BASIC

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En programmation, BASIC est un acronyme pour Beginner's All-purpose Symbolic Instruction Code (littéralement « Code d'instruction symbolique multi-usages du débutant »), famille de langages de programmation de haut niveau originaire de l'université de Dartmouth.

Buts[modifier | modifier le code]

Le BASIC a été conçu à la base en 1963 par John George Kemeny (1926-1993) et Thomas Eugene Kurtz (1928-) au « Dartmouth College » pour permettre aux étudiants qui ne travaillaient pas dans des filières scientifiques d'utiliser les ordinateurs. En effet, à l'époque, l'utilisation des ordinateurs nécessitait l'emploi d'un langage de programmation réputé réservé aux seuls spécialistes, en général un langage d'assemblage ou le Fortran. Ces langages n'étaient pas interactifs, ce qui en rendait la maîtrise délicate pour des utilisateurs occasionnels.

L'acronyme BASIC est lié au titre d'un article de Kurtz qui n'a pas été publié et n'a aucun rapport avec les séries intitulées « Anglais basic » de Charles Kay Ogden. Les concepteurs du langage souhaitaient qu'il soit du domaine public, ce qui favorisa sa diffusion.

Le BASIC équipait dès le milieu des années 1970 pratiquement tous les micro-ordinateurs du moment (Olivetti P6060, Tektronix 4051, IBM 5100[1], etc.). Dans les années 1980, la plupart des micro-ordinateurs étaient fournis avec un interprète BASIC, parfois en ROM, et quelques calculatrices programmables en furent même dotées.

Les huit principes de conception du BASIC étaient :

  1. Être facile d'utilisation pour les débutants ;
  2. Être un langage généraliste ;
  3. Autoriser l'ajout de fonctionnalités pour les experts (tout en gardant le langage simple pour les débutants) ;
  4. Être interactif ;
  5. Fournir des messages d'erreur clairs et conviviaux[2] ;
  6. Avoir un délai de réaction faible pour les petits programmes ;
  7. Ne pas nécessiter la compréhension du matériel de l'ordinateur ;
  8. Isoler l'utilisateur du système d'exploitation.

Historique[modifier | modifier le code]

Fichier Basic, et exécutions sur un DVK.

Le BASIC est peut-être le langage de programmation le plus connu. La forme originelle du langage s'inspire du Fortran, avec des ajouts pour le rendre interactif et capable de traiter en mode calcul de bureau des opérations matricielles, notamment multiplication et inversion. BASIC est souvent interprété, mais rien ne l'empêche d'être compilé[3] là où l'interactivité avec le programmeur n'était plus nécessaire, par exemple packages de gestion. Malgré sa normalisation, plusieurs dialectes sont apparus au cours des années, partis de la même base, et proposant des améliorations diverses, par exemple dans le domaine des interfaces graphiques ou de l'orienté objet. La référence sur PC (MS-DOS) a été le GW-BASIC puis quelque temps le Quick Basic.

La première version du BASIC a été développée sur un ordinateur central temps réel appelé GE-256 (General Electric), qui était un GE-235 avec une GE DataNet-30[4]. C'était le premier langage spécialement conçu pour être utilisé sur des systèmes interactifs. En dépit de sa popularité, le BASIC était quelque peu snobé par les informaticiens. Le célèbre texte « Real programmers do not eat quiche » mentionne par exemple « Les vrais programmeurs n'utilisent pas BASIC. Aucun programmeur sérieux n'utilise BASIC après la puberté »[réf. nécessaire].

Dans sa forme originale, le langage BASIC, avec ses boucles imbriquées et son exécution ligne par ligne, a parfois été associé à l'expression « Un programme tourne sur un ordinateur ». Mais en fait cette expression est bien plus ancienne que le BASIC. Elle a été ainsi utilisée pour des langages tels que le Fortran ou l'Algol qui existaient avant le BASIC. On peut considérer le verbe « tourner » comme une traduction du mot anglais « run », avec en connotation l'idée qu'un programme informatique, quel qu'il soit, possède en général des boucles.

