Lapin Agile

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Le cabaret en 2010
Le Lapin Agile en 2006

48° 53′ 19″ N 2° 20′ 24″ E / 48.8886, 2.33998 () Le Lapin Agile est un cabaret de Paris situé sur la butte Montmartre au 22 de la rue des Saules dans le XVIIIe arrondissement. Établi dans la seconde moitié du XIXe siècle, racheté par Aristide Bruant en 1913, il fut l'un des lieux de rencontre privilégiés de la bohème artistique du début du XXe siècle, de Max Jacob à Pablo Picasso en passant par Roland Dorgelès, Francis Carco, Blaise Cendrars ou Pierre Mac Orlan. Il est encore aujourd'hui en activité.

(M) Ce site est desservi par la station de métro Lamarck - Caulaincourt.

Aux origines du Lapin Agile[modifier | modifier le code]

Le bas et le haut Montmartre[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Montmartre (Seine).
Lapin Agile, fin XIXe siècle

À la suite de la construction du mur des Fermiers Généraux et de l'instauration de taxes sur les produits entrant dans Paris (notamment sur le vin[1]),le bas de Montmartre, devint à la fin du XVIIIe siècle, « une zone consacrée aux plaisirs[2] ». Il abrite dans les années 1880, outre de nombreux cabarets (Le Chat noir, le Moulin Rouge), une population très mêlée et parfois dangereuse (prostituées avec leurs souteneurs, marginaux de toutes sortes[3].)

Le haut de Montmartre (la Butte-Montmartre), en revanche, ressemble jusqu'en 1914 à un village, fameux pour son air pur, ses moulins et ses logements à bas prix, qui attirent les artistes, nombreux à venir s'y installer, et dont le nombre à partir de 1890 devient considérable[4].

Roland Dorgelès, qui l'a connu, a évoqué dans son roman Le Château des brouillards (1932), « ce coin disparu du vieux Paris » d'avant la Grande Guerre, à qui l'on fait peu honneur en le confondant « avec le Montmartre d'en bas, celui des boîtes de nuit et des coiffeurs pour dames » :

« Chez nous, on se serait cru à la campagne. Pas d'autobus, pas de grands immeubles, pas de trottoirs encombrés. Chaque carrefour avait sa borne fontaine, chaque maison son bout de jardin[...] Pas de magasins non plus : qu'en ferait-on dans un village ? Juste ce qu'il faut de boutiques pour rendre service aux ménagères : une boulangerie et un fruitier. Quand on voulait d'autres provisions, on descendait rue Lepic, où les marchandes poussaient leurs petites voitures, et l'on rentrait du marché avec des filets pleins[5]. »

Dans ce « village » se côtoyaient, sans se mélanger, des individus de conditions sociales très diverses, qui ont chacun leur espace réservé : « les petits bourgeois en bras de chemise » avaient élu domicile rue Lamarck, « les retraités bêchaient leurs petits pois rue de la Bonne », « les marlous imberbes se retranchaient dans les petits bars de la rue des Abbesses », etc.

« Seuls, les artistes étaient partout chez eux, prenant le chocolat avec les pèlerins, l'apéritif avec les arsouilles et déjeunant chez le bistrot avec les peintres en bâtiment[6]. »

Du Cabaret des Assassins au Lapin Agile[modifier | modifier le code]

Reproduction de l'enseigne du « Lapin à Gill » (l'original a été dérobé en 1893[7])

C'est dans la partie haute de Montmartre qu'est construit en 1795 le bâtiment de ce qui abritera le Lapin Agile, qui devient, aux alentours de 1860, une auberge de rouliers baptisée Au Rendez-vous des voleurs[8].

À partir de 1869, il prend le nom de Cabaret des Assassins, parce que sont accrochées au mur des gravures représentant des assassins célèbres, de Ravaillac à Troppmann[8],[9].

Entre 1879 et 1880, le propriétaire de l'époque confie au caricaturiste André Gill, familier des lieux, la confection d'une enseigne ; celui-ci peint un lapin vêtu d'une redingote verte et d'une écharpe rouge s'échappant de la marmite qui lui était destinée : le cabaret devient alors connu sous le nom de lapin à Gill, bientôt transformé en lapin Agile. Le lapin de l'enseigne serait en fait un autoportrait transposé du caricaturiste, qui avait participé à la Commune (il faisait partie de la Commission des artistes), mais avait réussi à échapper à la répression qui avait suivi[10].

