Laudes Creaturarum

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Laudes Creaturarum (en latin, Cantique des Créatures en français, connu aussi sous le nom de Cantico di Frate Sole en italien ou Cantique du soleil en français), est un chant religieux composé par saint François d'Assise. Il a été écrit dans le dialecte italien de l'Ombrie, mais a depuis été traduit dans de nombreuses langues. On pense qu'il figure parmi les premières œuvres de littérature écrite en italien moderne, si ce n'est la première.

Le texte[modifier | modifier le code]

À la différence d'autres chants religieux de cette époque, le Cantique des Créatures fait preuve d'une certaine innocence dans sa prière à Dieu, en Le remerciant pour des créations telles que « Frère Feu » et « Sœur Eau ». C'est une affirmation de la théologie personnelle de François, lorsqu'il se réfère souvent aux animaux comme à des frères et des sœurs de l'humanité, alors qu'il rejetait le matérialisme en faveur de « Mère Pauvreté », et même appelait son propre corps physique « Frère âne ».

Il semble que saint François ait composé la plus grande partie du cantique à la fin de l'année 1224, alors qu'il se trouvait dans la chapelle Saint-Damien adjacente à la première fondation de l'Ordre des pauvres dames' (Clarisses) alors sous la direction de sainte Claire. Selon la tradition, la première fois qu'il fut chanté en entier, ce fut par François et les frères Angelo et Leo, deux de ses premiers compagnons, sur le lit de mort de François, le vers final priant « Sœur Mort » ayant été ajouté quelques minutes avant.

Historiquement, le Cantique des Créatures est mentionné pour la première fois dans la Vita Prima de Thomas de Celano, en 1228.

Mises en musique au XXe siècle[modifier | modifier le code]

Au XXe siècle, le Cantique des Créatures devient une pièce musicale du compositeur russe Sofia Gubaidulina dédiée au violoncelliste Mstislav Rostropovich pour son soixante-dixième anniversaire.

Sofia Gubaidulina donne le plan suivant pour les sections officielles :

  1. Glorification du Créateur, et de ses Créations - le soleil et la lune
  2. Glorification du Créateur, le créateur des quatre éléments : air, eau, feu et terre
  3. Glorification de la vie
  4. Glorification de la mort

Bien qu'elle note que l'« abandon » par les violoncelles de leur instrument divise en réalité la pièce en deux.

On utilise une harmonie en jouant sur la corde do, après laquelle le violoncelliste joue sur la corde vers la note la plus basse possible de l'instrument. Le violoncelliste repose ensuite l'instrument, jouant sur une grosse caisse, puis sur un flexatone, avant de revenir au violoncelle.

La pièce a été enregistrée et publiée sur :

Gubaidulina était présente lors de l'enregistrement des deux pièces.

Le compositeur suisse Hermann Suter a composé en 1923 un oratorio pour solistes, chœurs et orchestre, op. 25 : Le Laudi di San Francesco d'Assisi, cantico del sol, basé sur le texte de ce cantique.

On a employé une interprétation moderne dans la biographie musicale de saint François, Frère Soleil, Sœur Lune.

Citation[modifier | modifier le code]

« Laudato sie, mi signore, cum tucte le tue creature,
spetialmente messer lo frate sole,
loquale iorni et allumini noi per lui. »

« Je chante une prière vers Toi, mon Seigneur, pour tout ce que tu as fait,
spécialement pour Frère Soleil,
Qui apporte le jour et à travers qui Tu nous donnes la lumière. »

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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