Lauberhorn

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Lauberhorn
L'aire d'arrivée de la descente du Lauberhorn en 2006
Descente
Altitude de départ 2 315 m
Altitude d'arrivée 1 290 m
Dénivellation 1 025 m
Longueur 4 455 m
Massif Alpes bernoises (Alpes)
Pays Drapeau de la Suisse Suisse
Localité Wengen
Discipline Ski alpin (Descente)
Événements Coupe du monde de ski alpin
Localisation
Switzerland location map.svg
Arak


46° 35′ 32.9″ N 7° 56′ 52.6″ E / 46.592472, 7.947944 ()

Les courses du Lauberhorn (en allemand Lauberhornrennen) ont lieu chaque année dans l'Oberland bernois en Suisse. Le Lauberhorn désigne en général la piste de descente de Wengen, la plus longue au monde avec ses 4 455 mètres. Les coureurs mettent environ 2 minutes et 30 secondes pour parcourir cette distance. La vitesse maximale est de l'ordre de 160 km/h. Deux autres compétitions ont lieu : le slalom et le combiné.

La course est également réputée pour le paysage dans lequel elle se déroule, entourée notamment par l'Eiger, le Mönch et la Jungfrau.

Descente[modifier | modifier le code]

La Patrouille Suisse lors de la descente du Lauberhorn 2012

Appréciée par le public et les coureurs pour ses caractéristiques, la descente du Lauberhorn se déroule au pied de l'Eiger, dans la région de la Jungfrau, vers la vallée de Lauterbrunnen. Elle comprend des passages clés comme le Hundschopf (la tête de chien, un saut de 40 mètres entre deux rochers), le Kernen-S (un enchaînement de deux virages à 90° en une petite trentaine de mètre) et le Wasserstation tunnel (le passage sous un petit viaduc de la ligne ferroviaire locale, le Wengernalpbahn)[1]. Environ 30 000 spectateurs assistent à la descente chaque année[2]. La Patrouille Suisse fait également une démonstration durant le week-end des courses[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Karl Schranz lors de la course de 1966.

La course a été créé en 1930 par Ernst Gertsch[2] et est la plus vieille course de ski au monde[2]. La course a été créée pour montrer aux Anglais, qui venaient régulièrement en vacances dans l'Oberland bernois, que les Suisses étaient meilleurs skieurs[2]. Les premières courses ont été un slalom et une descente, remporté respectivement par les Suisses Ernst Gertsch et Christian Rubi, et un combiné remporté par le britannique Bill Bracken[2].

Le fils d'Ernst Gertsch, Viktor, a pris le relais de son père à la présidence du comité d'organisation des courses en 1970. Il a quitté ses fonctions après 44 ans de service, en 2014, à l'âge de 72 ans[2]. Urs Näpflin, responsable de course entre 2000 et 2012, puis vice-président du comité d'organisation de 2012 à 2014, a repris le poste de président après le départ de Viktor Gertsch[3].

Certains lieux-dits le long du parcours ont été nommés en fonction de divers événements qui ont lieu durant les courses, notamment :

  • le Minschkante, le « rebord de Minsch », nommé d'après le skieur suisse Joos Minsch qui s'est blessé gravement à cet endroit en 1965[1].
  • le Canadian Corner, le « coin des Canadiens » est une allusion aux chutes des Canadiens Ken Read et Dave Irwin lors de la descente de 1976[4].
  • le Kernen-S, auparavant Brückli-S, est nommé en raison de la relation « amour-haine » qu'a le Suisse Bruno Kernen avec ce passage. En effet, il a chuté de manière spectaculaire dans ce passage en 1997 mais l'a bien passé en 2003, année ou il remporta la course[5].
  • le Österreicherloch, le « trou autrichien » a été baptisé à la suite de la course de 1954 où chutèrent trois des favoris autrichiens : Toni Sailer, Walter Schuster et Anderl Molterer[6].

En 1991, le jeune skieur autrichien Gernot Reinstadler trouva la mort près de l'arrivée (la Ziel-S). Il ne fut pas capable de négocier la courbe en S et engagea le dernier saut avec une mauvaise trajectoire. Il percuta le bord de la piste à environ 75 km/h [7] et son ski se coinça dans les filets. Il fut grièvement blessé par son ski et décéda dans la soirée à Interlaken des suites d'un bassin brisé et d'importantes hémorragies internes dans la partie inférieure du corps[7]. La course n'eut pas lieu cette année[8]. Afin d'éviter d'autres accidents, la configuration de la piste fut remaniée. La sécurité fut renforcée et les portes furent déplacées vers le haut et vers la gauche.

