Le Monde

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Page d'aide sur les redirections Cet article concerne le journal français « Le Monde ». Pour les autres significations associées au mot monde, voir Monde.
Le Monde
Image illustrative de l'article Le Monde

Pays Drapeau de la France France
Langue français
Périodicité quotidien
Format berlinois
Genre Généraliste
Prix au numéro 2 (numéros datés du dimanche-lundi à vendredi inclus), 3,80 (numéro daté du samedi)
Diffusion 303 432 ex. (2013)
Fondateur Hubert Beuve-Méry
Date de fondation 1944
Éditeur Société éditrice du Monde, s.a.
Ville d’édition Paris

Propriétaire groupe Le Monde
Directeur de publication Louis Dreyfus, Gilles van Kote
Directeur de la rédaction Jérôme Fenoglio
Rédacteur en chef Marie-Pierre Lannelongue (M le magazine du Monde)
Vincent Fagot & Nabil Wakim (rédaction numérique)
Christophe Ayad (International)
Thomas Wieder (France)
Virginie Malingre (Économie)
Auréliano Tonet (Culture)
ISSN 0395-2037
OCLC 1758539
Site web lemonde.fr

Le Monde est un journal français fondé par Hubert Beuve-Méry en 1944. C'est l'un des derniers quotidiens français dits « du soir », qui paraît à Paris en début d'après-midi, daté du lendemain, et est distribué en province le matin suivant.

Quotidien français dit « de référence » depuis plusieurs décennies, il est le plus diffusé à l'étranger jusque dans les années 2000 avec une diffusion journalière hors France de 40 000 exemplaires[1],[2], tombée en 2012 à 26 000 exemplaires[3]. La ligne éditoriale du journal prône le respect de principes d'éthique et de déontologie, en particulier concernant la recoupe des informations et la protection des sources d'information des journalistes[4].

Sa ligne éditoriale est de centre gauche[5], selon le spectre politique français habituellement utilisé, et son lectorat est politiquement mixte, bien que plutôt orienté à gauche[Note 1]. Le Monde est la propriété du groupe Le Monde, détenu depuis 2010 par les hommes d'affaires Xavier Niel, Pierre Bergé et Matthieu Pigasse[6].

Il est aussi disponible dans une version en ligne.

Historique[modifier | modifier le code]

1944 : Fondation[modifier | modifier le code]

Le premier numéro du Monde paraît le 18 décembre 1944, daté du 19 décembre sur une seule page recto verso. Il succède au journal Le Temps accusé de collaboration, dont il reprend le format et la présentation, l’équipe rédactionnelle, les ouvriers et employés ainsi que les anciens locaux situés rue des Italiens, locaux où il restera 44 ans et qui lui valent le surnom de « quotidien de la rue des Italiens ». Le général de Gaulle, qui souhaitait doter la France d'un « journal de prestige » tourné vers l'étranger et qui serait « l'officieux » de la République, est un élément moteur de sa création[7]. Il charge son Ministre de l'Information Pierre-Henri Teitgen d'en trouver le directeur, choix difficile car la plupart des hommes de presse de l'époque étaient d'anciens collaborateurs ou déjà à la tête de journaux de la presse clandestine[8]. Georges Bidault, le président du Conseil national de la Résistance lui suggère le nom d'Hubert Beuve-Méry. Ce dernier hésite longtemps car il veut diriger un journal indépendant vis-à-vis des pouvoirs politiques, économiques et religieux. Le 11 décembre 1944, Hubert Beuve-Méry fonde la société à responsabilité limitée Le Monde au capital de 200 000 francs répartis en 200 parts sociales, son premier comité de rédaction comprend également René Courtin, professeur de droit, et Christian Funck-Brentano, ancien chargé des questions de presse au cabinet du général de Gaulle[9]. Le quotidien, destiné comme Le Temps aux élites[Note 2], titre à 150 000 exemplaires dès 1945. Né dans l'ombre du pouvoir, Le Monde s'en émancipe progressivement grâce à Hubert Beuve-Méry qui acquiert son indépendance rédactionnelle durant la guerre froide et la guerre d'Indochine[10].

En 1951 la Société des rédacteurs du Monde est créée, qui a pour mission de veiller à l'indépendance journalistique du titre. Elle se voit initialement attribuer un peu plus de 28 % des parts de la SARL Le Monde[11]. Suivront la sociétés des employés et des cadres en 1968, et celle des lecteurs en 1985. Les salariés du journal tiennent une place centrale dans la gestion du quotidien. À l'époque, la ligne éditoriale, sans se revendiquer explicitement de gauche, est généralement solidaire des mouvements révolutionnaires « socialistes » (Vietnam, Portugal, allant jusqu'à titrer « Phnom Penh libérée » lors de la prise de la ville par les Khmers rouges, en avril 1975).

En 1954 est lancé le Monde diplomatique.

En 1956 Le Monde devient propriétaire de son immeuble rue des Italiens.

À partir du début des années 1960 la diffusion du titre connaît une forte expansion, qui la fera tripler en 20 ans, passant de 137 433 exemplaires en 1960 à 347 783 en 1971, puis près de 500 000 à la fin des années 1970[12].

En 1969 le fondateur du titre, Hubert Beuve-Méry, prend sa retraite.

1980-2000 : difficultés financières[modifier | modifier le code]

Siège du quotidien Le Monde, boulevard Auguste-Blanqui - Paris 13e.

En 1981 : Claude Julien succède à Jacques Fauvet. En 1982 André Laurens prend la suite. En 1985 il est écarté de la direction, à la suite de la baisse des ventes (alors qu'il titrait en moyenne 434 000 exemplaires entre 1974 et 1981, années qui marquent la fin de l'expansion de son lectorat, il voit sa diffusion chuter à 335 000 exemplaires en 1985, le faisant descendre en dessous de son seuil de rentabilité[13]), et son apport au socialisme mitterrandien[14]. Il est alors remplacé par André Fontaine.

En 1985, la BNP exige que le journal vende son immeuble de la rue des Italiens[15].

Le Monde s'installe 15 rue Falguière (15e) en avril 1989 dans un bâtiment conçu par les architectes Pierre du Besset et Dominique Lyon, puis 21 bis rue Claude-Bernard (5e) en 1996 et enfin, en 2004, boulevard Auguste-Blanqui (13e) dans un bâtiment conçu par l'architecte Christian de Portzamparc, dont l'architecture s'inspire du siège du New York Times[16].

En 1989, en raison de la concurrence de Libération et d'un renouveau du Figaro, la diffusion a reculé de 40 000 exemplaires en dix ans[17].

En février 1990 un triumvirat doit succéder à André Fontaine. Composé de Daniel Vernet (gérant-directeur), Bruno Frappat (directeur de la rédaction) et Martin Desprez (directeur-gestionnaire), il cède finalement sa place, à la suite de rivalités internes, à Bruno Frappat (toujours à la tête de la rédaction) et à Jacques Lesourne, économiste, élu directeur de la publication du Monde le 8 janvier 1991 – il devient le premier non-journaliste à ce poste[18].

En 1994, Le Monde troque le statut de SARL pour celui de société anonyme (SA) à directoire et conseil de surveillance. À la suite de la démission de Jacques Lesourne qui ne peut enrayer la chute de la diffusion du titre et du chiffre d'affaires publicitaire, Jean-Marie Colombani, rédacteur en chef, est élu directeur de la publication du journal en mars 1994[17], d'abord par la société des rédacteurs puis par les actionnaires du journal. En avril 1994, Colombani nomme Noël-Jean Bergeroux directeur de la rédaction. En 1995, il lance une nouvelle formule du quotidien. L'anti-chiraquisme de Colombani (il ne dissimule pas son hostilité à Jacques Chirac à la suite de la tragédie d'Ouvéa), l'anti-mitterrandisme d'Edwy Plenel[Note 3] et le mondialisme balladurien d'Alain Minc, président du conseil de surveillance de la SA Le Monde, font que leur journal est accusé par ses confrères de balladurisme (tel le Le Canard enchaîné qui titre le 18 janvier 1995 « Le Monde balladurisé ? C'est pas une Minc affaire ») lors de l'élection présidentielle française de 1995 et jettent le trouble dans son lectorat[19].

