Le Bourg

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Le Bourg
L'entrée du Bourg
L'entrée du Bourg
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Midi-Pyrénées
Département Lot
Arrondissement Figeac
Canton Lacapelle-Marival
Intercommunalité Communauté de communes Causse Ségala-Limargue
Maire
Mandat
Christian Faure
2014-2020
Code postal 46120
Code commune 46034
Démographie
Population
municipale
300 hab. (2011)
Densité 23 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 42′ 36″ N 1° 54′ 15″ E / 44.71, 1.904166666666744° 42′ 36″ Nord 1° 54′ 15″ Est / 44.71, 1.9041666666667  
Altitude 360 m (min. : 336 m) (max. : 565 m)
Superficie 13,15 km2
Localisation

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Le Bourg

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Le Bourg

Le Bourg est une commune française, située dans le département du Lot en région Midi-Pyrénées.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom Le Bourg est issu du latin de basse époque burgus. Ce nom désignait un lieu fortifié servant de refuge en cas d'alerte. Ensuite, ce nom désigna une agglomération[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Commune situé dans le Quercy sur l'axe Rodez-Brive (D840), c'est un carrefour très fréquenté.

Situation géographique et géologique[modifier | modifier le code]

Le Bourg est à la fois un carrefour routier et un carrefour géologique, en effet il se trouve à égale distance de Gramat et de Figeac d'une part et d'Assier et Lacapelle-Marival d'autre part. Mais il se situe aussi sur la limite géologique entre le causse de Gramat (sol calcaire) et le Ségala (sol acide). On rencontre donc de part et d'autre du village de hautes forêts de chênes et de châtaigniers, caractéristiques du Ségala et des taillis épars et chênes noueux et bas caractéristiques des paysages du Causse.

Hydrologie[modifier | modifier le code]

Le Francès au Bourg

Le Francès aussi appelé ruisseau de Lasbories est une petite rivière issue des hauteurs du Ségala. Il traverse Rudelle puis passe au Bourg avant de disparaitre sous le Causse aux "pertes de Francès", à Théminettes, après 20,2 km de cours aérien. C'est un affluent souterrain de l'Ouysse.

Article détaillé : Ouysse.

Histoire[modifier | modifier le code]

Plaque commémorative aux victimes 2e division SS Das Reich

En 1825, une partie du territoire de l'ancienne commune de Saint-Médard-la-Garénie a été rattaché au Bourg.

Le 11 mai 1944, un colonne de la 2e division SS Das Reich arriva au Bourg. Ils arrêtèrent et déportèrent treize hommes du village et des environs. Quatre ne revinrent pas : voir la photo de la plaque commémoratives apposées sur l'église.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 2014 Christian Faure    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 300 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
590 557 628 595 621 629 674 705 756
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
714 668 578 600 579 601 577 548 545
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
511 507 502 400 414 385 367 336 302
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
273 228 218 222 229 246 281 281 296
2011 - - - - - - - -
300 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Au début du XXe siècle, Le Bourg comptait 545 habitants[4].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Saturnin[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Saturnin
Détail du portail de l'église

L'Église Saint-Saturnin du Bourg[5],[6] était à l'origine la chapelle d'un prieuré bénédictin dépendant de l'abbaye Saint-Géraud d'Aurillac. Ce prieuré est à l'origine du bourg qui s'est développé le long d'une voie de communication entre Causses et Ségala.

Sa construction est estimée par étude archéologique au XIe/début du XIIe siècle. En effet, l'église est de style roman en croix latine avec tour carrée au-dessus du transept, possède un chœur avec abside et des voûtes hautes.
Le plan général du chœur et des chapelles avec le transept traduit l'origine monastique de l'église. On retrouve ce plan à Duravel, Saint-Pierre-Toirac et Carennac. 26 chapiteaux sculptés sont répartis dans les baies du chœur et les colonnes du transept. Sur les chapiteaux sont sculptés des décors d'entrelacs végétaux et de palmettes auxquels sont ajoutés des anges, des oiseaux et des animaux. Ce type de décor peut se retrouver das l'abbatiale Saint-Sauveur de Figeac, à Carennac et à Fourmagnac, mais aussi à l'abbatiale Sainte-Foy de Conques. Un seul chapiteau échappe à ce décor végétal.
Vers 1387, le prieuré est saccagé par des troupes anglaises. Les moines sont restés dispersés jusqu'en 1485.