En septembre 1883 le goguettier, poète et chansonnier montmartrois Jules Jouy fonde le banquet-goguette La Soupe et le Bœuf qui se réunit au Cabaret des Assassins.

Racheté en 1886 par une ancienne danseuse de cancan, Adèle Decerf (surnommée « la mère Adèle »), celle-ci, après s'être débarrassée de la partie la plus douteuse de sa clientèle, en fait un café-restaurant-concert baptisé À ma campagne, que fréquentent pendant la journée les habitués du Chat Noir (Charles Cros, Alphonse Allais, Jehan Rictusetc.[7]). Le chansonnier Aristide Bruant en est également un habitué, et il y amène Toulouse-Lautrec et Courteline[7]. Des concerts d'amateurs ont lieu le samedi soir et le dimanche matin « sous la surveillance d'un agent (le type de l'agent botté armé du sabre série Z) », se souvient Pierre Mac Orlan[11].

Au début du XXe siècle, « la mère Adèle » revend le cabaret à Berthe Sébource, qui s'y installe en compagnie de sa fille, Marguerite Luc (surnommée « Margot », et future épouse de Pierre Mac Orlan.) Elles sont rejointes en 1903 par Frédéric Gérard (1860-1938), dit « le père Frédé », grâce à qui le Lapin Agile va devenir un lieu incontournable de la bohème artistique montmartroise[7].

Le Lapin Agile à l'époque de Frédéric Gérard[modifier | modifier le code]

« Le père Frédé »[modifier | modifier le code]

Frédéric Gérard et son âne, devant le Lapin Agile.

Frédéric Gérard avait longtemps arpenté les trottoirs montmartrois, en compagnie de son âne (« Lolo ») et en qualité de vendeur de produits des quatre saisons, avant de devenir propriétaire d'un cabaret, Le Zut, situé selon les sources rue Norvins[12] ou rue Ravignan[7], établissement qui, se souvient Mac Orlan qui y assista, « termina sa courte carrière lors d'une bagarre mémorable qui dura toute une nuit[13]. » Lorsqu'il emménage au Lapin Agile, il garde avec lui son singe, son chien, son corbeau, ses souris blanches, ainsi que son âne, avec lequel il vend du poisson dans les rues de Montmartre, afin de compléter ses revenus[7].

Figure pittoresque de la vie montmartroise, avec « sa tenue qui tenait de Robinson Crusoé, du trappeur de l'Alaska et du bandit calabrais[14] », « Frédé » chantait des romances sentimentales ou des chansons réalistes en s'accompagnant au violoncelle ou à la guitare, dont il jouait avec un talent qui ne faisait pas l'unanimité[15]. Surtout, il n'hésitait pas à offrir des repas et des boissons dans son cabaret aux artistes désargentés[15], en échange d'une chanson, d'un tableau ou d'un poème[16].

Aristide Bruant, toujours client régulier du Lapin Agile, se lie d'amitié avec le tenancier, et lorsque le bâtiment est promis à la démolition en 1913, il le rachète et laisse « Frédé » en assurer la gérance[17].

Les artistes et les voyous[modifier | modifier le code]

Le Lapin Agile, sous l'impulsion de « Frédé », devient rapidement pour le bohème de Montmartre « une véritable institution culturelle[18]. » Le fréquentent Pierre Mac Orlan, qui deux à trois soirs par semaine, aime à chanter des chansons de régiment, Roland Dorgelès, qui chante aussi, mais rarement, ce qui est heureux, car il chante assez mal[19], Max Jacob, André Salmon, Paul Fort, etc. Gaston Couté ne chante jamais[20], mais finit parfois par dormir sous une table, vaincu par l'ivresse[21] ; Apollinaire y lit des poèmes d'Alcools[22] ; Picasso peint un portrait de Marguerite Luc (Femme à la corneille, 1904[7],[23]), ainsi qu'un Arlequin buvant au comptoir du cabaret (Au Lapin Agile : Arlequin au verre, 1905[24].) L'acteur Charles Dullin y fait ses débuts en 1902, avec des récitations hallucinées de poèmes de Baudelaire, Villon, Corbière ou Laforgue[17]. Le tout sous le regard placide d'un énorme Christ en plâtre exécuté par le sculpteur anglais Leon-John Wesley[25] : un Christ peu orthodoxe, devait plus tard écrire André Salmon, se rappelant une statue qui faisait « un peu camarade Jésus selon l'esprit de la Sociale de ce temps-là[26]. »

