Le Bourg-d'Oisans

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Le Bourg-d'Oisans
Le Bourg d'Oisans ; au fond le massif des Grandes Rousses et l'Alpe d'Huez
Le Bourg d'Oisans ; au fond le massif des Grandes Rousses et l'Alpe d'Huez
Blason de Le Bourg-d'Oisans
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Isère
Arrondissement Grenoble
Canton Le Bourg-d'Oisans
Intercommunalité Communauté de communes de l'Oisans
Maire
Mandat
André Salveti
2008-2014
Code postal 38520
Code commune 38052
Démographie
Population
municipale
3 278 hab. (2011)
Densité 92 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 03′ 21″ N 6° 01′ 49″ E / 45.0558333333, 6.03027777778 ()45° 03′ 21″ Nord 6° 01′ 49″ Est / 45.0558333333, 6.03027777778 ()  
Altitude 720 m (min. : 701 m)
Superficie 35,75 km2
Localisation

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Le Bourg-d'Oisans (prononcé [lə buʁ dwa.zɑ̃]) est une commune française, située dans le département de l'Isère en région Rhône-Alpes.

Ses habitants sont appelés les Bourcats[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Bourg-d'Oisans occupe une position centrale dans une plaine d'altitude issue d'un ancien lac, où se rejoignent les six vallées de l'Oisans. Le village est traversé par la Romanche quelques kilomètres en aval des gorges de l'Infernet. La plaine du Bourg-d'Oisans est bordée au nord par le massif des Grandes Rousses au Nord et au Sud par le massif du Pelvoux. La plaine s'étend sur plusieurs kilomètres à une altitude d'environ 730 mètres. Les structures géologiques de la vallée de Bourg d'Oisans sont très visibles (plis, chevauchements, failles normales) ; la minéralogie est riche et variée.

L’accès à la plaine de Bourg d'Oisans s'effectue par la Route Départementale 1091, passant par Vizille puis Livet-et-Gavet.

Le Bourg-d'Oisans fait partie du Parc national des Écrins.

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

Rochetaillée - Le Rafour - Les Sables - La Paute - Bassey - Les Essoulieux - Sarenne - Le Vert - Saint-Claude - Les Alberges - Les Gauchoirs - Le Couard

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Livet-et-Gavet, Oulles, Villard-Notre-Dame, Villard-Reymond, Auris, Allemond, Venosc, La Garde, Oz, Ornon, Huez.

Histoire[modifier | modifier le code]

Au Moyen Âge, le Bourg-d'Oisans est le siège d'une seigneurie. L'enquête de 1339 signale l'existence d'une maison forte ou d'un château au lieu-dit La Paute : « Domina aloysia de morgis habet apud pautam quamdam domum fortem et castrum fortissimum » (ADI B 3120, f° 67 v°)[2].

La ville fut très tôt une station alpine.
Elle fut desservie par la ligne Jarrie-Bourg d'Oisans du 2 juin 1894 au 31 juillet 1946 par les tramways à vapeur des Voies ferrées du Dauphiné, dont on voit ici la gare terminus.

Pendant la préhistoire, suite à un barrage naturel à l'infernet (au dessus de Livet-et-Gavet), la vallée ou se trouve la ville était totalement recouverte par un lac,.

Lieu de passage d'une voie romaine.
Le village était anciennement appelé Saint-Laurent du Lac.
Anciennes mines d'or et de plomb.

Le Bourg-d’Oisans absorbe la commune des Gauchoirs en 1846[3].

Économie[modifier | modifier le code]

Le Bourg-d'Oisans est fréquenté l'hiver par les skieurs et l'été par les cyclistes venus affronter les grands cols de la région, dont en particulier la montée de l'Alpe d'Huez qui domine le village. Le Tour de France traverse le village presque chaque année.

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
         
    Roland Martin    
    Bernard Chollet    
2001 2008 Lionel Payen    
2008 en cours André Salvetti    

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 3 278 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 992 2 079 2 383 2 473 3 052 3 019 3 196 3 355 3 212
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 760 2 796 2 772 2 773 2 658 2 650 2 550 2 543 2 375
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 618 2 587 2 624 2 112 2 262 2 239 2 395 2 375 2 150
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
2 189 2 280 2 448 3 027 2 911 2 984 3 308 3 352 3 278
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Laurent.

Sites naturels[modifier | modifier le code]

  • lac du Lauvitel : réserve intégrale du Parc national des Ecrins : unique en France, cette réserve établie sur la commune de Bourg d’Oisans et créée en 1995, est un espace soustrait à l’activité humaine quotidienne. cette « super » réserve naturelle sert à étudier la nature en dehors des interventions directes de l’homme. Seuls des travaux scientifiques s’y déroulent. Son but, être un territoire de référence comparable à des milieux semblables supportant des activités pastorales, forestières ou touristiques.
  • sources de la Rive
  • lac Bleu

Musées[modifier | modifier le code]

Musée des Minéraux et de la Faune des Alpes : importantes collections de minéraux ; fossiles et animaux de la région de l'Oisans.

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Laurent, construite au XIXe siècle et de style roman.

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

le Général Henri Jules Bataille.
  • François Viennay-Pachot,commerçant, administrateur et armateur au Canada, directeur de la Compagnie du Nord en 1694
  • Général Henri Jules Bataille, (11/9/1816 au Bourg-d'Oisans -8/1/1882)
  • Robert Puissant : (1/12/1934 au Bourg-d’Oisans) diplomate, ambassadeur en Océanie (1980-83) puis au Rwanda (1983-86), il est consul général de France à Casablanca à partir de 1989.
  • Fabienne Serrat : (5/7/1956 au Bourg-d’Oisans) sportive, membre de l’équipe de France de ski depuis 1970, slalomeuse, a été deux fois médaillée d’or en 1974 à St-Moritz (championnats du monde) en slalom géant et en combiné.
  • Isabelle Blanc : snowboardeuse professionnelle, connue notamment pour son titre de championne olympique aux jeux de Salt Lake City en 2002.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Gentilé sur le site habitants.fr Consulté le 20/07/2008.
  2. Élisabeth Sirot 2007, p. 32.
  3. Ehess, notice communale de Bourg-d’Oisans sur la base de données Cassini, consultée le 10 novembre 2009
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Élisabeth Sirot, Noble et forte maison - L'habitat seigneurial dans les campagnes médiévales du milieu du XIIe au début du XVIe, Editions Picard,‎ 2007 (ISBN 978-2-7084-0770-1).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]