Lalla Fatma N'Soumer

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Lalla Fatma N'Soumer
Fadhma Nat Si Hmed
Lalla Fatma N'Soumer
Lalla Fatma N'Soumer

Surnom Jeanne d'Arc du Djurdjura[1]
Naissance 1830
Werja, Ain El Hammam
Décès 1863 (à 33 ans)
Origine Kabylie (Algérie)
Allégeance Résistance kabyle à l'occupation française.
Années de service 1850 – 1857
Conflits Batailles de Kabylie contre les troupes françaises
Faits d'armes Bataille de Oued Sebaou

Lalla Fadhma N'Soumer (1830 - 1863), est une personnalité algérienne de la résistance des Kabyles (Igawawens : dénomination historique des Kabyles du Djurdjura) contre la conquête de la Kabylie par la France dans les années 1850.

Sommaire

Nom [modifier]

« Lalla » est un titre honorifique ou une marque de respect féminin.

« N'Soumer » vient du kabyle « de Soumer », nom du village dans lequel son père tenait une Zaouia.

Son vrai nom kabyle est Fadhma Sid Ahmed

Appelée « la Jeanne d'Arc du Djurdjura » par l'historien Louis Massignon.

Biographie [modifier]

L'adolescence [modifier]

Née en 1830 en Haute Kabylie, région nord-est de l'Algérie, dans un village du nom de Werja, proche d'Aseqif n Tmana, Lalla Fatma N'Soumer est la fille du cheikh Ali ben Aissi et de Lalla Khlidja ; son père est le chef d'une école coranique liée à la zaouïa Rahmania de Sidi Mohamed ibn Abderahmane Abu Qabrein.

La combattante [modifier]

En 1847, elle accepte de se joindre aux résistants de la région, les chérifs Si Mohamed EI-Hachemi et Bou-Baghla. À la mort de ce dernier, en 1854, les troupes du maréchal Randon, estimées à 13 000 hommes dirigés par les généraux Mac Mahon et Maissiat, constituées aussi de goums accompagnant les chefs ralliés, sont confrontées à une forte résistance. Randon demande des renforts lorsqu'il attaque par surprise les Aït Iraten, et ses forces atteignent 35 000 hommes. Les combats sont féroces. Fatma appelle ses troupes à lutter pour la liberté et à faire un ultime effort pour battre l'ennemi. Les batailles sont perdues. Les chefs, Si Hadj Amar, Si Seddik Ben Arab, Si El-Djoudi et Sidi Tahar, sont contraints de se rendre. Fatma est accueillie chez Si Tahar Ben Mahieddiene, un notable de la région de Tablat, où elle trouve refuge dans la zaouïa de Sidi Ali Boumâali, à Tourtatine, près de Tablat (à 100 km à l'est de Médéa, dans la commune d'EI-Aïssaouia). Elle est arrêtée le 27 juillet 1857 dans le village de Takhlijt Ath Atsou, près de Tirourda, et incarcérée.

Placée ensuite en résidence surveillée à Béni Slimane, elle y meurt en 1863, à l'âge de trente-trois ans, éprouvée par son incarcération et affectée par la mort de son frère en 1861.

Ses cendres sont transférées en 1994 du cimetière de Sidi Abdellah, à 100 mètres de la zaouia Boumâali à Tourtatine, vers le Carré des martyrs du cimetière El Alia, à Alger.

Entre mythe et réalité [modifier]

Hommage [modifier]

Un transporteur de gaz naturel liquéfié de la marine marchande algérienne, d'une capacité de 145 000 m3, réceptionné en 2004, est baptisé Lalla Fatma N'Soumer à Osaka au Japon[2].

Galerie [modifier]

Liens externes [modifier]

Bibliographie [modifier]

  • Salem Chaker, Hommes et femmes de Kabylie, Aix-en-Provence, Édisud, 2001, 207 p. (ISBN 2744902349 et 9782744902345), p. ? 
  • Achour Cheurfi, Dictionnaire encyclopédique de l'Algérie, Alger, ANEP, 2006, 1230 p. (ISBN 9947213196 et 9789947213193), p. ? 
  • Tahar Oussedik, Lla Fat'ma n'Soumeur, Alger, Entreprise nationale algérienne du livre, 1986, 83 p. 
  • Habiba Djahnine, Fathma N'Soumer, article de L'Algérie et la France, dictionnaire coordonné par Jeannine Verdès-Leroux, Robert Laffont 2009; (ISBN 978-2-221-10946-5)

Notes et références [modifier]

  1. Afrique-Asie, Numéros 390 à 401, Société d'Éditions Afrique, Asie, Amérique Latine, 1987 [présentation en ligne] 
  2. [PDF]Présentation du navire Lalla Fatma N'Soumer lors de sa réception, sur le site internet de la compagnie de transport maritime Hyproc.