Langensoultzbach

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Langensoultzbach
Image illustrative de l'article Langensoultzbach
Blason de Langensoultzbach
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Alsace
Département Bas-Rhin
Arrondissement Wissembourg
Canton Wœrth
Intercommunalité C.C.Sauer-Pechelbronn
Maire
Mandat
Évelyne Ledig
2014-2020
Code postal 67360
Code commune 67259
Démographie
Population
municipale
920 hab. (2011)
Densité 70 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 58′ 05″ N 7° 44′ 08″ E / 48.9681, 7.735648° 58′ 05″ Nord 7° 44′ 08″ Est / 48.9681, 7.7356  
Altitude Min. 177 m – Max. 411 m
Superficie 13,09 km2
Localisation

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Langensoultzbach (alsacien: Làngesulzbàch, allemand Langensulzbach) est une commune française, située dans le département du Bas-Rhin en région Alsace.

La commune fait partie du Parc naturel régional des Vosges du Nord.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le village se situe dans les Vosges du Nord, dans le Parc naturel régional des Vosges du Nord, à moins de 10 km au sud de la frontière allemande. Il compte 920 habitants (source : recensement Insee 2011).

Il s'agit d'un village-rue, la rue Principale longeant la berge ouest du ruisseau. Le centre ancien de Langensoultzbach se localise à la hauteur de l'église, au croisement de la rivière et de la route qui relie le village à Reichshoffen au sud et à Lembach au nord.

L'entrée principale du village conduit à Wœrth (chef-lieu de canton), à l'est.

Histoire[modifier | modifier le code]

Époque romaine[modifier | modifier le code]

Le site de Langensoultzbach était déjà habité à l'époque gallo-romaine. En témoignent des stèles représentant des dieux romains (Mercure, Maia, Tribans, Vogesus, Hercule, Junon et Minerve), découvertes aux XVIIIe et XIXe siècles. Le site présentait en effet de bonnes conditions d'implantation : cours d'eau, sources, grès, calcaire, terres agricoles…

Un temple gallo-romain, "fanum", aurait existé à cette époque, à l'emplacement actuel de l'église. Mais, il pourrait s'agir également d'un domaine agricole ou d'un village…

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Au Moyen -Âge : une appartenance territoriale complexe. L'Évêché est propriétaire du village en 1255. Puis, ce sont les seigneurs d'Ettendorf qui le donnent passagèrement en gage aux seigneurs de Lichtenberg et en 1403 en bail aux seigneurs Ostertag de Windstein. Les seigneurs de Ochsenstein et le Couvent de Biblisheim possédaient aussi des terres à Langensoultzbach. D'ailleurs, la forêt porte encore aujourd'hui le nom de "Nonnenhardt" (forêt des Nonnes). Le village était séparé en deux parties, l'Oberdorf et le Unterdorf, délimitées par une ruelle qui passait entre la poste et l'ancienne boucherie Stoeckel jusqu'à la rivière. Le Unterdorf fut donné en gage en 1415 par les seigneurs de Windstein aux seigneurs Puller de Hohenburg, mais appartenait de nouveau entièrement aux Windstein en 1444. Le Oberdorf appartenait en 1441 aux seigneurs de Uttenheim, en 1464 aux seigneurs Bach von Neustadt et les seigneurs Fülle de Geispolsheim. Peu après, les deux parties du village sont devenues la propriété des seigneurs de Lichtenberg. À la mort du dernier seigneur de Hanau-Lichtenberg, en 1480, la famille Eckbrecht de Dürckheim, qui avait reçu le Unterdorf en bail, en devient propriétaire jusqu'à la Révolution. Le Oberdorf fut donné la même année aux seigneurs de Kurzplalz qui le cédèrent peu après aux seigneurs de Pfalz-Zweibrücken. Ces derniers louèrent le village aux seigneurs de Dürckheim en 1535 qui devinrent ainsi les propriétaires de tout le village de 1602 à la Révolution. Les villageois se convertissent au protestantisme en 1554, quand Cuno Eckbrecht de Dürkheim rejoint la confession luthérienne. Le château des Dürckheim était situé sur le pré entourant la maison actuelle de la famille Freddy FORRLER. Autour du château, se trouvait un beau parc avec des allées. Sur l'autre berge du Soultzbach, une allée conduisait au Schlossberg, à un beau pavillon d'été octogonal, d'après un plan de 1776. C'est là aussi que se situaient les vignes. Les dépendances du château se trouvaient à l'emplacement actuel des maisons Henri Grall père (écuries), Jean Klein (buanderie) et Oscar Eberlin (cellier). Le château fut détruit à la Révolution. Les Dürckheim fuirent et les révolutionnaires saccagèrent leur demeure qui tomba ensuite en ruines et dont les pierres servirent à édifier des maisons.

