Lasiommata megera

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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Mégère (homonymie) et Satyre (homonymie).

La Mégère ou le Satyre (Lasiommata megera) est un lépidoptère appartenant à la famille des Nymphalidae, à la sous-famille des Satyrinae, à la tribu des Satyrini et au genre Lasiommata.

Dénomination[modifier | modifier le code]

Elle a été nommée Lasiommata megera par Carl von Linné en 1767.

Synonymes : Papilio megera Linnaeus, 1767 ; Pararge megera[1],[2].

Noms vernaculaires[modifier | modifier le code]

La Mégère se nomme Wall Brown en anglais, Mauerfuchs en allemand et Saltacercas en espagnol[1].

Revers

Sous-espèces[modifier | modifier le code]

  • Lasiommata megera megera présent en Afrique du Nord et Espagne.
  • Lasiommata megera megerina (Herrich-Schäffer, 1856)
  • Lasiommata megera paramegaera (Hübner, 1824) en Corse et en Sardaigne considérée parfois comme une espèce distincte Lasiommata paramegaera[3].
  • Lasiommata megera transcaspica (Staudinger, 1901)[1].
  • Lasiommata megera vividissima (Verity, 1923); dans le sud de l'Espagne et en Afrique du Nord[4].

Description[modifier | modifier le code]

La Mégère est un papillon de taille moyenne, de couleur jaune orangé marqué de lignes marron. Dans la bande submarginale formée par ces lignes, un ocelle est situé à l'apex des antérieures et quatre aux postérieures. Ces ocelles noirs sont pupillés de clair.

Le verso des antérieures est semblable, avec l'ocelle à l'apex alors que les ailes postérieures sont en damier marron terne et beige avec une ligne de d'ocelles clairs pupillés de noir peu visibles.

Chenille

Chenille[modifier | modifier le code]

La chenille est vert pâle, avec des poils clairs dans les premiers stades, longs et foncés dans le dernier.

Biologie[modifier | modifier le code]

Période de vol et hibernation[modifier | modifier le code]

La Mégère vole en deux ou trois génération entre avril et novembre[3].

Plantes hôtes[modifier | modifier le code]

Les plantes hôtes de sa chenille sont diverses Poacées dont Poa annua, Dactylis glomerata, Brachypodium dont Brachypodium sylvaticum et Brachypodium pinnatum, Deschampsia flexuosa, Agrostis tenuis, Agrostis gigantea, Agrostis capillaris, Festuca ovina[1],[3].

Ecologie et distribution[modifier | modifier le code]

La Mégère est présente dans toute l'Afrique du Nord, dans toute l'Europe non nordique, et dans l'ouest de l'Asie tempérée[3],[1].

Elle est présente dans tous les départements de la France métropolitaine[5].

Biotope et comportement[modifier | modifier le code]

La Mégère fréquente les friches broussailleuses, les landes claires, les endroits rocailleux. Posée sur les chemins, elle apprécie se réchauffer longuement au soleil.

Protection[modifier | modifier le code]

Pas de statut de protection particulier[6].

Mégère butinant des fleurs de trèfle
Mégère au repos

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d et e funet
  2. INPN taxonomie
  3. a, b, c et d Tom Tolman, Richard Lewington, Guide des papillons d'Europe et d'Afrique du Nord, Paris, Delachaux et Niestlé, 1999-2009 ISBN 978-2-603-01649-7
  4. Parc naturel d'Ifrane
  5. lepinet
  6. INPN protection

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Tom Tolman, Richard Lewington, Guide des papillons d'Europe et d'Afrique du Nord, Paris, Delachaux et Niestlé, 1999-2009 ISBN 978-2-603-01649-7
  • Lionel G. Higgins et Norman D. Riley, Guide des papillons d'Europe, Lausanne, Delachaux et Niestlé, 1988.