Mais les artistes ne sont pas seuls à fréquenter le Lapin Agile : ils côtoient des anarchistes du Libertaire, avec lesquels la cohabitation est parfois tendue[27], et surtout des criminels venus du Bas Montmartre et du quartier de la Goutte d'Or[11]. Francis Carco, débarqué au Lapin Agile durant l'hiver 1910-1911, se souvient ainsi des « petites filles et des rôdeurs qui chérissaient la poésie » fraternisant avec les « clients ordinaires » et leur offrant à boire, mais qui, « d'autres fois, pénétrant au Lapin par surprise [...] avaient décidé de corriger leurs femmes et brandissaient des rasoirs effilés, sem[ant] la terreur autour d'eux[28]. »

La tension devint plus vive encore à partir du moment où Frédéric Gérard, qui « voulait créer une clientèle d'artistes » décida, « pour la paix de ceux-ci », de chasser cette clientèle indésirable[11] : « ces Messieurs dont Frédéric n'aimait pas la présence chez lui, entendaient être de la fête », explique Francis Carco, et certaines nuits, des coups de revolver furent tirés de l'extérieur à travers les carreaux du cabaret[29]. Dans son roman Le Château des brouillards, Roland Dorgelès mentionne ces incidents comme se produisant « de temps en temps », sans surprendre qui que ce soit (« la police ne se déplaçait même pas[30] »), et l'une de ces attaques forme le cœur du roman Le Quai des brumes de Pierre Mac Orlan[31]. La violence devait atteindre son paroxysme en 1910, lorsque l'un des fils de Frédéric Gérard, Victor (« Totor »), fut abattu d'une balle dans la tête derrière le bar[32].

Une « fumisterie » fameuse : Aliboron/Boronali[modifier | modifier le code]

Le Et le soleil s'endormit sur l'Adriatique (1910)

La « période de trouble » dura « deux ou trois ans », se souvient Mac Orlan, à l'issue desquels « Frédéric demeura maître de la situation et le vieux Lapin prit cet aspect paisible qui séduisit tant de jeunes gens et de vieillards[33]. »

Mais d'autres tensions, heureusement bien moins violentes, existaient au sein de la clientèle fréquentant l'établissement : « l'antagonisme régnait entre les artistes d'avant-garde, désignés sous l'appellation méprisante de “bande à Picasso” (et peu appréciés du patron du Lapin Agile[34]) et les traditionalistes réunis autour de Dorgelès[35] », adversaires de la peinture abstraite, et qui estimaient que « si les artistes n'essayaient plus de reproduire le monde réel, sous une forme reconnaissable, il ne restait aucune possibilité de juger l'art[36]. » C'est ce dernier qui, en 1910, met au point un canular resté fameux : le Et le soleil s'endormit sur l'Adriatique, toile prétendument peinte par un artiste italien jusque-là inconnu, Joachim-Raphaël Boronali, par ailleurs théoricien d'un nouveau mouvement artistique (« l'excessivisme ») et exposée au Salon des indépendants.

En réalité, le Manifeste de l'excessivisme a été rédigé par Dorgelès, et le tableau est de... « Lolo », l'âne de de Frédéric Gérard, à la queue duquel Dorgelès, assisté d'André Warnod et de Jules Depaquit a attaché un pinceau ! Révélant la supercherie (constat d'huissier à l'appui), Roland Dorgelès explique dans le journal satirique Fantasio qu'il a voulu « montrer aux niais, aux incapables et aux vaniteux qui encombrent une trop grande partie de cette exposition [i.e. Le salon des Indépendants], que l'œuvre d'un âne, brossée à grands coups de queue, n'est pas déplacée parmi leurs œuvres », qui insultent les « probes artistes » (Maurice Denis, Paul Signac, Paul Sérusier...) obligés de subir le voisinage de leurs « petites ordures[37]. »