Chiffres[modifier | modifier le code]

Source identique pour l'ensemble du tableau[9]:

Année Nombre de spectateurs Taux d'écoute RTS Budget Fan's club Nombre de participants
2006 25 000 1 006 000 - 582 61
2007 21 000 1 024 000 - 499 68
2008 21 500 1 074 000 - 470 57
2009 29 000 1 055 000 - 467 67
2010 32 000 1 082 000 - 460 55
2011 35 000 1 031 000 - 450 57
2012 38 000 1 062 000 - 500 59
2013 33 000 - - - 60
2014 29 000 - 6,4 millions - 71

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

Tracé[modifier | modifier le code]

Vue du Hundschopf.

Le départ est donné à une altitude de 2 315 mètres[10]. Un long droit sur un virage à droite va mener les concurrents jusqu'au Russisprung (en français : saut Russi, du nom de Bernhard Russi), où les athlètes décollent sur une vingtaine de mètres[10] pour arriver sur le Traversenschuss, long schuss[NB 1] qui mène sur le Hundschopf (en français : la Tête de chien), impressionnant saut entre deux rochers[10].

La course se poursuit sur la Minschkante, une bosse où les descendeurs passent à près de 110 km/h, en direction du Canadian Corner (en français : Coin de Canadiens), une longue courbe où il faut optimiser la vitesse[10]. Suit l'Alpweg et le Kernen-S[1], du nom de Bruno Kernen, où il faut veiller à ne pas perdre de vitesse en vue du long schuss sur la Wasserstation (en français : la Station d'eau) où les coureurs passent sous un tunnel étroit des chemins de fers Wengernalpbahn[1] pour arriver sur le Langentrejen[10]. La partie la plus rapide de la descente est le Hanneggschuss[10].

Le record de vitesse a été réalisé le 19 janvier 2013 par le français Johan Clarey, qui a effectué un passage à 161,9 km/h[2]. C'est également le record absolu de vitesse pour une descente[1]. La section suivante est le Silberhornsprung (en français : Saut du Silberhorn), passage marqué par un virage suivi rapidement d'un saut[10]. La course arrive dans sa portion finale par le Oesterreicherloch (en français : le trou des Autrichiens), le Final-S, le Schuss final et enfin l'arrivée à une altitude de 1 287 mètres[10]. La course fait ainsi une longueur de 4,5 kilomètres pour une dénivellation de 1 025 mètres[10].

Sécurité[modifier | modifier le code]

Les filets et coussins de sécurité s'étendent sur 16 kilomètres[10]. Après le Hanneggschuss, ou les coureurs arrivent à près de 160 km/h, il y a un ruisseau qui coule à travers la piste. Pour éviter tout risque, les organisateurs montent une passerelle avant les premières neiges afin que le ruisseau puisse couler dessous. Au printemps, la passerelle est à nouveau démontée pour que le ruisseau puisse couler à l'air libre. Le coût initial de l'opération est de 700 000 francs suisses[11]. Le Ziel-S a été remanié plusieurs fois. En 1991, après l'accident de Reinstalder, puis en 2009, ou la piste a été élargie d'une quinzaine de mètres et le virage rendu moins exigeant[12].

Une quarantaine d'hélicoptères sillonnent le ciel pour le transport de passagers durant le week-end. Pour éviter tout accident, l'armée suisse déploie une tour de contrôle mobile afin d'assurer la circulation aérienne[13].

Retransmission télévisée[modifier | modifier le code]

La retransmission télévisée est assurée par la Schweizer Radio und Fernsehen (SRF) depuis 1960[14]. Le long du tracé sont installées 22 caméras reliées par près de six kilomètres de câbles en fibre optique qui envoient les images vers le camion de reportage de la RTS à Lauterbrunnen[14]. De plus, un drone équipé d'une caméra et piloté par deux spécialistes est utilisé, notamment pour le passage sur le Hundschopf[14]. De Lauterbrunnen, les images sont envoyées à Zurich puis diffusées à l'échelle mondiale[14]. Dans l'aire d'arrivée, se trouvent également les zones d'interview[14]. Les coûts de production sont de près d'un million de francs suisses[14].

SRF déploie plus de cent collaborateurs sur une semaine pour préparer et assurer la retransmission[14]. Le matériel est acheminé par rail, seul accès à Wengen, et par hélicoptère. Près de 30 vols sont nécessaire pour amener les 22 tonnes de matériel[14]. C'est un événement d'une grande importance pour SRF qui l'utilise comme carte de visite afin d'obtenir l'adjudication de la production de grands événement comme les épreuves de ski alpin des Jeux olympiques d'hiver[14],[NB 2].

La diffusion et les moyens ont grandement évolué depuis 1960. La première diffusion en couleurs a eu lieu en 1973, celle du Hundschopf en 1978, les premières images du départ (1984) et la première interview en direct de la zone d'arrivée en 1987[14]. Bernhard Russi a fait la première descente caméra au poing en 1989[14]. Enfin la superposition des images de deux coureurs en 1998, la nouvelle aire d'arrivée (2008) jusqu'à la première diffusion en haute définition en 2009 montrent l'importance de l'événement et les investissements consentis pour la diffusion de cette compétition[14].

