Langue des signes de Belgique francophone

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Langue des signes de Belgique francophone
Pays Belgique
Région Belgique francophone
Classification par famille
Codes de langue
ISO 639-3 sfb
IETF sfb

La langue des signes de Belgique francophone ou langue des signes belge francophone (LSFB[1]), est la langue des signes utilisée par les personnes sourdes et leurs proches en Belgique francophone.

Histoire[modifier | modifier le code]

La LSFB est une langue reconnue par l'article 1 du décret no  4501 du 21 octobre 2003, voté par le Parlement de la Communauté française de Belgique[2].

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

La LSFB est proche de la langue des signes flamande, les différences majeures se trouvant dans les formes de la bouche. Parfois les gens comprennent l'autre langue assez bien tandis que d'autres ont des difficultés, en particulier (comme la télévision) lorsqu'il n'y a pas d'ajustement à la langue du destinataire. Des dialectes régionaux se sont élaborés dans les différentes écoles pour sourds[2].

La LSFB est probablement liée à la langue des signes lyonnaise selon Henri Wittmann, dans sa classification parue dans son article de 1991 Classification linguistique des langues signées non vocalement[3].

Utilisation[modifier | modifier le code]

Son influence est limitée à la Belgique francophone. Des interprètes sont fournis dans les tribunaux. Une instruction est proposée aux parents d'enfants sourds. Les chaînes de télévision belges proposent des programmes adaptés aux sourds[2].

Enseignement[modifier | modifier le code]

La LSBF est enseignée dans plusieurs écoles privées depuis les années 1980, dans les écoles professionnelles depuis 1992 (douze niveaux) et dans les écoles pour sourds comme projet pilote depuis la reconnaissance officielle du gouvernement en 2003[2].

Un décret de 1998 de la Communauté française de Belgique a rendu légal l’apprentissage par immersion en langue des signes pour l’acquisition des socles de compétences définis dans l’article 10 du décret de 1997 de cette même communauté. La communauté scolaire Sainte-Marie à Namur avec l'aide de l'ASBL École et Surdité[4] a inscrit un tel apprentissage dans son projet d’établissement depuis presque dix ans[Depuis quand ?] et propose donc le seul enseignement « bilingue-biculturel » français-LSBF de la maternelle aux études secondaires : des groupes d’élèves sourds et malentendants intégrés dans un milieu entendant, l’acquisition des deux langues (LSBF et français) en situation naturelle et enfin, l’obtention d’une formation comparable à celle des entendants sanctionnée par le même diplôme.

Le projet tend à assurer aux enfants sourds et malentendants une intégration dans l’école semblable à celle qui sera la leur dans la société : une minorité sourde dans une majorité entendante où chacune des deux parties est reconnue par l’autre dans ses différences et ses similitudes. Chaque enfant, sourd, malentendant ou entendant, utilise en dehors des cours la langue qui lui vient spontanément mais les occasions lui sont données pour l’acquisition de la langue des signes et de la langue française.

Note et références[modifier | modifier le code]

Lien externe servant de source[modifier | modifier le code]

Source bibliographique[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]