Latronquière

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Latronquière
Le lac du Tolerme
Le lac du Tolerme
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Midi-Pyrénées
Département Lot
Arrondissement Figeac
Canton Latronquière
(chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes du Haut-Ségala
Maire
Mandat
Éliane Lavergne
2014-2020
Code postal 46210
Code commune 46160
Démographie
Population
municipale
519 hab. (2011)
Densité 50 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 48′ 02″ N 2° 04′ 44″ E / 44.8006, 2.0789 ()44° 48′ 02″ Nord 2° 04′ 44″ Est / 44.8006, 2.0789 ()  
Altitude Min. 549 m – Max. 694 m
Superficie 10,37 km2
Localisation

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Latronquière

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Latronquière

Latronquière est une commune française, située dans le département du Lot en région Midi-Pyrénées.

Géographie[modifier | modifier le code]

Commune située dans le Ségala Massif central à la source du Bervezou sur l'ancienne route nationale 653 entre Lacapelle-Marival et Sousceyrac

Histoire[modifier | modifier le code]

« La Tronquière » était l'intitulé ancien du lieu jusqu'au XIXe siècle (la Tronquiera en quercynois), la dénomination « Latronquière » s'est progressivement imposée depuis la Révolution française.

Située sur la voie romaine de Cahors à Gergovie et Clermont, La Tronquière était située sur l'itinéraire entre le Quercy et l'Auvergne. On y a longtemps prélevé un droit de péage sur le bétail montant en Auvergne.

La Tronquière a été du XIIIe siècle à la Révolution une commanderie fortifiée de l'Ordre de Malte, dépendant du grand prieuré de Saint-Gilles dans la langue de Provence. La plus ancienne référence à cet établissement est la donation d'un mas au commandeur de La Tronquière, datée de 1255. La fondation de la commanderie pourrait toutefois remonter au XIe ou XIIe siècle, à la suite de la donation d'un seigneur du lieu, baron de La Tronquière[1]. La baronnie de La Tronquière s'étendait sur un territoire assez vaste dont elle percevait les revenus, exerçait la justice et détenait les divers droits féodaux, comprenant les paroisses de La Tronquière, Gorses, Bouxal, puis Druhles. Elle empiétait sur celles de Sénaillac, Lauresses, Saint-Cirgues, et possédait des rentes sur d'autres points du Quercy, de l'Auvergne et du Rouergue.

La commanderie était établie dans un château féodal doté de trois tours massives et de fortes murailles, comprenant notamment une église, une prison, des greniers et granges pour abriter les récoltes. Le château de La Tronquière était pendant les croisades une garnison de l'ordre militaire qu'était l'Ordre de Malte. Par la suite dès le XVIIe siècle le commandeur en titre de La Tronquière, habituellement un haut dignitaire de l'Ordre de Malte n'y résidait plus et était inconnu des habitants. Les intérêts de la communauté étaient gérés sur place par des intendants que venaient régulièrement inspecter des commissaires envoyés par le commandeur.

Pendant les guerres de religion (1570-1590), très disputées en Quercy, une grande partie des habitants de La Tronquière, devenus protestants s'étaient emparés du château et avaient abattu l'église paroissiale. La chapelle des commandeurs servit d'église paroissiale après le départ des Réformés (1571). Le château peu habité ayant perdu au XVIIe siècle sa fonction défensive subit un long processus de délabrement. Au XVIIIe siècle la forteresse était déjà démantelée, les remparts abattus, les fossés à demi-comblés. La tour carrée rasée après la Révolution achevait la disparition du château dont seul aujourd'hui le terre plein reste identifiable.

Lieu de passage de la 2e division SS Das Reich voir massacres perpétrés par les Allemands en France durant la Libération de 1944

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 2008 Claude Galtié PS  Conseiller général
mars 2008 2014 Serge Lesobre Divers gauche  
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 519 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
440 450 521 410 434 448 450 499 524
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
476 496 525 566 563 567 562 562 550
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
534 544 535 510 541 511 517 510 510
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
545 597 636 617 555 538 542 543 519
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Au début du XXe siècle, Latronquière comptait 550 habitants[4].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église de Latronquière

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. F. de Laroussilhe, La Commanderie-baronnie de La Tronquière, 1894
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  4. Le Lot chapitre Centres d'excursion p.248 - Armand Viré - Réédition de l'ouvrage de 1907 - ISBN 2-7455-0049-X

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • La Commanderie-Baronnerie de La Tronquière, Ordre de Malte, par Ferdinand de Laroussilhe, Girma, Cahors, 1894, réédité en 1998 par l'Office de Tourisme de Latronquière.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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