Lanta

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Lanta
Image illustrative de l'article Lanta
Blason de Lanta
Blason
Administration
Pays Drapeau de France France
Région Midi-Pyrénées
Département Haute-Garonne
Arrondissement Arrondissement de Toulouse
Canton Canton de Lanta
Maire
Mandat
Marc Mengaud
2008-2014
Code postal 31570
Code commune 31271
Démographie
Gentilé Lantanais, Lantanaises
Population
municipale
1 715 hab. (2010)
Densité 57 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 33′ 37″ N 1° 39′ 20″ E / 43.5602777778, 1.6555555555643° 33′ 37″ Nord
       1° 39′ 20″ Est
/ 43.5602777778, 1.65555555556
  
Altitude Min. 159 m — Max. 275 m
Superficie 30,12 km2
Localisation

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Lanta (occitan : Lantar) est une commune française située dans le département de la Haute-Garonne et la région Midi-Pyrénées.

Ses habitants sont appelés les Lantanais.

Sommaire

Géographie [modifier]

Commune l'aire urbaine de Toulouse située dans le Lauragais à 19 km à l'est de Toulouse.

Communes limitrophes [modifier]

Communes limitrophes de Lanta
Vallesvilles Bourg-Saint-Bernard Saussens
Prunet
Saint-Pierre-de-Lages Lanta Caraman
Sainte-Foy-d'Aigrefeuille Préserville Aurin

Histoire [modifier]

La graphie traditionnelle est Lantar, avec R final muet. Il s'agit d'un nom de personne germanique : Lantharius. Les toponymes germaniques ont été apportés soit par les Wisigoths, soit par les Francs, après les grandes invasions barbares aux IIIe et Ve siècles. Les noms de lieu se terminant en ens, comme Roumens, Saussens, Maurens, Toutens, seraient d'origine wisigothe.

Lanta et le Lantarès ont une très longue histoire ; un village situé près de Lanta, et aujourd'hui disparu, s'appelait Bonac et était chef-lieu d'une baillie[1].

La région de Lanta est un haut lieu du catharisme (XIIe-XIIIe siècles) et du protestantisme (XVIe-XVIIe siècles) ; la tête du catharisme repose sur la puissante famille hérétique des Hunaud de Lanta dont le château primitif était situé un peu au nord de l’église actuelle.

Les Hunaud sont célèbres dans l’histoire médiévale du Lauragais ; ils sont cathares convaincus et fidèles soutiens de Raymond IV de Toulouse et (Raymond V de Toulouse ou Raymond VII) durant la Croisade contre les cathares déclenchée par l’Église catholique romaine (1209-1229) ; plusieurs Hunaud ont participé à la victoire des Occitans à Baziège (1219).

Une femme de la famille est en quelque sorte le symbole des femmes cathares du Lauragais qui ont joué un rôle décisif dans l’essor de la nouvelle religion des « Bonnes Femmes » ; elle s’appelait Marquésia de Fourquevaux, village proche où elle était née ; elle épouse un Hunaud de Lanta ; sa fille est Corba qui épouse Raimon de Péreille, seigneur et chef militaire de la citadelle cathare de Montségur ; sa petite fille est Esclarmonde. Les trois femmes, trois générations, montèrent et disparurent dans les flammes du bûcher du 16 mars 1244, après la chute du château entre les mains de l’armée royale. Les Hunaud seront ensuite les chefs du soulèvement protestant de mars 1562, à Toulouse.

Caraman et une vingtaine de villages des environs formèrent une vicomté, puis un comté autonome en 1484 ; ce comté fut, de 1321 à 1670, sous la domination des descendants de Pierre Duèze frère du pape d’Avignon Jean XXII, puis de 1670 jusqu’à la Révolution de 1789, le comté appartient aux descendants de Pierre-Paul Riquet, le créateur du canal du Midi, appelé alors le Canal royal du Languedoc.

Sur la famille Duèze, c’est Pierre, frère du pape, né à Cahors, qui achète la vicomté de Caraman le 20 mai 1321 moyennant 35 000 "petites livres tournois" ; un descendant, Paul d’Escoullan de Monluc de Foix, vend le comté et la baronnie de Saint-Félix le 5 août 1670 à Pierre-Paul Riquet qui devient ainsi comte de Caraman ; son arrière-petit-fils Victor de Riquet épouse une Marie Anne d’Alsace Hénin-Liétard, princesse de Chimay, dont postérité jusqu’à nos jours. En 1981 une princesse de Chimay est venue à Caraman et à Revel pour les cérémonies du Tricentenaire du Canal.

Les plus grandes familles de l’aristocratie méridionale se sont donc intéressées à ces terres de Lanta et de Caraman, témoignage de leur richesse proverbiale[2].

En août 1799, les royalistes s’en emparent dans leur tentative de prendre Toulouse.

Héraldique [modifier]

Lanta

Son blasonnement est : Parti : au premier d'azur à la lettre L capitale d'argent, au second de gueules aux trois fasces d'or.

Administration [modifier]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1989 2014 Marc Mengaud    
Toutes les données ne sont pas encore connues.

La commune de Lanta fait partie de la troisième circonscription de la Haute-Garonne.

Démographie [modifier]

En 2010, la commune comptait 1 715 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 400 1 455 1 463 1 475 1 640 1 705 1 705 1 729 1 760
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 710 1 665 1 624 1 525 1 466 1 449 1 405 1 331 1 326
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 244 1 187 1 169 952 991 971 975 989 972
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2009 2010
913 874 908 1 026 1 144 1 175 1 416 1 601 1 715
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1962[3] puis Insee à partir de 1968[4].)

Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments [modifier]

Personnalités liées à la commune [modifier]

Notes et références [modifier]

  1. Source : Jean Odol et Philippe Carbone (professeurs de l'Université Toulouse II-Le Mirail)
  2. Données issues du site : http://www.couleur-lauragais.fr/pages/journaux/2003/cl51/Balades.htm
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010

Notes [modifier]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Voir aussi [modifier]

Articles connexes [modifier]

Liens externes [modifier]

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