La Grande Vadrouille
|
|
Cet article ne cite pas suffisamment ses sources (janvier 2010).
Si vous disposez d'ouvrages ou d'articles de référence ou si vous connaissez des sites web de qualité traitant du thème abordé ici, merci de compléter l'article en donnant les références utiles à sa vérifiabilité et en les liant à la section « Notes et références ». (Modifier l'article)
|
La Grande Vadrouille
| Réalisation | Gérard Oury |
|---|---|
| Scénario | Gérard Oury |
| Acteurs principaux | Bourvil Louis de Funès Terry-Thomas Claudio Brook Mike Marshall Marie Dubois |
| Sociétés de production | Les Films Corona The Rank Organisation |
| Pays d’origine | |
| Genre | Comédie, Aventure, Guerre |
| Sortie | 1966 |
| Durée | 132 minutes |
Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution
La Grande Vadrouille est un film franco-britannique réalisé par Gérard Oury, sorti le 1er décembre 1966. Le film raconte les déboires des Français face aux Allemands sous l'Occupation.
Ce film, avec le duo Bourvil - Louis de Funès, a été :
- pendant plus de quarante ans le plus grand succès d'un film français sur le territoire français avec plus de 17 millions de spectateurs au cinéma[1], avant d'être dépassé par Bienvenue chez les Ch'tis de Dany Boon en avril 2008,
- pendant plus de trente ans le plus grand succès d'un film sur le territoire français, toutes nationalités confondues, avant d'être dépassé par Titanic en 1998.
Cependant, en proportion de la population française de l'époque, La Grande Vadrouille reste devant tous les autres films français puisque 34 % des Français sont allés voir ce film, contre 31 % pour Bienvenue chez les Ch'tis.
Il est maintenant cinquième au palmarès des films les plus vus de l'histoire en France au cinéma, seulement précédé par Titanic, Bienvenue chez les Ch'tis, Intouchables et Blanche-Neige et les Sept Nains.
Sommaire |
[modifier] Synopsis
En 1942, pendant l'occupation allemande en France, le bombardier de cinq aviateurs britanniques est abattu au-dessus de Paris par la Flak lors d'un retour de raid aérien. Ses occupants sautent alors en parachute. Deux sont faits prisonniers, les trois autres parviennent à échapper aux Allemands. Le premier, Sir Reginald Brook (Big Moustache), atterrit dans le zoo de Vincennes, le second, Peter Cunhingam, sur la nacelle d'un peintre en bâtiment, Augustin Bouvet (Bourvil), et le dernier, Alan Mac Intosh, sur le toit de l'Opéra Garnier puis se réfugie dans la loge d'un chef d'orchestre acariâtre, Stanislas Lefort (Louis de Funès). Les deux Français, aidés de Juliette (Marie Dubois) doivent alors, malgré eux, cacher les aviateurs puis concourir à leurs retrouvailles parisiennes avant les accompagner et fuir avec eux pour rejoindre la zone libre. Ces militaires pourront ainsi rejoindre l'Angleterre. Pourchassés par les Allemands et notamment par le major Achbach, les fugitifs vont connaître de nombreuses péripéties lors de leur voyage vers la Bourgogne. Ils franchiront enfin la fameuse « ligne », grâce à l'aide de Germaine (Colette Brosset), hôtelière « très à cheval sur la literie ».
[modifier] Fiche technique
- Réalisation : Gérard Oury
- Réalisation de la seconde équipe (cascades, scènes d'action, extérieurs....) : Claude Clément
- Scénario: Gérard Oury
- Adaptation : Gérard Oury, Danièle Thompson, Marcel Jullian
- Dialogues : Georges Tabet, André Tabet
- Assistants réalisateur : Serge Vallin, Lucile Costa, Gérard Guérin
- Musique: Georges Auric - Œuvres de Berlioz exécutées par l'orchestre de Paris, sous la direction de Robert Benedetti et Jacques Metehem (Éditions Hortensia)
- Images : Claude Renoir et pour la seconde équipe: Vladimir Ivanov
- Opérateurs : Alain Douarinou, André Domage
- Décors : Jean André, assisté de Robert André, Robert Christidès, Théo Meurisse, Gabriel Béchir
- Son : Antoine Bonfanti, Urbain Loiseau
- Montage : Albert Jungerson, Janine Oudoul, Laurence Leininger
- Production: Robert Dorfmann (Les Films Corona), Lowndes Production, The Rank Organisation