Guerre de 1870[modifier | modifier le code]

En 1870, l'Alsace est attaquée par l'armée du Prince Royal de Prusse. Napoléon III forme alors une armée d'Alsace confiée à Mac Mahon. Le 6 août 1870, Mac Mahon se fait attaquer par 140 000 Prussiens, alors qu'il n'a pas terminé de rassembler ses 35 000 hommes. 5 000 Français moururent, 10 000 furent faits prisonniers ou portés disparus. Mac Mahon fut mis en déroute et se replia en Lorraine, ouvrant le passage du col de Saverne à l'ennemi, alors que la division des cuirassiers du général Bonnemain chargea héroïquement les Prussiens à Morsbronn; elle se fit décimer pour éviter à l'armée un plus grand désastre. Le 6 août 1870, le régiment bavarois commandé par le général von Hartmann prend son départ à Langensoultzbach. Le village est épargné par les combats qui se déroulèrent à la lisière de la forêt vers Froeschwiller, à hauteur de la scierie. Les sépultures témoignent de l'âpreté des combats... Les soldats sont enterrés à l'endroit même où ils furent tués. 90 soldats allemands et français reposent dans une fosse commune, au lieu-dit Obereplatsch, et 85 au lieu-dit Stockplatz. Quatre sépultures, sur le territoire communal, rappellent l'âpreté des combats : tombes de l'Oberleutnant Franz, du leutnant Engel et du Freiwilliger Doelzer au lieu-dit Seematt ; le soldat Karl Betz repose au lieu-dit Schlossberg.

La Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

La ligne Maginot : Des casemates et des blockhaus, et surtout une caserne à l'entrée de Langensoultzbach, sont construits à partir de 1932, lors de l'édification de la ligne Maginot. Les nombreux ouvriers du chantier, locaux mais aussi venus du reste du pays, sont logés chez les paysans ou dans des baraquements construits à la hâte. La caserne sert alors à la logistique du régiment d'infanterie de forteresse. La cité des cadres héberge les militaires gradés. C'est ainsi que des milliers de militaires ont fait la connaissance de "Langen" (abréviation du nom de notre village). Une aubaine pour les commerçants et les artisans : 550 habitants de plus avec les militaires et leurs familles. En 1936, le village compte 1274 habitants. Dès juin 1940, les Allemands occupent la caserne, emploient les villageois au titre du travail obligatoire, ainsi que des prisonniers polonais. L'arrivée de familles venant de régions allemandes bombardées oblige les villageois à contribuer à l'hébergement. Après la guerre, l'armée française utilise à nouveau les maisons de la caserne pour y loger des familles de militaires combattant en Algérie et en Indochine. Les bâtiments ne sont plus habités dès 1960. En 1983, la municipalité acquiert le casernement ; une société immobilière le rachète en 1986 et devient "la Résidence des Cerfs". Le grand bâtiment central n'a, quant à lui, pas encore trouvé de nouvelle affectation.

La Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

L'évacuation de la population : le 1er septembre 1939, l'ordre d'évacuer Langensoultzbach est donné. Les familles se regroupent, attellent chevaux ou vaches, entassent les vivres et les personnes sur les chariots et partent sur la route de Nehwiller. Après la première nuit passée à Gumbrechtshoffen ou Reichshoffen, ceux qui possèdent des attelages avec chevaux partent à Marey dans les Vosges. D'autres montent dans les wagons qui les mènent en Haute-Vienne à Nantiat. Enfin, les autres rejoignent leur famille située en dehors de la zone d'évacuation. En Haute-Vienne, les deux populations fraternisent rapidement malgré le patois limousin, le dialecte alsacien, le dépaysement… Deux garçons trouvent leur épouse dans la ferme dans laquelle ils travaillent et ne retournent pas en Alsace. Suite à la signature du traité de l'Armistice, le 22 juin 1940, les autorités allemandes invitent les Alsaciens à rentrer dans leur village d'origine. Leur retour à Langensoultzbach se fait progressivement, et le travail d'annexion commence… Les enfants sont rassemblés dans la Jeunesse hitlérienne, le service national obligatoire est institué, les jeunes de 17 à 25 ans sont envoyés en Allemagne pour soutenir l'économie dans les usines, les fermes, les écoles, les commerces. Par crainte des désertions, les Alsaciens sont envoyés sur le front russe, les incorporés de force n'ont que 16, 17 ans. La contre-offensive allemande en janvier 1945, entraîne un nouvel exode par crainte de représailles des autorités nazies. De nombreux habitants trouvent refuge pour deux mois à Dossenheim-sur-Zinsel. Langensoultzbach est définitivement libéré par les troupes américaines le 19 mars 1945. Les Allemands entaillent et minent les tilleuls plantés devant la place de l'église, mais les habitants alertent les Américains qui les font sauter sans dégâts.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Langensoultzbach

Les armes de Langensoultzbach se blasonnent ainsi :
« D'argent aux deux arcs de sable, sans corde, posés en pal et adossés, à la bordure de gueules. »[1].

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Différences entre dessin et blasonnement : Les arcs sont dessinés affrontés et dessinés adossés.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1945 1962 Henri Grall (père)    
1962 1977 Henri Jean Michel    
1977 1995 Albert Klein    
mars 2001 mai 2008 Gérard Neuhard    
mai 2008 en cours Jacques Lobstein[2]    
Les données manquantes sont à compléter.

La municipalité est composée de 3 adjoints au maire et de 11 conseillers municipaux.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 920 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
608 619 745 871 953 940 945 914 906
1856 1861 1866 1871 1875 1880 1885 1890 1895
810 781 790 797 742 757 682 655 634
1900 1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954
638 658 680 664 662 656 1 274 689 728
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
692 707 686 765 850 901 960 969 913
2011 - - - - - - - -
920 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique

Associations[modifier | modifier le code]

  • Association Culturelle et Sportive (Théâtre Alsacien)
  • Association de pêche et pisciculture
  • Association de Sauvegarde du Patrimoine
  • FC Canaris
  • Football Club (site officiel [1])
  • Les Cerfs Solidaires
  • Les Petites Mains (Patchwork et Art textile)
  • Association Santiago Dancers (Country)

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Cuno Eckbrecht de Dürckheim se convertit à la religion protestante en 1552 et l’introduisit dans toute l’étendue de ses domaines. Il appela comme prédicateur pour les paroisses de Frœschwiller et Langensoultzbach le pasteur Théodore Weidemann.

Theodorius Weidemann mourut en 1600 à Langensoultzbach pasteur pendant 46 ans.

Baronne Catherine, Marie, Sophie, veuve von Zyllnhard, née Eckbrecht de Dürkheim née le 25 avril 1697, décédée le 21 août 1757 à l'âge de 60 ans.

Dame née Dorothée Johanna Christine, épouse Baronne Eckbrecht de Dürckheim, née Baronne Von Winztinge Roda qui vit le jour en 1706, le 17 février et mourut en 1767 à l’âge de 61 ans.

Baron, Sieur Louis-Philippe Von Zyllnhard qui fut capitaine du régiment Lan Mark. Il est né en 1718 et mourut en 1770 le 16 juin à l’âge de 52 ans.

Jakob Brehmer, pasteur décédé en 1837

Ludwig Kocher, pasteur décédé en 1864

JAN GURDALA, qui travailla à la caserne et mourut de maladie en 1943.

HENRICH Joséphine, fille du Docteur Bernard HENRICH, chasseresse reconnue parmi ses paires, a abattu le plus gros gibier du domaine.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]


Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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