Langage non sexiste

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Le langage non sexiste ou langage épicène est une altération des règles d'écriture de la langue proposée initialement par les courants féministes. Ce point de vue considère que le langage « sexiste » marginalise les femmes en mettant en avant les hommes par défaut. Cela est particulièrement important quand il s'agit d'utiliser un terme tel que président, dont le genre masculin peut amener à faire penser qu'il est naturel que la position de président soit tenue par un homme. D'autres utilisations de type non parallèle peuvent également avoir une connotation dépréciative.

Sa mise en place est prônée d'une part par des personnes et des mouvements féministes, mais aussi par les bureaux pour l'égalité et certaines administrations.

Histoire[modifier | modifier le code]

C'est au moment du développement des courants féministes que les règles mêmes de la grammaire commencent à être étudiées sous l'angle du sexisme et que des militantes proposent de modifier les usages afin de mettre fin à la marginalisation des femmes dans la langue.

Critiques des pratiques de langage féministes[modifier | modifier le code]

Un contre-argument employé[réf. nécessaire] contre ces usages consiste à dire que l'usage du genre non marqué, s'il est accepté socialement comme neutre, produit des textes plus lisibles d'un strict point de vue typographique, du moins lorsque l'on n'a pas l'habitude. De plus, ces méthodes sont exclusivement écrites et ne possèdent pas d'équivalent oral.

Un autre contre-argument employé[réf. nécessaire] consiste à affirmer que le genre marqué, du fait qu'il ne s'applique qu'à ce qui concerne le sexe féminin, introduit une composante « sexiste » dans la langue française. L'introduction systématique du genre marqué répond à un problème qui n'existe que dans les langues dans lesquelles il existe un genre neutre différent du masculin grammatical et pour lequel le féminin grammatical correspond symétriquement au masculin grammatical, comme le montrent les exemples ci-dessous. Ce faisant, l'introduction du genre non-marqué induirait un sexisme envers les transgenres et toutes les personnes de sexe indéterminé.

Différence entre les langues[modifier | modifier le code]

Allemand[modifier | modifier le code]

Le débat sur la féminisation de la langue est assez fort dans les pays germanophones, en particulier dans les milieux de gauche. Ainsi, bien qu'on puisse en allemand obtenir le féminin d'un nom en y ajoutant le suffixe -in, il existe des mots qui font exception et pour lesquels le féminin est peu usité, ou assez récent. Par ailleurs, comme en français, le masculin peut servir de forme générique au pluriel. C'est notamment l'aspect le plus critiqué par les partisans d'un langage féministe. Il est ainsi devenu relativement fréquent d'utiliser un pluriel en -Innen (Binnen-I), c'est-à-dire le pluriel féminin, mais avec une majuscule afin d'indiquer qu'il s'agit d'un pluriel mixte (die StudentInnen, die KollegInnen, etc.). On utilise aussi les formes /innen (die Student/innen, die Kolleg/innen, etc.) ou _innen (die Student_innen, die Kolleg_innen, etc.). On peut également remplacer certains mots par d'autres jugés plus neutres, notamment des participes employés comme substantifs (die Studierende, participe présent de étudier) ou des termes tels que « Lehrkraft » (personnel enseignant). De façon extrêmement marginale, on remplace parfois "man" (on) par "mensch" ou "frau", formés à partir de "Mensch" (humain) et "Frau" (femme), à cause de la similitude entre "man" (on) et "Mann" (homme masculin)[1].

Anglais[modifier | modifier le code]

L'anglais apparaît être relativement neutre du point de vue de l'usage grammatical des genres. Il y a une exception notable, pour les bateaux et autres navires (en anglais ship) qui prennent quelquefois un pronom personnel féminin, she, comme pour une personne. Sinon, la langue comprend 3 genres, féminin, masculin et neutre, les deux premiers étant en principe utilisés pour désigner uniquement des personnes (éventuellement des animaux familiers) du sexe correspondant, le dernier est utilisé pour les choses. Les pronoms personnels correspondants pour la troisième personne du singulier sont he pour le masculin, she pour le féminin, it pour le neutre. Cependant on voit apparaître un they singulier dont la fonction est de désigner une personne dont on ignore le sexe.