La nef, comme le reste du prieuré, sont détruits vers 1562 par les protestants de Duras et de Bessonies, au cours des guerres de religion. L'église paroissiale Sainte-Madeleine est détruite et le village pillé. La paix revenue, ce qu'il reste de l'église Saint-Saturnin (Saint-Cernin) est restauré et sert d'église paroissiale. La nef ayant été détruite, le transept est fermé par un mur ui est percé d'une porte. L'analyse de l'architecture montre son originalité et les influences diverses - Berry, Auvergne, Rouergue - dues aux intervenants qui devaient être itinérants.

La charpente et la toiture sont réparées en 1771.

En 1874, l'Inspecteur général des Monuments historiques Boeswildwald donna une description de l'église et définit les travaux les plus urgents. Des relevés de l'architecture ont été faits par l'architecte Poussin en 1882. L'église est classée Monument historique en 1896. En 1906, l'église est restaurée par le service des Beaux-Arts. Ils refont les voûtes, reprennent la tour carrée du transept, refont charpente et toiture. La façade a été remplacée vers 1910. Le chemin de croix a été peint en 1936 par Charles Plessard, membre des Ateliers d'art sacré créés par Maurice Denis en 1919. L'édifice est classé au titre des monuments historiques en 1986[7].

Grandes croix monolithiques[modifier | modifier le code]

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Moulin restauré[modifier | modifier le code]

Situé à proximité du Francès, un moulin actuellement restauré reste un témoin évident de l'activité passée de la bourgade, celui-ci est aussi un représentant classique de l'architecture quercynoise avec son pigeonnier à colombages.

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Château de la Rauze[modifier | modifier le code]

Le château de la Rauze, chateau du XVIIe siècle et XVIIIe siècle, inscrit depuis 14 novembre 1979[8] au titre des monuments historiques[9], propriété privée.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

C'est au Bourg que vécut jusqu'en 1875 Sophie Gauthié, femme Bouyon. Cette fermière laissa son empreinte dans l'histoire criminelle de l'époque : elle avait assassiné à coups d'aiguille à tricoter sept de ses enfants avant qu'ils atteignent l'age de un an, ainsi que sa petite-fille. Avant son arrestation, elle tente de se suicider de la même manière[10].

Condamnée à mort le 17 novembre 1875 à Cahors, elle est guillotinée, à l'âge de 44 ans, sous les yeux de 2000 personnes devant sa propre maison du Bourg à l'aube du 4 janvier 1876. Elle fut l'avant-dernière femme exécutée en public en France (la dernière le fut en 1887), et la dernière personne guillotinée dans le département du Lot[10].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Gaston Bazalgues, À la découverte des noms de lieux du Quercy : Toponymie lotoise, Gourdon, Éditions de la Bouriane et du Quercy,‎ juin 2002, 127 p. (ISBN 2-910540-16-2), p. 107
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  4. Le Lot chapitre Routes - De Saint-Céré à Figeac p.285 - Armand Viré - Réédition de l'ouvrage de 1907 - ISBN 2-7455-0049-X
  5. Anne-Marie Pêcheur - L'église Saint-Saturnin du Bourg - pp.161-169, dans Congrès archéologique de France. 147e session. Quercy. 1989 - Société Française d'Archéologie - Paris - 1993
  6. Marguerite Vidal, Jean Maury, Jean Porcher, Quercy roman, pp. 24, Éditions Zodiaque (collection "la nuit des temps" n°10), La Pierre-qui-Vire, 1979
  7. « Église Saint-Saturnin », base Mérimée, ministère français de la Culture
  8. Château de la Rauze sur le site patrimoine de France
  9. « Château de la Rauze », base Mérimée, ministère français de la Culture
  10. a et b Sylvain Larue, « France 1871-1977 - Les têtes qui tombent », sur http://guillotine.site.voila.fr,‎ 2007 (consulté le 7 novembre 2009) : « La petite Elisa, sa fille, meurt à son tour dans les bras de sa grand-mère. L'autopsie permet de découvrir qu'on lui a enfoncé trois aiguilles (deux à repriser, une à tricoter) dans le corps, et l'aiguille à tricoter, brisée en deux, a perforé le cœur. Soupçonnée du meurtre d'Elisa, on réalise qu'aucun des sept autres enfants qu'elle a eu n'a dépassé son premier anniversaire ; l'autopsie du petit dernier, décédé le 15 avril à l'âge de 38 jours, permet de découvrir quatre aiguilles dans le corps ! »

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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