Lavage de l'intestin

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La pompe à lavement est constituée d'un flacon en plastique d'une contenance de 750 ml, avec une valve de ventilation, une valve anti-retour et une sonde rectale. D'une contenance d'environ 2 litres, il permet l'administration de lavements et de douches vaginales, avec des embouts adaptés (long = douche, court = lavement)

Le lavage d'intestin ou irrigation du colon (ou colonique) consiste en l'injection d'un volume d'eau ou d'autre liquide dans le côlon, au moyen d'une pompe à lavement ou d'une canule insérée dans l'anus. On ne doit pas confondre le lavement et l'administration de laxatifs liquides par voie rectale, souvent improprement dénommés « lavements ».

Les lavements, connus alors sous le nom de clystère étaient très utilisés aux XVIIe et XVIIIe siècles, époques où l'on connaissait peu de remèdes. Les appareils pour introduire des liquides dans le gros intestin sont connus depuis l’Antiquité, mais ont probablement été utilisés au cours de la Préhistoire déjà. Aujourd’hui, les clystères continuent à être utilisés pour faire des lavements, notamment en cas de constipation.

La klysmaphilie est l'utilisation érotique du lavement. Elle apparaît dans l'industrie pornographique sous sa dénomination anglaise enema.

Indications médicales[modifier | modifier le code]

Un lavement intestinal peut avoir différents buts :

  • soulagement mécanique de la constipation, en provoquant le ramollissement et l'expulsion des selles ;
  • aide à l'évacuation des fécalomes, le lavement permettant de ramollir les matières empactées et faciliter ainsi leur fragmentation et leur évacuation ;
  • nettoyage du rectum, en préalable à un examen de type toucher rectal, rectoscopie, coloscopie, radiologique ;
  • administration de médicaments en solution (rarement utilisé de nos jours) ;
  • rétention de produits contrastants pour les radiographies (lavement baryté).

Risques[modifier | modifier le code]

La pratique du lavement, et singulièrement l'hydrothérapie du côlon, comporte des risques : infections, endommagement de la muqueuse colique, nausées, diarrhées, irritations ou perforations de l’intestin[1]. (si l'on ne fait pas attention à la qualité du liquide)

Méthode[modifier | modifier le code]

Un lavement peut s'administrer de différentes façons suivant le volume requis :

  • à l'aide d’une pompe à lavement. L'appareil peut facilement être utilisé de façon autonome. S’asseoir sur les toilettes ou se coucher sur le dos en position détendue puis introduire la sonde rectale de quelques centimètres. Retourner le flacon et injecter l'eau dans le gros intestin en pressant manuellement le flacon pour pomper le liquide ;
  • à l'aide d'un sac ou bock à lavement, un récipient que l'on suspend en hauteur relié à la canule par un tuyau flexible ;
  • à l'aide d'une seringue de gros volume (clystère) munie d'une canule rectale ; ce type est rarement usité de nos jours bien qu'il présente l'avantage de pouvoir doser précisément la quantité de liquide introduit ;
  • à l'aide d'une poire munie d'une canule rectale ;
  • à l'aide de flacons à usage unique ;
  • à l'aide d'une poire de douche munie d'un modificateur de puissance du jet.

Il est recommandé de lubrifier la canule et/ou l'anus avant administration, par exemple avec un lubrifiant intime.

Sauf administration de produits spécifiques, on utilise de l'eau à température du corps. Dans le cas de lavements contre la constipation, on utilise parfois de l'eau savonneuse, mais celle-ci irrite l'intestin.

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]