité[40].

Emploi[modifier | modifier le code]

La commune abrite une population un peu moins active que la moyenne nationale (40,4 % contre 45,2 %), avec un taux d'activité des 25-59 ans conforme aux chiffres nationaux (82 % contre 82,2 %). Les catégories socio-professionnelles les mieux représentées sont les employés (29,6 %), suivis des ouvriers (25,4 %), des professions intermédiaires (13,5 %) et des artisans, commerçants et chefs d'entreprise (11,3 %). Les agriculteurs/ostréiculteurs sont une composante importante du paysage économique local, représentant 13,7 % de la population active (la moyenne nationale étant de 2,4 %). En revanche, cadres et professions intermédiaires ne constituent que 6,5 % de cette même population[41].

Si le taux de chômage était inférieur aux chiffres nationaux en 1999 (12,2 % contre 12,9 % dans le reste de l'hexagone), non seulement il n'a pas suivi la baisse constatée au niveau national en 2005, mais il s'est encore accru de 0,3 % au point de toucher 12,5 % de la population active (contre 9,6 % au plan national), soit 175 personnes[41].

Les retraités forment une importante composante de la population (29,5 %), juste derrière les actifs (40,4 %) et devant les jeunes scolarisés et les étudiants (17,2 %)[41].

Immobilier[modifier | modifier le code]

D'une manière générale, la population de la commune a des revenus conformes aux estimations nationales : la moyenne des revenus par an et par ménage y est de 15 535 € (moyenne nationale : 15 027 € / an et par ménage)[42].

Le prix moyen de l'immobilier est de 3 197 €/m2 (vente) et 12,22 € / m² / mois (location)[42]. Le taux de personnes propriétaires de leur logement est supérieur à la moyenne nationale, soit 68,7 % (moyenne nationale : 55,3 %) ; parallèlement, 24,7 % des habitants de la commune sont locataires (moyenne nationale : 39,8 %) et 6,6 % logés gratuitement (moyenne nationale : 4,9 %)[43].

Le parc immobilier de la commune est constitué de 2 517 logements, dont 63 % sont des résidences principales et 27 % des résidences secondaires. Enfin, 10 % des logements sont vacants, un chiffre supérieur aux estimations au niveau national (8 %)[43]. Les maisons individuelles représentent l'écrasante majorité des logements, soit 91,1 % (moyenne nationale : 55,3 %) ; le reste se répartit entre appartements (5,6 %) et logements alternatifs (3,3 %). 32,6 % des logements sont constitués de 5 pièces ou plus (moyenne nationale : 31,5 %); un peu moins que les 4 pièces (32,3 %), mais plus que les 3 pièces (26,4 %), les 2 pièces (7,2 %) et les studios (1,5 %)[43].

Patrimoine communal[modifier | modifier le code]

La citadelle[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Citadelle du Château-d'Oléron.
La porte Royale, un des principaux accès à la citadelle du Château-d'Oléron

La citadelle du Château-d'Oléron défendait l'embouchure de la Charente. Sa situation géographique, lui permettait de protéger Brouage, et surtout Rochefort, grand arsenal de la marine française.

Des fortifications existent au Château-d'Oléron dès la fin du XIe siècle, la ville médiévale étant alors le principal port permettant de relier le continent. Elle abrite le château des ducs d'Aquitaine, construit au XIIe siècle et démoli en 1625. La construction de la citadelle débute sous le règne de Louis XIII, lequel confie à l'architecte Pierre d'Argencourt le soin des travaux de fortification. Néanmoins, à partir de 1685, c'est Vauban qui se consacre à ce chantier, et qui le poursuit jusqu'à son terme.

Pendant la Révolution française les fortifications servent de prison et en 1939 la citadelle est désertée par les militaires, ce qui n'empêche pas un bombardement massif par les alliés le 17 avril 1945, qui n'a pour seul effet que détruire partiellement le monument. Depuis la fin du conflit, la citadelle, classée monument historique en 1929, est le monument le plus visité de la ville.

La citadelle se compose principalement d'un réseau de fortifications, entourant une cour centrale où se dresse un long bâtiment comportant deux niveaux, et qui abritait autrefois, outre le magasin aux vivres, le logis du gouverneur de la place, qui était aussi celui de toute l'île d'Oléron sous l'Ancien Régime. On peut voir à l'intérieur une exposition permanente consacrée à l'histoire des soldats de la Nouvelle-France : en effet, nombre d'entre eux, partis de Rochefort, ont séjourné dans la citadelle avant de s'embarquer vers les côtes du nouveau-monde. L'accès à la cour centrale se fait par une porte monumentale, la Porte Royale, sur le fronton de laquelle sont visibles des armes comportant une ancre marine, le cordon de l'ordre du Saint-Esprit et un chapeau de cardinal.

