La Raison du plus fou

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
(Redirigé depuis La raison du plus fou)
Aller à : navigation, rechercher

La Raison du plus fou est un film français de François Reichenbach sorti le 28 mars 1973, sur un scénario de Raymond Devos, qui y tient le rôle principal.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Comédie fantaisiste : la nuit dans une maison de repos pour agités, un surveillant emprunte sans autorisation la Cadillac de la directrice pour conduire au bord de la mer deux jeunes pensionnaires de l'asile. La directrice, femme autoritaire et revèche qui terrorise son mari, oblige ce dernier à voler un camion-citerne, et la poursuite commence. Les pourchassés et les poursuivants traversent la France, depuis la région parisienne jusqu'à Nice. Tout en s'occupant du bien-être de ses passagers auxquels s'ajoute bientôt une charmante auto-stoppeuse, le surveillant devra multiplier les ruses pour déjouer ses poursuivants, échapper aux agents de l'Ordre public, amadouer les automobilistes vindicatifs dans les embouteillages comme sur les pistes d'autos-tamponneuses ; il devra se montrer patient et compréhensif face aux commerçants, restaurateurs, hôteliers et faire preuve de talents de négociateur, de sauveteur en rivière, de funambule, de jongleur. Lancé à sa poursuite, le couple directorial va hériter des mêmes rencontres, multipliant à son tour gaffes et quiproquos. Dans une scène poignante qui est un des sommets du film, les deux époux finiront par reconnaître leurs véritables sentiments. Pendant ces extravagantes péripéties, le conducteur du camion-citerne vit la non moins difficile expérience de tenter d'entrer en contact téléphonique avec ses employeurs, un été où le téléphone de l'asile n'est pas au meilleur de son fonctionnement.

Ambiance[modifier | modifier le code]

Cette comédie fantaisiste est un road movie à travers la France, qui emmène le spectateur de la région parisienne jusqu'à Nice. Mais c'est aussi un film qui, du début à sa fin, joue en parallèle sur un double registre.

D'une part l'humour de Raymond Devos. Auteur principal du film, il en conçoit l'histoire et ses péripéties, donnant sa marque à la fois absurde et poétique aussi bien aux rebondissements de l'action qu'aux dialogues où il recourt à ses procédés usuels : jeu sur les sonorités, télescopage, glissement de sens, inversion et retournement car sortir de l'asile, c'est s'exposer à rencontrer de plus ou moins doux dingues.

Le second registre est celui des images. Le cinéaste François Reichenbach donne un tableau de la France rurale en plein été au début des années 70, d'une manière que n'eût pas désavouée un Fernand Braudel : fêtes, cérémonies, enterrements, bals, fanfares, carnaval, auberges et lieux de villégiature ; ceci d'abord à travers les paysages du centre, puis dans de longs plans qui mettent en valeur le Sud (le relief, les forêts côtières, la mer).

Le film joue sur ces deux tableaux, différents et distincts. Les scènes comiques alternent avec le documentaire paysager. C'est un exemple de film hybride, chose rare dans le cinéma populaire ?

Fiche technique[modifier | modifier le code]

  • Réalisateur : François Reichenbach
  • Scénario : Raymond Devos
  • Dialogue : Raymond Devos
  • Musique : Vladimir Cosma
  • Assistant réalisateur : Daniel Janneau
  • Directeur de la photographie : Christian Odasso
  • Montage : Gérard Pollicand
  • Production : Les Films du Prisme, Simpro France Société Nouvelle des Établissements Gaumont (SNEG)
  • Distribution : Société des Etablissements L. Gaumont
  • Lieux de tournage : Nice (Alpes-Maritimes) et Villeneuve-les-Avignon (Gard)
  • Durée : 90 minutes
  • Sortie : 12 avril 1973

Distribution[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]