En 1995, Le Monde connaît une première recapitalisation, de 295 millions de francs. En 1996, Le Monde se lance sur Internet avec Lemonde.fr, qui propose des dossiers en ligne, la Une en version graphique à partir de 13 heures, l’intégralité du journal avant 17 heures, l’actualité en liaison avec l’AFP et des rubriques sur la Bourse, les livres, le multimédia et le sport. Deux ans plus tard, le journal complet en ligne coûte 5 FF (soit 0,76 euro de l'époque) alors que le journal imprimé coûte 7,50 FF (1,15 euro)[20]. S’ils concernent le multimédia, les articles du supplément imprimé hebdomadaire Télévision-Radio-Multimédia sont disponibles gratuitement en ligne dans la rubrique Multimédia, rebaptisée ensuite « Nouvelles technologies ».

Années 2000 : stratégie d'expansion[modifier | modifier le code]

Jean-Marie Colombani est réélu en 2000 pour un nouveau mandat, au cours duquel il engage le titre dans la construction d'un groupe de presse, l'actuel Groupe Le Monde. Après avoir tenté en vain de racheter L'Express à Vivendi Universal Publishing (ex-Havas) en 1997[21], il prend le contrôle du groupe Les Journaux du Midi (anciennement Midi Libre SA) en 1999 et acquiert 30 % des « Publications de la vie catholique » en 2003, lesquelles incluent notamment La Vie, Courrier international et Télérama – le groupe revend le patrimoine immobilier de ce dernier[22]. En 2002 et en 2003, plus de 60 millions d'euros sont émis en obligations remboursables en actions (ORA), ce qui alourdit toutefois un endettement à long terme déjà élevé[23],[24],[25].

En février 2003, paraît le livre La Face cachée du Monde de Pierre Péan et Philippe Cohen[26] très critique à l'égard des trois dirigeants du Monde, Jean-Marie Colombani, Alain Minc et Edwy Plenel. Le groupe Le Monde, notamment, porte plainte pour diffamation[27],[28] ; le conflit, médiatisé, est finalement résolu à l'amiable en juin 2004, évitant la tenue d'un procès[29],[30],[31]. Voir, infra, la section « La Face cachée du Monde ».

En 2004, paraît une enquête sur le génocide du RwandaPatrick de Saint-Exupéry, L'Inavouable : La France au Rwanda – qui, selon Éric Fottorino, provoque le malaise des journalistes du Monde, le journal ayant « entériné la vision fausse et facile d'un double génocide qui dédouanait la diplomatie française, gauche et droite confondues »[32].

Le 29 novembre 2004, Edwy Plenel démissionne de la direction de la rédaction du journal[33],[34],[35], avant de quitter définitivement Le Monde en septembre 2005[36],[37].

De 1980 à 2005, Le Monde est le partenaire de l'émission audiovisuelle Le Grand Jury[38]. Il est remplacé par Le Figaro en septembre 2005 à la suite d'une augmentation du capital dans le journal Le Monde du groupe Lagardère, propriétaire de la station de radio concurrente Europe 1[39].

Le 7 novembre 2005, Le Monde publie une nouvelle formule, préparée par Éric Fottorino et son groupe de réflexion « Vivaldi »[40], qui propose un profond changement de l'architecture du quotidien[41],[42]. Elle permet une remontée durable de la satisfaction des lecteurs, au-dessus de 80 %, selon Éric Fotorino[40].

En 2006, Jean-Michel Dumay voit son mandat de président de la société des rédacteurs renouvelé. Le groupe Le Monde revend les Éditions Desclée de Brouwer à l'éditeur suisse Parole et Silence spécialisé dans la spiritualité chrétienne. En juin, Pierre Jeantet remplace Jean-Paul Louveau comme directeur général. En octobre, la société des rédacteurs du Monde s'oppose à la création d'un « pôle sud » de la presse quotidienne régionale réunissant les actifs du Monde (Midi libre, L'Indépendant, Centre Presse) et ceux du groupe Hachette-Filipacchi de Lagardère (La Provence, Nice-Matin, Corse-Matin et Var-Matin) à travers une holding commune. Pierre Jeantet et Bruno Patino entrent dans un directoire aux côtés d’Éric Fottorino.

Laurent Mauduit qui est était devenu éditorialiste, après s'être prononcé publiquement contre l'entrée au capital du journal du groupe Lagardère, quitte le journal en décembre 2006, dénonçant la censure de l'un de ses articles à propos des Caisses d'épargne[43].

Crise du directoire de 2007-2010[modifier | modifier le code]

Le 22 mai 2007, la société des rédacteurs du Monde refuse d'accorder un troisième mandat à Jean-Marie Colombani à la tête du directoire du groupe, avec 48,5 % des suffrages en faveur de la reconduction et 46,7 % contre (mais 60 % des voix étaient nécessaires selon les règles internes du journal). Le 2 juillet, Pierre Jeantet (recruté un an plus tôt comme directeur général) lui succède au poste de président du directoire du groupe Le Monde, avec Bruno Patino comme vice-président, tandis qu'Éric Fottorino (précédemment directeur de la rédaction) lui succède au poste de directeur du journal (les fonctions de président du groupe et de directeur du journal étant désormais dissociées).

Le 19 décembre 2007, à la suite de désaccords en matière financière entre la direction et la Société des rédacteurs du Monde, le président du directoire Pierre Jeantet, le vice-président Bruno Patino et le directeur du journal Éric Fottorino démissionnent en bloc[44]. Le 4 janvier 2008, alors que Pierre Jeantet et Bruno Patino confirment leur démission, Éric Fottorino décide finalement de ne pas démissionner[45]. Il devient président du directoire le 25 janvier 2008[46].

En janvier 2008, Jean-Michel Dumay claque la porte de la société des rédacteurs du Monde (SRM) en dénonçant un « marchandage indigne »[47]. Le même mois, le journal est condamné par un tribunal de Barcelone, à 300 000 euros de dommages-intérêts pour avoir publié un article jugé diffamatoire évoquant les pratiques du dopage au FC Barcelone[48].

Fin 2008, le groupe Le Monde cède la librairie religieuse La Procure pour 3 à 4 millions d'euros. En avril 2008, il met en vente la société éditrice des Cahiers du cinéma, les Éditions de l'Étoile. En janvier 2009, le groupe d'édition d'art Phaidon en devient propriétaire. Toujours en 2009, il vend sa branche jeunesse, composée de Fleurus presse et de Junior hebdo, à Héros et Patrimoine, une société détenue par Financière de loisirs et par le fonds d'investissement américain Open Gate Capital.

En mai 2009, Éric Fottorino reproche sa « vantardise et sa frénésie » à Nicolas Sarkozy dans un éditorial. Le milliardaire Vincent Bolloré, ami du chef de l’État, annonce qu’il va cesser de faire imprimer son quotidien gratuit Direct matin sur les rotatives du Monde. Le Journal du dimanche, qui appartient au milliardaire Arnaud Lagardère, autre ami de Nicolas Sarkozy, fait savoir qu’il changera d’imprimerie. Enfin, Les Échos, propriété du milliardaire Bernard Arnault, lui aussi ami personnel du président, dénonce le contrat souscrit avec l’imprimerie dont Le Monde est propriétaire. Pour Éric Fottorino, « le pouvoir tentait de nous asphyxier par la voie industrielle ».

Dans la même période, une enquête du Monde signale le rôle central de la banque BNP Paribas dans le capitalisme de connivence français, citant plusieurs fois son PDG, Michel Pébereau. Cet épisode est à l'origine du refus de BNP Paribas, pourtant banque historique du Monde, d'aider le quotidien en grave difficulté. Pour Éric Fottorino, « sans doute n’était-il pas opportun, au moment où nous discutions notre avenir, d’irriter celui qui tenait une partie de la solution entre ses mains. (...) Déplaire nous condamnait-il à dépérir ? Il était de toute façon trop tard pour faire marche arrière. »[49].

Années 2010[modifier | modifier le code]

En juin 2010, cinq repreneurs sont présentés[50] : Le Nouvel Observateur, le groupe El Pais (Espagne), le groupe de presse qui édite L'Espresso (Italie), le groupe de presse Ringier (Suisse) ainsi qu'un trio formé par Pierre Bergé (entrepreneur, propriétaire du magazine Têtu), Matthieu Pigasse (homme d'affaires, propriétaire et président du magazine Les Inrockuptibles) et Xavier Niel (fondateur de Free). Par ailleurs, le président de la République Nicolas Sarkozy rencontre Éric Fottorino le 9 juin 2010, alors que le journal cherche d'urgence un repreneur, pour interdire la reprise du journal par le trio Bergé-Pigasse-Niel et le met en garde en déclarant que si cette option était choisie, l'État renoncerait à verser 20 millions d'euros pour participer au sauvetage de l'imprimerie du journal[51],[52]. L'autre repreneur potentiel est formé du groupe Nouvel Observateur et Orange[53]. Fin juin, l'offre du trio Bergé-Pigasse-Niel est plébiscitée par les salariés actionnaires[54]. Orange et Le Nouvel Observateur décident de retirer leur offre[55]. Ce choix est validé par le vote du conseil de surveillance (11 voix pour et 9 abstentions) le 28 juin[56]. Le 2 novembre, le rachat du journal par le trio est entériné[57].