L'église Notre-Dame-de-l'Assomption[modifier | modifier le code]

Le clocher de l'église Notre-Dame-de-l'Assomption

L'édification de la citadelle en 1630 oblige les autorités militaires à détruire une partie de l'ancienne ville médiévale, et avec elle, les principales églises qu'elle comptait jusqu'alors. Lorsque l'église Saint-James est elle aussi rasée à la fin du XVIIe siècle, on décide de faire appel à l'ingénieur Ferry pour édifier un nouveau sanctuaire, placé sous le vocable de Notre-Dame-de-l'Assomption.

La première pierre de cette église est posée en 1700 : en seulement trois ans, la nef et le transept sont achevés. Il faut néanmoins attendre 1764 pour que les travaux reprennent et que le chœur soit enfin terminé. En 1883, un clocher néo-roman, surmontant un porche de même style, complète l'édifice, dont la flèche, haute de 40 mètres, domine l'ensemble de la ville. À chaque angle du clocher se trouve une sculpture représentant le symbole d'un évangéliste.

L'intérieur de l'édifice surprend par ses proportions. Bâtie sur un plan en croix latine, l'église est voûtée en anse de panier. Le chœur se distingue par des boiseries de style Louis XV et est dominé par un retable du XVIIIe siècle représentant l'assomption de Marie : l'inscription latine « Assumpta est Maria » surmonte le tableau. Plusieurs vitraux et statues datant des XVIIIe et XIXe siècle ornent également le sanctuaire.

Le temple protestant[modifier | modifier le code]

La communauté protestante du Château-d'Oléron étant assez peu nombreuse, il faut attendre 1833 pour qu'on songe à rebâtir un temple, aménagé dans un ancien magasin situé au Gibou, un des principaux écarts de la commune. Rapidement considéré comme inadapté et inconfortable, le conseil presbytéral d'Oléron et le consistoire de La Rochelle envisagent la construction d'un édifice plus moderne dès 1843, tout en faisant savoir aux autorités compétentes que les fidèles, souvent peu fortunés, ne pourront contribuer que de façon très limitée. En dépit de quelques réticences, le conseil municipal accorde une subvention de 500 francs en 1844, qui viennent s'ajouter aux 2500 francs attribués par le ministère des cultes et les 500 francs du conseil général, mais refuse dans un premier temps de se porter acquéreur du bâtiment, avant de revenir sur sa décision sans plus d'explications l'année suivante.

La construction de l'édifice peut débuter à partir de 1849. Le culte y est célébré jusqu'en 1979, les offices ayant ensuite lieu au temple de Saint-Pierre-d'Oléron, occupant une position plus centrale. Il sert de vestiaire et de débarras jusqu'en 2008, où il est officiellement désaffecté[44].

Autres monuments[modifier | modifier le code]

La fontaine de la place de la République, classée monument historique depuis 1937

Le centre historique conserve de nombreuses maisons anciennes, certaines édifiées à partir du XVIIe siècle (époque de reconstruction de la ville). Les rues se coupant à angle droit s'articulent autour d'une place d'armes (place de la République), agrémentée en 1851 d'une fontaine publique s'inspirant librement des styles baroque et renaissance. Œuvre du sculpteur Jean Paillé, dit « Perrin » (compagnon du devoir du tour de France) elle est ornée de thèmes marins (dauphins, trident de Neptune) et est classée monument historique depuis 1937[45]. Des colonnes torsadées supportent un toit couvert d'écailles et de plaques de pierre finement taillées. Cette réalisation originale jouxte les halles, bâties en 1891 par Joseph Sylvestre sur les plans de l'architecte Emerit, afin de remplacer un ancien marché couvert devenu inadapté. Deux dates sont gravées sur une pierre de la façade : 1891, date de construction du présent bâtiment, et 1774, date de construction des anciennes halles, données par le baron de Saint-Dizant, sieur du Château-d'Oléron. L'édifice, récemment restauré, se compose d'un vaisseau central doublé de deux vaisseaux latéraux, l'ensemble étant couvert d'une charpente apparente. La façade, mêlant pierre de taille et brique, est surmontée d'un fronton.

Le couvent des Récollets (XVIIIe siècle) dresse ses bâtiments un peu sévères (bâtiments conventuels, chapelle et cloître) rue Alsace-Lorraine. Il succède à un premier monastère, édifié par les pères Récollets en 1611, lui-même héritier d'un couvent des Cordeliers anéanti durant les guerres de religion. Le couvent des sœurs de la Sagesse, sis rue Pierre-Wiehn, participe à ce même élan de « reconquête des âmes » au XVIIe siècle. Le bâtiment actuel, reconstruit au XVIIIe siècle, est actuellement une maison de retraite[46].

En dehors du centre, le pont Napoléon est bâti sur le chenal des Brandes. En dépit de son nom (il est parfois également désigné sous le nom de pont Vauban), il a été construit en 1767. Il est classé monument historique depuis 1979.