Vainqueurs[modifier | modifier le code]

Année Descente Slalom Combiné
2014 Drapeau : Suisse Patrick Küng Drapeau : France Alexis Pinturault Drapeau : États-Unis Ted Ligety
2013 Drapeau : Italie Christof Innerhofer Drapeau : Allemagne Felix Neureuther Drapeau : France Alexis Pinturault
2012 Drapeau : Suisse Beat Feuz Drapeau : Italie Cristian Deville Drapeau : Croatie Ivica Kostelic
2011 Drapeau : Autriche Klaus Kröll Drapeau : Croatie Ivica Kostelic Drapeau : Croatie Ivica Kostelic
2010 Drapeau : Suisse Carlo Janka Drapeau : Croatie Ivica Kostelić Drapeau : États-Unis Bode Miller
2009 Drapeau : Suisse Didier Défago Drapeau : Autriche Manfred Pranger Drapeau : Suisse Carlo Janka
2008 Drapeau : États-Unis Bode Miller Drapeau : France Jean-Baptiste Grange Drapeau : France Jean-Baptiste Grange
2007 Drapeau : États-Unis Bode Miller --- Drapeau : Autriche Mario Matt
2006 Drapeau : États-Unis Daron Rahlves Drapeau : Italie Giorgio Rocca Drapeau : Autriche Benjamin Raich
2005 Drapeau : Autriche Michael Walchhofer Drapeau : Allemagne Alois Vogl Drapeau : Autriche Benjamin Raich
2004 --- Drapeau : Autriche Benjamin Raich ---
2003 Drapeau : Autriche Stephan Eberharter
Drapeau : Suisse Bruno Kernen
Drapeau : Italie Giorgio Rocca Drapeau : Norvège Kjetil André Aamodt
2002 Drapeau : Autriche Stephan Eberharter Drapeau : Croatie Ivica Kostelić Drapeau : Norvège Kjetil André Aamodt
2001 --- Drapeau : Autriche Benjamin Raich ---
2000 Drapeau : Autriche Josef Strobl Drapeau : Norvège Kjetil André Aamodt ---
1999 Drapeau : Norvège Lasse Kjus Drapeau : Autriche Benjamin Raich Drapeau : Norvège Lasse Kjus
1998 Drapeau : Autriche Hermann Maier
Drapeau : Autriche Andreas Schifferer
Drapeau : Autriche Thomas Stangassinger (AUT) [NB 3] Drapeau : Autriche Hermann Maier
1997 Drapeau : Italie Kristian Ghedina Drapeau : Autriche Thomas Sykora ---
1996 --- --- ---
1995 Drapeau : Italie Kristian Ghedina
Drapeau : États-Unis Kyle Rasmussen
Drapeau : Italie Alberto Tomba Drapeau : Luxembourg Marc Girardelli
1994 Drapeau : Suisse William Besse Drapeau : Luxembourg Marc Girardelli [NB 4] ---
1993 --- --- ---
1992 Drapeau : Suisse Franz Heinzer Drapeau : Italie Alberto Tomba Drapeau : Suisse Paul Accola
1991 --- --- ---
1990 --- --- ---
1989 Drapeau : Luxembourg Marc Girardelli Drapeau : Autriche Rudolf Nierlich Drapeau : Luxembourg Marc Girardelli
1988 --- --- ---
1987 Drapeau : République fédérale d'Allemagne Markus Wasmeier Drapeau : Suisse Joël Gaspoz Drapeau : Suisse Pirmin Zurbriggen
1986 --- Drapeau : République fédérative socialiste de Yougoslavie Rok Petrovic ---
1985 Drapeau : Autriche Helmut Höflehner
Drapeau : Autriche Peter Wirnsberger
Drapeau : Luxembourg Marc Girardelli Drapeau : France Michel Vion
1984 Drapeau : États-Unis Bill Johnson Drapeau : Suède Ingemar Stenmark Drapeau : Liechtenstein Andreas Wenzel
1983 --- --- ---
1982 Drapeau : Autriche Harti Weirather Drapeau : États-Unis Phil Mahre Drapeau : Suisse Pirmin Zurbriggen
1981 Drapeau : Suisse Toni Bürgler Drapeau : République fédérative socialiste de Yougoslavie Bojan Krizaj ---
1980 Drapeau : Canada Ken Read
Drapeau : Suisse Peter Müller
Drapeau : République fédérative socialiste de Yougoslavie Bojan Krizaj ---
1979 --- --- ---
1978 --- Drapeau : Autriche Klaus Heidegger ---
1977 Drapeau : Autriche Franz Klammer Drapeau : Suède Ingemar Stenmark Drapeau : Suisse Walter Tresch
1976 Drapeau : Italie Herbert Plank
Drapeau : Autriche Franz Klammer
Drapeau : Suède Ingemar Stenmark Drapeau : Autriche Franz Klammer
1975 Drapeau : Autriche Franz Klammer Drapeau : Suède Ingemar Stenmark Drapeau : Italie Gustav Thöni
1974 Drapeau : Suisse Roland Collombin Drapeau : République fédérale d'Allemagne Christian Neureuther ---
1973 --- Drapeau : République fédérale d'Allemagne Christian Neureuther ---
1972 --- Drapeau : France Jean-Noël Augert ---
1971 --- --- ---
1970 Drapeau : France Henri Duvillard Drapeau : France Patrick Russel ---
1969 Drapeau : Autriche Karl Schranz Drapeau : Autriche Reinhard Tritscher ---
1968 Drapeau : Autriche Gerhard Nenning Drapeau : Suisse Dumeng Giovanoli ---
1967 Drapeau : France Jean-Claude Killy Drapeau : France Jean-Claude Killy ---
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1930 Drapeau : Suisse Christian Rubi Drapeau : Suisse Ernst Gertsch Drapeau : Royaume-Uni Bill Bracken

