Laura Chinchilla
| Laura Chinchilla | |
| Fonctions | |
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| 49e présidente de la République du Costa Rica | |
| Actuellement en fonction | |
| Depuis le 8 mai 2010 (1 an, 9 mois et 24 jours) |
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| Élection | 7 février 2010 |
| Vice-président | Alfio Piva Mesén (1er) Luis Liberman Ginsburg (2e) |
| Prédécesseur | Óscar Arias Sánchez |
| Première vice-présidente, Ministre de la Justice | |
| 8 mai 2006 – 8 octobre 2008 | |
| Président | Óscar Arias Sánchez |
| Prédécesseur | Lineth Saborío Chaverri |
| Successeur | Alfio Piva Mesén |
| Biographie | |
| Date de naissance | 28 mars 1959 |
| Lieu de naissance | |
| Nationalité | costaricienne |
| Parti politique | PLN |
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| Présidents de la République du Costa Rica | |
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Laura Chinchilla Miranda, née le 28 mars 1959 à San José, est une femme politique costaricienne.
Membre du Parti de la Libération nationale (PLN), elle a été première vice-présidente et ministre de la Justice de 2006 à 2008, avant d'être élue en 2010 présidente de la République du Costa Rica au premier tour avec 47 % des voix[1]. Elle est la première femme à occuper ce poste et présente une orientation politique très conservatrice, malgré le profil social-démocrate de son parti.
Sommaire |
[modifier] Biographie
[modifier] Enfance et études
Fille de Rafael Ángel Chinchilla Fallas et d'Emilce Miranda Castillo, elle obtient une licence à l'université du Costa Rica et une maîtrise en politique à l'université de Georgetown aux États-Unis[2].
[modifier] Carrière politique
En 1994, elle devient vice-ministre de la Sécurité publique[2].
Élue députée en 2002, elle est nommée première vice-présidente de la République du Costa Rica et ministre de la Justice dans le gouvernement d'Óscar Arias Sánchez (2006-2010). Elle démissionne le 8 octobre 2008 pour se consacrer à sa candidature à la présidence de la République. Elle n'est pas remplacée à la vice-présidence.
[modifier] Présidente de la République
Le 7 février 2010, elle est élue présidente de la République au premier tour, obtenant 46,77 % des suffrages face à Ottón Solís (25,04 %) et Otto Guevara (20,96 %)[3].
[modifier] Positions politiques
Le Parti de la Libération nationale, auquel appartient Laura Chinchilla, est membre de l'Internationale socialiste[4] dont le slogan est « Politiques progressistes pour un monde plus juste ». Son approche de certaines questions sociétales semble néanmoins plus conservatrice que cette affiliation pourrait le laisser penser.
[modifier] Opposition à un État laïque
Elle s'oppose farouchement à toute modification de la Constitution du Costa Rica destinée à séparer l'Église de l'État au Costa Rica[5]. D’après la Constitution de 1949 (article 75), la religion catholique, apostolique et romaine est celle de l’État. Sa position contraste avec celle de l’ancien président Arias, qui avait donné son appui à l’établissement d’un État laïque[6].
[modifier] Traitement de la question de la contraception
Elle s'oppose à la légalisation de la « pilule du lendemain » laquelle reste interdite au Costa Rica[7]. D'autres dirigeants conservateurs latino-américains s'opposent également à la pilule du lendemain parce qu'ils la considèrent comme étant abortive. Laura Chinchilla a aussi exprimé son opposition à l’avortement, même dans les cas de viols, sauf si la santé de la femme est en péril[réf. nécessaire]. Il est en effet établi dans la Constitution que les femmes peuvent avorter s’il y a un risque pour leur santé.
[modifier] Traitement de la question homosexuelle
Le 28 novembre 2009, Laura Chinchilla est la seule candidate d’un parti important du Costa Rica à participer et soutenir la « Marche pour la vie et la famille ». Organisée par une coalition des chefs d'églises, l’intention de la marche était d’exprimer l'opposition à la légalisation de l'avortement et des unions civiles pour les personnes du même sexe, ainsi que de leur mariage[8]. Sa participation a soulevé de l’inquiétude chez plusieurs activistes des droits de la personne[9]. Elle a déclaré pour sa part que la marche ne visait aucun groupe en particulier[10].
[modifier] Liens avec l'Église catholique
Laura Chinchilla est très proche des autorités de l'Église catholique, qui expriment leur approbation de certains signes envoyés par Chinchilla par rapport à la religion. Monseigneur José Francisco Ulloa, par exemple, l’a déclarée « Fille Préférée de la Vierge Marie», suite à son élection [1]. En mars 2010, avant d'être assermentée comme présidente du Costa Rica, Laura Chinchilla a rencontré Mgr Barrantes, archevêque de San José, qui lui a présenté son projet d'un nouveau concordat entre le Costa Rica et le Vatican. Les autorités ecclésiastiques souhaitent en effet renforcer leur place dans l'éducation publique et protéger les institutions catholiques, tout en maintenant en vigueur les tribunaux de l'Église (pour les affaires matrimoniales) ainsi que la possibilité de recevoir du financement étatique[réf. nécessaire][11].
[modifier] Vie privée
En 1982, Laura Chinchilla épouse Mario Alberto Madrigal Díaz. Elle divorce le 22 mai 1985. Le 26 mars 2000, elle épouse[2] José María Rico Cueto, un avocat espagnol qui détient également la citoyenneté canadienne, avec qui elle a un fils, José María Rico Chinchilla, né en 1996.
[modifier] Références
- Laura Chinchilla élue présidente du Costa Rica , Le Monde, consulté le 8 janvier 2010
- Agence France-Presse, « Une femme à la tête du Costa Rica » sur http://www.rtbf.be, 8 février 2010. Consulté le 8 février 2010.
- El Clarin, 8 février 2010:Laura Chinchilla se impuso en Costa Rica y será la nueva presidenta» (es) , consulté le 8 janvier 2010
- PARTIS MEMBRES de L'INTERNATIONALE SOCIALISTE consulté le 11 janvier 2010
- No desde Costa Rica al aborto, Estado laico y matrimonios homosexuales, consulté le 11 janvier 2010
- Presidente Oscar Arias apoya reforma para declarar estado laico a Costa Rica, consulté le 11 janvier 2010
- Una mujer de ordeno y mando
- Thousands March Against Gay Civil Unions in Costa Rica consulté le 11 janvier 2010
- Lic. Hermes Navarro del Valle « Una marcha vergonzosa » La Prensa Libre, consulté le 11 janvier 2010
- LAURA CHINCHILLA CREARÁ MINISTERIO DE LA FAMILIA , consulté le 11 janvier 2010
- « Ce pays a avancé beaucoup en matière de législation, mais il accuse un retard dans la relation église-État. On doit se mettre à jour. Un concordat le rendrait possible », a déclaré l'Archevêque[réf. nécessaire].