Aux alentours[modifier | modifier le code]

De nombreux itinéraires touristiques peuvent être effectués au départ de la commune. Au sud du Château-d'Oléron, les stations balnéaires de Grand-Village-Plage et de Saint-Trojan offrent de vastes plages donnant sur l'océan Atlantique, bordées par une ceinture forestière, la forêt domaniale de Saint-Trojan.

Au nord, la commune de Dolus-d'Oléron conserve un centre pittoresque ainsi qu'un prieuré semblant veiller sur l'anse de la Perroche. Le parc de découverte de la faune sauvage du marais aux oiseaux s'étend sur 30 hectares, et permet d'observer de nombreux oiseaux migrateurs. C'est aussi un centre de sauvegarde où sont soignés les animaux en détresse. Plus au nord, Saint-Pierre-d'Oléron est considérée comme la capitale de l'île. Cette petite ville possède un centre historique piétonnier et une lanterne des morts haute de 25 mètres. Le port de La Cotinière est un des principaux ports de pêche du littoral atlantique, ainsi qu'un centre touristique fréquenté.

Langue saintongeaise[modifier | modifier le code]

Carte représentant l'aire linguistique du Saintongeais dans les Charentes et le Nord-Gironde
Aire linguistique du Saintongeais
Article détaillé : Saintongeais.

La commune est située dans l'aire linguistique du saintongeais, un dialecte faisant partie de la famille des langues d’oïl, branche des langues romanes, qui comprend également le français, l’angevin le picard et le poitevin avec lequel il est souvent regroupé dans un domaine plus vaste, le poitevin-saintongeais.

Le saintongeais (saintonjhais) est la langue vernaculaire parlée dans les anciennes provinces d'Aunis, Saintonge et Angoumois. On l’appelle aussi le charentais ou encore le patois charentais. Les locuteurs sont dits patoisants. Le saintongeais a fortement influencé l’acadien et en conséquence, par ricochet, le cadien ; quant au québécois, il a été influencé par les parlers tels que le normand, le francien et le saintongeais.

La langue saintongeaise présente de nombreux traits communs avec des langues telles que le cadien ou l'acadien, ce qui s'explique par les origines saintongeaises d'une partie des émigrants vers la Nouvelle-France au XVIIe siècle.

Équipements et services[modifier | modifier le code]

Transports urbains[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par le réseau de transports départementaux Les Mouettes. Des correspondances existent entre les gares de Surgères, Saintes, Rochefort en direction du Château-d'Oléron.

Enseignement[modifier | modifier le code]

Le Château-d'Oléron dépend de l'académie de Poitiers. L'école maternelle Françoise-Dolto et l'école primaire Pierre-d'Argencourt prennent en charge les enfants jusqu'au CM2. La collège Aliénor-d'Aquitaine compte environ 350 élèves pour 27 enseignants[47]. Il dispose d'un centre de documentation, d'un restaurant scolaire et d'une salle d'informatique, mais n'a pas d'internat.

Les lycées les plus proches sont situés à Royan et Rochefort (enseignement général et professionnel) ou à Bourcefranc-le-Chapus (enseignement professionnel).

Sports[modifier | modifier le code]

Article connexe : Sport en Charente-Maritime.

La commune est équipée d'un stade municipal (terrain de football), d'une école de plongée et d'un complexe sportif portant le nom du judoka français David Douillet. Le tissu associatif local comprend plusieurs associations et amicales sportives, proposant des activités telles que football, judo, tennis, rugby, basket, badminton et pétanque. Les sports nautiques (kayak de mer et char à voile essentiellement) peuvent également être pratiqués dans la commune[48].

Les fossés de la citadelle accueillent chaque année le Jumping des Citadelles, une épreuve organisée par la Société hippique oléronnaise[49].

Santé[modifier | modifier le code]

Cinq médecins généralistes exercent actuellement au Château-d'Oléron (en 2010) : la plupart sont regroupés au sein d'un cabinet médical situé rue La Fayette. La commune compte également deux dentistes et quatre infirmiers. Parmi les autres infrastructures médicales, on trouve également trois pharmacies, une compagnie d'ambulances et une caserne des pompiers.

L'hôpital local le plus proche se trouve à Saint-Pierre-d'Oléron. Un centre hospitalier plus important est situé sur le continent, à Rochefort. La commune compte également une maison de retraite (EHPAD) dite Maison Notre-Dame. Cette structure privée, habilité aux aides sociales, peut accueillir une soixantaine de résidents, et dispose depuis 2006 d'un accueil de jour pour personnes âgées dépendantes[50].

