Le Cergne

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Le Cergne
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Loire
Arrondissement Roanne
Canton Belmont-de-la-Loire
Intercommunalité Communauté de communes du Canton de Belmont-de-la-Loire
Maire
Mandat
Hélène Vaginay
2014-2020
Code postal 42460
Code commune 42033
Démographie
Population
municipale
710 hab. (2011)
Densité 120 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 07′ 19″ N 4° 18′ 25″ E / 46.1219444444, 4.30694444444 ()46° 07′ 19″ Nord 4° 18′ 25″ Est / 46.1219444444, 4.30694444444 ()  
Altitude Min. 476 m – Max. 787 m
Superficie 5,93 km2
Localisation

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Le Cergne est une commune française située dans le département de la Loire en région Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune se situe à 70 kilomètres de Lyon. L'ovale irrégulier dans lequel s'inscrivent les limites de la commune du Cergne se caractérise par un relief accidenté. La médiane de cet ovale est une dorsale étirée selon une direction méridienne et constituée de deux hautes collines boisées entre lesquelles s'inscrit un ensellement où s'est établi le bourg du Cergne. Au nord le gros bombement du Bois de Rottecorde au dessus de Fontimpe atteint 793 mètres d'altitude et au sud un autre dôme surbaissé, le Bois de Joux, culmine à 709 mètres; entre les deux, cette sorte de col qui porte le bourg est encore à une altitude de 660 mètres. L'ensemble de ces reliefs, comme tout le territoire de la commune d'ailleurs, y compris les parties les plus déprimées, est modelé dans des terrains granitiques ce qui souligne l'appartenance de ce territoire à la montagne beaujolaise. L' échine centrale marque une ligne de partage des eaux et détermine l'existence à l'intérieur des limites communales de deux versants; l'un à l'ouest qui dirige ses eaux vers le ruisseau du Chandonnet et de là vers le Sornin, l'autre à l'est drainé par un affluent de la Trambe (ou Trambouze), tributaire du Rhins. Le Chandonnet prend d'ailleurs sa source sur le territoire même de la commune au dessous de la Croix Couverte mais ne parcourt du sud-est au nord-ouest qu'un kilomètre avant de servir de limite entre Arcinges et Cuinzier. A l'est naissant sous le bourg un ruisseau ( une "goutte" selon le vocabulaire en usage dans la région) coule du nord au sud avant d'entrer après un kilomètre de cours dans le département du Rhône à Cours-la-Ville. Le flanc est du vallon creusé par ce ruisseau s'appuie sur une haute protubérance forestière dont Le Cergne n'a que la base mais dont le sommet frôle les 780 mètres d'altitude. Sur les limites sud de la commune un autre ensellement, le col de la Croix Couverte, nettement plus bas que celui du bourg, ouvre une voie de passage essentielle entre le haut-Beaujolais et la région plus déprimée du nord-est roannais. La nature des terrains cristallins et l'altitude dans l'ensemble élevée conjuguent leurs effets pour donner lieu à une couverture forestière importante à tel point que plus de la moitié de la surface de la commune - 306 ha sur 588 soit 52 % - est concernée par ce boisement. Le bourg du Cergne peut même apparaître comme une clairière de défrichement, se prologeant de Fontimpe à Verville, au milieu d'un espace sylvestre réparti en croissant autour de lui. On ne s'éloigne guère du village sans traverser des bois, excepté en descendant en direction de l'agglomération urbaine proche de Cours-la-Ville.