Les premières versions de BASIC étaient utilisées sur des ordinateurs en temps partagé. L'interprétation était plus commode que la compilation, car les modifications ne portaient souvent que sur quelques lignes entre deux passages successifs.

Les constructeurs des premiers ordinateurs individuels avec clavier ont eu besoin d'inclure un outil permettant aux utilisateurs d'écrire des logiciels pour leur matériel. L'un des premiers, TRW, avait créé son propre langage pour ses terminaux programmables Datapoint, mais l'abondance d'étudiants connaissant BASIC le conduisit à porter ce langage sur des machines comme son 2200[5]. Une version interprétée pouvait sans difficulté tenir Mémoire morte (ROM) ou vive. BASIC avait en 1970 un concurrent, le langage FOCAL, mais celui-ci était propre à DEC et fut vite marginalisé, comme le sera le HPL de Hewlett-Packard six ans plus tard.

BASIC offrait aussi quelques commandes comme old, new, list et quelques autres déjà définies à l'intérieur même du langage, lui conférant ses capacités interactives.

Les premiers ordinateurs individuels possédaient presque tous un interprète BASIC en ROM (TI-99/4A, C64, TRS-80, Apple II, etc.). Hewlett-Packard laissait le choix sur son 9825 entre un BASIC standard et son langage maison HPL plus puissant, mais moins standard. Ces langages étaient sur cartouche ROM amovible.

En 1968, un article d'Edsger Dijkstra devenu très populaire avait insisté sur la nocivité de l'instruction « goto » en matière de qualité du code[6], et donc la productivité du programmeur. Cette critique s'appliquait alors à la plupart des langages, dont les dialectes du BASIC. Dix ans plus tard, presque tous les langages avaient pris cette critique en compte y compris BASIC. La popularité du BASIC, langage de programmation grand public par excellence, fit dire à certains[réf. souhaitée] que ce langage a donné naissance à plus de mauvais programmes qu'aucun autre langage. Olivier Lecarme, professeur à l'Université Laval, affirmait à l'AFCET : « BASIC programming cannot teach you any kind of programming, not even basic programming ».

Borland a publié le Turbo Basic 1.0 en 1985. Les versions suivantes sont encore vendues sous le nom de PowerBasic par une autre compagnie. Il existe toujours une version MS-DOS.

Les versions les plus répandues ont été conçues par Microsoft, qui pratiquait une politique de prix modérés et avait fini par devenir la référence : quelles que fussent les machines source et cible, on savait qu'un programme écrit en BASIC Microsoft tournerait sur un autre BASIC Microsoft.

En 1977 Microsoft avait sorti l'Altair Basic pour le Altair 8800 du constructeur MITS. C'était son premier logiciel. En 1979 Microsoft obtint d'IBM la commercialisation de son interprète BASIC avec les futurs IBM PC et compatible PC. Cette version était incluse dans la puce ROM des PCs, et se lançait au démarrage en l'absence de système d'exploitation. Plus tard, Microsoft a vendu différentes versions du BASIC pour DOS, dont Basica, GW-BASIC, Quick Basic et Visual Basic pour MS-DOS. Microsoft Windows 95 et Windows 98 incluaient un interpréteur QBasic à installer à partir du CD-ROM et Windows 98 incluait un interprète VBScript. Visual Basic for Applications a été ajouté dans les produits Microsoft Office en 1997.

La nécessité d'enseigner un langage de programmation davantage structuré avait donné naissance au Langage Pascal en 1972. Ce langage, en particulier grâce au compilateur Turbo Pascal de la société Borland, bien plus rapide que n'importe quel interprète BASIC de l'époque, remporta un énorme succès au cours des années 1980, et marqua un début de déclin de la popularité du BASIC dans le grand public[réf. nécessaire].