La supercherie eut un succès énorme : le tableau fit « l'objet de commentaires peu différents de ceux qui accueillirent d'autres œuvres modernistes, et fut vendu un bon prix[36]. » Mais André Salmon, qui fut à la fois l'ami de Dorgelès et celui de Picasso, devait dans ses Souvenirs sans fin (1955) se montrer sceptique quant à la valeur de démonstration que le futur auteur des Croix de bois avait voulu donner à son geste. Que le tableau ait été accepté au salon des Indépendants ne prouvait rien, puisque toute œuvre proposée était retenue (aucun jury ne sélectionnait au préalable les œuvres représentées : « n'est-ce pas au Salon des Artistes français qu'il fallait envoyer le Coucher de soleil, ou au Salon d'automne, si c'est de trop de modernisme qu'on voulait se moquer ? »[38]

Quoi qu'il en soit, ce canular de Dorgelès et de ses amis appartient à une tradition typiquement montmartroise : la fumisterie, dans laquelle excellait Jules Depaquit, et qui consistait en l'élaboration « de farces complexes, rehaussées par un surprenant déploiement de fantaisie et de jeux de mots éblouissants », pratique qui fait le lien entre les humoristes des cabarets et l'avant-garde des années 1900, et dont l'œuvre d'Alphonse Allais fournit un exemple achevé[39].

La fin d'un monde[modifier | modifier le code]

«  Jusqu'au mois d'août 1914, écrit Pierre Mac Orlan, le Lapin vécut une vie dont l'indépendance était l'image même de Montmartre, où tout le monde échappait à des disciplines sociales qui, pourtant, n'étaient pas sévères. Les habitants de Montmartre savaient se créer une image assez exacte du bonheur dans l'interprétation la plus large de la loi[40]. »

Cette époque insouciante s'achève le 1er août 1914, avec la proclamation de la mobilisation générale contre l'Allemagne : « brusquement, tout parut emporté, balayé », rapporte Francis Carco[41]. La clientèle se fait rare au Lapin Agile, la plupart des habitués étant partis pour le front, dont beaucoup ne devaient pas revenir :

«  Souvent, se souvient pourtant Mac Orlan, le casque d'un permissionnaire heurtait le linteau de la porte. C'était un soldat de Paris, né au Lapin quelques années auparavant. Il buvait rageusement ; son humeur était farouche. On le voyait revenir une fois, quelquefois deux, puis il ne revenait plus[42]. »

Le Lapin Agile après la Grande Guerre[modifier | modifier le code]

Le Lapin agile (2006)

Le Lapin Agile ne retrouvera plus son statut de lieu de rencontre des écrivains et des artistes de l'avant-garde, même si chaque année, le jour de l'inauguration du Salon d'Automne, les peintres ont l'habitude de finir la soirée au Lapin Agile[43] : le centre de gravité de la création s'est déplacé à Montparnasse, tout comme il se déplacerait à Saint-Germain-des-Prés après la fin de la Seconde Guerre mondiale[44].

En 1922, Aristide Bruant revend le cabaret à « Paulo », le fils de Frédéric Gérard à qui il a enseigné le chant[43]. Celui-ci deviendra d'ailleurs, au témoignage d'André Salmon, le « meilleur interprète » des chansons de son professeur[45]. Sous sa direction, les « veillées », autrefois informelles et plus ou moins improvisées, sont maintenant organisées, les artistes choisis par le nouveau patron... et payés[46]. Certains d'entre eux sont même accueillis comme « pensionnaires » du cabaret[43].

Parmi les principaux interprètes qui officient au Lapin Agile durant l'entre-deux guerre, on trouve Stello, Jack Mirois, Jean Clément, et chez les interprètes féminines, Rina Ketty et Yvonne Darle, qui deviendra la femme de Paulo[47]. Le Lapin Agile s'enorgueillit également d'avoir comme clients Pierre Brasseur, Georges Simenon, ainsi que des célébrités américaines de passage à Paris, telles que Rudolph Valentino, Vivien Leigh, ou encore Charlie Chaplin[43].

