Laurent Thévenot

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Laurent Thévenot lors d'un séminaire à l'université européenne à Saint-Pétersbourg.

Laurent Thévenot (né en 1949) est un économiste et un sociologue français, initiateur avec Luc Boltanski du courant pragmatique[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Diplômé de École polytechnique (promotion X 1968) et de ENSAE (promotion 1973), il est directeur d'études à l'École des hautes études en sciences sociales (EHESS), où il a cofondé en 1984 avec Luc Boltanski le Groupe de Sociologie Politique et Morale (GSPM) ; il fait maintenant partie du Centre Georg Simmel. Administrateur de l'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee), il est également membre du comité de rédaction de la revue Annales. Il a été conseiller scientifique au Centre d'études de l'emploi (en 1988).

Avec Luc Boltanski, il a écrit De la Justification. Les économies de la grandeur qui distingue et analyse les répertoires d'évaluation les plus légitimes dans la vie publique, qu'il s'agisse des relations de pouvoir, des relations sociales ou de la vie économique.

Il est aussi l'un des chercheurs ayant initié l'approche dite "conventionnaliste" de la coordination des agents économiques, qui est devenue influente au fil des années parmi les spécialistes des sciences économiques en France et au-delà (économie des conventions).

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • « Les investissements de forme », dans Thévenot, L., (ed.), Conventions économiques, Paris, Presses Universitaires de France (Cahiers de Centre d'Etude de l'Emploi), 1986, 21-71. article en PDF
  • « L'action qui convient », dans « Les formes de l'action », dossier de Raisons Pratiques, n°1, Éditions de l'EHESS, 1990.
  • « Le régime de familiarité », dans Genèses, n°17, 1994, pp. 72-101.
  • avec Luc Boltanski, De la justification : les économies de la grandeur, Gallimard, 1991.
  • « Émotions et évaluations dans les coordinations publiques », dans P. Paperman et Ruwen Ogien, « La couleur des pensées. Émotions, sentiments, intentions », dossier de Raisons Pratiques, n°6, Paris, Éditions de l'EHESS, 1995, 145-174.
  • « Mettre en valeur la nature. Disputes autour d'aménagements de la nature, en France et aux États-Unis », dans Autres Temps. Cahiers d'éthique sociale et politique, n°49, 1996, pp. 27-50.
  • « Constituer l'environnement en chose publique. Une comparaison franco-américain », dans J.-P. Blais, C. Gillio et J. Ion, Cadre de vie, environnement et dynamiques associatives, Paris, PUCA, 2001, pp. 203-219.
  • « S'associer pour composer une chose publique », dans Chapart J.-N. et alii, Actions associatives, solidarités et territoires, Saint-Étienne, Publications de l'Université de Saint-Étienne, 2001, pp. 267-274.
  • avec Alain Desrosières, Les catégories socioprofessionnelles, La Découverte, « Repères », 2002.
  • « Les enjeux d'une pluralité de formats d'information », dans E. Delamotte, Du partage au marché. Regards croisés sur la circulation des savoirs, Lille, Édition du Septentrion, 2004, pp. 333-347)
  • Une science de la vie ensemble dans le monde, dans « Une Théorie sociologique générale est-elle pensable? », dossier de la Revue du MAUSS, n°24, 2004, pp. 115-126.
  • L'action au pluriel : sociologie des régimes d'engagement, Paris, La Découverte, 2006.
  • « Biens et réalités de la vie en société. Disposition et composition d'engagements pluriels », dans M. Breviglieri, C. Lafaye et D. Trom, Sens critique, sens de la justice, Paris, Economica, 2009.

Références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.scienceshumaines.com/introduction-a-la-sociologie-pragmatique-vers-un-nouveau-style-sociologique_fr_15555.html

Lien externe[modifier | modifier le code]