Le 14 septembre 2010, Le Monde annonce qu'il porte plainte contre X pour « violation du secret des sources » après que les services secrets français (DCRI) ont été mis à contribution par l'exécutif pour identifier la source d'un journaliste de la rédaction. Bernard Squarcini, directeur de la direction centrale du renseignement intérieur, le reconnaît dans un entretien au Nouvel Observateur : il a ordonné un « éclairage DCRI » sur des fuites provenant du ministère de la justice au sujet de l'affaire Woerth-Bettencourt, une enquête qui peut être considérée comme une atteinte au secret des sources, protégées par la loi, et donc à la liberté de la presse.

Le 15 décembre 2010, Éric Fottorino est révoqué de la présidence du directoire du groupe Le Monde et de sa fonction de directeur de la publication, pour divergences de point de vue avec les actionnaires, tout en restant provisoirement le directeur du journal ; Louis Dreyfus est nommé à sa place à la présidence du directoire[58],[59]. Puis, le 7 février 2011, le conseil de surveillance du groupe Le Monde nomme Érik Izraelewicz directeur des rédactions du groupe et membre du directoire, choix ratifié le 10 février par les journalistes avec 74 % des voix[60],[61].

Le 27 novembre 2012 : Érik Izraelewicz meurt victime d'un infarctus au siège du Monde[62]. Le 30 novembre, Alain Frachon le remplace à titre intérimaire.

Le 1er mars 2013, Natalie Nougayrède, proposée à ce poste par les trois principaux actionnaires du groupe, Pierre Bergé, Xavier Niel et Mathieu Pigasse, devient la directrice du Monde après un vote positif de la Société des Rédacteurs du journal[63].

Sa nomination, pour un mandat de 6 ans, à la direction du Monde et comme membre du directoire en tandem avec Louis Dreyfus, président de ce dernier, est validée à l'unanimité par le Conseil de surveillance du groupe le 6 mars 2013[64]. Dans un communiqué, il est précisé que tous deux « doivent placer la révolution numérique au cœur de leurs mandats »[64].

En février 2014, un mouvement de contestation est déclenché dans le journal par l'annonce d’un plan de mobilité prévoyant le passage vers la version numérique d’une cinquantaine de postes et la suppression d'un certain nombre de rubriques (Logement et exclusion, Economie sociale et solidaire, Banlieue...)[65],[66].

Le 6 mai, sept membres de la rédaction en chef du Monde – François Bougon, Vincent Fagot, Julien Laroche-Joubert, Damien Leloup, Cécile Prieur, Françoise Tovo et Nabil Wakim – démissionnent et dénoncent « des dysfonctionnements majeurs, ainsi qu'une absence de confiance et de communication avec la direction de la rédaction »[67],[68].

Le 9 mai, Vincent Giret et Michel Guerrin, les deux adjoints de la directrice du Monde, démissionnent à leur tour, mis en cause par une partie de la rédaction qui demandait leur départ[69].

Enfin, le 14 mai, à la suite d'un bras de fer avec la rédaction et d'une absence de soutien des actionnaires[70], Natalie Nougayrède jette l'éponge et démissionne de son poste[71],[72]. Dans un texte envoyé à l’AFP[73], elle explique n’avoir « plus les moyens d’assurer en toute plénitude et sérénité » ses fonctions.

Le 28 mai, un nouvel organigramme est mis en place[74] : Gilles van Kote est promu membre du directoire et directeur du Monde tandis que Jérôme Fenoglio devient directeur des rédactions.

Directeurs de la publication[modifier | modifier le code]

Directeurs de la rédaction[modifier | modifier le code]

Organigramme actuel[modifier | modifier le code]

Au 28 mai 2014[74] :

  • Président du directoire, directeur de la publication : Louis Dreyfus
  • Directeur du Monde, membre du directoire : Gilles van Kote
  • Directeur des rédactions : Jérôme Fenoglio
  • Directrice déléguée à l’organisation des rédactions : Françoise Tovo
  • Directeurs adjoints des rédactions : Luc Bronner, Arnaud Leparmentier, Cécile Prieur
  • Directeurs éditoriaux : Gérard Courtois, Alain Frachon, Sylvie Kauffmann
  • Rédactrice en chef de M Le magazine du Monde : Marie-Pierre Lannelongue
  • Rédacteurs en chef responsables de la rédaction numérique : Vincent Fagot, Nabil Wakim
  • Rédacteurs en chef et chefs de services : Christophe Ayad (International), Thomas Wieder (France), Virginie Malingre (Economie), Auréliano Tonet (Culture)
  • Rédacteurs en chef « développement éditorial » : Julien Laroche-Joubert (Projets), Didier Pourquery (Diversifications, Evénements, Partenariats)
  • Chef d’édition : Christian Massol
  • Directeur artistique : Aris Papathéodorou
  • Photographie : Nicolas Jimenez
  • Infographie : Eric Béziat
  • Médiateur : Pascal Galinier
  • Secrétaire générale du groupe : Catherine Joly
  • Secrétaire générale de la rédaction : Christine Laget
  • Conseil de surveillance : Pierre Bergé, président.

Position du Monde dans l'espace politique français[modifier | modifier le code]

Le journal est le point de jonction de plusieurs grands courants d'idées principalement liés au courant de la social-démocratie chrétienne sur le plan intérieur.

Jean-Jacques Servan-Schreiber, responsable de la page de politique extérieure, quitte le journal au début des années 1950 en lui reprochant son neutralisme dans les relations Est-Ouest[77]. En 1955, les milieux d'affaires reprochent au Monde une position trop à gauche et lancent un concurrent, Le Temps de Paris, opération qui échouera[78].

Sous la Ve République, le journal soutient la politique étrangère du général de Gaulle[79], tout en critiquant sa politique intérieure.

Dans les années 1970, il s'oriente clairement vers un soutien à l'Union de la gauche[80] et dénonce les scandales financiers qui éclatent sous la présidence de Giscard d'Estaing (affaire des diamants[81], etc.). Il soutient alors la candidature de François Mitterrand à l'élection présidentielle de 1981[82]. Après la victoire du candidat socialiste, Jacques Fauvet écrit dans le numéro du 11 mai 1981 : « Cette victoire c'est enfin celle du respect sur le dédain, du réalisme sur l'illusion, de la franchise sur l'artifice, bref, celle d'une certaine morale[83]. »

Après l'élection, le soutien affiché du journal à François Mitterrand lui coûte de nombreux lecteurs[84], ce qui amène le journal à prendre ses distances, affichant notamment son scepticisme sur la politique de nationalisations menée par Pierre Mauroy[82]. C'est notamment la dénonciation du scandale du Rainbow Warrior qui permet au journal de faire preuve de son indépendance et de voir ses ventes rebondir[85]. Le Monde est ensuite en première ligne dans la dénonciation des scandales de l'ère Mitterrand (Affaire des Irlandais de Vincennes[86], Carrefour du développement etc.). Une véritable animosité oppose alors Mitterrand au journal, visant plus particulièrement le journaliste Edwy Plenel[87]. Plusieurs journalistes du Monde font ainsi l'objet d'écoutes téléphoniques clandestines de la part du pouvoir[88].

Lors de l'élection présidentielle de 1995, le journal prend le parti d'Édouard Balladur contre Jacques Chirac[89].

Lors de l'élection de 2002, les journalistes Philippe Cohen et Pierre Pean affirment que le journal a mené une campagne active pour Lionel Jospin [90].

En 2007, le directeur du Monde Jean-Marie Colombani appelle à voter Ségolène Royal dans les colonnes du journal[91].

Critiques[modifier | modifier le code]

La Face cachée du Monde[modifier | modifier le code]

En 2003, une série d'ouvrages et de travaux ont critiqué la neutralité du journal. Dans la revue Actes de la recherche en sciences sociales, le sociologue de l'école bourdieusienne Patrick Champagne analysait l'évolution du quotidien et l'influence de Jean-Marie Colombani dans l'article « Le médiateur entre deux mondes ».