De la Seconde Guerre mondiale à aujourd'hui[modifier | modifier le code]

Le Lapin Agile poursuit tant bien que mal ses activités pendant l'Occupation, et redevient après 1945 un lieu de rencontre et un tremplin pour les artistes : c'est là qu'en 1947 le guitariste Alexandre Lagoya fait la connaissance de Léo Ferré[48], et qu'en 1955 Claude Nougaro fait ses premières apparitions sur scène, en tant que poète d'abord, puis comme chanteur[49].

En 1972, Paulo Gérard cède la gestion du cabaret à son beau-fils Yves Mathieu[50] qui en est toujours le propriétaire : des « veillées » y sont encore organisées, au cours desquelles se produisent chanteurs et humoristes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Les prolétaires se rendaient alors à l'extérieur de l'enceinte pour boire à moindre coût le « vin des barrières. » (cf. Jerrold Siegel, Paris Bohème, 1830-1930, Gallimard, coll. bibliothèque des histoires, Paris, 1991, p.318.)
  2. Nicholas Hewitt, « Montmartre : une révolution artistique », in Sarah wilson (dir.), Paris, capitale des arts, 1900-1968, Hazan, Paris, 2002, p.28.
  3. cf. Jerrold Siegel, Paris Bohème, 1830-1930, Gallimard, coll. bibliothèque des histoires, Paris, 1991, p.318
  4. cf. Jerrold Siegel, op. cit., pp.317-318.
  5. Roland Dorgelès, Le Château des brouillards, Le Livre de poche, 1973, p.24.
  6. Roland Dorgelès, op. cit., p.26, pour cette citation et pour les précédentes.
  7. a, b, c, d, e, f et g Cf. Jean Buzelin, livret cité.
  8. a et b Cf Jean Buzelin, livret pour Le Lapin agile. Un siècle de veillées, coffret de quatre cds, EPM, 2003
  9. D'après Jerrold Seigel ce serait en fait à la fin des années 1870 que le Cabaret prend ce nom, et les gravures auraient été exécutées par André Gill (cf. Paris bohème, op. cit., p.320.)
  10. Nicholas Hewitt, in Paris, op. cit., p.39, note 15.
  11. a, b et c Pierre Mac Orlan, Montmartre, in Montmartre/Les Bandes, Œuvres complètes, Le Cercle du bibliophile, Genève, s.d., p.41.
  12. Selon Francis Lacassin, in Pierre Mac Orlan, Le quai des brumes, p.XIV
  13. Pierre Mac Orlan, Montmartre, in Montmartre/Les Bandes, Œuvres complètes, Le Cercle du bibliophile, Genève, s.d., p.42.
  14. Jean-Paul Crespelle, La vie quotidienne à Montmartre au temps de Picasso, Hachette, 1968, cité par Jean Buzelin, livret cité.
  15. a et b Jerrold Siegel, op. cit., p.320.
  16. Francis Lacassin, in Pierre Mac Orlan, Le Quai des brumes, p.XII
  17. a et b Cf Jean Buzelin, livret pour Le Lapin agile. Un siècle de veillées, coffret de quatre cds, EPM, 2003
  18. Nicholas Hewitt, in Sarah Wilson (dir.), op. cit., p.31.
  19. Si l'on en croit le témoignage de Pierre Mac Orlan (« La chanson populaire dans la vie de quelques écrivains », in Cahier Pierre Mac Orlan n°11, La chanson, Prima Linea, 1996, p.25.)
  20. Sauf le soir où il « fit entendre la très belle complainte des conscrits de la Loire » (Pierre Mac Orlan, « La chanson populaire dans la vie de quelques écrivains », in op. cit., p.25.)
  21. Cf. Francis Carco, Pages choisies, Albin Michel, Paris, 1935, p.77.
  22. P. Mac Orlan, op. cit., p.44.
  23. Voir une reproduction du tableau sur le site painting-names.
  24. N. Hewitt, in op. cit., p.31. On aperçoit à l'arrière-plan Frédéric Gérard (sans barbe), jouant de la guitare (cf. reproduction du tableau sur le site painting-names. Contrairement à ce qui est indiqué sur ce site, Marguerite Luc n'était pas la fille de Frédéric Gérard.)
