Laboratoire de catalyse de Lille

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UCCS
Image illustrative de l'article Laboratoire de catalyse de Lille

Siège Villeneuve-d'Ascq
Coordonnées 50° 36′ 22″ N 3° 08′ 14″ E / 50.606006, 3.1371550° 36′ 22″ Nord 3° 08′ 14″ Est / 50.606006, 3.13715  
Rattachement USTL, Université d'Artois, École nationale supérieure de chimie de Lille, École centrale de Lille,
CNRS UMR CNRS 8181
Directeur Lionel Montagne
Disciplines Génie des procédés, Catalyse Supramoléculaire, Chimie du solide
Site web http://uccs.univ-lille1.fr/

Géolocalisation sur la carte : Lille Métropole

(Voir situation sur carte : Lille Métropole)
UCCS

L'Unité de catalyse et de chimie du solide (UCCS) fait partie de l'Institut des molécules et de la matière condensée de Lille (IMMCL-Chevreul) et mutualise les moyens de recherche du laboratoire de catalyse de Lille dans les domaines génie des procédés, catalyse, chimie du solide sur le campus de l'Université Lille 1 et de l'École centrale de Lille et les sites lensois et béthunois de l'Université d'Artois.

Ses recherches et supports à l'enseignement s'insèrent dans les activités de l'École doctorale des sciences de la matière, du rayonnement et de l'environnement (ED-104 SMRE) Lille Nord de France.

Ce site est desservi par la station de métro Cité Scientifique - Professeur Gabillard.

Historique[modifier | modifier le code]

Le laboratoire de catalyse de Lille est l'héritier des équipes de recherche de l'Institut de chimie de Lille et de l'Institut industriel du Nord fondés au XIXe siècle[1].

Il base son action sur la collaboration entre l'École nationale supérieure de chimie de Lille et l'École centrale de Lille, incarnée depuis 1977 par le partage d'installations de génie des procédés. Cette coopération conduisit à la création du Laboratoire de génie chimique et d'automatique (LGCA)[2] dans les locaux de l'École centrale de Lille.

L'équipe commune Centrale-Lille Chimie-Lille devient l'équipe de génie chimique de Lille au sein du laboratoire de catalyse de Lille (UPRESA 8010 CNRS) créé en 1954 par l'université de Lille et couvrant les domaines des catalyses hétérogènes et catalyses homogènes.

L'unité a été créée en 2006 par la fusion du Laboratoire de Catalyse de Lille (Dir. E. Payen) et du Laboratoire de Cristallochimie et Physico-chimie du Solide (Dir. F. Abraham). Son périmètre s'est élargi au 1er janvier 2008 par l'intégration du laboratoire de Physico-Chimie des Interfaces et Applications de l'université d'Artois (Dir. E. Monflier). Elle a été dirigée par Edmond Payen de 2006 à 2009. Elle est actuellement dirigée par Lionel Montagne.

L'UCCS bénéficie notamment d'une plateforme intégrée appliquée au criblage haut débit de catalyseurs pour les bioraffineries (Equipex Realcat[3]) construite en 2012.

Thématiques et politique scientifique[modifier | modifier le code]

Les recherches menées à l’UCCS se situent dans 2 principaux champs scientifiques : l’Énergie et le Développement Durable, lesquels sont déclinés en trois axes, à savoir la catalyse hétérogène, la catalyse et chimie moléculaire, et la chimie du solide. Les finalités des activités de recherche de l'Unité sont orientées notamment vers la valorisation catalytique de la biomasse, la chimie fine, la chimie végétale, le traitement de la pollution, les nouveaux carburants, les combustibles et déchets nucléaires, les piles à combustible, et les matériaux éco-compatibles.

La stratégie scientifique se décline sur 3 niveaux, mis en œuvre au sein des 3 axes de l’Unité :

  1. Une démarche de synthèses, cœur du métier de chimiste, avec des synthèses de composés moléculaires et de solides iono-covalents, de catalyseurs supramoléculaires, organométalliques, nanostructurés, de céramiques à conduction ionique, de verres autocicatrisants, de céramiques magnétiques, et de films minces ferroélectriques ;
  2. Le développement et l’utilisation de méthodes de caractérisation avancées incluant la RMN des solides, la cristallographie électronique, la microscopie champ proche à force piézoélectrique, l'XPS ToF-SIMS LEIS, et l’EXAFS-rapide. La plupart de ces méthodes sont utilisées en mode Operando ou in situ et sont complétées par des modélisations ;
  3. La mise en œuvre des matériaux et de processus catalytiques, de l'échelle laboratoire à l’échelle semi-pilote.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Gaston Dejonghe, Traité complet, théorique et pratique de la fabrication de l'alcool et des levures, impr. de Le Bigot frères, coll. « Institut industriel du Nord »,‎ 1899-1903, 1010 p. (notice BnF no FRBNF30311525, présentation en ligne) ; Gaston Dejonghe, Cours de technologie sucrière : Sucrerie : I.- Fabrication du sucre de betteraves : II. - Fabrication du sucre de cannes : III.- Raffinage des sucres, Lambersart, Schaller, coll. « Institut industriel du Nord »,‎ 1907, 240 p. : ill. ; 27 cm p. (présentation en ligne) ; René Paillot, Cours de chimie générale. Métaux, Lille, G. Janny, coll. « Institut industriel du Nord, génie civil (1re année) »,‎ 1911, 2e éd. (notice BnF no FRBNF31050779, lire en ligne) René Paillot, Cours de chimie organique professé par M. (René) Paillot. Institut Industriel du Nord 1892-1893, Lille, Liegois Six,‎ 1903, 340 p. (présentation en ligne) ; Eugène-Henri Decarrière (préf. Paul Pascal), Sur l'oxydation catalytique de l'ammoniac par l'air au contact du platine, Lille, Impr. Sautai, coll. « Thèse. Sciences Physiques. Lille »,‎ 1922, 123 p. (OCLC 44693397, présentation en ligne).
  2. Gazette Labo, décembre 2001 - no 63 L'Équipe de Génie Chimique de Lille, une équipe commune Chimie-Lille et Centrale-Lille
  3. « REALCAT : Plateforme intégREe AppLiquée au criblage haut débit de CATalyseurs pour les bioraffineries », sur media.enseignementsup-recherche.gouv.fr (consulté le 11 juillet 2013)

Liens[modifier | modifier le code]