Labastide-d'Armagnac

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Labastide-d'Armagnac
Place royale
Place royale
Blason de Labastide-d'Armagnac
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Aquitaine
Département Landes
Arrondissement Mont-de-Marsan
Canton Roquefort
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Roquefort
Maire
Mandat
Alain Gaube
2014-2020
Code postal 40240
Code commune 40131
Démographie
Gentilé Labastidiens, Labastidiennes
Population
municipale
689 hab. (2011)
Densité 22 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 58′ 13″ N 0° 11′ 06″ O / 43.9702777778, -0.18543° 58′ 13″ Nord 0° 11′ 06″ Ouest / 43.9702777778, -0.185  
Altitude Min. 67 m – Max. 139 m
Superficie 31,87 km2
Localisation

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Labastide-d'Armagnac

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Labastide-d'Armagnac

Labastide-d'Armagnac — parfois orthographié La Bastide d'Armagnac — est une commune du sud-ouest de la France, située dans le département des Landes (région Aquitaine).

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune se situe dans le sud-ouest de la France, dans l'ancienne province de Gascogne, et plus précisément dans l'Eauzan en Bas-Armagnac. Elle a longtemps fait partie du Gers, département voisin de quelques kilomètres.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le ruisseau de Larrazieu, affluent gauche de la Douze, conflue sur la commune. Le Loumné, autre tributaire gauche de la Douze, traverse le territoire de Labastide-d'Armagnac.

Histoire[modifier | modifier le code]

Cette bastide est fondée en 1291 par le comte Bernard VI d'Armagnac[1] sous le nom de Bolonia. Elle est autorisée par le roi d'Angleterre Edouard Premier.

Son urbanisme témoigne du caractère volontaire de la fondation de ces villes neuves du sud de la France édifiées en quelques années, aux XIIIe et XIVe siècles, par les rois d'Angleterre et leurs sénéchaux. Seule l'ancienne enceinte a disparu.

Les rues et ruelles forment un damier convergeant vers une vaste place rectangulaire dotée d'arcades, la place royale. Une remarquable église romane du XIIe siècle au clocher massif (datant lui du XVe siècle) et la mairie occupent l'un de ses côtés. Les couverts y sont de bois et de pierre sans unité de forme ou de matériaux. Détail de l'urbanisme, sur la place royale, les façades sont sans pignon, tandis qu'ils sont présents sur la rue.

C'est aujourd'hui la plus pittoresque des bastides landaises. Le roi Henri IV (alors Henri III de Navarre) aimait se rendre à La Bastide où il résidait dans une maison donnant sur la place Royale, où logeait - selon la tradition - une de ses maîtresses. C'est cette place qui l'aurait inspiré pour la création de la Place des Vosges à Paris.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
De sinople au bastion d'argent de front, en perspective, maçonné de sable[2].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La Place Royale
Place Notre-Dame (ou place Royale)

La place et ses abords est un site naturel inscrit par arrêté ministériel en date du 27 mars 1961[3]. C'est à cet endroit qu'est planté et béni au Moyen Age le pal symbolisant la construction d'une nouvelle bastide. À partir de là, les fondateurs de la ville délimitent son pourtour et dessinent les trois rues principales jusqu'aux murailles, elles-mêmes percées de trois portes. Réunissant la quasi-totalité des commerces de la cité, la place est à l'époque le poumon économique de la ville. Lieu d'échanges commerciaux, elle est aussi tel un forum antique le lieu de débat des affaires publiques[4].

Château du Prada 

Bâti en 1764, il est inscrit aux monuments historiques depuis 1984[5]

Mairie 

L'architecture du bâtiment est typique de la bastide. Ainsi que le voulait l'esprit initial de la fondation de la ville nouvelle, il réunit la halle aux grains au rez-de-chaussée, le pouvoir administratif à l'étage et le lieu de sentences avec la prison entre l'entrée de la mairie et le mur de l'église[4].

Église Notre-Dame de Labastide-d'Armagnac 

Fortifiée, elle date du XIVe siècle. Elle est inscrite aux monuments historiques depuis 1970[6],[7].

Chapelle Notre-Dame-des-Cyclistes 

Au quartier de Géou, à deux kilomètres du bourg, une modeste chapelle, Notre-Dame-des-Cyclistes, accueille régulièrement les amateurs de ce sport. C'est dans les années 1950 que l'abbé Massie, curé de Créon-d'Armagnac, surnommé « le pape du cyclotourisme », crée ce « sanctuaire national des cyclistes ». Les champions y viennent en pèlerinage à la Pentecôte. La chapelle originelle date du XIe siècle. L'actuelle a été reconstruite sur les ruines de l'ancienne ville fortifiée de Géou, brûlée en 1335 par le Prince Noir. La chapelle est construite sur une ancienne villa gallo-romaine[8],[9].

Le temple des Bastides
Temple des Bastides 

Ancien temple protestant, entre 1607 et 1685. Accueille le musée des Bastides

Maison Malartic 

Située place royale. En 1576, échappé de Paris et de ses dangers, Henri de Navarre se réfugie chez sa mère à la cour de Nérac. Au cours de ses nombreux déplacements, il aime rendre visite à son ami et compagnon d'armes le Capitaine de Malartic, qui demeure sur la place. Ici naît une foule de légendes dont l'une raconte que c'est en admirant la place depuis la fenêtre de l'appartement qui aurait eu l'idée de faire construire sur ce modèle la place des Vosges à Paris[4].

Viguerie 

Vaste espace où se tenait le marché placé sous la juridiction d'un magistrat municipal, le viguier. De nos jours, cette fonction ne se retrouve plus qu'en Andorre[4].

Portail 

Ce vestige de briques rouges est le seul témoin qui reste de la maison abritant le corps de garde de la cité qui commandait au pont-levis. c'est également ici que l'administration de la cité percevait l'octroi ou droit d'entrée sur les marchandises[4].

Talendiers 

Dans le système économique d'une bastide, l'organisation de l'espace tient à l'époque une place importante. Ainsi, la rue des Tallendiers était-elle réservée aux ouvriers du fer, chargés de fabriquer des instruments tranchants et des armes, sans doute destinées à la garnison, tandis que la rue Caillet était celle des bouchers et des équarisseurs[4].

Café du Peuple (ou Café Chantant)

Parmi les quatorze café que compte la cité, le Café Chantant accueille au début du XXe siècle des spectacles de comiques troupiers et de French cancan. Le fonds de commerce est racheté en 1920 et le lieu rebaptisé Café du Peuple, haut lieu du café-concert et de ses refrains parisiens. Cela vaut au café une réputation dans la région. La mort du propriétaire en 1932 freine l'élan, les représentations cessent en 1936 et le café ferme définitivement en 1954[4].

Extérieurs 

Le bocage, le vignoble, les vallons et les coteaux de cette région fertile recèlent des sites pittoresques et un grand nombre de fermes et de chais à l'architecture rurale traditionnelle.

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Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
juin 1995   Claude Nadeau    
1996   Yvon Harté    
mars 2001   Alain Gaube    
mars 2008 en cours Alain Gaube PS  
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 689 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1841 1846 1851 1856
1 463 1 473 1 599 1 691 1 722 1 651 1 695 1 704 1 794
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
1 761 1 709 1 619 1 617 1 551 1 505 1 438 1 521 1 445
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
1 382 1 293 1 134 1 099 1 082 1 087 1 036 1 058 977
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011 -
871 809 775 731 707 692 688 689 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2004[11].)
Histogramme de l'évolution démographique

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

  • Guide des beaux villages de France, sélection du Reader's Digest

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]


Liens externes[modifier | modifier le code]