Lady Trémaine

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Lady Trémaine
Personnage Disney
Nom original Lady Tremaine
Espèce humain
Sexe féminin
Enfant(s) Javotte et Anastasie
1re apparition
dans

Cendrillon
Alias Belle-mère, marâtre

Lady Trémaine plus couramment appelée Belle-mère ou marâtre est le personnage antagoniste du long métrage d'animation Cendrillon (1950) adapté du conte de Charles Perrault, Cendrillon ou la Petite pantoufle de verre paru en 1697, et de la version des frères Grimm, Aschenputtel, publiée en 1812. La version créée par les studios Disney diffère des autres adaptations du conte, ce qui est l'objet de cette page.

Description[modifier | modifier le code]

La marâtre a été animée par Frank Thomas[1],[2] de manière « conventionnelle » pour la rendre terrifiante bien qu'il soit plus habitué à des personnages sympathiques tel Pinocchio ou Bambi[1],[3]. Thomas a été assisté par Harvey Toombs[4].

Lady Tremaine ne possède aucun pouvoir magique et la seule méchante des princesses disney qui ne meurt pas,mais est le pendant de la Reine-sorcière de Blanche-Neige et les Sept Nains[3]. Elle possède également un animal de compagnie[3], un chat nommé Lucifer au lieu du corbeau. Nelson. Décrit comme un méchant substantiel, avec des yeux mi-clos et un sourire moqueur qui, dessinés avec un réalisme plus important que la reine-sorcière ou Stromboli de Pinocchio (1940), cela lui donne une présence glaciale[3]. Pour Griffin, la Belle-mère, à l'instar de la Reine de Blanche-Neige ou de Maléfique dans La Belle au bois dormant (1959), est représentée par de grands mouvements de sa cape tombant sur le sol et des poses de divas[5]. Au contraire et en respectant un schéma courant chez les méchants de Disney, les mouvements de son visage sont lents mais précis (donc détaillés) afin d'appréhender l'évolution des idées qui germent dans son esprit à l'instar du Prince Jean et du Capitaine Crochet[6]. Maltin note qu'elle est toujours représentée dans l'ombre ce qui renforce son regard de fouine[7].

Sa méchanceté est motivée uniquement par le fait de privilégier ses filles avant tout, quitte à faire de sa belle-fille une esclave, et d'apprécier cette forme de pouvoir[3]. Elle parvient, ce qui la rend encore plus horrible, à ne pas prendre part directement aux humiliations infligées à Cendrillon[3]. Cendrillon s'était apprêtée pour le bal, espérant que sa belle-mère tienne sa promesse de la laisser s'y rendre à condition d'être correctement vêtue mais sans l'ordonner clairement La marâtre pousse alors ses filles à dépouiller leur demi-sœur et s'en réjouit[3]. Elle est aussi la seule méchante de Disney à vivre au jour le jour avec sa victime[8].

Eleanor Audley, qui a prêté sa voix à la belle-mère de Cendrillon, a aussi doublé Maléfique dans la version originale de La Belle au bois dormant (1959). Son interprétation a permis d'approfondir le personnage et de donner une force à la méchanceté de la belle-mère[9].

Dans Cendrillon 3, Lady Tremaine subtilise la baguette de la fée et obtient les pleins pouvoirs d'une sorcière dans le but de détruire le bonheur de Cendrillon afin d'en faire profiter sa fille Anastasie. Elle tente de jeter un sort sur Cendrillon et Anastasie mais celle-ci ayant décidé de trahir sa mère et sa soeur, le prince intervient et détourne le sortilège contre elle et Javotte. Elles sont téléportées dans les cachots en attente d'un jugement. Lady Tremaine fut alors emprisonnée pour crime contre le royaume et pratique de magie noire.

Le stéréotype de la marâtre[modifier | modifier le code]

Le studio Disney renforce avec ce film le stéréotype de la marâtre déjà présenté avec Blanche-Neige mais aussi celui du personnage principal sans présence maternelle évoqué dans Pinocchio, Bambi, La Belle et la Bête et une moindre mesure Dumbo[10]. Cet aspect de la « mère absente » est développé par Lynda Haas, Elizabeth Bell et Laura Sells[11]. La formule pour la méchante est aussi conforté dans le film Cendrillon, une beauté froide complétée par une monstruosité et la violence, ainsi la reine de Blanche-Neige se transforme en sorcière et la belle-mère de Cendrillon a enfanté deux filles aux visages et aux cœurs ingrats[12]. Cendrillon développe un autre point aisément imaginable dans Blanche-Neige, la jeune fille accepte sans broncher la longue liste de tâches ménagères et les injustices de sa belle-mère, réalisant même ses tâches en chantant[13].

Différence avec les autres adaptations[modifier | modifier le code]

  • Lady trémaine se re-marie avec le père de cendrillon mais celui-ci décède dans la version Disney mais pas les autres adaptations
  • Dans la version Disney, Lady Trémaine enferme Cendrillon dans sa chambre alors que dans les autres adaptations elle ne l'enferma pas.
  • Dans les autres adaptations, Cendrillon enfile les 2 pantoufles de verre mais dans celui de Disney Lady Trémaine brise une pantoufle.
  • Dans la version Disney, Lady Trémaine ne vient pas au mariage de Cendrillon alors que dans les autres adaptations elle devient gentille et elle vient au mariage de Cendrillon.
  • Dans toute les adaptations même celui de Disney, Lady Trémaine ne possède aucun pouvoir magique sauf que la version Disney décide de crée un suite après Cendrillon (1950) et Cendrillon 2 : Une vie de princesse (2002), dans laquelle Lady Trémaine dérobe la baguette de la marraine-fée ou elle obtient les pouvoir d'un sorcière pour but de détruire le bonheure de Cendrillon afin d'en fair profiter à sa fille Anastasie.
  • Dans les autres adaptations Lady Trémaine devient gentille envers Cendrillon et la laisse en paix mais dans la version de Disney elle reste méchante et veut a tout pris détruire son bonheur
  • Dans les autres adaptations Lady Trémaine mène toujours une vie normal alors que la version Disney elle est jugée et emprisonnée pour crime contre le royaume et pratique de magie noire.

Filmographie[modifier | modifier le code]

Interprètes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (fr) Pierre Lambert, Walt Disney, l'âge d'or, p. 167
  2. (en) Michael Barrier, The Animated Man: A Life of Walt Disney, p. 218.
  3. a, b, c, d, e, f et g (en) John Grant, The Encyclopedia of Walt Disney's Animated Characters, p. 229.
  4. (en) Frank Thomas et Ollie Johnston, The Disney Villain, p. 224.
  5. (en) Sean Griffin, Tinker Belles and Evil Queens, p. 74
  6. (en) Frank Thomas et Ollie Johnston, Disney Animation : The Illusion of Life, p. 467
  7. (en) Leonard Maltin, The Disney Films : 3rd Edition, p. 96.
  8. (en) Frank Thomas et Ollie Johnston, The Disney Villain, p. 101.
  9. (en) Frank Thomas et Ollie Johnston, The Disney Villain, p. 100.
  10. (en) Mark I. Pinsky, The Gospel According to Disney, p. 52.
  11. (en) Lynda Haas, Elizabeth Bell, Laura Sells, From Mouse to Mermaid, p. 196.
  12. (en) Mark I. Pinsky, The Gospel According to Disney, p. 53.
  13. (en) Mark I. Pinsky, The Gospel According to Disney, p. 54.