Le mot man, qui signifiait simplement à l'origine « être humain », est à la base de mankind signifiant « humanité ». S'il s'est spécialisé par la suite pour signifier « homme » (être humain masculin), il reste utilisé de nos jours dans ce sens. Il y a donc la même ambivalence qu'en français avec le mot homme, un terme signifiant aussi tantôt un être humain masculin, tantôt l'humanité dans son ensemble[2] (voir la partie de l'article évoquant la langue française). Le terme woman « femme » provient de l’anglo-saxon wīfmann, composé de wīf « femme » et mann « être humain ».

L'anglais dispose par ailleurs du terme asexué sibling, signifiant « frère ou sœur », qui n'a pas d'équivalent direct en français.

Aux États-Unis, le poids du politiquement correct incite certains auteurs à employer le féminin à propos d'une personne dont le sexe est indéterminé dans le contexte (le lecteur ou la lectrice, un auteur quelconque hypothétique, etc.) :

EX : When you find value assumptions, you know pretty well what a writer or speaker wants the world to be like – what goals she thinks are most important ; but you do not know what she takes for granted (...)[3]

En plus, aux États-Unis on dit souvent he or she « il ou elle » et on écrit souvent he or she, (s)he, ou s/he lorsque le sexe de l'individu n'est pas connu.

Espéranto[modifier | modifier le code]

En espéranto, le genre grammatical n'existe pas[4]. L'indication de sexe féminin des noms animés, dont la forme canonique est sémantiquement neutre, se forme par l'ajout du suffixe -in- [5] : hundo (chien, en général) → hundino (chienne).

Cette non-symétrie pour le traitement des sexes est moins nette en ce qui concerne les pronoms personnels de la troisième personne du singulier, qui utilise "li" (m) parallèlement à un "ŝi" (f), plutôt systématique quand il s'agit d'humains, mais tout à fait possible pour des animaux, dès lors que le sexe est signifiant. Bien que rarement employé, on note cependant l'existence d'un pronom neutre : "ŝli". Le pluriel unique "ili" indépendant du sexe semble "sexiste" parce que formé sur "li", mais un "iĝi" formé sur "ĝi", aurait provoqué une collision redoutable avec "iĝi" (devenir).

Il existe également un radical, -vir-, qui désigne explicitement la masculinité, le plus souvent pour sa qualité de reproducteur. En tant que préfixe, il ne s'utilise en principe que pour les animaux ; ainsi virhundo désigne un chien mâle. Le même radical vir est utilisé dans le substantif viro (homme, mâle) et dans son féminin virino (femme), qui en constitue l'usage le plus singulier : vir- homme (mâle) + -in- marque du féminin + -o : marque du substantif.

Certains utilisent aussi le suffixe -in- après des noms de professions : instruisto (enseignant) → instruistino (enseignante). Bien que cette forme soit grammaticalement correcte, elle est souvent sémantiquement redondante, et est surtout le fait d'espérantophones dont la langue natale possède cette asymétrie (langues latines, allemand par exemple) et qui en importent cet usage. En effet, la forme normale devrait être Ŝi estas instruisto, les substantifs de professions comme la plupart des substantifs étant sémantiquement neutres en espéranto.

L'idée d'introduire en espéranto un suffixe symétrique à -in- pour marquer le masculin a été proposé. Le suffixe le plus couramment cité est --[6], sur le modèle : hundo (chien en tant que nom générique), hundino (chienne), hundiĉo (chien mâle). Toutefois l'usage du suffixe -- par les espérantophones reste peu fréquent.

Ido[modifier | modifier le code]

L'ido utilise le suffixe -in- pour marquer le féminin, et -ul- pour le masculin, avec par exemple : frato (frère ou sœur), fratino (sœur), fratulo (frère).

Français[modifier | modifier le code]

Plusieurs pratiques de langage « non sexiste » existent en langue française :

