Lalevade-d'Ardèche

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Lalevade-d'Ardèche
Image illustrative de l'article Lalevade-d'Ardèche
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Ardèche
Arrondissement Largentière
Canton Thueyts
Intercommunalité Communauté de communes Porte des Hautes Cévennes Ardéchoises
Maire
Mandat
Éric Orives
2014-2020
Code postal 07380
Code commune 07127
Démographie
Gentilé Levadois, Levadoises
Population
municipale
1 191 hab. (2011)
Densité 525 hab./km2
Population
aire urbaine
2 286 hab. (2009)
Géographie
Coordonnées 44° 38′ 55″ N 4° 19′ 26″ E / 44.6486111111, 4.3238888888944° 38′ 55″ Nord 4° 19′ 26″ Est / 44.6486111111, 4.32388888889  
Altitude Min. 255 m – Max. 490 m
Superficie 2,27 km2
Localisation

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Lalevade-d'Ardèche est une commune française, située dans le département de l'Ardèche en région Rhône-Alpes.

Les habitants sont appelés les Levadois et les Levadoises.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le territoire de Lalevade-d'Ardèche est situé en rive droite de la rivière Ardèche, en aval de la commune de Pont-de-Labeaume et du confluent avec la Fontaulière, et en amont du confluent avec le Salyndres (ruisseau). La localité est la moins étendue du département de l'Ardèche avec une superficie de seulement 227 hectares.

Lieux-dits, hameaux et écarts[modifier | modifier le code]

La Penderie, Le Perdu, Allary, Le Blanchon, la Chastagnière, L'Hoste du Fau.

Communes environnantes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Pont-de-Labeaume Aizac Asperjoc Rose des vents
Fabras N Vals-les-Bains
O    Lalevade-d'Ardèche    E
S
Prades Mercuer

Accès et transports[modifier | modifier le code]

Jusqu'en 1982, Lalevade-d'Ardèche était le terminus d'une ligne de chemin de fer venant du Teil et passant par Aubenas : la Ligne Vogüé - Lalevade. Un prolongement de la ligne jusqu'au Puy était déjà projeté avant 1870. De nombreux ouvrages d'art avaient été mis en chantier à partir de 1906, mais la Première Guerre mondiale a stoppé le projet, du moins du côté ardéchois. Le complexe de tunnels de la Gravenne de Montpezat n'a pu être mené à terme. Le tunnel du Roux, achevé, a été ouvert à la circulation automobile. Le service voyageur a cessé en 1969. L'ancienne gare de Lalevade est propriété de la commune et abrite des services administratifs intercommunaux.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Climat[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Climat de la Cévenne ardéchoise.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'ancienne gare de Lalevade d'Ardèche, ancien terminus, aujourd'hui bâtiment municipal

Située sur le coteau et sur d'anciens lits de galets de la rivière Ardèche, Lalevade tire son nom du mot occitan levada équivalent au français "levée". Une levada était ici à l'origine un barrage de galets, sans ciment, en travers de la rivière. Elle permettait d’amener l’eau vers le "béal" ou la "béalière" (petit canal) qui irriguait les cultures et animait un moulin. Les crues de l'Ardèche n'ont laissé aucune trace matérielle des aménagements les plus anciens. Des barrages cimentés ont remplacé les levées provisoires au cours du XIXe siècle. La force hydraulique a permis l'essor de l'industrie textile à la même époque. Aujourd'hui les béalières de Lalevade sont encore entretenues pour l'irrigation des jardins. Une mini-centrale électrique équipe depuis 2004 le barrage de "La Rosalie".

Administrativement, Lalevade-d’Ardèche est née le 15 décembre 1903, en même temps que Pont-de-Labeaume sa voisine, de la séparation de son chef-lieu Niègles (aujourd'hui hameau de Pont-de-Labeaume), jugé trop haut perché par les habitants. En 1789, Lalevade-d’Ardèche (alors Niègles) produisait 5 000 tonnes de houille par an et contribuait au développement des industries du Vivarais.

Ce charbon trouve son origine dans une enclave de terrain stéphanien (schisto-gréseux) qui offre la plus grande étendue sur les communes de Lalevade et Prades (mine de Champgontier) et qui se prolonge en s'amenuisant en direction de Jaujac (mine de Sénentille) et La Souche. Les mines de Lalevade furent les principales mines de charbon du département avec celles de Banne.

En 1920, on comptait 1 350 habitants à Lalevade-d’Ardèche qui était alors une cité industrielle très active. Grâce à ses mines de charbon, ses usines de tannants, ses importants moulinages et scieries plus de 600 ouvriers trouvaient de l'ouvrage. Aujourd'hui, l'économie est orientée vers le tourisme et les services.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Parti
14 février 1904 - 17 juin 1914 Ernest BEAUME
17 juin 1914 - 19 mai 1935 Emile DUPLAN
19 mai 1935 - 2 septembre 1941 Fernand SEVENIER
2 septembre 1941 - 26 août 1944 Joseph CASTANIER
26 août 1944 - 20 mai 1945 Fernand SEVENIER
20 mai 1945 - 24 février 1952 Fernand SEVENIER
24 février 1952 - 27 mars 1959 Lucien PERBOST
27 mars 1959 - 21 mars 1965 Georges CAZOTTE PCF
21 mars 1965 - 21 mars 1971 Etienne SANSONNETTI
21 mars 1971 - 25 mars 1977 Maurice MARCOU
25 mars 1977 - 28 mars 1986 Raymond CHALVET (2 fois)
28 mars 1986 - 18 septembre 1987 René FENON
18 septembre 1987 - 23 mars 2001 Roger CREGUT (2 fois) non-inscrit
23 mars 2001 - 21 mars 2008 Jean-Claude KIEFFER non-inscrit
21 mars 2008 - 2009 Henri MERLET[1] PS
septembre 2009 - Claude CHARRON[2]
La commune est créée par division de la commune de Niègles en 1903.

Démographie[modifier | modifier le code]

Nom des habitants : Levadois et Levadoises.

En 2011, la commune comptait 1 191 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
640 695 766 934 1 157 1 225 1 228 1 311 1 320
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 249 1 332 1 288 1 428 1 594 1 677 1 800 1 996 1 976
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 088 1 349 1 288 1 301 1 264 1 278 1 108 1 124 1 096
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
1 129 1 150 1 199 1 103 1 012 1 032 1 131 1 188 1 156
2011 - - - - - - - -
1 191 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église : commencée en 1846 et terminée en 1856.
La clé de voûte sous le porche est gravée à la date de 1847.

Zones naturelles protégées[modifier | modifier le code]

Les rives de l'Ardèche sont classés dans le cadre de la ZNIEFF de type I : Haute-vallée de l'Ardèche

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Préfecture de l'Ardèche fichier au format PDF daté du 1er juillet 2008
  2. Préfecture de l'Ardèche fichier au format PDF liste des maires
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011

Liens externes[modifier | modifier le code]

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