Lagartijo

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Lagartijo
Image illustrative de l'article Lagartijo
Présentation
Nom de naissance Rafael Molina Sánchez
Apodo Lagartijo
Naissance
Cordoue
Décès (à 58 ans)
Nationalité Espagnol
Carrière
Alternative 29 septembre 1865 à Úbeda
Parrain, El Gordito
Confirmation d'alternative 15 octobre 1865 à Madrid
Parrain, Cayetano Sanz
Fin de carrière 1893
Distinction Nommé « Premier Calife de la Tauromachie »
Entourage familial
Famille Son neveu est Lagartijo Chico

Rafael Molina Sánchez dit « Lagartijo » (« Petit lézard »), né à Cordoue (Espagne) le 27 novembre 1841, mort à Cordoue le 1er août 1900, est un matador espagnol.

Présentation[modifier | modifier le code]

Son père était banderillero, et le garçon l'accompagne très jeune. Il combat deux becerros (« veau de 1 à 2 ans ») le 8 septembre 1851, alors qu’il n’est âgé que de neuf ans[1]. Depuis ce jour, et jusqu’à son alternative, il fait partie des cuadrillas (« équipes ») des plus fameux matadors de son époque, notamment Pepete et « El Gordito».

Il prend l’alternative le 29 septembre 1865 à Úbeda (Espagne, province de Jaén) avec comme parrain « El Gordito », face à des taureaux de la Veuve de Ontiveros. Il confirme son alternative à Madrid le 15 octobre 1865 avec comme parrain Cayetano Sanz, face à des taureaux de la ganadería de Gala Ortíz.

En 1868, il affirme sa rivalité avec Frascuelo et Cúchares. Torero « harmonieux », il charme le public par son physique et par sa rapidité à l'esquive, d'où son surnom de lagartijo (petit lézard)[2].

Le 4 juillet 1878, Lagartijo est présent à Paris dans les premières arènes en bois construite à l'occasion de l'exposition universelle. Il tue illégalement le premier taureau[3]. Il revient en 1889 dans les arènes de la rue Pergolèse à Paris où il fait deux fois le paseo les 20 et 21 août, toréant au simulacre en compagnie de Ángel Pastor[4].

Sa carrière est brillante. Il ne commence à décliner qu'au début des années 1890[2]. Il se retire en 1893 à Cordoue après avoir été considéré comme l’un des plus grands matadors de son temps. Il meurt en 1900 dans une atmosphère de vénération générale[5]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Claude Popelin et Yves Harté, La Tauromachie, Paris, Seuil,‎ 1994 (ISBN 2020214334)
  • Robert Bérard (dir.), Histoire et dictionnaire de la Tauromachie, Paris, Bouquins Laffont,‎ 2003 (ISBN 2221092465)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Bérard 2003, p. 655
  2. a et b Bérard 2003, p. 656
  3. Bérard 2003, p. 720
  4. Bérard 2003, p. 721
  5. Popelin et Harté 1994, p. 162

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liste de matadors

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