Langue construite

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
(Redirigé depuis Langues artificielles)
Aller à : navigation, rechercher

Une langue construite (ou idéolangue, parfois dénommée langue artificielle) est une langue créée par une ou plusieurs personnes dans un temps relativement bref, contrairement aux langues naturelles dont l'élaboration est largement spontanée. Pourtant, toutes deux sont in fine des créations de l'espèce humaine. Il est donc parfois difficile de cloisonner les langues dans ces deux catégories.

Langue construite vs langue naturelle[modifier | modifier le code]

Contrairement à une représentation fort répandue, toutes les langues naturelles sont dans une certaine mesure des langues mixtes, puisqu'elles ont connu des interférences au cours de leur développement.

Certaines langues naturelles actuelles ont subi des processus de planification. C'est le cas de l'indonésien, du serbo-croate, de l'hébreu moderne et du norvégien (nynorsk), de l'allemand , du chinois. Ces langues ne sont pourtant pas considérées aujourd'hui comme des langues artificielles : le terme qui leur est appliqué en sociolinguistique est celui de « langue ausbau ». A contrario, les langues construites visant à l'intercommunicabilité entre des formes dialectales non mutuellement intelligibles, souvent à cause de la distance, sont qualifiées de « langue-toit » : cas de l'arabe littéraire, du français (principalement formé à partir de la langue d'oïl) ou du romanche.

La différence tient donc davantage à un facteur d'échelle :

  • les langues construites ont été créées dans un passé plus ou moins proche par un groupe limité, voire par une seule personne, et de façon volontaire. Leur processus de création s'étale sur un temps assez bref (quelques années ou quelques décennies) ;
  • les langues naturelles ont une origine beaucoup plus reculée et se créent plutôt qu'elles ne sont créées à partir d'une langue mère par divers processus généralement non planifiés de transformation et d'adaptation, comme la phonétique historique ;
  • les langues construites sont porteuses d'un but : création d'une identité (comme le nynorsk, l'hébreu), maintien d'une cohésion « nationale » (arabe littéraire), simplification de la communication internationale (espéranto) ;
  • les langues construites peuvent être plus faciles à apprendre qu'une langue naturelle, en particulier si elles ont été conçues avec cet objectif, en particulier grâce à une grammaire régulière évitant les irrégularités ; l'exemple le plus connu est l'espéranto.

Les motivations[modifier | modifier le code]

On peut distinguer huit sortes de motivations pour la construction d'une langue :

Une langue internationale[modifier | modifier le code]

La volonté de créer une langue internationale est avant tout un acte politique :

  • Le peuple qui réussit à imposer sa langue comme « langue internationale », impose également sa culture et son style de vie. Une langue construite permettrait de sauvegarder la diversité des cultures. Cependant, elle contient également une partie de la culture de son constructeur (choix des racines, grammaire choisie, prononciation, etc.), et l'impose donc aussi si les choix de son initiateur n'ont pas été éclairés par une grande connaissance des autres cultures et des autres langues.
  • Les langues nationales sont complexes à apprendre, et seule une élite peut parvenir à les maitriser suffisamment bien pour jouer un rôle international de premier plan. Certaines langues de type lingua franca comme l'indonésien ou le kiSwahili sont également faciles à apprendre[réf. souhaitée].

L'espéranto occupe une place à part. Malgré un nombre de locuteurs réguliers inférieur au million, c'est une des langues les plus utilisées comme langue véhiculaire, certes loin derrière des langues comme l'anglais, le français, l'espagnol ou l'arabe. Cependant, contrairement aux autres langues dites « internationales », l'espéranto est la seule langue qui est utilisée exclusivement comme langue véhiculaire. Conçu dès le départ comme langue internationale, l'espéranto bénéficie d'une grammaire et d'un vocabulaire réguliers qui en font l'une des langues les plus rapides à apprendre et à maîtriser.

L'application d'un principe théorique[modifier | modifier le code]

Certaines langues construites, comme le loglan ou le lojban, ont été créées pour illustrer des théories linguistiques telles que l'hypothèse Sapir-Whorf, selon laquelle le langage contribue largement à créer une représentation du monde.