Vie locale[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Le Château-d'Oléron appartient au diocèse catholique de La Rochelle et Saintes, lui-même subdivision de la province ecclésiastique de Poitiers depuis 2002 (de la province ecclésiastique de Bordeaux avant cette date). L'office catholique est célébré chaque dimanche à 9 heures 30 en l'église Notre-Dam- de-l'Assomption[51].

Marchés[modifier | modifier le code]

Le marché a lieu tous les jours en dehors du lundi, tant sous les halles qu'à ses abords immédiats. En saison, un marché nocturne se tient tous les mercredis, de 20 heures à 1 heure du matin, aux abords de la place de la République, et tous les vendredis, aux mêmes horaires, sur le port[52].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Tombe du colonel Lacarre, mort le 6 août 1870 lors de la bataille de Frœschwiller-Wœrth.
  • Geoffroy-Martel : il possède l'île après les victoires remportées en 1033 et 1036 contre le duc d'Aquitaine. Il séjourne plusieurs fois au Château-d'Oléron. Après sa mort, l'île revient au duc d'Aquitaine.
  • Aliénor d'Aquitaine : parfois appelée Eléonore de Guyenne, elle séjourna au Château-d'Oléron en 1199, avant de se retirer à l'abbaye de Fontevraud.
  • Le seigneur Larchère y meurt en 1581, lors de son pèlerinage sur l'île. Il est enterré dans la commune de Saint Georges.
  • André Mage de Fiefmelin (1560-1603) : poète baroque français.
  • Jérôme de Laage de Meux : mort au Château-d'Oléron en 1856, militaire et homme politique français.
  • Pierre-Louis-Omer Charlet (1809-1882) : peintre français.
  • Henri de Lafutsun de Lacarre : né le 18 août 1814 au Château-d'Oléron, colonel au 3e régiment de cuirassiers, mort à la bataille de Frœschwiller le 6 août 1870.
  • Maurice Renard, poète et écrivain et par ailleurs cofondateur de l'Union amicale oleronnaise, écrit en 1930 La Jeune Fille au yacht, histoire d'amour se déroulant au Château-d'Oléron[53].
  • Fred Bourguignon, peintre et poète né dans la commune en 1916
  • Christian Eurgal, artiste peintre né le 20 Mars 1948.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Certains y voient une appartenance géographique au Midi de la France — en référence au « Midi atlantique » cher au géographe Louis Papy - ainsi le Château-d'Oléron comme le département de la Charente-Maritime peuvent être rattachés à deux grands ensembles géographiques, le Grand Ouest français et le Grand Sud-Ouest français
  2. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  3. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Les gentilés de Charente-Maritime
  2. Louis Papy, Le Midi atlantique, atlas et géographie de la France moderne, Flammarion, Paris, 1984, p.21
  3. a, b et c Site du Sigore
  4. Les villages de la commune
  5. Données Météo France.
  6. Relevés Météo-France de 1946 à 2000, sur le site Bernezac.com
  7. Un cataclysme en Oléron, article de Marie-Claude Aristégui paru dans Sud-Ouest, édition de Charente-Maritime, lundi 1er mars 2010
  8. Données de la station de La Rochelle, sources l'Internaute, INSEE et Lameteo.org
  9. « Climatologie mensuelle à La Rochelle », sur infoclimat.fr (consulté le 22 octobre 2009)
  10. Réserve naturelle des marais de Moëze-Oléron, site de la LPO
  11. Marais de Brouage (et marais nord d'Oléron), site Natura 2000
  12. [www.maison-nature-oleron.org Site de la maison de la nature]
  13. Rymer Foedera, t.1, p. 193
  14. Sources : Cassini
  15. in Charente-Maritime, pré-inventaire archéologique, par Louis Maurin, p. 133-134
  16. a et b 1146 - 1390 - Chronologie des actes d’organisation des communes en Saintonge, Aunis, Angoumois et Poitou
  17. Rymer's Foedera, T1, p.111 ; t. 23, p. 25
  18. in Mémoires de Théodore Agrippa d’Aubigné, d'après le manuscrit de la bibliothèque du Louvre, par Ludovic Lalanne, 1854
  19. Forts et citadelles du littoral de Charente-Maritime (PDF)
  20. Inventaire des lieux de mémoire de la Nouvelle-France (PDF)
  21. Franc-maçonnerie et Francs-Maçons en Aunis et Saintonge, F. Masgnaud, éditions Rumeur des âges, tome I, La Rochelle, 1989
  22. in Poitou-Charentes au temps des promeneurs en canotier, éditions Milan, p.20-21
  23. Histoire de la libération de la Seudre et d'Oléron
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  25. Le Château-d'Oléron
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  29. Le Château d'Oléron et ses villages, bulletin d'information municipale n°25, printemps 2008, p.4
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  37. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
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  51. Horaires des messes
  52. Office du tourisme : Les marchés
  53. Brigitte Arnaud, L'Almanach perpétuel des Charentes, Le Croît Vif, 2009, p 66