Lacalm

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Lacalm
Image illustrative de l'article Lacalm
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Midi-Pyrénées
Département Aveyron
Arrondissement Arrondissement de Rodez
Canton Sainte-Geneviève-sur-Argence
Intercommunalité Communauté de communes de l'Argence
Maire
Mandat
Michel Rouquette
2014-2020
Code postal 12210 Laguiole
Code commune 12117
Démographie
Gentilé Lacannais(e)
Population
municipale
190 hab. (2011)
Densité 7,2 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 46′ 19″ N 2° 52′ 58″ E / 44.7719444444, 2.8827777777844° 46′ 19″ Nord 2° 52′ 58″ Est / 44.7719444444, 2.88277777778  
Altitude Min. 981 m – Max. 1 284 m
Superficie 26,49 km2
Localisation

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Lacalm (La Calm en occitan) est une commune française du Pays Haut Rouergue (approuvé par arrêté le 11/08/04) située dans le département de l'Aveyron en région Midi-Pyrénées.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Rose des vents Vitrac-en-Viadène Lieutadès Jabrun Rose des vents
N Saint-Rémy-de-Chaudes-Aigues
O    Lacalm    E
S
La Terrisse Alpuech
Laguiole
La Trinitat

Site[modifier | modifier le code]

Le territoire de cette commune matérialise une fraction centre-sud du Massif central sur le plateau de la Viadène au nord-ouest du plateau de l'Aubrac, sur Argence et le Lebot

Transport[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom du village se prononce Lacan. L'étymologie donnée par l'historien Bosc est la suivante : « ce nom de Lacalm, commun à plusieurs villages du Rouergue, dérive d'un vieux mot celtique qui signifie « haute-plaine ». Le mot Calm était utilisé entre le XVe et le XVIIe siècle pour désigner sur ces hauteurs un certain type de propriété.

Histoire[modifier | modifier le code]

Henri Affre relève que « l'on prétend que le roi Pépin le Bref, par un diplôme daté de Narbonne l'an 767, établit à Lacalm un conseil municipal composé d'un consul et de six conseillers, auquel il donna la police civile et celle du fort, avec le droit de porter robes et chaperons, et de régler les différends qui pourraient s'élever entre les habitants et les étrangers au sujet des marchés et pactes de commerce qui auraient lieu dans les foires de cette petite ville ».

Lacalm est encore un village réputé pour ses foires aux bestiaux, la plus importante étant celle se déroulant tous les 29 août.

Henry Affre, citant Bosc, indique qu’« une concession plus authentique est celle qui fut faite à ce bourg, en 1226, par le roi Louis VIII (comprendre Louis VIII de France), qui allant de Toulouse à Montpensier, confirma aux habitants de Lacalm tous leurs privilèges, et leur accorda, en récompense de leurs courses et expéditions militaires, les bois des Galats, Fonrougettes, Lieuternes, Lacazelle et autres terrains, ainsi que l’usage du bois de Guirande pour la construction de leurs édifices. ».

Le bois de Guirande (souvent prononcé ici bois « d’Igrande ») est aujourd’hui un domaine communal, situé à un à deux kilomètres de la sortie du village sur la route de Cantoin, avant l’embranchement qui mène au château de Rochegrès.

On retiendra du château de Rochegrès la présence d’une tête creuse, sculptée dans la pierre et dépassant au-dessus de la porte de la battisse principale, qui, selon la tradition orale de l’endroit, servait à éloigner les intrus, car elle était éclairée la nuit, produisant semble-t-il un effet saisissant.

Les habitants de Lacalm résistèrent énergiquement aux Anglais au XIVe siècle, mais leur résistance trouva son épilogue en 1353 date à laquelle le fort fut brûlé et remplacé plus tard par une tour.