Syntaxe[modifier | modifier le code]

La syntaxe vraiment minimale du BASIC est seulement composée de l'instruction d'affectation par le signe "=" (devant autrefois être précédée du mot-clé LET), PRINT (affichage à l'écran), IF-THEN-ELSE (exécution conditionnelle) et GOTO (saut vers une zone du programme). Un interprète qui exécute des programmes avec cette syntaxe minimale n'a pas besoin d'une pile. Nombre des premières implémentations sur micro-ordinateur n'eurent que ces instructions[réf. nécessaire], les programmes n'étaient donc pas structurés. Si on ajoute une pile, l'instruction GOSUB (saut vers une séquence servant de sous-programme et terminée par RETURN) fut rapidement ajoutée.

Interprètes à numéro de ligne[modifier | modifier le code]

Les premiers interprètes BASIC exigeaient une numérotation des lignes à mémoriser. Une ligne non numérotée était simplement exécutée immédiatement. On ne pouvait avoir qu'un seul programme à la fois en mémoire.

L'usage était de numéroter les lignes de 10 en 10, afin de pouvoir insérer des lignes supplémentaires si besoin était. Avec certains interprètes il fut possible, à partir des années 1980, de mettre plusieurs commandes sur une même ligne. Toutefois, il n'était pas possible de regrouper un ensemble de commandes s'exécutant ensemble, comme après une condition IF-THEN ; il fallait donc nécessairement recourir à des sauts de ligne GOTO.

Interprètes modernes[modifier | modifier le code]

Les dialectes BASIC modernes n'emploient plus les numéros de lignes (en fait il est toujours possible de les employer mais cela n'est nullement obligatoire) et ont une richesse de commandes et une construction des déclarations de données identiques à d'autres langages comme le langage Pascal ou le Modula-2.

Les récentes variantes comme le Visual Basic ont introduit une orientation objet avec gestion de l'implémentation d'interfaces et, dans Visual Basic .NET, l'héritage (simple). Cependant la gestion des erreurs nécessite généralement l'utilisation de GOTO, ce qui casse la structuration des programmes.
Visual Basic .NET permet l'utilisation de blocs Try/Catch, mais conserve néanmoins la possibilité d'utiliser des On Error GoTo, pour conserver une certaine compatibilité avec les versions classiques de Visual Basic.

La richesse des variantes est synonyme de non-standardisation. Cela montre comme ce langage est « organique » et comme il est plutôt une sous-culture qui traite la programmation d'ordinateur comme un ensemble fixe de règles de syntaxe. Mais la même chose s'applique tout autant aux autres « vieux » langages de programmation comme le Cobol et le Fortran. Cependant le mouvement de BASIC est de loin le plus important et une société comme Niakwa vécut jusqu'au milieu des années 1990 très largement de son BASIC sur Unix.

Procédures[modifier | modifier le code]

Le BASIC n'a généralement pas de bibliothèque externe standard comme d'autres langages, le langage C par exemple. Au lieu de cela, l'interprète ou le compilateur contiennent une bibliothèque intégrée étendue de procédures intrinsèques. Ces procédures incluent plus d'outils que ce dont le programmeur a besoin pour apprendre la programmation et écrire de simples applications, dont des fonctions mathématiques, des fonctions de traitement des chaînes de caractères, d'entrée-sortie console, de graphisme et de manipulation de fichiers. Le Quick Basic permet d'inclure des bibliothèques écrites dans ce langage (QLB) ou en d'autres langages (LIB).

Certains dialectes BASIC ne permettent pas aux programmeurs d'écrire leurs propres procédures. À cause de cela, les programmeurs sont obligés d'écrire leurs programmes avec une importante utilisation de goto et de gosub. Ce qui fait qu'il est très difficile de suivre un tel code source, appelé couramment un « code spaghetti ». Beaucoup de versions du BASIC comme le Microsoft Quick Basic ont ajouté un support des sous-routines et des fonctions (avec support de la récursivité). Il fait la distinction entre une procédure qui ne retourne jamais de valeur (appelée sous-routine ou sub) et une procédure qui en renvoie (appelée fonction). Certains langages ne font pas cette distinction et considèrent tout comme une fonction dont certaines renvoient une valeur « vide ».

