Le Bûcher des vanités (roman)

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Le Bûcher des vanités (The Bonfire of the vanities) est un roman de Tom Wolfe publié en 1987. Premier roman de son auteur, il est rapidement devenu un best-seller mondial.

Trame[modifier | modifier le code]

Après avoir renversé un jeune Noir dans le Bronx, Sherman McCoy, riche financier de Wall Street, voit son univers s'effondrer.

Histoire[modifier | modifier le code]

Sherman McCoy est un riche financier de Wall Street ; il est marié à Judy et père d'une fille de six ans, Campbell. Alors qu'il revient de l'aéroport où il allait chercher sa maîtresse, Maria Ruskin, Sherman se trompe de sortie d'autoroute et se retrouve en plein milieu du Bronx. Maria et lui-même paniquent rapidement, la tension atteignant son paroxysme quand ils se trouvent bloqués par une barricade de pneus et que deux jeunes Noirs proposent leur aide.

Maria prend le volant et, en tentant de fuir, renverse l'un des jeunes, Henry Lamb, âgé de 19 ans. Une enquête est menée et conduit rapidement à Sherman qui se voit alors la proie des journalistes, des politiciens profitant de l'affaire pour favoriser leur réélection. Henry Lamb devient vite le symbole du combat contre une « justice pour les Blancs ».

Au fur et à mesure que l'affaire se développe, Sherman voit tout son univers s'écrouler. Il perd sa femme, son travail, ses amis et connaît les pires humiliations pour assurer sa défense.

C'est l'histoire d'un homme qui se croyait au-dessus de tout — « Maître de l'Univers », comme il le dit — et qui comprend que sa vie pleine d'artifices — prétendus amis, prétendue puissance — ne peut plus être et doit brûler sur le bûcher de ses propres vanités.

Mais c'est aussi l'histoire d'un homme victime d'un certain racisme en tant que blanc et riche, dont on fait un coupable idéal et à qui l'on fait subir toutes les humiliations devant les tribunaux (« Comment est-ce qu'on traite les stars de Park avenue ? Comme tout le monde, voilà ! Il se fait arrêter, on lui colle les menottes, il passe au Sommier, on lui prend ses empreintes, il attend dans les cages, comme tout le monde dans ces rues en bas ! » - Citation tirée du roman).

Il s'agit donc aussi d'un reportage sur la justice américaine et son fonctionnement (« Ne vous retrouvez jamais pris dans le système de la justice américaine. Dès que vous êtes pris dans la machinerie, juste la machinerie, vous avez perdu. La seule question qui demeure, c'est combien vous allez perdre. » - Citation tirée du roman).

Pour Tom Wolfe, le plus coupable n'est pas celui que l'on croit (l'accusé), mais bien plus ces journalistes, juges, procureurs, personnalités politiques, médiatiques etc., qui tous se liguent pour faire tomber Sherman au nom d'une justice sociale, d'une égalité raciale et d'une morale, dont en réalité ils ne se soucient guère. Hypocritement et démagogiquement, ils exploitent et alimentent le sensationnel de l'affaire pour embellir leur image auprès des différentes communautés minoritaires de New York, ils l'utilisent sans vergogne pour tenter de sortir de leur médiocrité et révèlent tout au long de l'affaire leurs bas instincts, leur cupidité et leur vanité.

Citations[modifier | modifier le code]

  • « Elle avait raison. Le Maître de l'Univers était de peu de valeur, et c'était une pourriture, et c'était un menteur. »
  • « Un mensonge peut tromper quelqu'un mais il te dit la vérité : tu es faible. »

Adaptation[modifier | modifier le code]

Brian De Palma a réalisé une adaptation de ce roman en 1990, trois ans après la publication du roman. Tom Hanks, Melanie Griffith et Bruce Willis y tiennent les rôles principaux.