  • l'emploi de parenthèses : « musicien(ne) ». Les parenthèses peuvent être également utilisées pour noter un pluriel facultatif : « le(s) musicien(ne)(s) ». Cette pratique est cependant rejetée par certains courants féministes, car elle met le féminin « entre parenthèses » et le rend donc moins important.
  • l'emploi du trait d'union et de sa forte symbolique unioniste : « musicien-ne-s », « motivé-e-s », et même l'article « un-e ».
  • l'emploi du point médian, semblable au trait d'union mais plus discret : « musicien·ne·s », « motivé·e·s »
  • la terminaison à deux genres : « acteurs/trices » ou « acteurs-trices »
  • l'emploi du E majuscule : « motivéEs »... Cette forme est fréquemment utilisée en allemand.
  • la création de mots trans-sexes : « Illes » ou « els » pour « Ils et elles », « celleux » ou « ceulles » pour « celles et ceux », « chanteureuses » ou « chanteuseurs » pour chanteurs et chanteuses.
  • l'emploi de termes épicènes, c'est-à-dire communs aux deux genres : parler de « personnes » plutôt que d'« individus » (ou d'« individu-e-s ») au risque du changement de sens ; ainsi politiquement la personne n’est pas équivalente à l’individu. On notera toutefois que personne, bien qu'il soit féminin, peut être employé pour des personnes masculines tandis que le substantif individu est masculin (le substantif individue n'est pas correct) et, d'après le Trésor de la Langue Française informatisé, ne peut pas être utilisé pour désigner une personne féminine : « Sauf possibilité au pluriel (individus des deux sexes) et sans nuance péjorative, on ne relève pas, dans notre documentation, d'emploi de individu pour désigner une femme ».

Il existe également un débat chez certaines féministes quant à la Règle de proximité, qui consiste à accorder le genre et le nombre de l'adjectif avec celui du plus proche des noms qu'il qualifie, et le verbe avec le plus proche de ses sujets. L'accord actuel pour lequel le genre non marqué (semblable au masculin) prévaut est considéré comme une marque de domination masculine[7].

En France[modifier | modifier le code]

Un certain nombre de pratiques (non officielles) visent le langage sexiste en France. Il s'agit d'introduire des apports linguistiques novateurs, essentiellement (pour l'instant) lorsqu'on parle d'un groupe de personnes composé d'individus indifférenciés ou des deux sexes.

Le gouvernement s'exprime en 1984 en faveur de « la féminisation des titres et fonctions et, d’une manière générale, le vocabulaire concernant les activités des femmes », l'Académie française s'oppose à cette tendance en 1984 puis en 2002[8].

En politique, le souvenir de l'adresse célèbre « Françaises, Français ! » des débuts des discours du Général de Gaulle[9], parfois dénoncée comme une absurdité grammaticale, raillée par Pierre Desproges dans Le Tribunal des flagrants délires (« Françaises, Français. Belges, Belges. »)[10], et habilement remplacée par la suite par l'expression « Mes chers compatriotes », reste vivace de nos jours au travers des innombrables « Les Françaises et les Français » qui continuent à émailler les discours des personnalités politiques de tout bord[11].

Par ailleurs, le terme « mademoiselle » (qui remplace « madame » pour les femmes non mariées) a été supprimé des adresses des formulaires et courriers administratifs français le 21 février 2012 sous l'impulsion de Roselyne Bachelot, par la circulaire n° 5575 (qui supprime l'utilisation des termes Mademoiselle, nom de jeune fille, nom patronymique, nom d'épouse et nom d'époux des formulaires et correspondances des administrations[12]). Les défenseurs de ce terme arguaient qu'il était utile à l'administration pour savoir si le nom qui suivait était susceptible de changer (la femme prenant traditionnellement le nom de son mari en France) ; cependant l'évolution moderne du droit des familles (divorces, mariage homosexuel, possibilité pour les femmes de conserver leur nom de naissance dans le mariage depuis 2002) a largement affaibli ce prétexte.

En Suisse[modifier | modifier le code]

Le courant prônant l'emploi d'un « langage épicène » (expression souvent employée en Suisse) a atteint les sphères officielles dès la fin du XXe siècle, à la suite de la parution dès 1994 des ouvrages spécialisés de Thérèse Moreau s'adressant aux écoles, aux métiers, puis aux administrations (voir la bibliographie). La Chancellerie fédérale publie en 2000 un « Guide de formulation non sexiste des textes administratifs et législatifs de la Confédération »[13]. Les administrations cantonales, les Hautes écoles, publient leurs propres recommandations[14].

Tchèque[modifier | modifier le code]

Le nom de famille d'une femme se met au féminin, Jana Tichá porte le même patronyme que Miloš Tichý. Dans le cas présent, tichý est un adjectif et la forme féminine de cet adjectif est tichá. Quand le nom de famille est un substantif, il est le plus souvent dérivé du masculin par l'ajout de « —ová » : Eva Romanová est la sœur de Pavel Roman. La forme « —ová » désigne un adjectif d'appartenance et implique, au grand dam des féministes, l'idée de possession (Madame Nováková est littéralement l'épouse ou la fille de Monsieur Novák).

