Laura Montoya

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Laura Montoya
Sainte catholique
Image illustrative de l'article Laura Montoya
Portrait de la Mère Laura
Sainte
Naissance 26 mai 1874
Jericó
Décès 21 octobre 1949 (à 75 ans) 
Medellín
Nationalité Colombienne
Béatification 25 avril 2004 , à Rome
par Jean-Paul II
Canonisation 12 mai 2013
par François (pape)
Fête 21 octobre

Laura de Jesús Montoya y Upegui, également appelée Mère Laura, née à Jericó le 26 mai 1874 et décédée à Medellín le 21 octobre 1949, était une éducatrice et religieuse catholique colombienne, fondatrice de la Congrégation des Missionnaires de Marie Immaculée et de Sainte Catherine de Sienne[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Laura Montoya Upequi est la fille de Juan de la Cruz Montoya et de Dolores Upequi. Elle est la seconde de leurs trois enfants[2]. Elle a deux ans lorsque son père est tué en 1876, pendant la Guerre civile colombienne de 1876-1877. Les biens de la famille sont confisqués, les trois enfants et leur mère connaissent une grande pauvreté[3].

La jeune Laura est envoyée vivre chez sa grand-mère. Elle se sent délaissée, mais trouve refuge dans la prière, la méditation de l'Écriture sainte et l'eucharistie[2]. Lorsqu'elle a seize ans, sa mère lui demande de contribuer à faire vivre la famille en devenant institutrice. Malgré les faiblesses d'une éducation informelle, elle est admise à l'École normale d'instituteurs de Medellin[2].

Elle enseigne dans différentes écoles du département d'Antioquia. Elle dispense en plus l'enseignement de l'Évangile et les valeurs chrétiennes[2].

Se sentant appelée à la vie religieuse, elle rêve de devenir carmélite. Elle ressent aussi le désir d'annoncer l'Évangile aux contrées les plus éloignées[2].

Elle décide finalement de se consacrer aux Indiens d'Amérique du Sud, et part en 1914 avec cinq compagnes, vers les lieux reculés où ils habitent[3]. À une époque où ils sont considérés par beaucoup comme des sauvages, elle leur reconnaît la pleine dignité d'être humains et veut s'insérer parmi eux, dans leur culture, pour les conduire au Christ[2], « avec une pédagogie efficace qui respecte leur culture et ne s'oppose pas à elle », selon les mots du pape François[3].

Pour pérenniser son œuvre, elle fonde en 1917 la « Congrégation des Missionnaires de Marie Immaculée et de Sainte Catherine de Sienne »[3]. À Dabeiba, elle mène une vie de pauvreté, de service et d'évangélisation, en étant incomprise et méprisée de plusieurs responsables religieux et civils. Elle meurt à Medellin en 1949[4].

Les Missionnaires de Marie Immaculée et de Sainte Catherine de Sienne, surnommées les « Lauritas », exercent en 2013 dans vingt pays, surtout en Amérique latine[3].

Béatification et canonisation[modifier | modifier le code]

Laura est proclamée bienheureuse à Rome par le Pape Jean-Paul II le 25 avril 2004[5] après reconnaissance d'un premier miracle.

Un deuxième miracle est reconnu par le pape Benoît XVI le 14 juin 2012, ouvrant la voie à sa canonisation. Laura Montoya devient ainsi la première sainte colombienne[6], le 12 mai 2013, canonisée par le pape François ; sa fête est célébrée le 21 octobre[3].

Références[modifier | modifier le code]

  1. (es) Misioneras de María Inmaculada y Santa Catalina de Siena, site officiel [consulté le 28 octobre 2012].
  2. a, b, c, d, e et f Ewald 2009, p. 188.
  3. a, b, c, d, e et f La Croix, 19 octobre 2013, p. 16.
  4. Site du Vatican, « Laura Montoya Upegui (1874-1949) ».
  5. (es) Beata Laura Montoya, Aciprensa [consulté le 28 octobre 2012].
  6. (es)El Tiempo du 20-12-2012

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (es) Manuel Díaz Alvarez, Beata Laura Montoya: Mujer intrépida, 2004, 127 pages (ISBN 958-692-526-9).
  • (es) M. C. Puerta Palacios, La madre Laura (1874-1949): La historia de la fundadora de las Misioneras de María Inmaculada y Santa Catalina de Sena, 1987, 201 pages.
  • (es) Carlos E. Mesa, Laura Montoya, una antorcha de Dios en las selvas de América, 1999, 809 pages.
  • (es) Marta Ochoa, Rocío Franco, Laura Montoya: misionera de los indígenas, Editorial Sin Fronteras, 39 pages.
  • (es) Laura Montoya: promotora de la educación popular, Artes, 1992, 52 pages (ISBN 9589046118 et 9789589046111).
  • Xavier Lecœur, « Un saint, une vie - Sainte Laura Montoya, première sainte colombienne », La Croix,‎ 19 octobre 2013, p. 16.
  • (en) « Blessed Laura Montoya Upequi (1874-1949) », dans Daniel Ewald, Saints And Blesseds of the Americas, Xlibris Corporation,‎ 2009 (lire en ligne), p. 188-189.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]