Lavr Kornilov
| Lavr Gueorguievitch Kornilov Лавръ Георгіевичъ Корниловъ | |
| Naissance | 18 août 1870 Oust-Kamenogorsk |
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| Décès | 13 avril 1918 (à 47 ans) Ekaterinodar Mort au combat |
| Origine | |
| Allégeance | |
| Arme | Infanterie |
| Grade | |
| Années de service | 1889 – 1918 |
| Conflits | Guerre russo-japonaise Première Guerre mondiale Guerre civile russe |
| Commandement | Armée des Volontaires |
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| Signature | |
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Lavr Gueorguievitch Kornilov (en russe : Лавр Георгиевич Корнилов), né le 18 août 1870 à Oust-Kamenogorsk (Kazakhstan) et mort le 13 avril 1918 à Ekaterinodar (Russie) est un général russe ayant commandé l’Armée des Volontaires durant la guerre civile. Il est connu pour avoir tenté un coup d’État militaire contre le gouvernement de Kerensky en 1917.
Sommaire |
Origines [modifier]
Kornilov est un cosaque originaire du Kazakhstan ; son père étant officier de carrière dans l’armée impériale russe, il poursuit donc ses études au corps des cadets d'Omsk. Entre 1890 et 1904, il mène plusieurs missions d’exploration au Turkestan oriental, en Afghanistan et en Perse. Il apprend alors plusieurs langues d’Asie centrale.
Guerre russo-japonaise [modifier]
En juin 1904 le lieutenant-colonel Kornilov est nommé à l’état-major général de Saint-Pétersbourg mais obtient rapidement sa mutation dans l’armée d’active. De septembre 1904 à décembre 1905 il sert en tant qu’officier (par la suite chef) d’état-major de la 1re brigade de fusiliers. Son baptême du feu a lieu lors de la bataille de Sandepu. En février 1905 il couvre avec sa brigade la retraite des troupes russes de Moukden.
Encerclé par les Japonais dans le village de Vazye, Kornilov parvint par une attaque à la baïonnette à percer les lignes ennemies et à rejoindre en ordre, avec blessés et étendards, l’armée russe.
Il reçoit pour ses actions l’ordre de Saint-Georges, une arme de Saint-Georges, ainsi que le grade de colonel. Il sert ensuite en Chine de 1907 à 1911.
Première guerre mondiale [modifier]
Au commencement de la Première Guerre mondiale, il est général-major et il est capturé par les Autrichiens en avril 1915. S’échappant en juillet 1916, il rejoint la zone militaire de Petrograd en mars 1917. Il est promu général d’infanterie et nommé chef suprême des forces armées du gouvernement temporaire en juillet 1917.
Le 19 mai 1917 il autorise la création d’un régiment de volontaires qui deviendra le régiment d'assaut de Kornilov. Ce dernier s’illustre d’abord face aux Autrichiens, plus tard du côté des armées blanches lors de la guerre civile.
L’intervention de Kornilov [modifier]
Le général Kornilov décide alors d’intervenir dans la situation plus que chaotique de la Russie, persuadé que la défaite militaire et la révolution de février entraînent la Russie dans le chaos. Le chef du gouvernement provisoire Kerensky, qui cherche de l’aide un peu partout, semble le soutenir mais lorsqu’il se rend compte qu’il ne maîtrise plus la situation il change de stratégie et s’adresse aussi aux gardes rouges. L’intervention, présentée comme coup d’État, ayant échoué, le général Kornilov est démis de ses fonctions puis arrêté.
Avec ses partisans (au nombre desquels Dénikine, Markov et Romanovski) il est retenu à Bykhov, sous la protection de sa garde personnelle de guerriers turkmènes. Après la Révolution d'Octobre les prisonniers décident de fuir en direction du Don.
Commandant de l’armée des volontaires [modifier]
Ayant réussi avec de faux papiers à échapper à la vigilance des bolchéviques le général Kornilov parvient à rejoindre le général russe Mikhail Alekseïev à Novotcherkassk. Ensemble ils forment fin 1917 l’armée des volontaires, Kornilov prenant les responsabilités militaires, Alekseïev s’occupant des affaires civiles.
En février 1918 l’armée, composée de quelques milliers d’anciens officiers de l’armée impériale, est forcée par l’armée rouge à se retirer de Novotcherkassk et Rostov-sur-le-Don et entame alors sa première campagne du Kouban visant à rallier Ekaterinodar. La ville étant entretemps tombée au mains des rouges, les volontaires et leurs alliés cosaques tendent de la prendre d’assaut. Lors de l’attaque de la ville le général Kornilov est tué par un éclat d’obus dans son quartier général de campagne le 13 avril 1918.
La dépouille du général fut enterrée en secret au côté de celle de Mitrofan Nejentsev, tombé la veille, dans un village proche, à 40 verstes de la capitale du Kouban. Quand les bolchéviques prirent contrôle de la zone quelques jours plus tard ils exhumèrent le corps et le souillèrent avant de le brûler dans une décharge d’Ekaterinodar.
Bibliographie [modifier]
- Marina Grey et Jean Bourdier, Les Armées blanches, Éditions Stock, Ligugé, 1968.
- Général russe
- Militaire russe de la Première Guerre mondiale
- Personnalité de la révolution russe
- Personnalité de la guerre civile russe
- Russe blanc
- Récipiendaire de l'Ordre de Saint-Georges
- Chevalier de l'Ordre de Saint-Vladimir
- Récipiendaire de l'ordre de Sainte-Anne
- Récipiendaire de l'ordre de Saint-Stanislas (russe)
- Titulaire de la médaille de la première campagne du Kouban
- Naissance en 1870
- Décès en 1918
- Naissance à Öskemen