Lac Duparquet

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Lac Duparquet
Administration
Pays Canada
Géographie
Coordonnées 48° 28′ 33″ N 79° 15′ 30″ O / 48.47588, -79.25846148° 28′ 33″ Nord 79° 15′ 30″ Ouest / 48.47588, -79.258461  
Type Naturel
Superficie 12 km2
Altitude 265 m
Hydrographie
Alimentation Rivière Kanasuta
Émissaire(s) Rivière Duparquet

Géolocalisation sur la carte : Canada

(Voir situation sur carte : Canada)
Lac Duparquet

Géolocalisation sur la carte : Québec

(Voir situation sur carte : Québec)
Lac Duparquet

Le lac Duparquet est un lac de 12 km2, situé au nord de Rouyn-Noranda, dans la ville de Duparquet, dans la municipalité régionale de comté de Abitibi-Ouest, dans la région administrative de Abitibi-Témiscamingue, au Québec, au Canada.

La municipalité de Duparquet est établie sur ses berges.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le lac Duparquet est alimenté par: rivière Lanaudière, rivière d'Alembert, ruisseau Gauthier, rivière Kanasuta (qui draine les eaux du lac Dasserat), rivière Mouilleu, ruisseau Saint-Pierre, ruisseau Fabie, rivière Marquis et la décharge du lac Hébécour.

Le lac Duparquet est un plan d'eau épousant la forme d'un V pointé vers l'est. Les principales îles de ce lac sont: Moukmouk, Nisha, Demil, Stoughton, Sangster, Dry Bone et Beattie. Parmi les 135 îles que compte le lac, la plus grande est l'île Mouk-Mouk, à l'origine d'une expression populaire au Québec pour parler du "bout du monde". Trois îles de ce lac sont des réserves écologiques où poussent les plus vieux arbres du Québec[1].

La rivière Duparquet draine les eaux du lac Duparquet dont l'embouchure est situé à 6,9 km à l'ouest du village de Duparquet, dans la partie nord du lac, soit près du pont de la route 388 dans le territoire de Duparquet. La rivière Duparquet coulent vers le nord pour aller se déverser dans le lac Abitibi. Les eaux du lac Abitibi se déchargent vers le nord par la rivière Abitibi, puis la rivière Moose (Ontario) qui se déverse à Long Point dans la baie James.

Flore[modifier | modifier le code]

Des thuyas vieux de plus de 500 ans, dont un de presque 1000 ans, poussent sur les îles du lac, dont trois ont été transformés en réserves écologiques. Des conditions sèches ont contribué à une croissance lente et dense, les protégeant ainsi des insectes, des maladies, des champignons et des castors qui préfèrent du bois plus mou. L'isolement sur les îles a pour sa part assuré de protéger les arbres des feux de forêt.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le lac Duparquet a longtemps été un passage très fréquenté par les Algonquins entre la rivière des Outaouais et le lac Abitibi. C'est le chemin qu'aurait employé le Chevalier de Troyes pour aller chasser les Britanniques des rives du lac Abitibi en 1686.

La découverte, en 1912, d'une riche veine aurifère, par un prospecteur du nom de Beattie qui allait donner son nom à la société minière Beattie Gold Mine, amena la création de la ville de Duparquet en 1933.

Activités économiques[modifier | modifier le code]

Sur la rive ouest du lac, on retrouve la Forêt d’enseignement et de recherche du lac Duparquet (FERLD). Cette forêt de 8 045 hectares est gérée par l’Université du Québec à Montréal et l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue et les représentants de deux compagnies forestières, Tembec et les Industries Norbord (Nexfor). Environ 75 % du territoire est consacré au développement, à l’application et à la démonstration de l’aménagement écosystémique de la forêt boréale mixte tandis que 25 % du territoire, comprenant des forêts issues d’une douzaine de feux différents qui ont eu lieu entre 1760 et 1944, sert comme cadre de référence naturel (benchmark) pour les fins d’évaluation et de surveillance écologiques.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le lac tire son nom du canton dans lequel il est situé. Le nom honore la mémoire d'un capitaine de grenadiers au régiment de la Sarre, lequel faisait partie de l'armée du général Montcalm. Commandant de bataillon, Duparquet fut blessé le 28 avril 1760, lors d'une attaque des troupes de Lévis contre les Britanniques qui occupaient Québec. L'endroit a porté les noms successifs d'Akokekami, les eaux profondes, et Lac-à-l'Os-Sec[2].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. La semaine verte 11 mai 2003
  2. Commission de toponymie du Québec

Lien externe[modifier | modifier le code]