  25. Qui sera tué sur le front en 1915 : le christ en plâtre du Lapin Agile est la seule œuvre connue de cet artiste. Elle se trouve encore aujourd'hui au Lapin Agile (cf. Jean Buzelin, livret cité.)
  26. André Salmon, Souvenirs sans fin, op. cit., p.181.
  27. N. Hewitt, op. cit., p.32.
  28. Francis Carco, op. cit., pp.76-77.
  29. F. Carco, op. cit., p.77.
  30. Roland Dorgelès, Le château des brouillards (1923), rééd. Le Livre de poche, 1973, p.8.
  31. dont l'intrigue se déroule au Lapin Agile. André Salmon soutenait toutefois que cette fusillade dont il est question dans le roman de Mac Orlan se produisit en réalité au Zut, en 1904 (cf. Francis Lacassin, in Pierre Mac Orlan, Le Quai des brumes, Gallimard, Folio, Paris, 1995, p.XIV.)
  32. Cf Jean Buzelin, livret pour Le Lapin agile. Un siècle de veillées, coffret de quatre cds, EPM, 2003
  33. P. Mac Orlan, Montmartre, op. cit., p.42.
  34. « Divers chroniqueurs, écrit André Salmon dans ses mémoires, ont exagéré la participation aux fastes du Lapin agile de ce que ceux de Montmartre qui n'étaient pas de nos amis nommaient “la bande à Picasso”. On a été au Lapin, c'est entendu, mais Frédé, le patron, ne nous y attendait jamais. » (André Salmon, Souvenirs sans fin. Première époque (1903-1908), Gallimard, N.R.F., Paris, p. 174.)
  35. N. Hewitt, in Sarah Wilson (dir.), op. cit., p.32.
  36. a et b Jerrold Seigel, Paris bohême, op. cit., p.327.
  37. Voir sur le site du Lapin Agile, à la rubrique « Le Musée du Lapin Agile », le fac-similé du texte de Dorgelès publié dans Fantasio.
  38. André Salmon, Souvenirs sans fin, op. cit., p.184.
  39. Nicholas Hewitt, in Sarah Wilson, op. cit., p.28 et 30 (pour le rapprochement entre le canular de Dorgelès et la tradition des fumisteries montmartroises.)
  40. Pierre Mac Orlan, Montmartre, in op. cit., p.43.
  41. F. Carco, op. cit., p.78.
  42. Pierre Mac Orlan, Montmartre, in op. cit., p.46.
  43. a, b, c et d Cf. Jean Buzelin, livret cité.
  44. Cf. Sarah wilson, « Introduction » à Paris, capitale des arts (1900-1968), pp.12-24.
  45. André Salmon, Souvenirs sans fin, op. cit., p.175.
  46. Alors qu'avant guerre, se souvient André Salmon, « les chœurs entonnant la chanson gaillarde faisaient ça pour le plaisir », ne recevaient pas de cachet, et « payaient leurs consommations. » (André Salmon, op. cit., p.175.)
  47. Cf. Jean Buzelin, livret cité.
  48. Cf Jean Buzelin, livret cité
  49. Cf Jean Buzelin, livret cité
  50. Voir sur le site officiel du Lapin Agile.


Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Le Lapin agile. Un siècle de veillées, coffret de quatre CD, EPM, 2003 (livret de Jean Buzelin)
  • Roland Dorgelès, Le château des brouillards, Le Livre de poche, 1973 (1re éd. 1923)
  • Pierre Mac Orlan, Le Quai des brumes, Gallimard, Folio, Paris, 1995 (préface de Francis Lacassin)
  • Pierre Mac Orlan, Montmartre/Les Bandes, Œuvres complètes, Le Cercle du bibliophile, Genève, s.d.
  • André Salmon, Souvenirs sans fin, Première époque (1903-1908), Gallimard, N.R.F., Paris, 1955
  • Jerrold Siegel, Paris Bohème, 1830-1930, Gallimard, coll. « Bibliothèque des histoires », Paris, 1991.
  • Sarah Wilson (dir.), Paris, capitale des arts, 1900-1968, Hazan, Paris, 2002


Liens externes[modifier | modifier le code]