Un besoin utilitaire nécessitant une interface de communication[modifier | modifier le code]

Deux cas de figure se présentent :

  • Des situations spécifiques, par exemple la prise en considération d'un handicap et l'adaptation de la communication aux performances du handicapé. De telles langues, comme les langues des signes pour les sourds, suivent une logique différente de celle des langues ordinaires. Certaines ne sont par contre que des translittérations de langues communes (alphabet Braille). Certains domaines techniques ont aussi développé des pasigraphies comme le code international des signaux maritimes, destiné au départ à la communication entre les navires français et anglais et qui s'est développé dans le monde entier. S'il n'est plus en usage que pour les signaux relatifs à la sécurité, il était aussi utilisé, avant le déploiement des radio-télécommunications, pour transmettre des messages arbitraires par la technique du « mot-à-mot »[1].
  • La communication avec des destinataires non-humains, par exemple les langages informatiques, voire les robots. Il ne s'agit parfois que de quelques mots ou bruits. Un cas intermédiaire est l'utilisation d'un langage contrôlé pour assister la traduction automatique[2]. C'est le cas de l'anglais simplifié ASD-STE100, créé par l'industrie aéronautique pour ses besoins de documentation technique[3].

Une langue de fiction[modifier | modifier le code]

La création d'une langue (comme celle d'une mythologie ou d'une histoire) permet de donner une profondeur à une civilisation. Plusieurs auteurs ont ainsi créé des langues pour les héros de leur œuvre (par exemple les langues elfiques de J. R. R. Tolkien ou le klingon de StarTrek). Dans le domaine de la BD, les schtroumpfs ont leur manière de parler, mais il s'agit plus d'un code appliqué à la langue de la bande dessinée que d'une vraie langue (d'autant que dans certains cas, le parler schtroumpf ne véhicule pas assez d'informations pour que les personnages se comprennent).

Dans une œuvre musicale[modifier | modifier le code]

Des groupes de musique comme Magma (musique progressive des années 1970) ne chantait qu'en kobaïen, langue créée pour l'occasion, ou encore Sigur Rós qui chante en vonlenska. Adriano Celentano chante en 1973 "Prisencolinensinainciusol" dans une langue inventée, le titre voulant dire "amour universel".

Le plaisir de la création[modifier | modifier le code]

Cette motivation peut sembler étonnante lorsque l'on songe au temps que nécessite la création d'une langue. Pourtant, il suffit de lancer une recherche sur Internet avec le mot clef conlang pour voir que le nombre de langues construites sans autre finalité que le plaisir de créer est impressionnant[4].

La résolution d'un conflit précis[modifier | modifier le code]

Lorsque deux camps sont engagés dans une guerre longue, une meilleure compréhension est indispensable, et la création d'une langue locale commune, basée sur les deux cultures en jeu uniquement, permettrait de limiter les influences étrangères. Le russenorsk est un exemple de ce cas de figure.

Impostures[modifier | modifier le code]

En 1702 un dénommé George Psalmanazar fut présenté comme prince de Formose à la haute société anglaise. Il suscita beaucoup d'intérêt pour sa présentation de la langue et des coutumes de son pays. Il publia une Description historique et géographique de l'île de Formose qui se révéla être totalement sortie de son imagination.

En 1882 le séminariste Jean Parisot (1861-1923) publia une Grammaire et Vocabulaire de la Langue Taensa[5] à partir, affirme-t-il, de notes retrouvées dans les archives de son grand-père Jean-Dominique Haumonté. Il parvint à obtenir la cosignature de Lucien Adam (1833-1918), un linguiste réputé, et le Congrès des américanistes consacra plusieurs séances à cette langue. Ce ne sera qu'en 1885 que l'anthropologue Daniel Garrison Brinton démontra que cette prétendue langue des indiens Taensas était une invention[6].

Historique[modifier | modifier le code]

Le premier essai vaguement connu de création d'un langage universel nous ramène au IIe siècle. Précurseur dans le domaine de l'expérimentation médicale, Galien construit un système de signes dont il ne reste pour traces que quelques notes historiques. Dix siècles s'écoulent ensuite sans événement notable dans ce domaine jusqu'à ce que l'abbesse Hildegarde de Bingen élabore un système de langue écrite (a-t-elle été parlée ?) par elle seule, Lingua Ignota.

Francis Bacon (1561-1626), savant et philosophe anglais, chancelier d'Angleterre sous Jacques Ier, élabora le schéma d'une langue universelle.

René Descartes (1596-1650), philosophe et savant français :

20 novembre 1629. Lettre à son ami, le Père Marin Mersenne :

« Il faudra que l'humanité crée une langue internationale ; sa grammaire sera si simple qu'on pourra l'apprendre en quelques heures ; il y aura une seule déclinaison et une seule conjugaison ; il n'y aura point d'exceptions ni irrégularités et les mots dériveront les uns des autres au moyen d'affixes. »

Comenius (1592 - 1670), humaniste tchèque, auteur de Porte ouverte sur les langues (1631), il est un précurseur de la pédagogie moderne. Une langue commune est nécessaire pour le monde. Elle doit être « entièrement nouvelle » et « plus facile que toutes les langues ».

