Le Cercle de la croix

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Le Cercle de la croix
Auteur Iain Pears
Genre Roman policier
Version originale
Titre original An Instance of the Fingerpost
Éditeur original Jonathan Cape
Langue originale Anglais
Pays d'origine Royaume-Uni
Date de parution originale 1997
ISBN original 0-224-04466-4
Version française
Traducteur Georges-Michel Sarotte
Éditeur Pocket
Collection Thriller
Date de parution 1998
Nombre de pages 928 pages
ISBN 978-2266088022

Le Cercle de la croix est un roman policier historique dont l'action se passe en 1663 en Angleterre, principalement à Oxford. C'est en particulier ce roman qui a rendu célèbre son auteur, Iain Pears.

Plan de la ville d'Oxford en 1605 (Le Nord est en bas de la carte.)

Résumé[modifier | modifier le code]

L'action se déroule en 1663, à l'université d'Oxford, dans les premières années du règne de Charles II, peu après la guerre civile et le rétablissement des Stuart. Plusieurs protagonistes du roman ont réellement vécu, comme John Wallis, mathématicien, John Locke, philosophe, Anthony Wood (dans le roman, il se nomme toutefois “John” Wood). De manière plus anecdotique, y apparaissent aussi les scientifiques Robert Boyle et Richard Lower, l'espion John Thurloe, et l'inventeur Samuel Morland (en).

Le premier narrateur, un commerçant vénitien nommé Marco da Cola, narre le meurtre du professeur Grove. L'autopsie de la victime montre que cette mort est due à un empoisonnement à l'arsenic. Rapidement, les soupçons se tournent vers sa servante, la jeune Sarah Blundy, qui est arrêtée, jugée, condamnée et exécutée. Ce que voyant, et sa mission en Angleterre n'ayant pas abouti, Marco da Cola retourne en Italie.

Structure[modifier | modifier le code]

La particularité du roman est sa division en quatre. Dès la conclusion de l'action, le lecteur est invité à relire intégralement l'histoire du point de vue d'un autre narrateur, Jack Prescott, fils d'un traître mort en exil. Ce deuxième récit laisse la place à un troisième, du point de vue du Dr John Wallis, mathématicien dont la mission officieuse est de veiller à la sécurité du royaume. Enfin, un quatrième récit, celui de John Wood, jeune historien travaillant à l'université, jette un éclairage nouveau sur le déroulement de l'histoire.

Le talent de Iain Pears est de raconter la même histoire perçue de quatre manières différentes. Ainsi, Marco da Cola, étranger en terre anglaise, juge les autres protagonistes en fonction de l'accueil que chacun de ceux-ci lui fait personnellement. Jack Prescott, en tant que fils d'un réprouvé, éprouve une paranoïa maladive envers tous les autres personnages, paranoïa qui le conduira d'ailleurs à la fin de l'action dans un asile d'aliénés. Le Dr Wallis, espion au service de la Couronne, voit d'un mauvais œil toute potentielle menace contre la sécurité de l'État et en particulier du roi.

Enfin, John Wood révèle les aspects que les autres narrateurs n'ont pas soupçonné ou voulu révéler. On y apprend la vérité sur la mort de Sarah, sur la mort de Robert Grove, et surtout sur le statut réel et la mission cachée de Marco da Cola. Ce dernier venait en effet en Angleterre non point essentiellement pour des raisons commerciales et familiales que pour effectuer une mission à caractère religieux et politique d'une importance extrême, à l'époque où l'opposition entre anglicanisme et catholicisme menaçait la stabilité du Royaume-Uni.

Réception et critique[modifier | modifier le code]

Le Cercle de la croix a été salué de manière enthousiaste par de nombreux critiques. L'œuvre a été comparée plusieurs fois au Nom de la Rose d'Umberto Eco[1],[2], bien que cette comparaison semble inappropriée à l'auteur[3].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Michael Dirda, « Book Review: 'An Instance of the Fingerpost' by Iain Pears », sur http://www.washingtonpost.com, The Washington Post,‎ 8 mars 1998 (consulté le 4 octobre 2012)
  2. (en) Andrew Miller, « Restoration Murder », sur http://www.nytimes.com, New York Times,‎ 22 mars 1998 (consulté le 4 octobre 2012)
  3. Thierry Gandillot, « La leçon de maître Pears », sur http://www.lexpress.fr, L'Express,‎ 12 décembre 2002 (consulté le 4 octobre 2012)