Lady Morgan

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Lady Morgan, de son nom de jeune fille Sydney Owenson (vers 1776 - 14 avril 1859), fut une romancière irlandaise.

Lady Morgan

Sa vie[modifier | modifier le code]

Née à Dublin, son père Robert Owenson, était un acteur irlandais.

Sa Carrière[modifier | modifier le code]

L'une des figures les plus discutées de sa génération, elle commença une carrière précoce avec un volume de poèmes.

Puis, elle collectionna des airs irlandais, sur lesquels elle composa des paroles, lançant ainsi une mode qu'adoptera plus tard avec succès Thomas Moore.

Son St Clair (1804), une nouvelle sur un mariage raté, dénote outre sa nature passionnée, l'influence de Johann Wolfgang von Goethe et de Jean-Jacques Rousseau. Il éveilla l’attention des spécialistes.

C'est en 1804 qu'elle évoqua le nom du mystérieux personnage Tom Scraw, qu'elle prétend avoir rencontré dans ses songes. Il devint une source d'inspiration, qui lui aura valu plusieurs nouvelles dont The Strange Encounters of Mr Scraw (1805).

Dans une autre nouvelle, The Novice of St Dominick (1806), se retrouvent ces mêmes qualités imaginatives et descriptives.

Mais le livre qui lui assurera une réputation (très controversée) fut The Wild Irish Girl (La sauvageonne irlandaise) (1806), dans lequel elle apparaît comme une ardente patriote (plus politicienne que réellement nouvelliste). Elle y exalte la beauté de sa terre natale, l'Irlande, ses richesses naturelles et la noblesse de ses traditions.

Elle s'identifiera dans les cercles Catholiques et libéraux qu'elle fréquente sous le nom de son héroïne Glorvina.

Patriotic Sketches and Metrical Fragments (Poèmes et scènes patriotiques) suivit en 1807. En 1811, elle publia The Missionary: An Indian Tale (Le missionnaire : un conte indien).

Elle reprit ce conte, peu de temps avant sa mort sous le titre de Luxima, the Prophetess (Luxima, la Prophétesse).

à ce sujet, Percy Bysshe Shelley déclara son admiration pour The Missionary et spécialement son héroïne. Il avoua également en avoir subi l'influence pour ses propres écrits orientalistes.

En 1811, Miss Owenson entra dans la suite de John Hamilton, premier Marquis d'Abercorn, et en 1812, persuadée par sa femme Anne Jane Gore, Lady Abercorn, elle épousa le chirurgien du Marquis, Thomas Charles Morgan. Il fut plus tard anobli, comme chevalier. Elle continua d'écrire aussi facilement de nombreux livres.

En 1814 elle publia sa meilleure nouvelle, O'Donnell. Elle y décrit finement les classes les plus pauvres.

Lady Morgan, gravé par Robert Cooper, 1825, d'après Samuel Lover

En 1817, elle produisit une étude : la France sous la Restauration des Bourbons, ce qui lui valut d'être attaquée avec une rare fureur dans la Quarterly Review. L'auteure y est accusée de Jacobinisme, falsification, licence fautive et impiété.

Elle prendra sa revanche indirectement dans une autre nouvelle : Florence Macarthy (1818), dans laquelle un rédacteur du Quarterly, Con Crawley, est insulté avec une suprême ingénuité.

Comme suite à sa France, elle publia Italy, en 1821 ; Lord Byron témoigna de la justesse de ses « scènes de vie ».

Elle résuma ses études historiques italiennes dans Life and Times of Salvator Rosa (1823).

Puis, elle retourna à ses idées irlandaises avec Absenteeism (1825) et The 'O'Briens and the O'Flaherties, une nouvelle romantique, (1827).

Lady Morgan obtint une pension de 300 £ de William Lamb, second Vicomte de Melbourne.

Ses derniers ouvrages furent The Book of the Boudoir (1829), Dramatic Scenes from Real Life (Scènes dramatiques de la vraie vie) (1833), The Princess (1835), Woman and her Master (1840), The Book without a Name (1841), Passages from my Autobiography (1859).

Sa pensée[modifier | modifier le code]

« Les années, les heures ne sont pas des mesures de la durée de la vie ; une longue vie est celle dans laquelle nous nous sentons vivre ; c'est une vie composée de sensations fortes et rapides, où tous les sentiments conservent leur fraîcheur, à l'aide des associations du passé » (Lady Morgan).

Sa fin[modifier | modifier le code]

Décédée le 14 avril 1859 elle est enterrée au Brompton Cemetery, à Londres.

Divers[modifier | modifier le code]

Buste de Lady Morgan par David d'Angers

Son autobiographie et sa correspondance furent éditées par W. Hepworth Dixon en 1862.

Un buste de Lady Morgan se trouve au Victoria and Albert Museum à Londres.

Sur la plaque, identifiant ce buste, est écrit : « Lady Morgan avait moins de quatre pieds de haut. » Quatre pieds, soit environ 1,30 m. On peut en déduire que Lady Morgan qui était parfaitement proportionnée souffrait d'un nanisme hypophysaire responsable d'un déficit en hormone de croissance.

Un autre buste, sculpté en 1830 par David d'Angers, est exposé dans la Galerie David d'Angers à Angers.

Liens externes[modifier | modifier le code]