John Wilkins (1614-1672), évêque et scientifique anglais, reprit l'idée de Descartes et élabora une langue analytique que Jorge Luis Borges mentionne à plusieurs reprises.

André-Marie Ampère (1775-1836), physicien et mathématicien français, a inventé à 18 ans, « une langue universelle au service de la paix et du rapprochement des peuples. » [réf. nécessaire]

Monument à Zamenhof : « Quand les peuples pourront librement se comprendre, ils cesseront de se détester. »

Ludwik Lejzer Zamenhof (1859-­1917), médecin ophtalmologiste et linguiste polonais, initiateur (en 1887) de l’espéranto.

Léon Tolstoï (1828-1910), écrivain russe : « J'ai trouvé le volapük très compliqué et, au contraire, l'espéranto très simple. Il est si facile qu'ayant reçu, il y a déjà six ans, une grammaire, un dictionnaire et des articles en cette langue, j'ai pu arriver, au bout de deux petites heures, sinon à l'écrire, du moins à la lire couramment. Les sacrifices que fera tout homme de notre monde européen en consacrant quelque temps à l'étude de l'espéranto sont tellement petits, et les résultats qui peuvent en découler tellement immenses, qu'on ne peut pas se refuser à faire cet essai. » Lettre aux Éditions Posrednik du 27 avril 1894.

Mohandas Karamchand Gandhi (1869-1948), avocat, philosophe, ascète et homme politique indien, il fut le principal artisan de l'indépendance de l'Inde, qu'il entreprit d'obtenir de la Grande-Bretagne par la non-violence active. « Je suis pour un même calendrier pour le monde entier, comme je suis pour une même monnaie pour tous les peuples et pour une langue auxiliaire mondiale comme l'espéranto pour tous les peuples. »

Ferdinand de Saussure, fondateur de la linguistique, Cours de linguistique générale : « L'homme qui prétendrait composer une langue immuable, que la postérité devrait accepter comme telle, ressemblerait à la poule qui a couvé un œuf de canard : la langue créée par lui serait exportée bon gré mal gré par le courant qui emporte toutes les langues. »

Antonio Gramsci (1891-1937), le penseur révolutionnaire italien, décrivit l'espéranto comme un « cadavre qui empeste, qui agresse la vie dans son devenir » : « La réussite et la diffusion d'une langue donnée dépend strictement de la complexité et de l'activité sociale du peuple qui la parle. […] L'espéranto, la langue unique, n'est rien d'autre qu'une superstition, l'illusion de mentalités cosmopolites, humanitaires, démocratiques, qui n'ont pas encore été rendues fertiles, pas encore démystifiées par le criticisme historique. »

En 1997, le japonais Mizuta Sentarō (水田 扇太郎), crée le noxilo ou noxiro (ノシロ語 (Noxiro go?), noɕiɽoɡo), comme langage international auxiliaire, arguant que l’espéranto est trop orienté vers les langues européennes Il crée un site web pour le promouvoir. Cette langue construite ne semble pas avoir eu l'effet escompté.

La construction d'une langue[modifier | modifier le code]

Fondamentalement, une langue se construit autour de cinq piliers :

Les types de langues construites[modifier | modifier le code]

On distingue trois types de langues construites, selon que leur vocabulaire et leur grammaire s'inspirent ou non des langues naturelles : dans le premier cas on parle de langue construite a posteriori, dans le second cas de langue construite a priori. Les cas intermédiaires, plus difficiles à analyser, sont ceux des langues dites mixtes.

La tendance d'une langue à se rapprocher des langues naturelles se nomme le naturalisme. La tendance inverse est qualifiée de schématisme.

Il va de soi que cette classification n'est qu'un outil commode mais sommaire. Dans un même type, différentes langues construites peuvent présenter un plus ou moins haut degré de naturalisme ou de schématisme.

Ainsi, dans la catégorie des langues a posteriori, l'interlingua représente un cas extrême de naturalisme, le novial, l'occidental ou l'ido présentant cette tendance à des degrés moindres.

Une langue construite a posteriori peut souvent se reconnaître par l'utilisation qu'elle fait de mots provenant d'une ou plusieurs langues naturelles (ainsi en espéranto, terre = tero, ciel = ĉielo, eau = akvo, feu = fajro), encore que cette utilisation ne soit pas toujours immédiatement transparente (algorithme du lojban…).