Celui qui a un œil exercé découvrira quelques vestiges des remparts du fort près de l’ancien presbytère, et visitera aussi les deux lavoirs, réalisés selon l’architecture traditionnelle de l’endroit, c'est-à-dire en pierre de taille granitique et avec un toit pentu couvert de lauzes grises.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2008 en cours Michel Rouquette    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 190 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
900 792 1 301 1 327 1 498 1 463 1 426 1 395 1 359
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 219 1 013 1 023 1 078 675 682 708 587 628
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
605 574 603 542 521 527 502 429 429
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
424 393 301 274 230 208 204 190 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2].)
Histogramme de l'évolution démographique


Une tradition d’expatriation[modifier | modifier le code]

Les hommes et les femmes de cette partie de la France ne regardent pas au travail, ils sont réputés pour leur rudesse et leur courage à l’ouvrage. Dès avant le XIXe siècle et au début du XXe siècle, pour faire face à la pauvreté, beaucoup partent à Paris où ils travaillent souvent comme bougnat. Aujourd’hui encore, beaucoup de cafés-tabacs de la capitale y trouvent leur origine. On compte plus d’habitants, originaires de ce village, vivant à Paris ou ailleurs dans le monde que la population y habitant toute l’année. Toutefois, chacun garde pour ses racines un attachement sans faille, même si le monde moderne ne laisse pas toujours le temps d’y revenir aussi souvent qu’on le voudrait.

Économie[modifier | modifier le code]

Elle est en grande partie fondée sur l’élevage avec quelques grandes fermes de plus de cent têtes de bétail.
Le nombre de commerces a beaucoup diminué depuis une cinquantaine d’années, époque où l’on trouvait plus de dix cafés et deux boulangeries cuisant le pain, alors qu’aujourd’hui ne subsiste qu’une épicerie faisant dépôt de pain ainsi que deux cafés où l'on peut aussi se restaurer. On notera toutefois la présence de la boucherie Conquet, dont l’origine est ici, et qui est aussi implantée avec une fabrique et une boutique à Laguiole

Les nombreux cafés et hôtels du passé étaient économiquement rentables surtout grâce aux foires organisées tous les mois et qui attiraient tout un monde de maquignons, bien sûr, mais qui étaient aussi des occasions pour tous les habitants des villages voisins et des fermes isolées de venir faire quelques achats auprès des forains qui tenaient boutique sur tous les emplacements disponibles.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L’église de Lacalm est très ancienne, avec deux parties très distinctes, l’église proprement dite qui est de style roman, avec une abside à plein-cintre, et le clocher qui est carré et sans style particulier. Une explication plausible serait que la tour principale du fort de Lacalm a peut-être été déplacée pour servir à la fois de tour de guet et de clocher, sans attirer l’attention des Anglais par la présence d’un ouvrage militaire. L’église de Lacalm, caractéristique du style roman, contient un arc massif reposant sur deux colonnes à plein-cintre à chapiteaux historiés représentant des combattants portant un bouclier ovale, ce qui situerait sa construction autour du XIe siècle. On notera aussi la présence d’un splendide chemin de croix et celle des armes du clairon Rolland.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Lacalm est la patrie du clairon Rolland (Guillaume Rolland), héros de la bataille de Sidi-Brahim en 1845. Lors de cette bataille il fit preuve d’héroïsme car, alors que l’ennemi qui l’avait capturé lui demandait de sonner la retraite pour affaiblir le moral des siens, il sonna la charge. Outre ses armes, conservées, dans la chapelle (le musée du clairon Rolland)une statue lui est érigée à la sortie du village, en face du cimetière, sur la route de Chaudes Aigues. Ce buste est l’œuvre du sculpteur Eugène Arsal.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (oc+fr) Christian-Pierre Bedel (préf. Bernard Maynier), Sant-Jurvèva : Alpuèg, La Calm, Cantoènh, Graissac, La Tarrissa, Vitrac / Christian-Pierre Bedel e los estatjants del canton de Sant-Jurvèva, Rodez, Mission départementale de la culture, coll. « Al canton »,‎ 1998, ill., couv. ill. ; 28 cm, 255 p. (ISBN 2-907279-41-6, ISSN 1151-8375, notice BnF no FRBNF37078684)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011