La commune du Cergne avait été formée par le rassemblement sur le territoire municipal nouvellement délimité d'un peu moins de 800 personnes "prélevées" sur les communes voisines en 1857, c'est-à-dire à la veille de ce qui fut le pic démographique dans la France rurale au XIXe siècle. Cest en effet 15 ans seulement plus tard, en 1872, que le maximum de peuplement fut atteint ici avec 863 habitants. Ensuite et conformément à l'évolution démographique générale de la région Le Cergne fut concerné par un exode rural qui lui fit perdre en trois quarts de siècle près de la moitié de sa population l'étiage se plaçant en 1946 alors qu'il ne restait plus sur place que 450 personnes. Il est vrai aussi que le déclin cessa plus tôt que dans maintes communes voisines. Pourtant, pendant les vingt ans qui suivirent la fin de la Seconde Guerre mondiale une certaine stagnation marqua la démographie locale mais un net redressement se produisit ensuite. Depuis 1980 la croissance ne s'est pratiquement jamais démentie même si - liée peut-être à des circonstances passagères - un léger tassement a été observé entre 2009 et 2011. Avec plusde 700 habitants Le Cergne surclasse aujourd'hui sur ce point plusieurs communes voisines (Cuinzier, Sevelinges) qui ont longtemps eu un nombre d'habitants surpérieur au sien. La proximité de l'agglomération urbaine de Cours-la-Ville n'est pas étrangère au phénomène tant le pittoresque de "station de villégiature" du Cergne a eu d'attrait pour certains Coursiauds. Le paysage de bocage semi-montagnard implique au Cergne comme dans le reste du haut-Beaujolais une dispersion caractéristique de la population en nombreux écarts, hameaux ou simple lieuxdits. L'axe central de la commune rassemble pourtant l'essentiel de la présence humaine avec, en dehors du bourg, deux hameaux principaux, Fontimpe au nord, Verville au sud. Le Poizat constitue une sorte de faubourg du village et, dispersés sur le territoire communal, on peut citer comme lieux habités la Grelaïe, les Harrivières, les Ronzières, chez Chabat, la Croix Couverte, Chavanis, le Munet. D'autre part des lotissements récents sont apparus à Lassy et à la Madone. Deux carrefours routiers existent sur le territoire communal du Cergne. L'un est constitué par le bourg même où quatre directions s'offrent au voyageur : d'ici en effet on peut rejoindre Cours-la-Ville par la D48 en ne parcourant vers le sud que 3 km en descente à travers un paysage ouvert ; on peut aussi emprunter la même D48 vers le nord-ouest en direction d'Arcinges à travers bois; c'est d'ailleurs à l'entrée du grand bois de Rottecorde qu'à 1 km du bourg se greffe sur cette route la D45 qui mène à Écoche. Depuis le bourg il est également possible de gagner le chef lieu de canton, Belmont-de-la-Loire situé à 10 km du Cergne, par un itinéraire sinueux, à travers un paysage forestier, en passant par le col de la Bûche. Enfin c'est vers le sud-ouest qu'on parvient en 2,5 km au col de la Croix Couverte par la D31. A la sortie sud-ouest du bourg un chemin vicinal, qui sans être donc classé comme route en assure la fonction, permet de rejoindre directement le bourg de Cuinzier sans passer par la Croix Couverte. Ce col de la Croix Couverte, à 614 m. d'alt., constitue le second carrefour routier existant dans la commune, sur les confins sud-ouest du territoire municipal. Par là passe une route fréquentée, la D70 qui relie Cours-la-Ville à Charlieu (éloigné de 14 km du Cergne) par Cuinzier et qui représente ainsi une des liaisons possibles entre le haut-Beaujolais et la vallée de la Loire. A quelques centaines de mètres à l'ouest du col une bifurcation permet, en quittant la D70, d'aller vers le bourg de Jarnosse en parcourant 7 km par la D35. Enfin, la D31 venant du bourg du Cergne offre, en sens opposé, la possibilité, à partir du col et en quittant immédiatement le territoire municipal, de se diriger vers Coutouvre, La Gresle ou Sevelinges. L'activité économique au Cergne peut s'apparenter à celle d'un commune rurbaine : ainsi, l'agriculture y est à peine présente de nos jours puisque si des terres agricoles sont encore cultivées sur son territoire aucune exploitation n'y a son siège. En revanche l'industrie est représentée par une usine de tôlerie industrielle installée au lieudit les Harrivières et par une entreprise de métallerie; une usine de confection a fonctionné jusqu'à il y a quelques années au Poizat mais a fermé ses portes. L'artisanat du bâtiment rassemble deux entreprises de charpente, deux de maçonnerie, une enfin de plomberie. Un garage de mécanique automobile, un atelier de carrosserie, un élagueur, un sellier, un tapissier-décorateur, deux coiffeuses complètent ce secteur. Une boulangerie-pâtisserie et un restaurant gastronomique au bourg assurent la jonction entre artisanat et commerce. L'activité commerciale fait vivre une épicerie, un bureau de tabacs et trois bars.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le projet de la commune est né le 8 août 1852 au cours d’une réunion. Le Conseil Général du Rhône a émis un avis favorable le 27 août 1853. Il faudra attendre les démarches faites à Paris par M. Benoît Puillet pour voir la création effective de la commune : le 6 octobre 1857 par arrêté préfectoral. Elle englobait 4 sections des communes de Cours, Sevelinges, Arcinges, et Ecoche.