La langue des oiseaux ou langue des anges est un type de langue secrète créée à partir des correspondances phonétiques et analogiques des mots.

Sans qu'il soit possible d'en faire une généralité, les langues construites a posteriori sont plutôt majoritaires et ont vocation à servir de langues auxiliaires internationales, pour des raisons évidentes d'aspect pratique d'apprentissage et d'enrichissement du vocabulaire courant (espéranto, afrihili...). Toutes les langues a posteriori n'ont pas pour autant cette prétention et certaines tiennent simplement de l'exercice théorique ou philosophique (brithenig, novlangue…).

Selon leurs objectifs, les langues construites a priori sont souvent plus théoriques ou à vocation artistique et fictionnelle - sans exclure cependant la communication internationale (cas par exemple du kotava). Elles possèdent un vocabulaire qui a son ton propre (klingon, langues d'Arda...), et utilisent même parfois des chiffres, des symboles (langage Bliss, pasigraphies...), des notes de musique (Solresol).

Les langues construites mixtes représentent pour leur part une catégorie plus vague et de multiples raisons peuvent conduire à y classer une langue. On citera tout d'abord le volapük procédant d'un mélange entre d'une part, une grammaire extrêmement schématique aux éléments souvent a priori (pronoms, conjonctions, terminaisons, etc.) et d'autre part des racines naturelles considérablement déformées par les idées et la fantaisie du créateur de la langue. Un cas apparemment très différent est celui du bolak qui associe une grammaire relativement naturaliste à des règles phonétiques arbitraires générant mécaniquement des mots tout aussi arbitraires.

Ces deux démarches presque inverses donnent naissance à deux langues présentant finalement plus de points communs qu'il peut y sembler dès l'abord.

Autres catégories[modifier | modifier le code]

Pour des besoins pratiques et transversalement à la classification présentée ci-dessus, on distingue différentes autres catégories de langues, bâties sur des critères variés. On distingue ainsi des langues flexionnelles (interlingua), isolantes (glosa), logiques (loglan), fictionnelles (klingon), simplifiées (latino sine flexione), philosophiques (projet de Delormel), etc.

Les anglophones distinguent :

  • Conlang : langue construite (le terme le plus utilisé)
  • Artlang : langue artificielle ou artistique, plutôt personnelle
  • Auxlang : langue auxiliaire, plus ou moins « mondiale », style espéranto
  • Modlang : de l'anglais Model Language : langue-maquette, langue en modèle réduit, langue-jouet...

Exemples de langues construites[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste de langues construites.

La liste qui suit est volontairement limitée à quelques exemples significatifs. Davantage de langues construites sont présentes dans la liste de langues construites (classées en nombre de locuteurs, par but, etc.) ainsi que dans la catégorie:Langue construite.

Langue construite étatique[modifier | modifier le code]

  • le nynorsk, est devenu une langue de la Norvège ;
  • le swahili, qui est devenu langue officielle de certains États africains ;

Contrairement à une croyance assez répandue, y compris chez les linguistes, l'indonésien, langue nationale de la République d'Indonésie, n'est pas une langue construite. C'est une des formes du malais, qui a rapidement évolué depuis l'indépendance (1945), suivant l'évolution de la société indonésienne elle-même. Elle s'est enrichie de mots provenant de différentes langues régionales, notamment du javanais, qui compte le plus grand nombre de locuteurs. Depuis le XVe siècle, du fait de l'essor de la cité de Malacca qui devient le principal port d'Asie du Sud-Est, le malais est en effet la langue vernaculaire dans tout l'archipel. L'importance qu'a prise le malais remonte sans doute plus loin dans le temps, puisqu'on trouve à Java des inscriptions en malais datant du Xe siècle.