Ces critiques devinrent accusations dans l'essai La Face cachée du « Monde », où Pierre Péan et Philippe Cohen affirment, entre autres choses, que l'équipe dirigeante, constituée alors de Jean-Marie Colombani, Edwy Plenel et Alain Minc, avait pris le parti de s'orienter vers une logique de rentabilité et de vente faisant fi, selon eux, des règles déontologiques. Le non-respect de la raison d'État fut également au cœur de la critique de La Face cachée du « Monde ». Enfin, les critiques pointaient également du doigt certains parti-pris éditoriaux.

Daniel Schneidermann, à l'époque employé du Monde, chroniqueur au supplément radio-TV du quotidien et lui-même animateur d'une émission de télévision sur France 5, a critiqué dans son ouvrage Le Cauchemar médiatique la réaction de la direction du quotidien, en estimant que celui-ci ne répondait pas aux arguments du livre La Face cachée du « Monde ». Les dirigeants du Monde l'ont licencié en octobre 2003 pour « cause réelle et sérieuse » : selon eux, un passage du livre de Daniel Schneidermann était « attentatoire à l’entreprise pour laquelle il travaille ». Le journaliste a poursuivi le quotidien aux prud'hommes de Paris, qui lui ont donné gain de cause en mai 2005[92]. Le jugement a été confirmé en appel en mars 2007[93].

Alain Rollat, journaliste au Monde de 1977 à 2001, s'est livré, quant à lui, à une sévère auto-critique des errements survenus dans la gestion de l'entreprise sous la direction de Jean-Marie Colombani, principal responsable, à ses yeux, de l'emprise croissante des « puissances d'argent » sur le « quotidien de référence ». La publication de son témoignage a été délibérément occultée par ses anciens compagnons[94].

La thèse de Pierre Péan et Philippe Cohen se fondait essentiellement sur le fait que la ligne éditoriale originelle avait été altérée afin de répondre aux objectifs de pouvoir des rédacteurs et d'un petit groupe affilié, avec des collusions dans des cercles économiques. Pierre Péan et Philippe Cohen reprochaient par exemple le salaire mensuel du directeur de la rédaction du Monde (26 000 euros par mois) en dépit d'une perte estimée à 25 millions d'euros pour l'exercice 2003 au niveau du groupe (périmètre de CA de 460 M d'€, année d'acquisition du groupe La Vie catholique par Le Monde). Les avocats du Monde et ceux de Péan-Cohen ont préféré éviter le procès et ont accepté la médiation de Guy Canivet, premier président de la Cour de cassation.

Élection présidentielle de 2012[modifier | modifier le code]

Le 10 avril 2012, Le Monde a fait un gros titre de première page « Marine Le Pen arrive en tête parmi les jeunes de 18-24 ans », basé sur une étude de l'institut CSA, réalisée du 12 au 18 mars, soit trois semaines plus tôt. Dans ce sondage, « le sous-échantillon des jeunes 18-24 ans comportait moins de 200 personnes », ce que Le Monde n'a pas signalé à ses lecteurs, selon la Commission des sondages[95], qui s'en est émue.

D'autres instituts donnaient des résultats différents sur les intentions de vote des jeunes. Pour tous les autres sondages de la présidentielle 2012[96], Le Monde avait pour partenaire Ipsos, dont le sondage en date du 10 avril ne montrait pas encore de progression de Marine Le Pen, qui obtenait 15 % des voix des sondés[97]sur l'ensemble de la population contre 16 % deux semaines auparavant. Marine Le Pen a finalement recueilli au 1er tour 18 % des voix des 18 à 24 ans[98], soit presque la même proportion d'électeurs que dans l'ensemble de la population (17,90 %).

Autres[modifier | modifier le code]

Michel Legris publie en 1976 Le « Monde » tel qu'il est. D'après cet ancien journaliste du Monde (1956-1972), témoin direct de l'évolution du « quotidien de référence », le journal, derrière son apparente objectivité, applique de multiples procédés de désinformation au service d'une ligne éditoriale gauchisante. Celle-ci est portée notamment par de jeunes journalistes militants recrutés après 1968. Le journal vise non seulement à favoriser l'élection d'une majorité socialiste autour de François Mitterrand, mais aussi à promouvoir les convictions de l'intelligentsia de gauche ou d'extrême-gauche. Citations et analystes de textes à l'appui, Michel Legris montre aussi comment Le Monde a minimisé et excusé les exactions des Khmers rouges au Cambodge[99]. Comment il a reproduit sans aucune distance critique la propagande maoïste présentant la Chine populaire comme un paradis socialiste (p. 165-167). Ou pris systématiquement le parti de l'extrême-gauche révolutionnaire contre les démocrates socialistes lors des troubles qui ont suivi la « révolution des Œillets » au Portugal[100]. Il énumère les cas où Le Monde omet ou retarde des informations gênantes pour sa ligne éditoriale, voire diffuse de fausses nouvelles, parfois diffamantes[101]. Si Le Monde subit alors une érosion de son lectorat, qui n'y retrouve plus les valeurs fondatrices du journal, Michel Legris paiera cher sa critique contre le pouvoir de ce grand média: il ne trouvera pas de travail dans la presse française pendant neuf ans.

En septembre 1998, Érik Israelewicz, alors rédacteur en chef du Monde où il était responsable du traitement de l'économie, publie un article dans la revue Sciences humaines. Il y explique comment l'actualité sociale, qui primait alors au Monde, a été progressivement fondue avec l'actualité économique dont la place était grandissante ; puis comment l'actualité des entreprises a progressivement dominé la rubrique économique et sociale[102]. Serge Halimi, directeur du Monde diplomatique, dans son essai politique Le Grand Bond en arrière (2004, réédité en 2006 et 2012), ajoute ironiquement : « Ensuite, on crée un supplément affaires [Le Monde des affaires]. Enfin, ce sera régulièrement Le Monde Argent ».

L'association de critique des médias Acrimed, reproche notamment au Monde de participer à la quasi unanimité des médias français en faveur de l'austérité européenne[103], de ne pas parler de certains livres critiques vis-à-vis du journalisme français, et ce malgré leur succès[104] ; ou encore l'utilisation de son image de marque pour la vente de produits n'ayant rien à voir avec le journalisme[105].

En mai 2011, irrité par le contenu d'un article du Monde consacré à François Mitterrand signé par l'historien François Cusset, l'actionnaire Pierre Bergé dira « regretter » d'avoir investi dans le quotidien[106]. Il avance ainsi : « Je considère que contrairement … à ce qu’ils prétendent, les journalistes du Monde ne sont pas libres mais prisonniers de leurs idéologies, de leurs règlements de compte, et de leur mauvaise foi[107]. »

En juin 2011, le mensuel Le Monde diplomatique publie un article du journaliste Pierre Rimbert critiquant la disparition progressive de l'indépendance rédactionnelle au Monde. L'article rapporte notamment une déclaration du milliardaire et propriétaire du Monde Xavier Niel : « Quand les journalistes m’emmerdent je prends une participation dans leur canard et après ils me foutent la paix[108]. »

En juillet 2012, Le Monde diplomatique rapporte les propos d'Eric Fottorino, ancien directeur du Monde : « Le Monde a rejoint la cohorte de ces titres renommés dont le sort est désormais lié au capital et au bon vouloir des capitaines d’industrie ou de finance. » Serge Halimi, directeur du Monde diplomatique, ajoute ironiquement qu'« avocat de la « mondialisation heureuse », Le Monde en est devenu la proie »[109].

Diffusion et audience[modifier | modifier le code]

Article connexe : Presse en France.

Données de l'OJD[110],[111] :

Année 2008 2009 2010 2011 2012 2013
Diffusion France payée 300 485 288 049 286 348 292 765 288 113 275 310
Année 1962 1963 1964 1965 1966 1967 1968 1969 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013
Diffusion totale 182 408 188 723 200 457 230 012 251 399 294 722 354 982 354 623 390 840 392 772 405 983 407 085 389 249 371 803 360 610 350 039 358 655 340 131 323 039 319 022 325 295 318 236 303 432

Pour une comparaison avec la diffusion totale des autres quotidiens nationaux français, voir « Presse en France ».

D'après l'OJD, en 2003, un peu plus de la moitié des abonnés à la version Internet sont les abonnés à la version papier utilisant leur droit de consultation :

  • janvier 2003 : 30 597 ;
  • décembre 2003 : 44 687.

