Larnod

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Larnod
Image illustrative de l'article Larnod
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Franche-Comté
Département Doubs
Arrondissement Besançon
Canton Boussières
Intercommunalité Grand Besançon
Maire
Mandat
Hugues Trudet
2014-2020
Code postal 25720
Code commune 25328
Démographie
Population
municipale
673 hab. (2011)
Densité 166 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 11′ 11″ N 5° 58′ 22″ E / 47.1864, 5.972847° 11′ 11″ Nord 5° 58′ 22″ Est / 47.1864, 5.9728  
Altitude Min. 296 m – Max. 470 m
Superficie 4,05 km2
Localisation

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Larnod

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Larnod

Larnod est une commune française située dans le département du Doubs en région Franche-Comté.

Les habitants sont appelés : les Larnodiens ou les Larnods (suivant d'autres sources, on parle de Larenosques).

Géographie[modifier | modifier le code]

C'est un village à 5 km au sud-ouest de Besançon.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Lerno en 1304 ; Larnod en 1583 ; Larnoz en 1581 ; Larnaud, Larnoz en 1776 ; Larnaud, Larnod depuis 1830[1].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Avanne-Aveney Beure Rose des vents
Rancenay N Pugey
O    Larnod    E
S
Busy Chenecey-Buillon

Histoire[modifier | modifier le code]

Son nom indique que le village se situe sur la colline, ce qui explique son développement au cours des siècles. Très longtemps seul le haut du village était habité, puisque communiquant avec Pugey, Arguel ou encore Beure et donc Besançon. C'était un village très rural, la plupart des gens vivant de l'agriculture. Il ne comptait pas plus de 150 à 200 habitants et dépendait religieusement de Pugey qui possédait une église et un prêtre à demeure. Il faut attendre le XVIIIe siècle pour que l'Archevêque du Diocèse de Besançon autorise les villageois à y construire une modeste chapelle, la chapelle de tolérance Saint-André (Du nom du saint patron de Pugey !) pour y célébrer les mariages, les enterrements ou encore les baptêmes.

Le village possédait un relais de diligence qui selon les époques fut plus ou moins sûr et qui devint dans les années 1950 un dancing avant de se convertir en maison d'habitation, et qui porte encore aujourd'hui le nom de maison Maltournée du fait qu'elle possède cinq faces (elle a aussi donné son nom au quartier dans lequel elle est située !). Il existait aussi une partie du village plus basse qui dépendait de Busy et qui était très éloignée du centre. Cette partie se nommait Le Comice et était constituée de fermes. Entre ces deux parties de villages, les cerisiers poussaient dans les prés visités seulement par les vaches.

Au début du XXe siècle on construisit une ligne de Tacot reliant Besançon par une voie fraîchement tracée, et qui ensuite se poursuivait dans les campagnes jusque vers la Suisse.

Cette ligne passait par le village bas et permit à cette partie du village de se développer, avec construction d'une petite gare en brique et développement d'un café restaurant.

De plus une entreprise de travaux publics s'installa dans cette partie du village après la Seconde Guerre mondiale, profitant du tracé de la route de Lyon et permit grâce aux emplois créés de doubler la population en un minimum de temps, permettant de construire un groupe scolaire important, et de dynamiser le village entier. L'essor de cette entreprise s'arrêta dans les années 1980 et elle fut reprise par le développement de l'agglomération bisontine qui dota le village de lotissements et vu se rejoindre les deux parties du village par les constructions pavillonnaires.

Aujourd'hui le village compte donc environ 650 habitants, qui pour la plupart travaillent à Besançon, rendant le village un peu désert en journée.

Quelques artisans s'y sont installés mais le village souffre encore beaucoup de cette bipolarisation encore accentuée par le fait que la route nationale traverse l'ancien Comice, ne permettant pas un esprit villageois dans cette partie basse.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2001 2014 Gisèle Ardiet[2]   Cadre infirmier
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 673 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
174 163 174 155 156 168 181 158 174
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
150 147 149 135 131 145 161 180 157
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
138 129 122 111 111 98 94 102 112
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
179 216 306 514 649 647 597 583 673
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Monument aux morts 1914-1918 derrière la chapelle au centre du village. Une stèle rend hommage aux 31 membres du groupe Guy Mocquet.

Infrastructures[modifier | modifier le code]

  • Le cylindre, une salle de concerts.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Divers[modifier | modifier le code]

Quelques associations existent et progressivement, en partenariat avec la création du Grand Besançon, les villages se rejoignent créant des liens fort au niveau éducatif (Larnod et Pugey sont en réseau éducatif !), sportif et culturel...

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jean Courtieu, Dictionnaire des communes du département du Doubs, t. 4, Besançon, Cêtre,‎ 1985
  2. Site officiel de la préfecture du Doubs - liste des maires (doc pdf)
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011

Liens externes[modifier | modifier le code]

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