Leïla Khaled

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Leïla Khaled

Leïla Khaled (en arabe : ليلى خالد), née le 9 avril 1944 à Haïfa, est une militante palestinienne du Front populaire de libération de la Palestine (FPLP). Elle est actuellement membre du Conseil national palestinien.

Khaled s'est fait connaître en 1969 en devenant la première femme à détourner un avion et l'année suivante en en détournant un autre.

Elle a divorcé de son premier mari et s'est remariée. Elle vit aujourd'hui avec ses deux fils à Amman en Jordanie.

Enfance[modifier | modifier le code]

Leïla Khaled a quitté Haïfa en mai 1948, un peu avant la proclamation d'Israël[réf. nécessaire]. Elle part à Tyr.

À l'âge de 15 ans, Leïla intègre le Mouvement nationaliste arabe (MNA) de Georges Habache et y rejoint son frère.

Après avoir été pensionnaire chez les évangéliques américains à Saïda et avoir obtenu son bac en 1962, elle s'inscrit à l'université américaine de Beyrouth. Manquant d'argent, elle arrête ses études et part enseigner au Koweït.

Fin 1968, le MNA devient le Front populaire de libération de la Palestine (FPLP).

Actions terroristes[modifier | modifier le code]

Début 1969, elle quitte son poste d'enseignante pour suivre un entraînement au terrorisme dans une base du FPLP en Jordanie.

Le 29 août 1969, Leïla Khaled et Salim Issaoui détournent le vol 840 de la TWA assurant la liaison Los Angeles/Tel-Aviv. Montés à Rome pendant une escale, ils prennent le contrôle de l'avion un peu après le décollage et le contraignent à se rendre à Damas. Ils passent symboliquement au-dessus de Haïfa (ville natale de Khaled mais aussi de Issaoui)[réf. nécessaire]. À Damas, ils débarquent les 116 passagers et font sauter l'appareil.

Après avoir subi une opération de chirurgie esthétique qui lui modifie le visage, le 6 septembre 1970, Khaled, accompagnée d'un américain d'origine nicaraguayenne et « sympathisant de la cause palestinienne », Patrick Arguello, tentent de détourner le vol 219 d'El Al d'Amsterdam vers New York. Deux autres terroristes sont interceptés par les services de sécurité avant leur embarquement. Lorsque l'avion se retrouve au-dessus de la côte britannique, ils se lèvent, sortent leurs armes, se dirigent vers le cockpit et demandent à rentrer. À ce moment-là, le pilote décide de réaliser une manœuvre pour déstabiliser les deux terroristes. Khaled est maitrisée par des passagers avant qu'elle réussisse à dégoupiller une grenade et arrêtée, tandis qu'Arguello est blessé mortellement par un agent de la sécurité après qu'il a lancé sa grenade qui n'explosa pas puis fait feu blessant un membre de l’équipage. Le pilote change de trajectoire et se dirige vers l'aéroport de Londres Heathrow où Khaled est arrêtée par la police britannique.

Cette opération faisait partie d'une série de détournements presque simultanés effectués par le FPLP, connus le nom de Dawson's Field hijackings.

Le 1er octobre 1970, le gouvernement britannique la libère en échanges des otages des détournements. L'année suivante, le FPLP a abandonné la tactique du détournement[réf. nécessaire], bien que d'autres organisations terroristes palestiniennes continuent à détourner des avions, dont un vol Air France décollant d'Athènes pour Paris détourné vers Entebbe en 1976.

En juin 1971, elle planifie l'action d'un commando du FPLP contre un pétrolier de la mer Rouge[réf. nécessaire].

De 1972 à aujourd'hui[modifier | modifier le code]

Leïla Khaled a indiqué dans les entrevues qu'elle a développé un penchant pour la Grande-Bretagne lors de son premier séjour en prison. Elle a également développé des relations amicales avec les deux policières affectées pour la garder et plus tard a correspondu avec elles. Khaled a continué à retourner en Grande-Bretagne pour discuter jusqu'en 2002, date à laquelle sa demande de visa fut refusée par l'ambassade britannique alors qu'elle souhaitait se rendre à une réunion à Belfast.

Khaled a indiqué qu'elle ne croit plus au processus de paix. Selon elle : « Ce n'est pas un processus de paix. C'est un processus politique où l'équilibre des forces est pour les Israéliens et pas pour nous. Ils ont toutes les cartes en mains et les Palestiniens n'ont rien »[réf. nécessaire].

Elle est aujourd'hui membre du Conseil national palestinien (CNP) et de l'Union générale des femmes palestiniennes.