Le BASIC est bien connu pour ses fonctions de manipulations de chaînes de caractères. Les premiers dialectes avaient déjà un ensemble de fonctions basiques (left$, mid$, right$) pour les traiter simplement. Comme elles sont souvent utilisées dans les applications de tous les jours, cela est un avantage considérable.

Types de données[modifier | modifier le code]

Chaque dialecte BASIC de base gère les données de type entier et chaîne de caractères. Normalement, ils n'ont pas besoin de les déclarer comme telles, mais les dialectes modernes ont l'option de forcer le type (typiquement en utilisant une directive appelée « Option Explicit »). Les types de données modernes supportés par le BASIC incluent : booléens, entiers signés sur 16 bits, entiers signés sur 32 bits, chaînes de caractères, nombres décimaux. Certains dialectes comme Visual Basic ont plus de types de données intrinsèques. De plus, certains dialectes permettent à l'utilisateur de définir ses propres types, appelés types définis par l'utilisateur, et qui sont en fait des structures, c'est-à-dire une simple variable contenant plusieurs champs.

Disponibilité et variantes[modifier | modifier le code]

Le BASIC est disponible pour toutes les plates-formes récentes. Une version interprétée libre qui est conforme aux standards et hautement multiplateforme est le Bywater BASIC. L'interprète est écrit en langage C, sous licence GPL. Il ne permet pas de faire des interfaces utilisateur graphiques (GUI).

Une version libre, similaire au Visual Basic et tournant sous Windows et GNU/Linux, et permettant donc de faire des environnements graphiques (GUI), existe et s'appelle le Phoenix Object Basic. Il en existe deux autres plus récentes : Gambas et K-Basic utilisant la performante et multiplateforme bibliothèque Qt.

La plus connue des versions compilées est le Quick Basic de Microsoft et le QBasic, une version qui ne permet pas de générer des programmes autonomes. Les dernières versions de Visual Basic sont aussi compilées, bien que Microsoft ait changé le Visual Basic en un langage compatible d'une façon minimale avec les premières versions du Dartmouth Basic.

D'autres versions, dont le PowerBasic (descendant de Turbo Basic[7]) et le True BASIC, sont compatibles avec le standard ANSI BASIC (True Basic Inc. a été fondée par les créateurs originaux du BASIC), tout en lui adjoignant de nombreuses fonctionnalités.

RealBasic est une variante disponible pour les Apple Macintosh qui génère aussi des exécutables pour Microsoft Windows et GNU/Linux.

Une variante d'un dialecte BASIC simple pour la machine virtuelle Parrot montre comment un interprète BASIC est mis en application dans un langage de type assembleur.

Le PureBasic est une variante avec une syntaxe simple mais avec une production rapide et des fichiers exécutables petits, pour Windows, GNU/Linux, AmigaOS et Mac OS. Il peut aussi compiler et contenir des instructions en assembleur en-ligne.

Le wxBasic est une variante, écrite en C et C++, pour Windows, GNU/Linux et peut-être bientôt sous Mac OS. Il est gratuit et peut être utilisé en compilé ou en interprété.

Le BlitzBasic et le DarkBasic sont des variantes spécialisées dans la création de jeux vidéo avec un accès simplifié aux interfaces de programmation (API) multimédias tels OpenGL et DirectX. Le compilateur est payant dans les deux cas. Cette variante est optimisée. On peut avoir des bons résultats rapidement pour des débutants.

Liberty BASIC est spécialisé dans l'élaboration facile d'interface graphique, il est reconnu comme le successeur de QBasic.

Le SmallBasic est un dialecte qui fonctionne sur un grand nombre de plates-formes (Win32, MS-DOS, GNU/Linux et Palm OS) et est placé sous une licence GNU.

Le FreeBASIC, développé par une communauté QBasic en déclin, est un compilateur 32-bits distribué sous licence GPL. Il est multiplateforme et, bien qu'encore en version bêta, très prometteur. Sa syntaxe est calquée sur celle du QBasic de Microsoft mais il supporte les pointeurs, l'assembleur inline et prochainement une branche orientée objet devrait être incorporée.