La paroisse[modifier | modifier le code]

La particularité du Cergne réside dans le fait de son entité fut d’abord religieuse avant d’être administrative. Ses habitants s’étaient regroupés en paroisse vers 1835. Ils disposaient d’un prêtre, d’une école et également d’une église ou plus exactement d’une chapelle assez vaste pour la célébration du culte. On peut situer son emplacement à l’embranchement de la route d’Ecoche et du chemin de Fontimpe. Il n’en reste aucune trace aujourd’hui.

Le 11 mai 1838, Monsieur Jean Combe, premier curé du Cergne réunit dans la salle du presbytère, Messieurs Poizat, Fargetton, Chambost, Troncy et Chervier ainsi que le maire de Sevelinges, Monsieur Cherpin pour la création de la Paroisse[1]. Cependant chaque paroissien continue à répondre aux exigences civiles de la commune dont il dépendait.

Cette même année, les habitants décident la construction d’une nouvelle église de style néo-gothique : trois nefs voûtées et deux chapelles latérales. Les travaux s’achèveront en 1856 pour un coût total de 33 000 F. Cette église est celle d’aujourd’hui.


Blasonnement[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Le Cergne (Loire).svg

Les armoiries de Le_Cergne se blasonnent ainsi :

D’azur au sautoir d’argent accompagné en chef d’un annelet du même et en pointe d’une branche de chêne d’or.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2014 en cours Hélène Vaginay    
mars 2001 2014 Georges Lacote DVD  
1995 2001 André Mercier    
1980 1995 Christian Beaupertuit    
1971 1980 Louis Vaginay    
1961 1971 Pierre Vaginay    
1949 1960 Louis Vaginay    
23/11/1949 22/12/1949 Albert Vezant    
1946 1949 René Demure    
1944 1946 Claudien Montet    
1942 1944 André Fouilland    
1941 1942 Jean-Claude Moncorget    
1929 1941 Adrien-Maurice Périer    
1925 1929 Claude Vaginay    
1919 1925 Victor Puillet    
1919 1919 Joseph Fargetton, par intérim,
remplaçant Victor Puillet, mobilisé
   
1918 1919 Amédée Perrier    
1904 1918  ?    
1901 1904 François Corger    
1888 1901 Jean-Marie Fouilland    
1881 1888 Jean-Claude Accary    
1875 1881 Henri Bonnevay    
26/04/1874 10/01/1875 Julien Bonnevay; intérim assuré
par Jean-Benoît Durarre, adjoint
   
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 710 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1861. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
797 840 863 843 853 852 811 821 780
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
705 660 557 551 512 492 450 460 502
1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009 2011
475 476 569 650 698 708 701 713 710
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La Chapelle de Fatima[4]

À la suite de la déroute de l’armée française en juin 1940, vingt enfants du pays (sur une population de 500 habitants) connaîtront la captivité. Le souci de leur santé et de leur retour était dans l’esprit de chacun et particulièrement dans celui de l’Abbé Guyot, curé de la Paroisse. Il demandait de prier avec lui par l’interaction de la Vierge et d’ériger une Chapelle en son honneur pour leurs protections et leurs retours.

