Laboratoire Leprince-Ringuet

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Laboratoire Leprince-Ringuet (LLR)
Création 1936
Siège École polytechnique
Pays France
Coordonnées 48° 42′ 47″ N 2° 12′ 32″ E / 48.713, 2.20948° 42′ 47″ Nord 2° 12′ 32″ Est / 48.713, 2.209  
Organisme École polytechnique (X)
Rattachement X, CNRS
CNRS UMR 7636
Directeur Jean-Claude Brient
Disciplines Physique des particules, astronomie gamma
Effectif total 127[1]
Chercheurs statutaires 53
Doctorants 14
Site web polywww.in2p3.fr

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Laboratoire Leprince-Ringuet (LLR)

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Laboratoire Leprince-Ringuet (LLR)

Le Laboratoire Leprince-Ringuet (LLR), anciennement Laboratoire de physique nucléaire des hautes énergies (LPNHE-X), est une unité mixte de recherche (UMR 7638) de l'Institut national de physique nucléaire et de physique des particules (IN2P3) du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) et de l'École polytechnique. Il est implanté sur le site de l'École polytechnique à Palaiseau. Fondé en 1936 par Louis Leprince-Ringuet, c'est le plus ancien laboratoire de l'École. Les programmes de recherche du laboratoire portent sur l'astronomie des photons de haute énergie et la physique des particules.

Photo de la caméra HESS-II
Photo de la caméra HESS-II au laboratoire

Histoire[modifier | modifier le code]

Le laboratoire est fondé en 1936 sur le site originel de l'École polytechnique, sur la montagne Sainte-Geneviève, par Louis Leprince-Ringuet lorsqu'il devient professeur à l'École, à la suite de Charles Fabry[2]. C'est le premier laboratoire important créé[3]. Les travaux portent jusqu'en 1960 sur l'étude des rayons cosmiques chargés puis la recherche s'oriente vers la physique des particules sur accélérateurs avant de revenir en 1990 vers les cosmiques et plus particulièrement les photons[2].

De 1974 à 2001, le LLR est connu sous le nom de Laboratoire de physique nucléaire des hautes énergies (LPNHE-X).

Structure[modifier | modifier le code]

Le LLR une unité mixte de recherche (UMR 7638) de l'Institut national de physique nucléaire et de physique des particules (IN2P3) du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) et de l'École polytechnique[4]. En janvier 2013 il rassemble 111 personnes : 58 chercheurs (dont 27 permanents) et 53 ingénieurs, techniciens et administratifs (dont 47 permanents)[5].

Personnalités liées[modifier | modifier le code]

Directeurs[modifier | modifier le code]

Le directeur actuel du laboratoire est Jean-Claude Brient.

Chercheurs[modifier | modifier le code]

Domaines de recherche[modifier | modifier le code]

Les axes de recherche sont la physique des particules et l'astrophysique[6]. Les expériences de physique des particules ont trait à l'étude de l'interaction électrofaible (ALEPH, H1, CMS, T2K), de la violation de la symétrie CP (BaBar), du plasma de quarks et de gluons (NA50, PHENIX, CMS). Elles ont lieu auprès des accélérateurs du CERN (Genève Suisse), de DESY (Hambourg, Allemagne), de SLAC (Stanford, Californie, USA), de RHIC (BNL, New York, USA), et de JPARC (Tokai, Japon)[4].

Depuis 1990, un programme d'astrophysique, astronomie gamma de haute énergie, a été entrepris, d'abord au mont Whipple (Arizona, USA) puis sur le site de Thémis dans les Pyrénées (CAT et CELESTE), actuellement en Namibie (HESS) et dans l'espace (satellite Fermi, anciennement GLAST).

Ces expériences nécessitent des détecteurs de grande taille et de grande complexité, elles se déroulent en trois phases, conception et réalisation du détecteur puis exploitation. Les deux premières impliquent le concours de moyens techniques importants dans les domaines mécanique, électronique et informatique. Le laboratoire dispose d'un service dans chacun d'eux. Un service administratif assure la bonne marche de l'ensemble.

Distinctions[modifier | modifier le code]

Le laboratoire a reçu les distinctions suivantes :

Publications marquantes[modifier | modifier le code]

Collaborations internationales[modifier | modifier le code]

Le LLR collabore notamment avec le CERN à Genève[2] et avec le projet BaBar du centre de l'accélérateur linéaire de Stanford (SLAC)[9],[10]. Le laboratoire participe aussi à la conception d'un des détecteurs du projet International Linear Collider[11].

Collaborations industrielles[modifier | modifier le code]

Le laboratoire noue des partenariats industriels et procède à des transferts de technologies vers l'industrie[7].

Annexes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Rapport d'activité scientifique 2010, sur le site de l'École polytechnique.
  2. a, b et c Plaquette de présentation du LLR, sur le site de l'École polytechnique.
  3. Jacques Lesourne (dir.) et Maurice Kléman, Les polytechniciens dans le siècle : 1894-1994,‎ 1994 (ISBN 2-10-002338-1), « Les sciences de la matière », p. 18-19
  4. a et b Présentation Laboratoire, sur le site officiel du laboratoire Leprince-Ringuet.
  5. Organigramme, sur le site officiel du laboratoire Leprince-Ringuet.
  6. Activités Scientifiques, sur le site du laboratoire Leprince-Ringuet.
  7. a, b, c, d, e et f Transferts de technologies et partenariats industriels, sur le site du laboratoire Leprince-Ringuet.
  8. Prix La Recherche pour l'équipe "T2K" du LLR, actualité du 25 octobre 2012 sur le site de l'École polytechnique.
  9. Babar Collaborating Institutions, sur le site officiel de l'expérience BaBar.
  10. BABAR, sur le site du laboratoire Leprince-Ringuet.
  11. Activités ILC/ILD au LLR, sur le site du laboratoire Leprince-Ringuet.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Bruno Belhoste (dir.), Amy Dahan-Dalménico (dir.), Antoine Picon et al., La formation polytechnicienne 1794-1994,‎ 1994 (présentation en ligne), « Le renouveau de la recherche à l'École polytechnique et le laboratoire de Louis Leprince-Ringuet, 1936-1965 »

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]