Lawrence Booth

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Armes de la famille Booth

Lawrence (ou Laurence) Booth (v. 1420 – 19 mai 1480) est prince-évêque de Durham (1456-1476), puis archevêque d'York (1476-1480). Il est aussi chancelier du Royaume d'Angleterre (1473-1474)[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Il est le fils illégitime, et probablement le plus jeune fils, de John Booth († 1422), du bourg de Barton (aujourd'hui sur le territoire de la ville d'Eccles) alors dans le comté de Lancashire, et d'une mère inconnue. Il est donc le demi-frère de William Booth († 1464), évêque de Lichfield (1447-1452), puis archevêque d'York (1452-1464), et l'oncle de John Booth, évêque d'Exeter (1465-1478)[2].

Il fait ses études au Pemboke College de Cambridge[2]. En 1442, il obtient une dispense papale pour entrer dans les ordres malgré sa condition d'enfant illégitime[2]. Il est ordonné prêtre en 1446[2]. Avec l'appui de son demi-frère, il s'élève rapidement dans la hiérarchie de l'Église[2]. Il lui succède comme chancelier de la reine Marguerite, le 7 mars 1451[2]. Toujours grâce à son demi-frère, il accumule les bénéfices et les prébendes. Il devient chanoine puis, en 1457, prévôt de Beverley ; archidiacre de Richmond (1454) et doyen de la cathédrale Saint-Paul de Londres (1456)[2]. De 1456 à 1458, il est aussi chancelier de l'université de Cambridge[2].

Toujours au service de la reine, il devient Garde du Sceau Privé le 24 septembre 1456, fonction qu'il occupe jusqu'en 1460[2]. Il est nommé prince-évêque de Durham le 22 août 1457[2]. Il est consacré évêque par son demi-frère le 25 septembre suivant[2].

Après la défaite des Lancastriens à la bataille de Towton (29 mars 1461), il se soumet au roi Édouard IV, et devient son confesseur[2]. Il perd temporairement le contrôle de son évêché, qui lui est rendu en 1464[2]. Durant cette période, il est assigné à résidence au Pembroke College à Cambridge[2].

Il occupe la fonction de chancelier d'Angleterre du 27 juillet 1473 au 27 mai 1474[2]. Il joue un rôle important dans les négociations entre Anglais et Écossais qui aboutissent au traîté d'Édimbourg, le 26 octobre 1474[2]. Il est récompensé pour ses divers services par une nomination à l'archevêché d'York, le 31 juillet 1476[2].

Il meurt à Southwell, le 19 mai 1480, possiblement après une longue maladie, car il avait fait son testament en septembre 1479[2]. Il y est inhumé auprès de son demi-frère William Booth dans la chapelle dédiée à saint Jean le Baptiste, qu'il avait fondée[2].

Famille Booth[modifier | modifier le code]

Les descendants de son frère Sir Robert Booth (par Dowse (ou Douce), fille de William Venables[3] et de son épouse Jeanne née de Massey[réf. nécessaire]), établis à Dunham Massey, acquièrent les titres de baronnet, attribué à George Booth (1566-1652) en 1611 ; baron Delamer, attribué à George Booth (1622-1684), 2e baronnet en 1661 ; comte de Warrington, attribué à Henry Booth (1652-1694), 2e baron Delamer en 1690 [4].

Armoiries de la famille Booth[modifier | modifier le code]

Blason de l'écu : D'argent trois têtes de sanglier érigées de sable. ((en) « Argent three Boars' heads erect Sable ».)
Devise : Quod ero spero (la).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. A. J. Pollard, « Booth , Laurence (c.1420–1480) », Oxford Dictionary of National Biography, Oxford University Press, 2004 ; édition en ligne, janvier 2008.
  2. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p, q, r et s A. C. Reeves, « Booth , William (d. 1464) », Oxford Dictionary of National Biography, Oxford University Press, 2004 ; édition en ligne, mai 2008.
  3. Nicholas Orme, « Booth, John (d. 1478) », Oxford Dictionary of National Biography, Oxford University Press, mai 2008
  4. www.thepeerage.com.

Voir aussi[modifier | modifier le code]