Laurence Nowell

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Autoportrait de Nowell avec une bourse vide, dans le coin en bas à gauche de la carte de poche qu’il a réalisé pour William Cecil.

Laurence (ou Lawrence) Nowell, né vers 1515 et décédé vers 1571, est un antiquaire et cartographe britannique, pionnier dans les études du vieil anglais et de la littérature anglo-saxonne.

William Dugdale et Anthony Wood l’ont confondu avec son cousin homonyme[1], homme d’Église, et l’erreur a persisté par exemple dans le Dictionary of National Biography jusque dans les années 1970, où l’analyse d’un procès de 1571[2] a permis de distinguer les deux biographies.

Biographie[modifier | modifier le code]

Nowell a été à la King's School à Westminster du début des années 1530 jusqu’en 1549, avant d’intégrer la Christ Church à Oxford où il reçoit son Master of Arts en 1552.

En 1562, il vit dans la maison londonienne de son patron, Sir William Cecil, où il collectionne et transcrit les documents en vieil anglais, et crée le premier dictionnaire de vieil anglais, le Vocabularium Saxonicum. Pendant ce temps, il devient l’ami et le maître de William Lambarde. En 1563, Nowell tombe en possession du seul manuscrit encore connu à ce jour de Beowulf, dans un codex auquel il donne son nom, le Codex Nowell[3].

Nowell s’est consacré dans les années 1560 à la réalisation d’un atlas de la Grande-Bretagne de l’époque des Anglo-Saxons, mais n’a jamais terminé le travail. Pour Cecil, il a fait le premier relevé cartographique de la côte est de l’Irlande, ainsi qu’une petite carte précise de poche de la Grande-Bretagne, qui Cecil portait toujours avec lui.

En 1563, Nowell a été nommé tuteur d’Édouard de Vere, le dix-septième comte d’Oxford, dont Cecil était le curateur. Nowell a migré en 1568 sur le continent pour étudier, et y est probablement mort entre 1570 et 1572. Ses livres et ses manuscrits sont devenus la possession de William Lambarde.

Références[modifier | modifier le code]

  • (en) Raymond Grant, Laurence Nowell, William Lambarde and the Laws of the Anglo-Saxons, Amsterdam, Rodopi,‎ 1996
  • (en) David Hill, « Laurence Nowell, Cartographer, Linguist, Archivist and Spy, and his Anglo-Saxon Atlas of 1563 », texte lu devant la Société des antiquaires de Londres, 12 février 2004
  • (en) R. Flower, « Laurence Nowell and the Discovery of England in Tudor Times », Proceedings of the British Academy, vol. 21,‎ 1935, p. 47-73
    Discussion sur les livres et manuscrits de Nowell et Lambarde
  • (en) James McConica, The History of the University of Oxford, vol. III : The Collegiate University, Oxford, Clarendon Press,‎ 1986
  • (en) Retha Warnicke, English Language Notes,‎ 1974, chap. XI (« Note on a court of requests case of 1571 »), p. 250–256

Notes[modifier | modifier le code]

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  1. Laurence (ou Lawrence) Nowell est entré au Brasenose College d’Oxford en 1536, et reçoit son MA en 1544. Proche des protestants[évasif], il fuit l’Angleterre lorsque Marie Ire accède au trône, joignant peut-être son frère Alexander Nowell (en) à Francfort. Il retourne en Angleterre avec l’accession au trône d’Élisabeth Ire en 1558, et devient la même année archidiacre de Derby (en). En mars 1560, il devient dean de Lichfield (en). Il meurt en 1576.
  2. L’analyse du procèse a été réalisée par Retha Warnicke. Voyez Warnicke 1974.
  3. Le Codex Nowell a été regroupé au XVIIe siècle avec un autre manuscrit, l’ensemble étant à présent connu sous la référence Cotton Vitellius A. xv, du nom de la bibliothèque Cotton.