Langue construite non étatique[modifier | modifier le code]

  • anglais basic (1940), 850 mots standard, grammaire réduite et simplifiée
  • Baleybelen (1574), seule langue construite ayant pour base des langues du Moyen-Orient
  • espéranto (1887), la seule des langues construites qui compte un nombre significatif de locuteurs réguliers
    • signuno (après 1950), espéranto en langue des signes (sourds-muets)
  • eurolang (1995), langue artificielle créée par Philip Hunt entre 1995 et 1998 pour servir de langue à l'Union européenne, ce projet fut abandonné
  • ido (1907), dérivé de l'espéranto plus naturaliste que ce dernier
  • interlingua (1924), langue latine naturaliste, se lisant aisément mais s'écrivant plus difficilement
  • langue universelle de Sudre, appelée souvent solresol (1866), car ne nécessitant que les sept notes de la gamme musicale ; la plus ancienne langue construite encore entièrement documentée (1822–1868)
  • la langue des signes, peut être considérée comme une langue construite
  • la langue des oiseaux, ou langage des anges ou encore langage alchimique, est une langue secrète fondée sur l'homophonie et les correspondances analogiques
  • latino sine flexione (1903), latin simplifié, inventé par le célèbre mathématicien italien Giuseppe Peano
  • lingua sistemfrater (1957), vocabulaire pan-européen, avec une grammaire simplifiée de type asiatique, créée par un Vietnamien. Une des rares langues construites dont l'auteur est originaire d'Asie
  • loglan (1955), langue basée sur la logique des prédicats de premier ordre, créée par le linguiste James Cooke Brown
    • lojban (1987), dissidence du loglan, basée sur les mêmes principes mais possédant un vocabulaire différent
  • occidental (1922), langue latine assez simple (devenue ensuite Interlingue)
  • slovianski ou interslave (2006), basée sur le slave commun pour faciliter la communication entre les nations slaves
  • toki pona (2001), langue de 123 mots à peine, dotée d'une grammaire très réduite
  • universal glot (1868), langue composite naturaliste européenne due à Jean Pirro ; ressemble considérablement à l'occidental plus jeune mais contient beaucoup plus d'éléments germaniques
  • Uropi (1986), langue de synthèse créée par Joël Landais, un enseignant français, dans le but de servir de langue auxiliaire pour l'Europe
  • volapük (1879), langage ayant eu un succès foudroyant et quasiment mort 10 ans plus tard[7].
  • zilengo (1880 env.), langue agglutinante créée par Asajiro Oka, étonnamment proche de l'esperanto

Exemples de langues construites dans des œuvres de fiction[modifier | modifier le code]

Exemples de langues construites dans des œuvres musicales[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. code international des signaux
  2. Traduction automatique Langage contrôlé Normes de traduction.
  3. http://www.asd-ste100.org/
  4. Dans Interlinguistic reminiscenties, Edgar de Wahl, fondateur de l'occidental, a raconté comment dans son enfance il avait déjà essayé de créer une langue : « Encore tout enfant j'eus l'idée de construire une langue. La tête pleine de récits de Fenimore Cooper, de Gustave Aimard etc, avec mes camarades je jouais aux Indiens d'Amérique, et j'eus l'idée d'un jargon spécial avec des allures indiennes pour nos jeux. Il était composé de termes indiens pris aux histoires, et complété par d'autres mots nécessaires empruntés à diverses langues. Sa grammaire était un mélange de grec ancien et d'estonien. Cette langue n'a jamais été utilisée parce que mes camarades ont refusé de l'apprendre.
  5. Grammaire et vocabulaire de la langue Taensa : avec textes traduits et commentés (1882)
  6. ‪Histoire des idées linguistiques : L'hégémonie du comparatisme‬ p385 Sylvain Auroux 2000 ISBN 978-2-87009-725-0
  7. (en) Pierre Janton, Esperanto: Language, Literature, and Community, SUNY Press, 1993, 169 p., p. 14 : « Volapük spread rapidly among the middle class and intellectuals. [...] it encountered immediate but ephemeral success [...]. For a further decade, Volapük continued to evolve in spite of Schleyer, but in a state of schism and disorder that proved suicidal. »
  8. http://www.dogoramania.com

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Dictionnaire des langues imaginaires, Paolo Albani et Berlinghiero Buonarroti, éd. Les Belles Lettres, 2001, (ISBN 978-2-251-44170-2)
  • Les Langues imaginaires, Marina Yaguello, éd. du Seuil, 2006, (ISBN 978-2-02-082364-7)
  • Le Phalanstère des langages excentriques, Stéphane Mahieu, Ginkgo éditeur, 2005, (ISBN 978-2-84679-025-3)
  • La recherche de la langue parfaite, Umberto Eco, Paris, éd Seuil 1994, (ISBN 2-02-012596-X), réédité en poche dans la collection Points Essais en 1997, (ISBN 978-2-02-031468-8)
  • Les drapeaux des langues construites. Rêves d'Universalisme en dessins et couleurs, Patrice de La Condamine, éd. Les Enclaves libres, Portarrieu, 64190 Montfort-de-Béarn, 2007, (ISBN 978-2-915625-19-6).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]