En 2007, l'audience du quotidien s'élève à 1 895 000 lecteurs (EPIQ 2006/2007-LNM) dont 56 % appartient à un foyer CSP+.

Finances[modifier | modifier le code]

Le Monde ne communique pas son chiffre d'affaires mais la Société des lecteurs du Monde, cotée sur le marché libre d'Euronext Paris, annonçait un chiffre d'affaires de 462 millions d'euros en 2002. En 2007, il est de 628,65 millions d'euros[112]. Le Monde a accusé en 2006 une perte nette de 14,3 millions d'euros, à comparer avec une perte nette de 27,9 millions d'euros en 2005 et de 54,2 millions en 2004. En juin 2010, le journal recherche 10 millions d'euros pour éviter la cessation de paiement en juillet et ses dettes s'élèvent à 94 millions d'euros[52].

Comme la plupart des titres de presse français, le journal Le Monde touche des subventions de l'État. Ainsi, il a perçu 2,95 millions d’euros d’aide du fonds d'aide à la modernisation de la presse de 2003 à 2010[113]. En 2010, il est le second quotidien français qui reçoit le plus de subventions de l'État avec 17 millions d'euros d'aides directes[114]. En 2011 et 2012, il est le premier avec 16,9 et 18,6 millions d'euros[115],[116].

Publications[modifier | modifier le code]

Le quotidien Le Monde[modifier | modifier le code]

Le Monde présente la particularité d'être daté du lendemain de son jour de parution. C'est le seul en France, avec le quotidien Présent, à conserver cette formule en 2013. Son édition du jour est ainsi disponible vers 13 heures à Paris, Lyon et Toulouse[117] et le soir même dans quelques grandes villes de France[réf. nécessaire] et partout ailleurs le lendemain, y compris à l'international. Par exemple, l'édition sortant des rotatives le vendredi 1er sera datée samedi 2.

Toujours appelé « quotidien du soir », Le Monde est aujourd'hui devenu en réalité un quotidien du midi. Le « bouclage » de la rédaction se fait le matin à 10 h 30, ce qui permet d'intégrer des informations tombées dans la nuit ou au petit matin, contrairement à la plupart de ses confrères qui bouclent dans la nuit.

Aujourd'hui, le quotidien se découpe de la façon suivante :

  • La une : elle se compose d'une tribune, très souvent accompagnée d'une photo d'actualité ; de l'éditorial du jour au centre ; d'un dessin de Plantu en pied de page ; ainsi que d'autres brèves qui seront développées dans le journal.
  • Page deux : cette page du journal comprend notamment le dessin de presse quotidien de Xavier Gorce.
  • Page trois : cette page, du nom de son emplacement, est le lieu d'une enquête plus poussée sur un thème précis, qu'il soit d'actualité récente ou qu'il procède plus d'une enquête de fond sur un thème méconnu. Une place très large est laissée à l'image au sein de cette page.
  • Planète : une à deux pages consacrée(s) à l'actualité environnementale.
  • International, International & Europe : 4, 5 pages consacrées à l'actualité internationale et européenne.
  • France : 3-4 pages consacrées à l'actualité française principalement centrée sur la politique.
  • Économie : 2-3 pages consacrées à l'actualité économique, financière et industrielle.
  • Décryptages : 3-4 pages réservées aux débats (tribunes, billets d'humeur, réactions publiques, lettres ouvertes…) ou à une enquête poussée sur un point d'actualité
  • Culture : 2-3 pages consacrées à l'actualité culturelle française et internationale. Le numéro du mercredi est consacré aux sorties cinéma.
  • & Vous : une page sur la vie pratique et quotidienne
  • Carnet : nécrologie, hommages, mariages, naissances
  • Météo & jeux
  • La dernière page (la page 28 généralement) est consacrée au courrier des lecteurs ainsi qu'à un billet d'humeur d'une personnalité

Chaque numéro du Monde propose une contre-enquête qui peut porter sur n'importe quelle rubrique du journal.

Si le découpage du journal reste la plupart du temps quasiment identique d'un jour à l'autre, rien n'empêche la rédaction de consacrer plus de pages à tel thème en raison d'une actualité importante. Par exemple, pour sa couverture du séisme de mars 2011 intervenu au Japon, la rubrique Planète a pu monopoliser une petite dizaine de pages dans certains numéros du quotidien.

Depuis 2009, Le Monde désigne une personnalité de l'année. Les récipiendaires sont le président brésilien Luiz Inácio Lula da Silva, en 2009, et Julian Assange, en 2010.

LeMonde.fr[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Le Monde interactif.
Logo LeMonde.fr à partir de juin 2005.

Le Monde est présent sur Internet avec son propre nom de domaine (lemonde.fr) depuis le 19 décembre 1995[118].

La quasi-totalité du contenu textuel du journal y est accessible gratuitement tous les jours, en début d'après-midi. Les articles de moins de trois jours sont également librement accessibles, mais sans la documentation iconographique et infographique du journal. D'autres sources sont aussi mises à disposition du lecteur, comme des dépêches d'agences de presse ou des billets de blog.

Pour l'accès aux archives, l'abonné au journal a un droit limité (à 25 articles d'archive par mois) et gratuit de consultation, sinon la lecture des archives est payante. On peut, depuis avril 2002, s'abonner à la partie payante du site et bénéficier des dépêches d'agence (AFP, AP, Reuters), d'une base de données de résultats électoraux mise à jour depuis 1969, accéder à des contenus multimédia (près d'un million d'articles du Monde en ligne, soit l'intégralité du quotidien depuis 1987).

Par ailleurs, depuis septembre 2006, LeMonde.fr a lancé un nouveau service : le Journal électronique[119]. Il est ainsi possible de lire Le Monde en ligne, en bénéficiant des fonctionnalités propres au numérique : feuilletage, zoom numérique, recherche, etc. En juillet 2008, puis en mars 2012, le portail d'accueil du site a été entièrement refondu dans sa présentation.

L'édition électronique du journal a d'abord été créée en 1994. Elle était conçue au sein du journal et était distribuée sur les réseaux électroniques grâce à un accord avec Compuserve et Edelweb, une société française spécialisée sur la sécurité en ligne. Depuis 1999, le site est édité par la société Le Monde interactif, filiale du Monde et de Lagardère. La filiale Le Monde interactif a d’abord été présidée par Alain Giraudo, puis par Bruno Patino, à la suite de l'échec du lancement du portail Tout.lemonde.fr en 2000. Le PDG du Monde interactif a ensuit été Philippe Jannet, remplacé en 2012 par Isabelle André[120].

Suppléments et sélections d'articles[modifier | modifier le code]

Le Monde propose des suppléments[Note 4] quotidien, hebdomadaires et mensuels, ainsi que divers suppléments ponctuels.

Tous les jours :

  • Le Monde éco&entreprise, supplément quotidien (depuis mai 2013), paraissant sur 8 à 14 pages. Ce supplément était auparavant hebdomadaire, paraissant avec l'édition du quotidien datée du mardi. Titré Le Monde économie jusqu'en avril 2012, il change alors de nom pour adapter son nom actuel, tout en conservant ses jour et rythme de parution (sauf plusieurs semaines durant l'été). Ce supplément contient des dossiers, des analyses, des entretiens, consacrés à l'économie, à la vie des marchés et des entreprises.

Chaque semaine :

  • Le Monde science&médecine, paraissant en supplément de l'édition du quotidien datée du mercredi, et comportant habituellement 8 pages. Jusqu'en mai 2013, le supplément était titré Le Monde science&techno, et paraissant avec l'édition « Week-end », datée du samedi ;
  • Le Monde géopolitique, supplément de l'édition du quotidien datée du jeudi, et comportant habituellement 8 pages. Initialement titré Le Monde géo&politique, il est publié en supplément de l'édition du quotidien datée du dimanche puis, à partir de mai 2013, en supplément de l'édition datée du jeudi, avec en outre un changement de dénomination en septembre 2013. La publication du supplément cesse avec le numéro daté du 19 décembre 2013.
  • Le Monde des livres, paraissant en supplément de l'édition du quotidien datée du vendredi (sauf au mois d'août), et comportant de 8 à 12 pages. L'actualité de l'édition et la critique des principales parutions, dans tous les genres, de la littérature classique à la bande dessinée.
  • Le Monde culture&idées, paraissant en supplément de l'édition « Week-end » du quotidien, datée du samedi, et comportant habituellement 8 pages ;
  • M, le magazine du Monde (anciennement Le Monde 2, Le Monde magazine), publié en supplément de l'édition du quotidien datée du samedi. On y trouve notamment l'actualité de l'art de vivre, de la mode et de la beauté, du design, de la culture, etc. ;
  • Le Monde sport&forme, paraissant en supplément de l'édition « Week-end » du quotidien, datée du samedi, et comportant habituellement 8 pages ;
  • Le Monde télévisions, paraissant en supplément de l'édition du quotidien datée du dimanche, et comportant 28 ou 32 pages. On y trouve l'actualité de tous les écrans télévisions, web, ainsi qu'une sélection des programmes de télévision et de radio pour la semaine à venir.