Il existe également une version BASIC pour OpenOffice, appelée OOoBasic (c'est le même langage utilisé pour StarOffice, même si son nom, StarBasic, change).

Le TI-Basic est le langage de programmation utilisé sur certaines calculatrices Texas Instruments, de même que le BASIC Casio, utilisé sur les calculatrices graphiques Casio.

Sur les TI-99, le TI-Basic est différent de celui que l'on peut trouver sur les calculatrices de la marque. Il existe également un TI-Basic Etendu plus perfectionné permettant l'accès l'extension mémoire, les commandes CALL PEEK et CALL POKE, l'amélioration de la gestion des couleurs, l'apparition des "Sprites", icones auxquelles on peut donner un vitesse et un sens de déplacement

Au nombre des modèles populaires qui utilisèrent le langage BASIC figurent :

  • la série CPC de Amstrad ;
  • la série MO et TO de la marque Thomson ;
  • les ordinateurs au standard MSX (1, 2, 2+, Turbo R) utilisaient un Basic dérivé du GW-Basic, la gestion de la couleur et des sprites s'apparentait a celle des TI-99, le processeur graphique utilisé sur ces différentes machines étaient le TMS9929, un processeur Texas Instruments
  • les modèles de la marque Commodore ;
  • le DAI Imagination machine ;
  • les Apple I, II, III et variantes utilisaient un Basic maison mais pouvaient aussi, sur les modèles équipés d'une carte CP/M utiliser la version Basic du CP/M proche du GW-Basic;
  • le TI-99/4A de Texas Instruments ;
  • certaines calculatrices Casio et Texas Instruments ;
  • les Sinclair ZX-81 et ZX-Spectrum ;
  • le Tektronix 4051 (BASIC graphique sur écran rémanent) ;
  • l'Olivetti P6060 mais aussi M30 et M40 (partie intégrante de l'OS appelé ESE) ;
  • l'Olivetti M10 (ordinateur ayant 24 Ko ou 32 Ko de RAM non volatile avec BASIC en ROM, et pas de disque dur ni de disquettes) ;
  • Exelvision avec l'EXL 100 et le module EXELBASIC. Le Basic de l'EXL100 était un dérivé de l'Extended Basic du TI-99, les concepteurs de cette machines étant des transfuges de Texas Instruments ;
  • l'IBM PC et Compatible PC dont les premiers modèles avaient un BASIC limité en ROM. Le Basic était fourni sur les disquettes système MS-DOS ou PC-DOS versions 1.0 à 4.0. Pour les IBM PC, le Basic s'appellait Basica alors que sur les compatibles PC il se nommait GW-Basic

Exemples[modifier | modifier le code]

Exemple 1 : BASIC original non structuré[modifier | modifier le code]

 10 INPUT "Quel est votre nom ? "; NOM$ 
 20 PRINT "Bonjour "; NOM$
 30 INPUT "Combien d'étoiles voulez-vous ? "; NOMBRE
 40 LET ETOILE$ = ""
 50 FOR I = 1 TO NOMBRE
 60 LET ETOILE$ = ETOILE$ + "*"
 70 NEXT I
 80 PRINT ETOILE$
 90 INPUT "Voulez-vous plus d'étoiles ? "; ETOILE$
100 IF LEN(ETOILE$) = 0 THEN GOTO 90
110 LET ETOILE$ = LEFT$(ETOILE$, 1)
120 IF (ETOILE$ = "O") OR (ETOILE$ = "o") THEN GOTO 30
130 PRINT "Au revoir ";
140 FOR I = 1 TO 200
150 PRINT NOM$; " ";
160 NEXT I
170 LPRINT

Commentaires :

