Lavacquerie

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Lavacquerie
L'église Saint-Firmin, depuis la mare de la rue principale
L'église Saint-Firmin, depuis la mare de la rue principale
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Picardie
Département Oise
Arrondissement Beauvais
Canton Grandvilliers
Intercommunalité Communauté de communes de la Picardie Verte
Maire
Mandat
Philippe Belleperche
2014-2020
Code postal 60120
Code commune 60353
Démographie
Population
municipale
208 hab. (2011)
Densité 25 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 40′ 56″ N 2° 05′ 38″ E / 49.6822222222, 2.09388888889 ()49° 40′ 56″ Nord 2° 05′ 38″ Est / 49.6822222222, 2.09388888889 ()  
Altitude Min. 118 m – Max. 187 m
Superficie 8,28 km2
Localisation

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Lavacquerie

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Lavacquerie
La Mairie-école de Lavacquerie

Lavacquerie est une commune française située dans le département de l'Oise et la région Picardie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Lavacquerie est un village agricole situé sur le Plateau picard, dans l'Oise et en limite du Département de la Somme.

Il est bordé par deux vallées marquées, celle des Évoissons (et plus précisément de la rivière des parquets) et celle de la Selle, deux affluents de la Somme.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Lavacquerie et ses environs, en 1885

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Louis Graves écrivait au début du XIXe siècle : « Lavacquerie fut compris dans le comté de Corbie.

La seigneurie appartenait au chapitre de la cathédrale d'Amiens auquel elle fut donnée le 30 mars 850, par le comte Angilquin qui la tenait de Louis le Débonnaire et de Charles le Chauve. Raoul de Crépy, comte d'Amiens, y ajouta en 1069 les droits que les vicomtes y possédaient.

L'évêque d'Amiens nommait à la cure dédiée à Saint-Firmin et devenue aujourd'hui simple succursale » [1].

Graves mentionne également l'existence de « deux forts ou souterrains sous le village », muches qui servaient à protéger les populations civiles pendant les guerres. Ces ouvrages semblent ne plus être connus.

Circonscriptions d'ancien régime[2][modifier | modifier le code]

La rue principale, au début du XXe siècle

Circonscriptions religieuses sous l'Ancien Régime : Paroisse : Saint-FirminDoyenné : ContyArchidiaconé : AmiensDiocèse : Amiens.

Circonscriptions administratives sous l'Ancien Régime : Intendance (1789): AmiensÉlection (1789) : AmiensSubdélégation :  ? • Grenier à sel (1789): GrandvilliersCoutume : AmiensParlement : ParisBailliage : Amiens Prévôté : Prévôté royale du BeauvaisisGouvernement : Picardie.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 Mars 2013[3] Marcel Goëthals   Agriculteur retraité
Décédé en fonction[4]
26 avril 2013 en cours
(au 9 avril 2014)
Philippe Belleperche[5]   Menuisier ébéniste
Réélu pour le mandat 2014-2020[6]
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 208 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
500 335 533 601 548 542 502 511 487
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
465 482 424 406 394 329 311 277 276
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
266 267 275 219 240 221 206 239 246
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
200 216 142 154 168 181 210 216 208
2011 - - - - - - - -
208 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2004[8].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (13,3 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (17,5 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (54,3 % contre 48,4 % au niveau national et 49,3 % au niveau départemental).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 54,3 % d’hommes (0 à 14 ans = 32,5 %, 15 à 29 ans = 15,8 %, 30 à 44 ans = 28,9 %, 45 à 59 ans = 11,4 %, plus de 60 ans = 11,4 %) ;
  • 45,7 % de femmes (0 à 14 ans = 32,3 %, 15 à 29 ans = 11,5 %, 30 à 44 ans = 28,1 %, 45 à 59 ans = 12,5 %, plus de 60 ans = 15,6 %).
Pyramide des âges à Lavacquerie en 2007 en pourcentage[9]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,9 
90  ans ou +
0,0 
6,1 
75 à 89 ans
7,3 
4,4 
60 à 74 ans
8,3 
11,4 
45 à 59 ans
12,5 
28,9 
30 à 44 ans
28,1 
15,8 
15 à 29 ans
11,5 
32,5 
0 à 14 ans
32,3 
Pyramide des âges du département de l'Oise en 2007 en pourcentage[10]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90  ans ou +
0,8 
4,5 
75 à 89 ans
7,1 
11,0 
60 à 74 ans
11,5 
21,1 
45 à 59 ans
20,7 
22,0 
30 à 44 ans
21,6 
20,0 
15 à 29 ans
18,5 
21,3 
0 à 14 ans
19,9 

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Concert de l'Ensemble vocal des Rieux dans l'Église Saint-Firmin, lors du festival Essertival de juillet 2007
Les fonts baptismaux (XIIIe siècle) de l'Église Saint-Firmin.
  • L'Église Saint-Firmin. Elle daterait du XIIe siècle ou du XIIIe siècle, mais son clocher est du XVe siècle.

Elle comprend des fonts baptismaux du XIIIe siècle, composés d'une cuve en plomb de forme circulaire, très légèrement tronconique, formée de deux éléments assemblés et d'un socle en pierre taillée, polie, de même diamètre que la cuve et décorée en partie supérieure de deux tores circulaires séparés par une large gorge, classés monuments historique[11].

  • Un pigeonnier hexagonal du XVIe siècle au centre d'une cour de ferme, près de l'Église, rue principale. Selon Graves, il s'agit de l'ancienne ferme du chapitre, qui fut un hôtel seigneurial[1].

Évènements[modifier | modifier le code]

Essertival 2007 : spectacle de la Compagnie Osemonde

L'Association d'artistes et de plasticiens Les Esserres[12] organise 3 festivals chaque année.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Les sculpteurs Charles Correia et Achiam y eurent une maison. Jacques Tati aussi y a résidé.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Source : Charles Graves, Précis statistique du département de l'Oise, Cantons de Formerie, Grandvilliers, Marseille - Volume III - 1833 à 1850
  2. SOURCE : Robert Lemaire, Paroisses et communes de France : Dictionnaire d'histoire démographique et démographique - Département de l'Oise, Ecole des hautes études en sciences sociales, Paris, 1976
  3. Le maire sortant a été réélu au terme des élections municipales de 2008. Source : Procès-verbal d'élection affiché en mairie
  4. Matthias Schweisguth, « Lavacquerie : Marcel Goethals laisse le souvenir d'un maire proche de ses concitoyens », Le Bonhomme picard, édition de Grandvilliers, no 3227,‎ 6 mars 2013, p. 8
  5. Emmanuel Delattre, « Philippe Belleperche succède à Marcel Goethals à la mairie », Le Courrier picard, édition Beauvais et sa région,‎ 28 avril 2013 (lire en ligne)
  6. « Les maires déjà en place », Le Bonhomme picard, édition de Grandvilliers, no 3284,‎ 9 avril 2014, p. 6
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  9. « Évolution et structure de la population à Lavacquerie en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 10 novembre 2010)
  10. « Résultats du recensement de la population de l'Oise en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 10 novembre 2010)
  11. « Notice no PM60000962 », base Palissy, ministère français de la Culture
  12. site personnel - Les Esserres, « Les Esserres - site officiel » (consulté le 11 mai 2008)