Chaque mois :

  • M, daté jeudi. Dédié à « l’art de vivre » à travers des reportages sur la culture, l'art, la mode, la gastronomie et des voyages. Ce supplément mensuel a disparu, remplacé par le supplément hebdomadaire M, le magazine du Monde ;
  • Le Monde argent&placements argent. Supplément anciennement nommé Le Monde argent, daté samedi. Portant sur l'actualité des placements financièrs (prêt, placement, investissement, immobilier, emprunt…) ; le supplément devient Le Monde argent&patrimoine en novembre 2012, avec un jour de parution mensuel fluctuant puis, à partir due février 2014, adopte le nom actuel.
  • Initialement appelé Le Monde éducation, daté mercredi. Analysant l'actualité éducative à destinations des parents, des enseignants et des étudiants ; le supplément prend le nom de Le Monde universités & grandes écoles, en mai 2012, et paraissant en supplément de l'édition du quotidien datée du jeudi.

Le quotidien fait aussi paraître, chaque année, plus de 30 suppléments ponctuels : Le Monde des vins, Europa (en collaboration avec des titres de presse non français), sur certaines manifestations artistiques (Festival d'Avignon, Biennale de Lyon, etc).

Les articles les plus significatifs publiés dans Le Monde et ses suppléments sont aussi rassemblés et publiés sous différents formats :

  • Le Monde Sélection hebdomadaire, daté samedi est une publication de 12 pages qui reprend les meilleurs articles de la semaine écoulée. Il est vendu uniquement à l'étranger et sous forme d'abonnement.
  • Le Mensuel, sélection des meilleurs articles du mois précédent, paru de février 2010 à janvier 2014.
  • Dossiers et Documents était une publication mensuelle, parue de 1973 à septembre 2013, à destination des lycéens et étudiants, qui réunissait dans un numéro de huit pages un ou deux dossiers sur des questions économiques, historiques, politiques ou de société.

Les collections du Monde[modifier | modifier le code]

Le groupe Le Monde édite depuis 2004 des collections de produits culturels. Actuellement, plusieurs collections sont en vente[121] :

  • LE CINEMA DU Monde - Série 18 - LES JOURNALISTES À L'ÉCRAN (10 films cultes sélectionnés par Le Monde en DVD)
  • Les petits polars (livres)
  • SIGNÉ GAINSBOURG (des dizaines de CD-livrets)

Autres publications[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Groupe le Monde.

Le quotidien Le Monde est à l'origine de plusieurs publications dont la ligne éditoriale est indépendante de celle du quotidien :

Au sein du groupe le Monde, le pôle Magazine est constitué de :

  • Courrier international (hebdomadaire mettant en perspective une problématique à partir des traductions des principaux titres de la presse mondiale) ;
  • La Vie (hebdomadaire d'information générale, de sensibilité chrétienne) ;
  • Télérama (programmes de télévision et hebdomadaire culturel de référence donnant à réfléchir sur les médias, l'actualité du cinéma, guide culturel) ;

Le groupe le Monde est actionnaire à 51 % du mensuel Le Monde diplomatique, mais la ligne éditoriale de ce dernier est indépendante, comme celle de tous les titres du groupe le Monde. Le Monde diplomatique édite aussi le bimestriel « Manière de voir » et, à rythme triennal, fait le point sur la situation internationale avec l'Atlas du Monde diplomatique.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. En 2002, 54 % de lecteurs de gauche et 34 % de droite ; cf. Angélina Peralva et Éric Macé, Médias et violences urbaines : Débats politiques et construction journalistique, Paris, La Documentation Française,‎ 2002, p. 92
  2. France-Soir titre à cette époque à un million d'exemplaires.
  3. Son livre Un temps de chien en 1994 rappelle l'affaire du Rainbow Warrior, des Irlandais de Vincennes, du Carrefour du développement, Urba, Pechiney-Triangle, etc.
  4. Pour certains des suppléments utilisant l'esperluette dans leur dénomination, Le Monde recourt à une typographie atypique, sans espaces autour de l'esperluette dans la partie de la dénomination spécifique au supplément : éco&entreprise, science&médecine, culture&idées, sport&forme, argent & patrimoine. Le cas du supplément universités & grandes écoles est particulier : son nom est représenté imprimé sur deux lignes, avec un espace après l'esperluette. Enfin, le supplément anciennement nommé géo&politique s'est ultérieurement transformé en géopolitique.

Références[modifier | modifier le code]

