Lanches-Saint-Hilaire

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Lanches-Saint-Hilaire
Église Saint-Médard à Saint-Hilaire.
Église Saint-Médard à Saint-Hilaire.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Picardie
Département Somme
Arrondissement Arrondissement d'Amiens
Canton Canton de Domart-en-Ponthieu
Intercommunalité sans
Maire
Mandat
Jean-Luc Waligora
2014-2020
Code postal 80620
Code commune 80466
Démographie
Population
municipale
125 hab. (2011)
Densité 23 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 06′ 15″ N 2° 08′ 25″ E / 50.1042, 2.140350° 06′ 15″ Nord 2° 08′ 25″ Est / 50.1042, 2.1403  
Altitude Min. 48 m – Max. 136 m
Superficie 5,45 km2
Localisation

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Lanches-Saint-Hilaire

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Lanches-Saint-Hilaire

Lanches-Saint-Hilaire est une commune française, située dans le département de la Somme en région Picardie.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune comporte deux hameaux en 1897 :

- Saint-Hilaire qui compte alors 7 habitants et possède une église et une école,

- Le Briquet, rattaché à Saint-Hilaire.

Sol, sous-sol, hydrographie, relief[modifier | modifier le code]

Dans la vallée, le sol est composé de terre franche. Un calcaire léger recouvre les coteaux. Sur le plateau, l'argile domine[1].

Un seul cours d'eau coule sur la commune : la Domart qui naît au hameau de Saint-Hilaire. La nappe d'eau est peu profonde, pratiquement chaque maison dispose d'un puits en 1897[1].

Le relief est accidenté. La vallée de la Domart (affluent de la Nièvre), se ramifie au centre du territoire en deux étroites vallées : la vallée du Chêne et la vallée de Gorges[1].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Au nord, la commune est bordée par Domesmont. Épécamps limite le village à l'ouest, Gorges est à l'est tandis que Berneuil est au sud-est et Domart au sud-ouest, alors que Franqueville est à l'ouest et Ribeaucourt se situe au nord-ouest[1].

Toponymie[modifier | modifier le code]

La tradition locale veut que l'origine du nom du village vienne du patois picard. « Lancher » signifie en effet tisser et cette activité a toujours été très représentée dans la localité. En 1897, 19 métiers à tisser sont encore en service dont 8 toute l'année[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le village est le fief d’une des dernières branches bâtardes de l’illustre maison de Sainte-Aldegonde[2].

La commune abrite des souterrains refuges creusés dans la craie à l'époque de la féodalité, des muches. Une cinquantaine de vastes chambres y ont été aménagées pour abriter la population pendant les périodes difficiles des guerres. Des grilles en fer ferment ces vastes cellules en communication avec la localité voisine d'Épécamps[1]. Ce village caché a servi de repli pour les animaux et la population en 1645 quand l'armée espagnole a causé des ravages dans le secteur[1].

En 1897, le village compte 19 tisserands, 1 cordonnier, 1 charpentier, 1 maréchal-ferrant, 1 tonnelier et un bourrelier[1].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 octobre 2007 Christian Boucher    
mars 2008 2014 Danielle Boucher[3]    
2014[4] en cours
(au 6 mai 2014)
Jean-Luc Waligora    

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 125 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
337 369 367 412 424 433 427 421 421
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
399 396 378 350 323 292 264 258 217
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
226 225 216 175 163 150 138 143 116
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
98 103 95 69 93 109 117 125 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[6].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Christophe à Lanches, du XVIIIe siècle[7].
  • Église Saint-Médard à Saint-Hilaire, de 1780.
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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f, g et h Notice géographique et historique réalisée par l'instituteur, M. Leroy, 1897, Archives départementales de la Somme, Amiens.
  2. François CARON, Un créquier dans une église du Ponthieu, Morinie, Maisons-Alfort, février 2007
  3. « Liste des maires de la Somme », sur http://www.somme.pref.gouv.fr,‎ 13 août 2008 (consulté le 21 novembre 2008)
  4. « Liste des maires de la Somme » [xls], Liste des élus du département de la Somme, Préfecture de la Somme,‎ 6 mai 2014 (consulté le 9 juin 2014)
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  7. http://clochers.org/Fichiers_HTML/Accueil/Accueil_clochers/80/accueil_80466.htm

Bibliographie[modifier | modifier le code]

François CARON, Un créquier dans une église du Ponthieu, Morinie, Maisons-Alfort, février 2007

Liens externes[modifier | modifier le code]

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