  • en général, l'interpréteur est insensible à la casse ; les instructions étaient tapées en majuscules sur les machines faisant la distinction entre majuscules et minuscules ;
  • un nom de variable suivi d'un signe dollar indique qu'il s'agit d'une chaîne de caractères (NOM$, ETOILE$, S$) ; une variable sans signe dollar indique un entier ou un nombre décimal (S, I) ;
  • INPUT permet l'affichage d'un texte et une saisie du clavier ; PRINT permet un affichage à l'écran ;
  • parfois l'instruction LET est optionnelle, ainsi, LET ETOILE$ = ETOILE$ + "*" peut s'écrire simplement ETOILE$ = ETOILE$ + "*" (le signe égal sert à la fois aux affectations de variables et aux tests d'égalité) ;
  • FOR-NEXT est une boucle ;
  • IF-THEN est une instruction conditionnelle ; OR est l'opérateur logique « Ou » ;
  • LEN est une fonction renvoyant la longueur de la chaîne de caractères, LEFT$(ETOILE$, n) est une fonction renvoyant une sous-chaîne composée de n caractères situés à gauche de la chaîne ETOILE$ ; + est l'opérateur de concaténation (c'est aussi l'opérateur de l'addition).

Exemple 2 : BASIC moderne structuré[modifier | modifier le code]

 INPUT "Quel est votre nom"; UserName$
 PRINT "Bonjour "; UserName$
 DO 
   INPUT "Combien d'étoiles voulez-vous"; NumStars
   Stars$ = ""
   Stars$ = REPEAT$("*", NumStars) '<-ANSI BASIC
   'Stars$ = STRING$(NumStars, "*") '<-MS BASIC
   PRINT Stars$
   DO
     INPUT "Voulez-vous plus d'étoiles"; Answer$
   LOOP UNTIL Answer$ <> ""
 LOOP WHILE UCASE$(LEFT$(Answer$, 1)) = "O"
 PRINT "Au revoir ";
 FOR A = 1 TO 200
   PRINT UserName$; " ";
 NEXT A
 PRINT

Documents définissant le BASIC[modifier | modifier le code]

  • Le manuel du BASIC conçu au Dartmouth College[8]
  • ANSI Standard for Minimal Basic (ANSI X3.60-1978 "FOR MINIMAL BASIC")
  • ISO Standard for Minimal Basic (ISO/CEI 6373:1984 "DATA PROCESSING - PROGRAMMING LANGUAGES - MINIMAL BASIC")
  • ANSI X3.113-1987 Programming Languages - Full BASIC
  • ANSI X3.113a-1989 Programming Languages - Modules and Individual Character Input for Full BASIC
  • ISO Standard for Full Basic (ISO/CEI 10279:1991 "INFORMATION TECHNOLOGY - PROGRAMMING LANGUAGES - FULL BASIC")
  • ANSI Addendum Defining Modules (X3.113 INTERPRETATIONS-1992 "BASIC TECHNICAL INFORMATION BULLETIN # 1 INTERPRETATIONS OF ANSI 03.113-1987")
  • ISO Addendum Defining Modules (ISO/CEI 10279:1991/ Amd 1:1994 "MODULES AND SINGLE CHARACTER INPUT ENHANCEMENT")
  • Standard ECMA-55, Minimal BASIC (janvier 1978)[9]
  • Standard ECMA-116, BASIC (juin 1986)[10]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Manuels du BASIC sur IBM 5110
  2. Le Tektronix 4051 plaçait toute ligne erronée en mode édition, et le curseur à l'endroit exact où avait été rencontrée l'erreur !
  3. Une société américaine, Niakwa, vivait de son compilateur et de ses packages pour BASIC compilé
  4. En correspondance avec Thomas E. Kurtz
  5. Distribué en France sous le nom Matra Datapoint 2200
  6. (en) Communications de l'ACM, no 11, pp. 147-148. 1968 [PDF]
  7. (en) « An Introduction to PowerBASIC », sur www.powerbasic.com (consulté le 7 décembre 2010)
  8. (en) BASIC, édition 1964 et édition 1968
  9. (en) ECMA-55, Minimal BASIC
  10. (en) ECMA-116, BASIC

Le présent article est basé sur un article originellement écrit sur Nupedia par Peter Fedorow, et modifié sur la version anglaise de Wikipedia, puis traduit en français.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]