  1. John C. Merrill, « Les quotidiens de référence dans le monde », sur cahiersdujournalisme.net,‎ 2000 (consulté le 14 novembre 2013)
  2. « Le journal Le Monde », sur generalia.fr (consulté le 14 novembre 2013)
  3. [PDF] « Diffusion totale à l'étranger », sur OJD
  4. « La charte d’éthique et de déontologie du groupe Le Monde », sur Le Monde.fr,‎ 3 novembre 2010 (consulté le 15 novembre 2013)
  5. Grégory Piet, Sophie Wintgens et David Stans, La guerre à Gaza, de l'analyse du discours médiatique a l'analyse politologique : l'état et les relations internationales en question, Berne, Peter Lang,‎ 2010, p. 25
  6. « Le trio Bergé-Niel-Pigasse s'offre Le Monde », L'Expansion,‎ 28 juin 2010 (lire en ligne)
  7. Eveno 1996, p. 53
  8. Eveno 2001, p. 24
  9. Eveno 2004, p. 33
  10. Annie Finkeldei, Histoire et idéologie du journal Le Monde, Verlag Shaker,‎ 1993, p. 61
  11. Jacques Thibau, Le Monde : Histoire d'un journal, un journal dans l'Histoire, J.-C. Simoën,‎ 1978, page 239
  12. Laurent Martin, La presse écrite en France au XXe siècle, éditions Le Livre de poche
  13. Eveno 2004, p. 244
  14. Philippe Juhem, « Alternances politiques et transformations du champ de l'information en France après 1981 », Politix, vol. 14, no 56,‎ 2001, p. 197
  15. Fottorino 2012, p. 151
  16. « Les immeubles du Monde », université Paris I Panthéon-Sorbonne.
  17. a et b Fottorino 2012, p. 159
  18. Eveno 2004, p. 468
  19. Patrick Eveno, La presse quotidienne nationale : Fin de partie ou renouveau ?, Vuibert,‎ 2008
  20. L'ebook a 40 ans > 1995 > La presse imprimée se met en ligne - Actualitté
  21. «Le Monde» convoite «l'Express». Le quotidien a entamé des négociations pour racheter l'hebdo, sur libération.fr,‎ 21 juin 1997
  22. Fottorino 2012, p. 273
  23. Eveno 2004, p. 679 [lire en ligne]
  24. Eric Fottorino, « Écrire une nouvelle page », sur lemonde.fr,‎ 3 novembre 2010 (consulté le 23 février 2014)
  25. Olivier Costemalle, « Pour 2003, Colombani voit un «Monde» équilibré », sur liberation.fr,‎ 8 janvier 2003 (consulté le 23 février 2014)
  26. Fottorino 2012, p. 269-270
  27. Henri Maler, « Face cachée » : Le Monde réclame un million d’euros, sur acrimed.org,‎ 5 avril 2003 (consulté le 23 février 2014)
  28. Catherine Mallaval et Olivier Costemalle, «Le Monde» attaque fort, sur liberation.fr,‎ 4 avril 2003 (consulté le 23 février 2014)
  29. Amaury de Rochegonde, « Le procès de La face cachée du Monde n’aura pas lieu », sur rfi.fr,‎ 14 juin 2004 (consulté le 23 février 2014)
  30. Catherine Mallaval et Olivier Costemalle, « Le procès contre «la Face cachée du Monde» n'aura pas lieu. », sur liberation.fr,‎ 7 juin 2004 (consulté le 23 février 2014)
  31. Henri Maler, « Le Monde contre La face cachée : fin de partie ? », sur acrimed.org,‎ 8 juin 2004 (consulté le 23 février 2014)
  32. Fottorino 2012, p. 236-237
  33. « Edwy Plenel démissionne du "Monde" », sur la-croix.com,‎ 29 novembre 2004 (consulté le 26 février 2014)
  34. « Edwy Plenel quitte ses fonctions de directeur de la rédaction », sur tempsreel.nouvelobs.com,‎ 2 décembre 2004 (consulté le 23 février 2014)
  35. Catherine Mallaval et Olivier Costemalle, « Colombani refait «le Monde» sans Plenel. », sur liberation.fr,‎ 4 décembre 2011 (consulté le 23 février 2014)
  36. Olivier Costemalle, « La Société des rédacteurs du «Monde» défend Edwy Plenel », sur liberation.fr,‎ 19 avril 2005 (consulté le 23 février 2014)
  37. Olivier Costemalle, « Au «Monde», Plenel sort de son placard et prend la porte », sur liberation.fr,‎ 3 septembre 2005 (consulté le 23 février 2014)
  38. « Six ans de Grand Jury RTL-le Monde », Le Monde, 28 mars 1987
  39. (fr) Philippe Cohen, « Le Figaro: 1 - Le Monde : 0 », Marianne,‎ 27 août 2005 (lire en ligne)
  40. a et b Fottorino 2012, p. 324-326
  41. Jean-Marie Colombani, « 7 novembre 2005 : un journal réinventé », sur lemonde.fr,‎ 7 novembre 2005 (consulté le 23 février 2014)
  42. Christophe Trombert, « Le matin où Stéphane Paoli a prêté son « 7/9 » au journal Le Monde », sur acrimed.org,‎ 10 janvier 2006 (consulté le 23 février 2014)
  43. « C'est d'ailleurs cela qui m'a conduit à quitter le journal Le Monde, à cause d'un article consacré à cet établissement qui avait été censuré en certains passages » Caisses d'épargne: les alertes du « watchdog », mediapart.fr, 24 octobre 2008
  44. « Démission du directoire du Monde: Fottorino accuse la Société des rédacteurs », AFP, 18 décembre 2007
  45. « Le Monde : 2 démissions sur 3 au directoire » sur le blog de Jean-Marc Morandini, 5 janvier 2008
  46. « Un nouveau patron pour Le Monde mais des tensions subsistent » sur le blog de Jean-Marc Morandini, 26 janvier 2008
  47. « Que Minc s'en aille, s'il est un homme d'honneur », dans Rue89 du 28 janvier 2008 [1]
  48. « Le Monde doit verser 300 000 euros au FC Barcelone », 20 minutes, 15 janvier 2008.
  49. Serge Halimi, « Vingt années qui ont changé « Le Monde » », sur Le Monde diplomatique,‎ juillet 2012 (consulté le 23 février 2014)
  50. « Cinq repreneurs pour le journal » sur lefigaro.fr.
  51. « Intervention du président Sarkozy dans la reprise » sur fr.reuters.com.
  52. a et b Jean-Luc Porquet, « Bientôt, la fin d'un Monde », Le Canard enchaîné, 16 juin 2010, p. 1.
  53. « Le Monde : les deux offres de reprise passées au crible », sur Rue89, 23 juin 2010.
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  55. « Reprise du Monde : Orange et Le Nouvel Observateur jettent l'éponge », sur latribune.fr,‎ 28 juin 2010 (consulté le 23 février 2014)
  56. Frédérique Roussel, « 110 millions pour refaire «le Monde» », sur liberation.fr,‎ 29 juin 2010 (consulté le 23 février 2014)
  57. Reuters, « Les actionnaires du Monde valident son rachat par le trio “BNP” », sur lexpress.fr,‎ 2 novembre 2010
  58. « Eric Fottorino révoqué de la présidence du directoire du groupe Le Monde », sur lemonde.fr,‎ 15 décembre 2010 (consulté le 23 février 2014)
  59. « Eric Fottorino n'est plus le patron du groupe le Monde », sur liberation.fr,‎ 15 décembre 2010
  60. « Érik Izraelewicz, un journaliste spécialiste de l'économie à la tête du "Monde" », sur lemonde.fr,‎ 11 février 2011 (consulté le 6 octobre 2012)
  61. Éditorial du Monde daté du mardi 15 février 2011
  62. « Erik Izraelewicz, le directeur du journal « Le Monde » est décédé », sur leparisien.fr,‎ 27 novembre 2012
  63. Natalie Nougayrède élue à la direction du Monde, Le Monde, 1er mars 2013
  64. a et b « Natalie Nougayrède officiellement à la tête du Monde », sur lepoint.fr,‎ 6 mars 2013
  65. Le Monde : démission de la majorité des rédacteurs en chef, Arrêts sur images du 6 mai 2014
  66. Au «Monde», une ligne dure pour les salariés, Libération du 27 février 2014
  67. « La quasi-totalité de la rédaction en chef du Monde "démissionne" de ses fonctions », latribune.fr, 6 mai 2014.
  68. Emmanuelle Anizon et Richard Sénéjoux, « Mais que se passe-t-il au “Monde” ? », sur telerama.fr,‎ 7 mai 2014 (consulté le 7 mai 2014)
  69. La directrice du Monde lâche ses deux adjoints, Le Figaro du 9 mai 2014
  70. Journal du soir et tablette du matin : des divergences de vue concernant les versions papier et numérique du quotidien divisèrent également Natalie Nougayrède et Xavier Niel, l'un des actionnaires du journal (voir Le Monde–Tablettes : divergence Niel-Nougayrède dans Arrêts sur images du 9 mai 2014)
  71. Crise au Monde : la directrice Natalie Nougayrède annonce sa démission, metronews.fr, 14 mai 2014
  72. Natalie Nougayrède démissionne de son poste de directrice du Monde, Le Figaro du 14 mai 2014
  73. Natalie Nougayrède démissionne de son poste de directrice du Monde, communiqué AFP du 14 mai 2014
  74. a et b Le Monde daté du 29 mai 2014, p. 22
  75. « Pierre Jeantet élu patron du Monde par les salariés », sur lefigaro.fr du 14 octobre 2007.
  76. « Sylvie Kauffmann est nommée directrice de la rédaction du Monde », sur lemonde.fr, 19 janvier 2010.
  77. Le Monde, Jacques Thibau, Plon, p. 195
  78. Le Temps de Paris veut couler le Monde le 27 avril 2011 sur www.histoire.presse.fr
  79. Le Monde, Jacques Thibau, Plon, p. 322 sq
  80. Eveno 2001, p. 34 [lire en ligne]
  81. Le petit cadeau qui fit trébucher Giscard, l'Express, 26 juillet 2007
  82. a et b « Et Mitterrand suspendit son abonnement », Le Monde, 23 août 2012.
  83. Cité par Sue Collard, « Le Monde and Mitterrand: challenging the yellow line », Sussex European Institute, University of Sussex
  84. « La fin du Monde ? Tradition and change in the French press », French politics, culture and society, Vol. 22, no 1, printemps 2004
  85. Eveno 2001, p. 52 [lire en ligne]
  86. Eveno 2001, p. 48 [lire en ligne]
  87. Edwy Plenel, « Le Monde est-il un danger pour la démocratie ? », in Le Monde, 25 février 2003, article en ligne sur le site France Mail Forum.
  88. "Le journaliste et le président", l'Express, 11 septembre 1997
  89. "'Hate-filled' book rocks Le Monde", The Guardian, 26 février 2003
  90. French daily Le Monde under fire, BBC.co.uk, 26 février 2003
  91. Le Monde appelle à voter pour Ségolène Royal, le Nouvel Observateur, 3 mai 2007
  92. Texte du jugement des prud'hommes condamnant Le Monde sur le blog de Daniel Schneidermann (2005).
  93. « Daniel Schneidermann, deux fois en appel : un procès gagné, l’autre pas » sur le site de l'Acrimed.
  94. Rollat 2003
  95. « La Commission des sondages critique Le Monde pour une étude sur les jeunes », Challenges du 16 avril 2012
  96. Liste de sondages sur l'élection présidentielle française de 2012
  97. Sondage Ipsos
  98. « Ces jeunes qui ont rejoint le Front National », Le Nouvel Observateur du 24 avril 2012
  99. Vidéo sur le site de l'INA.
  100. Cette partialité du Monde en faveur d'une faction de la révolution portugaise avait déjà été soulignée par Raymond Aron dans le Figaro et par Edgar Morin dans le Nouvel Observateur (Michel Legris, Le « Monde » tel qu'il est, Plon, 1976, p. 84, 89-90).
  101. Michel Legris, Le « Monde » tel qu'il est, Plon, 1976, p. 31-32 sur Soljenitsyne, p. 35-37.
  102. Érik Israelewicz, Le journaliste économique, Sciences humaines, septembre/octobre 1998
  103. Blaise Magnin et Frédéric Lemaire, Les éditocrates au secours d’Angela Merkel Acrimed, 13 mai 2013
  104. « Critique de la caricature ou caricature de la critique ? Le Monde a lu LQR », article de Grégory Rzepski et Alain Thorens en avril 2006 : « Plus grand monde n’espère que Les Nouveaux chiens de garde de Serge Halimi fasse un jour l’objet d’un compte-rendu dans Le Monde. Paru en 1997 dans la collection Raisons d’agir fondée par Pierre Bourdieu et réédité en 2005, ce livre a pourtant été vendu, à ce jour, à plus de 250 000 exemplaires. Plus personne n’espère, pour ne parler que des livres parus depuis la rentrée 2005, que Le Monde rende compte de celui de Pierre Rimbert sur Libération. »
  105. Thibault Roques, Champagne ! À l’approche des fêtes, Le Monde pétille d’idées Acrimed, 17 décembre 2013
  106. « Le Monde : Bergé regrette d'avoir investi » sur lefigaro.fr, 24 mai 2011
  107. « Pierre Bergé insulte les journalistes du Monde », Carmen Blanchetti, Electronlibre.info, 24 mai 2011.
  108. Pierre Rimbert, Comment « Le Monde » fut vendu Le Monde diplomatique, juin 2011
  109. Serge Halimi, Vingt années qui ont changé « Le Monde » Le Monde diplomatique, juillet 2012
  110. Le Monde sur le site de l'OJD
  111. Eveno 2004, p. 245 [lire en ligne]
  112. Le Monde a sensiblement réduit ses pertes en 2007, La Tribune, 10 juin 2008
  113. L'heure des fuites sur les subventions à la presse ?, Rue89, publié le 11 août 2010, consulté le 26 octobre
  114. Subventions : la presse passe au contrôle, Vincent Truffy, mediapart.fr, 16 avril 2012
  115. Le journal Sud-Ouest vit-il ses derniers jours ?, infos-bordeaux.fr, 13 novembre 2013
  116. Le Monde et Le Figaro sont les journaux les plus aidés par l'Etat, lexpress.fr, 12 décembre 2013
  117. La parution en soirée du Monde étendue à Toulouse dépêche AFP dans Direct Matin du 25 octobre 2012.
  118. Claire Hemery, « Quand la presse française s'emparait du web », sur inaglobal.fr,‎ 19 décembre 2013 (consulté le 23 février 2014)
  119. Journal Electronique
  120. Xavier Ternisien, « Les journaux cherchent le moyen de faire payer leur contenu sur Internet », Le Monde du 24 mars 2009
  121. Le Monde daté Dimanche 6 - Lundi 7 juillet 2014, p. 13 et 18.

