Laboratoire d'analyse et d'architecture des systèmes

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43° 33′ 48″ N 1° 28′ 38″ E / 43.563199, 1.477342 (LAAS-CNRS) Le laboratoire d'analyse et d'architecture des systèmes (LAAS) est l'un des grands laboratoire de recherche du Centre national de la recherche scientifique français (CNRS) avec 700 personnes et 20 groupes de recherche[1]. Créé en 1968 sous le nom de « Laboratoire d'automatique et de ses applications spatiales »[2], il est situé sur le complexe spatial de Lespinet, à Toulouse en Haute-Garonne. En association avec l'Université de Toulouse[3], il mène des recherches en sciences et technologies de l’information et de la communication avec une vision système intégrative dans quatre grands domaines : les micro et nano systèmes, l’automatique et le traitement du signal, les systèmes informatiques critiques, la robotique et l’intelligence artificielle. Il développe deux axes transdisciplinaires : les interactions avec le vivant (biologie, santé) et l’intelligence ambiante avec le programme Adream. Le LAAS-CNRS est Institut Carnot[4], sa recherche étant en lien avec de multiples secteurs industriels comme l'aéronautique, l'espace, les systèmes embarqués ou la santé.

Domaines de recherche[modifier | modifier le code]

Micro et nano systèmes[modifier | modifier le code]

Modélisation, conception et technologie de micros et nano systèmes pour la transmission de l’information et la communication, la gestion de l’énergie électrique, la chimie et les sciences du vivant

Automatique et traitement du signal[modifier | modifier le code]

Systèmes non linéaires, contrôle robuste et adaptatif, filtrage et traitement du signal, diagnostic, optimisation mathématique, planification de production, appliqués en particulier aux systèmes aéronautiques, spatiaux, biotechnologiques, de télécommunication ou de production

Robotique et intelligence artificielle[modifier | modifier le code]

Fonctions sensorimotrices, de perception, d’interprétation, d’apprentissage, de décision et d’action intégrées dans des architectures cognitives. Sont étudiés : la planification du mouvement humanoïde et moléculaire, l’interaction humain machine, la robotique extérieure et aérienne et les systèmes multi robots.

Systèmes informatiques critiques[modifier | modifier le code]

Systèmes informatiques résilients et sûrs de fonctionnement, architectures et protocoles de communication, réseaux à qualité de service et leur métrologie, coopération multimédia.

Axes transdisciplinaires[modifier | modifier le code]

Intelligence ambiante[modifier | modifier le code]

Programme Adream (Architectures dynamiques reconfigurables pour systèmes embarqués, autonomes et mobiles)

Interactions avec le vivant[modifier | modifier le code]

Programme Alive (Analyses des interactions avec le vivant et l'environnement) (biologie, santé...).

Des équipements technologiques de pointe[modifier | modifier le code]

Centrale de technologie RTB pour les micro et nanotechnologies[modifier | modifier le code]

intégrée au réseau Renatech de recherche technologique de base (RTB) du CNRS[5] avec 1 500 m2 en salle blanche de classe 10 000 à 100.

Plateforme caractérisation / Interactions avec le vivant[modifier | modifier le code]

800 m2, caractérisation de composants et de micro-nano systèmes dans les domaines électrique, microondes, optique, chimique et biologique. Programme Alive : plateforme de 400 m2, plateforme nanobiotechnologies de l’ITAV (Centre Pierre Potier/Oncopôle).

Plateforme CAO pour les micro et nano systèmes[modifier | modifier le code]

Plateforme robotique[modifier | modifier le code]

environ dix robots autonomes (humanoïde, d’assistance, d’extérieur terrestre et aérien). Membre du réseau Robotex (équipement d’excellence).

Plateforme réseaux[modifier | modifier le code]

expérimentation et validation des architectures protocolaires et des mécanismes réseaux issus de la recherche. Expérimentations dans un environnement réel multi technologies, multi domaines et supervisé, ainsi que dans un environnement émulé.

Plateforme systèmes embarqués[modifier | modifier le code]

dispositifs mobiles et intelligents, évoluant dans un environnement enrichi par des capteurs et des actionneurs, connectés par des réseaux sans fil (programme Adream).

Plateforme photovoltaïque[modifier | modifier le code]

Bâtiment à énergie optimisée : optimisation de l’énergie, essentiellement d’origine photovoltaïque

Une tradition d’innovation et de partenariat avec l’industrie[modifier | modifier le code]

Le LAAS-CNRS a tissé un réseau de partenariat dans de nombreux domaines d’applications : aéronautique, spatial, systèmes embarqués, transport, réseaux, chimie, santé, environnement, énergie, défense, services. La recherche partenariale a pris la forme originale des « laboratoires communs recherche industrie », concept inventé au LAAS en 1991. Cette relation privilégiée avec les industriels, grands groupes ou PME, s’est également traduite par un « club des affiliés ». Les travaux du LAAS-CNRS sont en forte synergie avec les domaines d’activités des pôles de compétitivité de Midi-Pyrénées (Aerospace Valley, Cancer-Bio-Santé, Agrimip et Eau) ainsi que les pôles Systematic, Cap Digital et Derbi. Ils s’intègrent dans plusieurs plates-formes de l’IRT AESE.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. [PDF] La Lettre du LAAS no 39, juin 2011.
  2. [PDF] La Lettre du LAAS no 37, spécial 40 ans, octobre 2008.
  3. Université de Toulouse.
  4. Réseau des instituts Carnot
  5. Cartographie nationale du réseau de recherche technologique de base

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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