Lac de Laach

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Lac de Laach
Vue aérienne du lac de Laach.
Vue aérienne du lac de Laach.
Localisation
Coordonnées 50° 25′ 00″ N 7° 16′ 00″ E / 50.416667, 7.266667 ()50° 25′ 00″ N 7° 16′ 00″ E / 50.416667, 7.266667 ()
Pays Drapeau de l'Allemagne Allemagne
Land Rhénanie-Palatinat
Arrondissement Ahrweiler
Commune Glees
Géologie
Massif Eifel volcanique
Âge 12900 ± 200 ans BP[1]
Type de cratère Volcanique
Type Volcan rouge
Activité Endormi
Dernière éruption 12900 ± 200 ans BP[1]
Code Aucun
Observatoire Aucun
Dimensions
Altitude 275 m
Diamètre 2 km
Profondeur 51 m
Superficie 3,33 km2

Géolocalisation sur la carte : Rhénanie-Palatinat

(Voir situation sur carte : Rhénanie-Palatinat)
Lac de Laach

Géolocalisation sur la carte : Allemagne

(Voir situation sur carte : Allemagne)
Lac de Laach

Le lac de Laach, en allemand Laacher See, est un lac d'Allemagne situé dans l'Eifel, en Rhénanie-Palatinat. Il s'agit d'un lac de cratère occupant en quasi-totalité une caldeira formée il y a environ 13 000 ans. Le lac accueille l'abbaye de Maria Laach sur ses rives.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le lac de Laach est situé dans le Sud-Ouest de l'Allemagne, dans le massif de l'Eifel. Il est entouré par les villages de Wassenach au nord, Nickenich à l'est, Kruft au sud-est, Mendig au sud, Bell au sud-ouest, Wehr à l'ouest et Glees au nord-ouest. La route L113 le contourne par le nord-ouest en longeant sa rive occidentale et la Bundesautobahn 61 qui relie Coblence à la Rhur l'évite par le sud-ouest. Administrativement, il fait partie du land de Rhénanie-Palatinat, sur la commune de Glees de l'arrondissement d'Ahrweiler.

Le lac est de forme grossièrement circulaire avec une superficie de 3,33 km2, une profondeur maximale de 51 mètres[2] et un diamètre d'environ deux kilomètres. Ses rives ne sont pas bâties à l'exception de l'abbaye de Maria Laach sur sa rive Sud-Ouest[2] et d'un camping et d'une base nautique sur son rivage Nord. L'essentiel des abords du lac sont boisés.

Dépôts de l'éruption du lac de Laach dans la carrière du Wingertsberg.

Bien que le lac de Laach soit souvent considéré comme le plus grand maar de l'Eifel, il n'en est pas un du point de vue géologique puisqu'il s'agit d'une caldeira. En effet, si les maars se forment par une ou des explosions dans la cheminée volcanique du volcan, le lac de Laach s'est formé par l'effondrement de la chambre magmatique suite à sa vidange au cours d'une éruption. Il en résulte une dépression grossièrement circulaire entourée d'un escarpement correspondant aux parties de l'ancien volcan non affectées par l'effondrement et à l'accumulation des débris éjectés par l'éruption. Ces débris forment autour du lac un anneau de tuf de un à plusieurs mètres d'épaisseur composé d'inclusions de schistes prises dans une masse de ponces phonolitiques[2]. Ces dépôts sont aussi exploités dans la carrière du Wingertsberg, à environ 1,5 kilomètres au sud-est du lac[3]. Dans le cas du lac de Laach, la cuvette endoréique qui s'est formée s'est ensuite remplie d'eau, constituant avec le Wehrer Kessel voisin la plus grande caldeira et la seule à être remplie d'eau en Europe centrale.

Histoire[modifier | modifier le code]

Vue du lac et de l'abbaye de Maria Laach.
Vue du lac et de l'abbaye de Maria Laach.

L'éruption du volcan laacher, ayant formé le lac de Laach s'est produite il y a environ 13 000 ans[2]. Elle a émis un volume de 5 à 6 km3 de magma phonolitique[2]. L'activité volcanique se traduit actuellement par des émanations de gaz volcaniques principalement composé de dioxyde de carbone[2]. Ces rejets gazeux se font directement dans l'atmosphère mais aussi sous le lac où ils peuvent ressortir sous la forme de petites bulles[2].

Au début 2012 une information du Daily Mail relayée et critiquée, expliquait que le volcan aurait repris une activité sismique en 2010 et qu'une activité volcanique future ne serait pas à exclure[4], pour ce potentiel supervolcan dont les éruptions seraient comparables à celle du Pinatubo en 1991[5]. Le géologue Erik Klemetti de l'université Denison qualifie cet article de « journalisme jaune », les prétendus experts n'étant pas mentionnés et aucune autre source ne venant étayer ces allégations[6]. De plus, si une future éruption du lac de Laach serait bien similaire en puissance à celle du Pinatubo en 1991, ces deux éruptions n'auraient toutefois pas les caractéristiques de celle pouvant se produire sur un super volcan selon les définitions les plus communément admises pour ce type de phénomène.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]