Annexes[modifier | modifier le code]

Publications du groupe sur le journal[modifier | modifier le code]

  • Le Style du Monde, 1re édition, 2002. La déontologie du journal, ses lexiques et son atlas de référence. Une deuxième édition existe (2003).

Bibliographie sélective[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article. Les ouvrages sont classés par ordre chronologique.

  • Jean Schwoebel, La Presse, le pouvoir et l'argent, préf. de Paul Ricœur, Paris, éd. du Seuil, 1968
  • Aimé Guedj, Jacques Girault, Le Monde...Humanisme, objectivité et Politique, Paris, Éditions sociales, 1970
  • Association pour une lecture critique de la presse, « Le Monde » et ses méthodes, avant-propos de Louis de Villefosse, Paris, Association pour une lecture critique de la presse, 1976
  • Michel Legris, « Le Monde » tel qu'il est, Plon, 1976
  • Jacques Thibau, « Le Monde » : histoire d'un journal, un journal dans l'histoire, Paris, J.-C. Simoën, 1978 (réédition augmentée et mise à jour : Paris, Plon, 1996)
  • Jean-Noël Jeanneney et Jacques Julliard, Le Monde de Beuve-Méry ou Le métier d'Alceste, Paris, Le Seuil, 1979
  • Édouard Sablier, La Création du « Monde », Paris, Plon, 1984
  • Jacques Doléans, La fin d'un « Monde », Paris, Éd. S. Tastet, 1988 (témoignage d'un ancien membre du Service publicité du quotidien)
  • Sirius : Hubert Beuve-Méry et « Le Monde », Paris, Le Monde, 1988
  • Jean Planchais, Un homme du « Monde », Paris, Calmann-Lévy, 1989
  • Laurent Greilsamer, Hubert Beuve-Méry (1902-1989), Paris, Fayard, 1990
  • Bruno Rémond, Sirius face à l'histoire : morale et politique chez Hubert Beuve-Méry, préf. d'André Fontaine, Paris, Presses de la Fondation nationale des sciences politiques, 1990 (avec la liste des publications d'H. Beuve-Méry)
  • Hubert Beuve-Méry, Paroles écrites : mémoires, éd. établie par Pierre-Henry Beuve-Méry d'après les entretiens réalisés par Jean-Claude Barreau et Pierre-André Boutang, Paris, Grasset, 1991
  • Jean Sulivan, Une Lumière noire : sur Beuve-Méry, notes de Laurent Greilsamer, Paris, Arléa, 1994 (réédition : Rennes, Éd. Apogée, 2007)
  • Patrick Eveno, « Le Monde » : histoire d'une entreprise de presse, 1944-1995, Paris, Le Monde,‎ 1996 (ISBN 2878991435) (version remaniée d'une thèse préparée sous la direction de Jacques Marseille et soutenue à l'université de Panthéon-Sorbonne en 1996) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Jean Madiran, « Le Monde » et ses faux, Paris, éd. du Présent, 1997
  • Jean-Paul Gouteux, « Le Monde », un contre-pouvoir ? : désinformation et manipulation sur le génocide rwandais, Paris, L’Esprit frappeur, 1999
  • Patrick Eveno, Le journal « Le Monde » : une histoire d'indépendance, Paris, Éditions Odile Jacob,‎ 2001, 295 p. (ISBN 2738109462) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Pierre Péan et Philippe Cohen, La Face cachée du « Monde » : du contre-pouvoir aux abus de pouvoir, Paris,  éd. des Mille et Une Nuits, 2003
  • Bernard Poulet, Le pouvoir du « Monde » : quand un journal veut changer la France, Paris, La Découverte, 2003 (réédité en 2004 chez le même éditeur, avec un avant-propos et une postface inédits, sous le titre Le Pouvoir du « Monde » ou Les Illusions perdues)
  • Alain Rollat, Ma part du « Monde » : vingt-cinq ans de liberté d'expression, Paris, Éditions de Paris,‎ 2003, 140 p. (ISBN 2846210403) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Association de citoyens contre la désinformation, Du bon usage des tribunes du « Monde », Paris, Association de citoyens contre la désinformation, 2004
  • Patrick Eveno, Histoire du journal « Le Monde », 1944-2004, Paris, Albin Michel,‎ 2004 (ISBN 2226213732) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Patrick Eveno, « Le Monde » : soixante ans de politique, dossier paru dans le magazine L'Histoire, no 293, décembre 2004
  • François Jourdier, La désinformation et le journal « Le Monde » : de Judas à Tartuffe, préf. de Vladimir Volkoff, Monaco, éd. du Rocher, 2004 (lettres adressées par l'auteur au Monde entre 1995 et 2003)
  • François Simon, Journaliste : dans les pas d'Hubert Beuve-Méry, Paris, Arléa, 2005
  • Jean-Marie Colombani, Au fil du « Monde », Paris, Plon, 2007
  • Laurent Huberson, Enquête sur Edwy Plenel : de la légende noire du complot trotskiste au chevalier blanc de l'investigation, Paris, Le Cherche Midi, 2008
  • François Jourdier, De Judas à Tartuffe : lettres au journal « Le Monde », 2003-2008, Lausanne, L'Âge d'homme, 2009 (lettres adressées par l'auteur au quotidien)
  • Éric Fottorino, Mon tour du Monde, Paris, Éditions Gallimard,‎ 2012, 542 p. (ISBN 2070134199) Document utilisé pour la rédaction de l’article

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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