La leggenda del Piave

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La leggenda del Piave (La Légende du Piave), également connue comme Canzone del Piave, a été composée en 1918. La chanson célèbre la revanche des troupes italiennes sur le front de la Vénétie à la fin de la Première Guerre mondiale.

L'auteur[modifier | modifier le code]

E. A. Mario (de son vrai nom, Giovanni Gaeta) (5 mai 1884 - 24 juin 1961) est l'auteur et le compositeur de chansons (surtout napolitaines) célèbres comme Santa Lucia luntana, Profumi e balocchi, O' Paese dò sole, Ci rivedremo in primavera, la Marcia d'ordinanza della Marina.

Ayant renoncé aux droits d'auteur sur sa chanson, l'auteur a fait don des premières cent médailles d'or reçues par la chanson des communes du Piave et des associations d'anciens combattants et de citoyens italiens, ainsi que les alliances d'or de son épouse et lui-même, au Fonds patriotique pour soutenir l'effort de guerre[1].

Les faits historiques[modifier | modifier le code]

Les faits historiques à la base de la chanson renvoient à la défaite de Caporetto en 1917, un désastre pour l'armée italienne. En juin 1918, l'Autriche-Hongrie lance une offensive sur le front italien du Piave, ce qui permet à la Landwehr, l'Armée impériale autrichienne, de se rapprocher des villes de Vénétie, Grave di Papadopoli et Monte Montello.

Entre le 2 et le 6 juillet 1918, la 3e armée italienne occupe la zone entre l'ancien et le nouveau Piave. Pendant la bataille, dite Bataille du solstice 84 600 Italiens et 149 000 Austro-Hongrois trouveront la mort.

Le front du Piave redevient actif pendant la Bataille de Vittorio Veneto en octobre 1918, quand les Italiens percent les lignes impériales. Un mois plus tard, la guerre était finie.

L'impact psychologique[modifier | modifier le code]

La chanson, écrite en juillet 1918, a eu un effet formidable sur le moral des troupes italiennes, ainsi que sur celle de la population civile. D'un ton gaillard et enthousiaste, étant accompagnée par les progrès de l'armée italienne sur le terrain, elle a contribué a remonter l'espoir des Italiens dans la victoire. Dans l'étude de la psychologie des masses, l'effet de la chanson peut être comparé à celui de la photographie de la Bataille d'Iwo Jima pour les Américains pendant la Seconde Guerre Mondiale.

Un ministre de l'époque disait que "La Leggenda del Piave a fait pour la cause nationale beaucoup plus qu'un général, et il a redonné du courage à des soldats démoralisés par la défaite de Caporetto"[1].

Le Texte[modifier | modifier le code]

Les quatre parties décrivent:

  1. La montée des soldats vers le front; malgré le fait qu'elle est présentée comme une défense des frontières italiennes, techniquement c'était l'Italie qui a déclaré la guerre à l'Empire austro-hongrois).
  2. La retraite de Caporetto
  3. La défense du nouveau front sur les rives du Piave
  4. L'offensive finale, et la victoire.


Dans la première version, on avait pensé que la responsabilité de la défaite de Caporetto était attribuable à une trahison; un vers laissait entendre cette version. Quand plus tard on a compris qu'il n'y a pas eu trahison, mais qu'une unité avait fait défaillance car elle avait été exterminé par le gaz, la chanson a été modifiée.

La chanson est utilisée pour les célébrations de la Fête nationale italienne.

Entre 1946 et 1947, elle devint l'hymne national non officiel de la République italienne. Ensuite elle fut remplacée par l'actuel hymne national italien, écrit par Goffredo Mameli.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b "Il Cerchio", de Franz Maria D'Asaro

Sources[modifier | modifier le code]

Cette version est une adaptation de la version de février 2008 du Wikipedia Italien.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Paroles[modifier | modifier le code]

Il Piave mormorava calmo e placido al passaggio
dei primi fanti il ventiquattro maggio;
l'esercito marciava per raggiunger la frontiera
per far contro il nemico una barriera!
Muti passaron quella notte i fanti,
tacere bisognava e andare avanti.
S'udiva intanto dalle amate sponde
sommesso e lieve il tripudiar de l'onde.
Era un presagio dolce e lusinghiero.
il Piave mormorò: "Non passa lo straniero!"


Ma in una notte triste si parlò di un fosco evento
e il Piave udiva l'ira e lo sgomento.
Ahi, quanta gente ha visto venir giù, lasciare il tetto,
poiché il nemico irruppe a Caporetto.
Profughi ovunque dai lontani monti,
venivano a gremir tutti i suoi ponti.
S'udiva allor dalle violate sponde
sommesso e triste il mormorio de l'onde.
Come un singhiozzo in quell'autunno nero
il Piave mormorò: "Ritorna lo straniero!"


E ritornò il nemico per l'orgoglio e per la fame
volea sfogare tutte le sue brame,
vedeva il piano aprico di lassù: voleva ancora
sfamarsi e tripudiare come allora!
No, disse il Piave, no, dissero i fanti,
mai più il nemico faccia un passo avanti!
Si vide il Piave rigonfiar le sponde
e come i fanti combattevan l'onde.
Rosso del sangue del nemico altero,
il Piave comandò: "Indietro va', o straniero!"


Indietreggiò il nemico fino a Trieste fino a Trento
e la Vittoria sciolse l'ali al vento!
Fu sacro il patto antico, tra le schiere furon visti
risorgere Oberdan, Sauro e Battisti!
Infranse alfin l'italico valore
le forche e l'armi dell'Impiccatore!
Sicure l'Alpi, libere le sponde,
e tacque il Piave, si placaron l'onde.
Sul patrio suolo vinti i torvi Imperi,
la Pace non trovò né oppressi, né stranieri!