Launaguet

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Launaguet
Château de Launaguet Actuelle Mairie
Château de Launaguet Actuelle Mairie
Blason de Launaguet
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Midi-Pyrénées
Département Haute-Garonne
Arrondissement Arrondissement de Toulouse
Canton Canton de Toulouse-14
Intercommunalité Communauté urbaine de Toulouse Métropole
Maire
Mandat
Michel Rougé
2014-2020
Code postal 31140
Code commune 31282
Démographie
Gentilé Launaguettois, Launaguettoises
Population
municipale
7 309 hab. (2011)
Densité 1 041 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 40′ 30″ N 1° 27′ 28″ E / 43.675, 1.4577777777843° 40′ 30″ Nord 1° 27′ 28″ Est / 43.675, 1.45777777778  
Altitude Min. 126 m – Max. 203 m
Superficie 7,02 km2
Localisation

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Liens
Site web site officiel

Launaguet est une commune française située dans le département de la Haute-Garonne et la région Midi-Pyrénées.

Géographie[modifier | modifier le code]

Commune de l'aire urbaine de Toulouse située dans son pôle urbain sur Hers-Mort dans la banlieue à quelques kilomètres au nord de Toulouse (9 km de centre à centre).

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Launaguet
Fonbeauzard Castelginest Saint-Loup-Cammas
Aucamville Launaguet Saint-Geniès-Bellevue
Toulouse Toulouse L'Union

Transport[modifier | modifier le code]

Elle jouxte le périphérique de Toulouse par sa pointe nord.

Launaguet est relié a Toulouse par 2 ligne de bus Tisseo:

Histoire[modifier | modifier le code]

Des fouilles effectuées à Launaguet en 1968 ont mis au jour une fosse chasséenne contenant des instruments d'industrie lithique et des céramiques prouvant que les humains fréquentaient ce lieu il y a environ 7 000 ans.

On n'a jamais trouvé de traces d'implantation romaine, mais il est probable que toute une partie de la commune était incluse dans les terres de la vaste villa gallo-romaine dont les vestiges ont été découverts entre Lalande et Aucamville. Après les grandes invasions, quand Toulouse était capitale du royaume Wisigoth, Launaguet est partagé en deux par l'Hers-Mort, rivière capricieuse, peu fidèle à un lit clairement défini. Un seul pont, dit Anet ou d'Annot, situé à peu près à l'emplacement de l'actuel pont de l'Hers permet de communiquer avec le secteur nord par le chemin de Fronton.

À droite de l'Hers, s'étend le terroir de Launac, sans doute un fief seigneurial concédé par les comtes de Toulouse, qui contrôlent la route, le pont et un lieu dit (ou village) nommé Launaguet : ce nom est peut-être tout simplement issu de la contraction des mots Launac et Anet. Sur la rive gauche, l'abbaye de Saint-Sernin a fondé la sauveté de Matepezoul, village bâti aux environs de l'actuel quartier du pont.

Au XIIIe siècle, les fidèles de Simon de Montfort campent au nord de Toulouse et ravagent la sauveté. Matepezoul disparaît corps et bien, mais Launaguet survit. Il a perdu son rôle de carrefour, mais devient une importante paroisse rurale dont dépendent aussi Fonbeauzard et Croix-Bénite. Aux portes de Toulouse, c'est un village où cohabitent les ruraux, travailleurs de la terre, et les riches bourgeois toulousains qui possèdent chez nous des résidences de campagne.

Les travaux de redressement et d'assèchement de l'Hers menés de 1745 à 1755 donnent au secteur son aspect actuel.

En 1789, la paroisse est divisée en trois communes (Launaguet, Fonbeauzard et Aucamville), mais c'est le maire de Launaguet, Monsieur Goulard qui "jugé le plus capable" est chargé d'administrer l'ensemble.

Pour favoriser les relations avec le quartier des Sables, en plein essor depuis les travaux, on a édifié le pont de la Palanque. Dès lors, peu à peu, Launaguet accentue son visage rural avec l'accession à la propriété d'anciens métayers ou brassiers qui rachètent les terres des bourgeois toulousains. Pourtant Launaguet connaît une expérience industrielle avec l'installation en 1830 d'une fabrique de terre cuite et de céramique créée sur le domaine de Miremont par les frères Virebent, architectes décorateurs-restaurateurs, très réputés sur la place de Toulouse.

L'après Seconde Guerre mondiale sonnera le glas de la civilisation rurale et Launaguet se transforme peu à peu en village de banlieue semi-résidentiel.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Launaguet

Son blasonnement est : D'or au tourteau d'azur.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Commune faisant partie de la cinquième circonscription de la Haute-Garonne.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1977 1996 Guy Léguevaques PS Sénateur
Conseiller général
1996        
2006 2014 Arlette Sylvestre PS Vice-Présidente du Grand Toulouse
2014 en cours Michel Rougé PS  
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 7 309 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
234 262 262 292 380 397 390 407 259
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
474 488 560 582 609 652 635 642 610
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
587 600 620 607 665 682 699 772 940
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
1 160 1 407 2 771 2 842 3 768 5 086 6 696 6 926 7 309
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le château actuel a été construit en 1845 sur les ruines d'un manoir incendié en 1805. Le domaine avait été acheté en décembre 1843 par Jasques-Henry Dufay, Baron de Launaguet, Préfet de Montauban, puis Maître des requêtes au Conseil d'État. Son tombeau se trouve dans la chapelle, devant l'église actuelle.
Ce château a été restauré par un architecte installé à Launaguet, Auguste Virebent.
Il est devenu patrimoine communal en septembre 1991, et classé monument historique le 11 février 1993.
  • Église Saint-Barthélemy.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Lion en terre cuite d’Auguste Virebent
  • Auguste Virebent (1792-1857), architecte briquetier, créateur d'une usine de céramique artistique au pied de la colline de Miremont.

Vie pratique[modifier | modifier le code]

Service public[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Culture[modifier | modifier le code]

Activités sportives[modifier | modifier le code]

Écologie et recyclage[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011