Jusqu'à il y a peu, cette forme était obligatoire, imposée par la loi tchécoslovaque puis tchèque. Plus que sexiste, on peut voir dans cette obligation une mesure vexatoire envers les minorités linguistiques, forcées d'adopter les usages slaves. Désormais, l'épouse tchèque d'un ressortissant étranger ou d'un membre d'une minorité linguistique de la République tchèque peut choisir entre :

  • garder son nom de naissance.
  • accoler son nom de naissance avec celui (inchangé) de son époux.
  • accoler son nom de naissance avec le nom slavisé de son mari (ce qui était déjà possible).
  • adopter le nom, slavisé ou non, de son époux.

La loi tchécoslovaque, novatrice en la matière, permettait au mari d'accoler le nom de son épouse au sien et que le premier président, Tomáš Garrigue Masaryk a été l'un des premiers à montrer l'exemple.

En 2006, l'entrée en vigueur de l'équivalent tchèque du Pacte civil de solidarité, qui permet à la partenaire tchèque d'une ressortissante étrangère d'adopter son nom de famille (comme pour les épouses dans un mariage classique) qui, pour une oreille tchèque sera forcément « masculin », a provoqué une réaction homophobe ou misogyne. Certains législateurs réactionnaires ont tenté de s'opposer à cette liberté patronymique accordée aux lesbiennes — en vain.[réf. nécessaire]

Espagnol[modifier | modifier le code]

Quand ils cherchaient à s'exprimer en langage non-sexiste, les Espagnols devaient employer des expressions répétées du type « queridos amigos, queridas amigas » (chers amis, chères amies). Comme souvent on passe du masculin au féminin en remplaçant le « o » par un « a », les Espagnols ont eu l'idée de remplacer la répétition par un mot avec un « @ » (car ressemblant visuellement à un « a » dans un « o »), ce qui donne « querid@s amig@s »[15].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Françoise Marois, Vers l'égalité linguistique, mémoire de recherche. Albanel, Québec : Éditions Françoise Marois, 1997, vol. 1. La Féminisation comme instrument d’analyse sociolinguistique, vol. 2. La Féminisation comme outil d'application pédagogique, vol. 3. La Féminisation, une réalité sociolinguistique
  • Françoise Marois, « La Féminolinguistique », actes du colloque international sur La recherche féministe en francophonie, Groupe de recherche multidisciplinaire féministe (GREMF), Université Laval, cahier 13, Québec, 1996, p. 79
  • Françoise Marois, « La Féminisation comme phénomène sociolinguistique », actes du colloque international sur La problématique de l’aménagement linguistique : Enjeux théoriques et pratiques, Office de la langue française et Université du Québec à Chicoutimi, collection, «Langues et sociétés», Tome I, Chicoutimi, 1994, p. 279-309
  • Françoise Marois, « Féminisme/humanisme », revue Femmes d’ici, Association féminine d’éducation et d’action sociale (AFÉAS), vol. 25, no 4, mars-avril 1991, Montréal, p. 23
  • De Grevisse à Marois, essai, revue Rauque, no 4, Éditions Prise de Parole, Sudbury, 1987
  • Le Féminin générique, Les Propos, Association des femmes d’affaires du Québec, Montréal, 1986
  • Céline Labrosse, Pour une langue française non sexiste, Les Intouchables, (ISBN 2-89549-087-2)
  • Louise-L. Larivière, Pourquoi en finir avec la féminisation linguistique ou À la recherche des mots perdus, Montréal, Éditions du Boréal, 2000. 149 p.
  • Louise-L. Larivière, Comment en finir avec la féminisation linguistique ou Les mots pour LA dire, [en ligne]. Paris, Zéro Heure, 2000. <www.00h00.com>
  • Louise-L. Larivière, Guide de féminisation des noms communs de personnes, Montréal, Fides, 2005. 217 p.
  • Becquer, Annie, Bernard Cerquiligni, Nicole Cholewka, Martine Coutier, Josette Frécher, Marie-Josèphe Mathieu (1999), Femme, j'écris ton nom… Guide d'aide à la féminisation des noms de métiers, titres, grades et fonctions. Paris : Documentation Française.
  • Butler, Judith (2005), Trouble dans le genre. Paris : La Découverte. Traduction de Gender Trouble. Feminism and the Subversion of Identity (1990). New-York : Routledge.
  • Commission Générale de Terminologie et de Néologie (1998), Rapport sur la féminisation des noms de métier, fonction, grade ou titre. <www.culture.gouv.fr/culture/ dglf/cogeter/feminisation>
  • Khaznadar, Edwige (1990) Le nom de la femme. Virtualisation idéologique et réalité linguistique. Thèse de l'Université de Toulouse-Le Mirail.
  • Khaznadar, Edwige (2000) "La suffixation du masculin et du féminin dans l’alternance en genre en français : de la réalité contemporaine et de quelques vieilles lunes » in Actes du XXIIe Congrès International de Linguistique et de Philologie Romanes. Bruxelles (ULB) 1998, Vol.VI (pp.251-259). Tübingen, Niemeyer.
  • Khaznadar, Edwige (2002a) Le féminin à la française. Paris : L'Harmattan.
  • Khaznadar, Edwige (2002b) "Métalangage du genre : un flou artistique" in "Extension du féminin - Les incertitudes de la langue", sous la direction de Marie-Jo Mathieu (pp.25-41). Paris : Honoré Champion.
  • Khaznadar, Edwige (2005) "Le masculin dit générique : mythe et langue" in "Désexisation et parité linguistique - Le cas de la langue française" Coordination Véronique Perry (pp.67-86). Toulouse : ANEF.
  • Moreau, Thérèse (1994). Pour une éducation épicène. Guide de rédaction et de ressources de documents scolaires s’adressant aux filles comme aux garçons. Lausanne: Réalités sociales.
  • Moreau, Thérèse (1999). Nouveau Dictionnaire féminin masculin des professions, des titres et des fonctions. Genève : Métropolis,.
  • Moreau Thérèse. (2001) Écrire les genres, guide romand d’aide à la rédaction administrative et législative épicène. Genève : État de Genève.
  • Nouvelles Questions féministes, Lausanne. Éditions Antipodes, Volume 26, No 3, 2007