Ainsi commencèrent les premiers travaux en 1943 avec la création d’un chemin d’accès. Celui-ci terminé, on entreprit aussitôt le nivellement du pic rocheux et sa transformation en esplanade.

1944 verra le début de la construction de la chapelle en pierres de la carrière Lauriac de Cours. Ce fut l’œuvre de volontaires bénévoles où l’amitié et la bonne humeur furent la règle. En même temps, un sculpteur de l’école de Rome, M. Arnaud sculpta une Vierge dans un bloc de Chauvigny. Tous les prisonniers rentrèrent d’Allemagne sains et saufs avant la fin des travaux qui se finirent en 1948. Le 15 août de cette année-là, le cardinal Gerlier la consacra. Elle fut baptisée « Notre-Dame-de-Fatima » (ville du Portugal où la Vierge est apparue à trois enfants en 1917. La communauté portugaise du Roannais s’y rassemble tous les 15 mais.).

Un matin de 1952, l’immense croix surplombant la chapelle s’effondra à l’arrière de l’édifice sans le détériorer.

En 1984, M. Vibert, peintre parisien, réalisait gracieusement la fresque derrière l’autel.

Les Amis de la Madone assurent aujourd’hui son entretien et son embellissement. Elle est illuminée et sa silhouette peut être aperçue d’assez loin à la nuit tombée.

Le 15 août 2008, la chapelle fêtera son 70e anniversaire.


Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Benoît Puillet
    Aventurier originaire de Fontimpe, il quitta Le Cergne en 1836 avec une pièce de quarante sous. En 1838, il s’embarqua pour l’île de France (île Maurice) jusqu’en 1841. À Batavia (Jakarta, aujourd’hui en Indonésie), il découvrit un procédé permettant, à peu de frais, de clarifier le suc de la canne à sucre. Son brevet fut à la base de sa fortune. De retour en France, il participa activement au ministère de l’intérieur et aida à la création de notre commune dont il deviendra rapidement le grand bienfaiteur. Il fit construire un château pour sa famille (Château Jalon), finança une partie de la construction de l’église actuelle, le presbytère, et amena l’eau de chez lui jusqu’à la fontaine pour qu’elle serve à l’Église et pour les habitants. Il mourut en 1871.
  • Marie-Philomène Valentin
    Née au hameau Fontimpe en 1860, elle est entrée en religion chez les Sœurs de l’Enfant-Jésus de Chauffailles. Le 20 décembre 1885, elle partit au Japon où elle mourut en le 28 juillet 1951. En 1926, l’Empereur de Japon lui remit la médaille d’or du Grand mérite et la qualifia de «bienfaitrice de l’humanité ».
  • Amédée Périer
    L’électrification du Bourg a été permise grâce à Monsieur Amédée Périer. Il fut maire de la commune du Cergne de 1904 à 1918, date de sa mort, bâtonnier de l’ordre des avocats, conseiller général du canton de Belmont de 1892 à 1904. Le 15 novembre 1908, il donna toutes les autorisations nécessaires à la société L’Énergie Électrique du Centre pour l’installation de canalisations aériennes.
    Ainsi dès 1909, Le Cergne a été un des premiers villages à jouir de l’éclairage électrique avec Cuinzier et Sevelinges la même année. Arcinges, Belleroche, Saint-Germain-la-Montagne, Belmont et La Gresle durent attendre de 1921 à 1930. C’est Écoche qui fut équipé en dernier, en 1936.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Source : éphéméride M. Dupré
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  4. Source : travail de M. Pierre Vaginay

Liens externes[modifier | modifier le code]

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