Autres[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Le schuss est la position de recherche de vitesse que prend un skieur lors d'un passage droit. Il est également utilisé pour nommer les passages dans lequel le skieur se met dans cette position.
  2. Notamment grâce à cette réalisation, SRF a obtenu la production des épreuves de ski alpin pour les Jeux olympique de 2006, 2010 et 2014
  3. Le slalom fut organisé à Veysonnaz sur la Piste de l'Ours.
  4. Un Super-G fut organisé en lieu et place du slalom.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d et e « Lauberhorn : la discipline reine », sur jungrau.ch, Jungfrau Tourisme (consulté le 17 mars 2014)
  2. a, b, c, d, e, f, g et h Jane A. Peterson, « Une histoire de famille se termine au Lauberhorn », sur swissinfo.ch,‎ 16 janvier 2014 (consulté le 14 mars 2014)
  3. (de) «Urgestein» Viktor Gertsch tritt ab, sur swissinfo.ch,‎ 15 janvier 2014 (consulté le 14 mars 2014)
  4. (de) « Der «Canadian Corner» - eine schwierige Rechtskurve », sur srf.ch, Radio Télévision Suisse,‎ 15 janvier 2013 (consulté le 17 mars 2014)
  5. (de) « Das «Kernen-S» - eine Hassliebe », sur srf.ch, Radio Télévision Suisse,‎ 16 janvier 2013 (consulté le 17 mars 2014)
  6. (de) « «Österreicherloch» - Toni Sailers Verhängnis », sur srf.ch, Radio Télévision Suisse,‎ 17 janvier 2013 (consulté le 17 mars 2014)
  7. a et b (en) AP, « Austrian Skier Dies After Race Fall », New York Times,‎ 20 janvier 1991 (lire en ligne)
  8. « GERNOT REINSTADLER N'EST PLUS », sur lesoir.be, Le Soir,‎ 19 janvier 1991 (consulté le 17 mars 2014)
  9. « Faits et chiffres », sur lauberhorn.ch (consulté le 14 mars 2014)
  10. a, b, c, d, e, f, g, h, i et j Raphaël Vannay, Isabelle Musy, « Défago et Kernen décryptent le Lauberhorn », sur letemps.ch, Le Temps (consulté le 14 mars 2014)
  11. (de) « Lauberhorn: Mehr Sicherheit am Haneggschuss! », sur skionline.ch,‎ 14 octobre 2013 (consulté le 10 avril 2014)
  12. (de) Mario Rall, Florian A. Lehmann, « Legendäres Ziel-S am Lauberhorn: Entschärft oder verschandelt? », sur skionline.ch,‎ 14 janvier 2009 (consulté le 10 avril 2014)
  13. (de) Adrian Müller, « Eine Heli-Armada schwirrt ums Lauberhorn », sur 20min.ch, 20 Minuten,‎ 13 janvier 2012 (consulté le 10 avril 2014)
  14. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k et l (de) Thomas Wälti, « Mit der Drohne über den Hundschopf », sur tagesanzeiger.ch, Tages Anzeiger,‎ 13 janvier 2002 (consulté le 17 mars 2014)
  15. (en) Michael Ritchie. ''Downhill Racer" [DVD]. New York: The Criterion Collection.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

(de) Martin Born, Lauberhorn - Die Geschichte eins Mythos, Zurich, As Verlag,‎ 2004, 240 p. (ISBN 3909111084)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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