Laboratoire national d'Oak Ridge

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Laboratoire National d'Oak Ridge
Image illustrative de l'article Laboratoire national d'Oak Ridge

Création 1943
Siège Oak Ridge (Tennessee)
Pays États-Unis
Coordonnées 35° 56′ 00″ N 84° 19′ 00″ O / 35.93333, -84.3166735° 56′ 00″ Nord 84° 19′ 00″ Ouest / 35.93333, -84.31667  
Rattachement Département de l'Énergie des États-Unis (DOE)
Directeur Thom Mason
Disciplines physique nucléaire
Effectif total 4600
Chercheurs associés 3000
Doctorants 400
Site web http://www.oakridge.doe.gov

Géolocalisation sur la carte : États-Unis

(Voir situation sur carte : États-Unis)
Laboratoire National d'Oak Ridge

Le Laboratoire National d'Oak Ridge (en abrégé ORNL), situé à Oak Ridge, dans le Tennessee aux États-Unis, est un laboratoire pluridisciplinaire pour la science et la technologie qui est dirigé par le UT-Battelle (en) pour le compte du Département de l'Énergie des États-Unis (DOE).

Mission[modifier | modifier le code]

Actuellement[Quand ?], les scientifiques et les ingénieurs du site font de la recherche fondamentale et appliquée pour améliorer la connaissance et acquérir une expertise dans les domaines scientifique et technologique permettant d'améliorer l'approvisionnement en énergie, de protéger l'environnement et de contribuer à la sécurité nucléaire. En 2000, L'ORNL est le laboratoire phare du volet MOX de l'élimination du plutonium militaire. C'est là qu'est menée la R&D devant "définir, développer et démontrer les technologies nécessaires pour la mise en œuvre de cette option" . Il dirige une équipe russo-américaine de techniciens experts en conception et analyse de sûreté des cœurs MOX (hybrides et complets) pour les surgénérateurs russes.

Histoire[modifier | modifier le code]

Usine de séparation de l'uranium d'Oak Ridge (vue depuis le nord).
Usine de séparation de l'uranium d'Oak Ridge (vue depuis le nord-ouest).
Photo du personnel d'Oak Ridge célébrant le retour à la paix le 15 août 1945. Ils ont contribué au projet Manhattan.

L'installation a été créée à l'origine dans le cadre du Projet Manhattan en 1943, pendant la Seconde Guerre mondiale lorsque les politiques et les scientifiques américains s'effrayèrent de la possibilité par l'Allemagne nazie de développer rapidement des armes atomiques.

Le laboratoire et la ville d'Oak Ridge furent construits en moins d'un an dans une région isolée sur des fermes situées dans les montagnes de l'est du Tennessee. Oak Ridge devint une ville secrète sous le nom de Site X où sont venus s'installer 75 000 résidents en moins de deux ans.

« Cet endroit, choisi par le Colonel James C. Marshall et le Colonel Kenneth Nichols en juin, plut beaucoup à Groves. Il correspondait à toutes les conditions nécessaires aux futures usines atomiques : situation isolée avec de l'énergie électrique, de l'eau en abondance, une population presque inexistante, un accès facile par la route et le rail, un climat très doux permettant de travailler au-dehors toute l'année. »[1]

Oak Ridge fut le premier site choisi parmi ceux qui allaient devenir les organes « vitaux » du Projet Manhattan. En dehors d'Oak Ridge, où fut bâti le cyclotron ainsi que les plus gros électro-aimants que l'on ait jamais vus à cette époque : pesant 3 000 à 10 000 tonnes, chacune des centaines de bobines en argent pur contenaient entre 12 et 21 tonnes de ce métal précieux, nous pouvons également citer Hanford (près de Richland), « la cité du plutonium » où travaillaient de nombreux Prix Nobel dont le savant Enrico Fermi, et Los Alamos au Nouveau-Mexique, site d'assemblage de la bombe atomique que dirigeait le docteur Oppenheimer.

Le site d'Oak Ridge devait accueillir l'usine de diffusion gazeuse — baptisé K-25 en code — où s'opérait la séparation des deux isotopes de l'uranium : U238 et U235 (celui utilisé dans le procédé de fission).

« Au printemps de 1944, malgré quelques succès technologiques sensationnels, la situation demeurait critique à Oak Ridge, car on n'y avait pas encore produit d'uranium 235. Les usines électro-magnétiques, extrêmement coûteuses, ne semblaient pas fournir assez de matière en temps voulu. (…) La séparation de l'uranium 235, le seul utilisable, restait le problème majeur du Projet Manhattan. »[1]

Anecdote[modifier | modifier le code]

Le nom du laboratoire est mentionné dans l'épisode 18 de la saison 4 de la série américaine The Big Bang Theory, où Sheldon utilise les capacités des calculateurs informatiques afin de comprendre un tour de magie.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Stephane Groueff, Manhattan Project : The untold story of the making of the atomic bomb, 1967 (traduit en français sous le titre Dossier secret, la bombe atomique par R. Jouan).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]