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. ANDREAS LEBERT IM GESPRÄCH MIT ARMIN KRATZERT: Anleitung zum Männlichsein
  2. L'ouvrage de Teilhard de Chardin, L'Avenir de l'Homme (dans le sens évident de « l'Humanité ») est traduit à la lettre en anglais par The Future of Man.
  3. "Lorsque vous rencontrez des présupposés de valeur, vous savez fort bien à quoi un auteur ou un orateur voudrait que le monde ressemble – quels sont les objectifs qu'elle considère comme les plus importants ; mais vous ne savez pas ce qu'elle tient pour acquis (...)". M. Neil Browne, Stuart M. Keeley, Asking the Right Questions, A Guide to Critical Thinking, Pearson / Prentice Hall, 2007.
  4. PIV plena Ilustrita Vortaro " Genro ..."Genro ne ekzistas en Esperanto". Li kaj lia estas uzataj, kiam oni parolas pri unu vira persono. Ŝi kaj ŝia estas uzataj pri unu ina persono. Ĝi kaj ĝia estas uzataj por paroli pri senseksaĵo. PMEG 11.5) Ces utilisations sont liées au sens, et n'ont aucune répercussion grammaticale.
  5. Sur la sémantique sexuelle des substantifs, voir le §4.2 du Plena Manlibro de Esperanta Gramatiko (PMEG)
  6. §39.1.13 du Plena Manlibro de Esperanta Gramatiko (PMEG)
  7. Anne Chemin, « Genre, le désaccord », Le Monde,‎ 14 janvier 2012 (lire en ligne).
  8. « Féminisation des noms de métiers, fonctions, grades et titres », (Actualités 2002, féminisation), site de l'Académie française.
  9. Françaises, Français ! Aidez-moi !, 1961, archive vidéo INA
  10. Pschitt.info, Le Tribunal des flagrants délires
  11. (...) car les Françaises et les Français finiront par se rendre compte de la réalité (...)(Didier Migaud, Assemblée nationale, Débats parlementaires, 4 décembre 2003).
  12. Circulaire du Premier Ministre Légifrance
  13. « Guide de formulation non sexiste », Chancellerie fédérale, décembre 2000.
  14. Exemple : la page « Langage épicène » de la Haute école Arc Neuchâtel-Berne-Jura, au chapitre de l'« Égalité des chances ».
  15. '@robase politiquement correcte, Cécile Thibaud, L'Express du 17/05/2004

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]