- Directeur de production : Georges Valon, Pierre Saint-Blancat
- Distribution : Valoria Films
- Costumes : Tanine Autre, Léon Zay
- Maquillage : Odette et Pierre Berroyer
- Perruques : Carita
- Script-girl : Francine Corteggiani, assistée de Madeleine Billeaud
- Régisseur général : Jean-Pierre Spiri-Mercanton, Marc Goldstaub, Jean Crovin
- Effets spéciaux : Jean Fouchet
- Effets spéciaux : Gil Delamare
- Effets spéciaux : Claude Carliez
- Effets spéciaux : Pierre Durin
- Effets spéciaux : Michel Durin
- Effets spéciaux : Daniel Braunschweig
- Séquences aériennes : Gérard Streiff, Raymond Streiff, René Mary
- Conseiller équestre : François Nadal (non crédité)
- Cascadeur : Rémy Julienne (non crédité)
- Cascadeur : Roger Mailles (non crédité)
- Cascadeur : André Bézu (doublure de "Louis de Funès") (non crédité)
- Cascadeur : Yvan Chiffre (non crédité)
- Cascadeur : Jean Minisini (non crédité)
- Cascadeur : Lionel Vitrant (non crédité)
- Pays:
France,
Royaume-Uni - Tirage : Laboratoire L.T.C de Saint-Cloud - sous titrages : Titra Films Paris
- Format : 35 mm, Couleurs, Panavision - Mono
- Durée : 120 minutes
- Date de sortie :
France : 1er décembre 1966 - Genre : Comédie, Aventure, Guerre
- Visa d'exploitation : 31732
- Recette :
France ~ 17 227 000 entrées en salle
[modifier] Distribution
- Bourvil : Augustin Bouvet, peintre en bâtiment
- Louis de Funès : Stanislas Lefort, chef d'orchestre à l'Opéra de Paris
- Terry-Thomas : Sir Reginald Brook (Big moustache)
- Claudio Brook : Peter Cunningham
- Mike Marshall : Alan Mac Intosh
- Marie Dubois : Juliette, la petite-fille du guignol
- Pierre Bertin : Le grand-père de Juliette, directeur du guignol
- Andréa Parisy : Sœur Marie-Odile
- Mary Marquet : La mère supérieure
- Benno Sterzenbach : Le major Achbach
- Paul Préboist : Le pêcheur
- Henri Génès : Le gardien du zoo de Vincennes
- Colette Brosset : Mme Germaine, patronne de l'hôtel
- Catherine Marshall : Une religieuse
- Mag Avril : La vieille locataire
- Pierre Roussel : Un client du wagon-restaurant
- Rudy Lenoir : Un soldat allemand
- Reinhardt Kolldehoff : Un allemand à la perquisition
- Michel Modo : Le soldat qui louche
- Sieghardt Rupp : Le lieutenant Sturmer
- Helmuth Schneider : L'allemand du train
- Hans Meyer : Otto Weber, le kommanfuhrer élégant
- Jacques Bodoin : Méphisto, un résistant
- Gabriel Gobin : Un machiniste résistant de l'opéra
- Clément Michu : Le postier à la gare
- Guy Grosso : Le musicien bavard
- Jean Droze : L'autre musicien bavard
- Paul Mercey : Le moustachu du bain turc
- Christian Brocard : Un employé de la gare
- Fred Fischer : Un colonel allemand
- Claude Salez : Un officier allemand
- Percival Russel : Le soldat allemand assommé
- Raymond Pierson : Un soldat allemand
- Guy Bonnafoux : L'employé du bain turc
- Tony Roedel : Un sous-officier allemand
- Pierre Bastien : Plombin
- Peter Jacob : Un général allemand
- Noël Darzal : Lucien
- Jacques Sablon : Bébert
- Conrad Von Bork : Un autre colonel allemand
- Jerry Brouer : Un soldat allemand
- Jean-Pierre Posier : Patrick, le mécanicien
- G. Birt : Harry, le mitrailleur
- Nicolas Bang : John, le bombardier
- Alice Field : La prostituée
- P. Stutz : Rudy
- H. Faupel : Fritz
- Charly Constant : Ludwig
- Sacha Tarride : Le premier garçon
- Lesprit : Le second garçon
- Hamm : Un SS à l'opéra
- Gary Ramm : Le pilote allemand
- Georges Dehneli : Le commandant allemand
- Joachim Weshoff : Faust
- Anne Berger : Marguerite
- A. Kronefeld : Un général à l'opéra
- Bernard Mermod : Le sous-officier greffier
- Rolf Spat : L'aide de camp
- Guy Fox : Le gros bonhomme
- Raoul Gola : Le pianiste
- Gérard Martin : Le harpiste
- A. Stuart : Dick (non crédité)
- Georges Atlas : Un homme de la gestapo
- Jean Landret : Le guide à Chaillot
- Georges Ruseckis : Le chef SS à Paris
- Horst Miessner : Le premier allemand au hammam
- Jean-François Masson : Le second allemand au hammam
- Claude Rouillard : Le second pêcheur
- Danièle Thompson : Figuration
- Catherine Prou : Une nonette aux hospices de Beaune
- Rémy Julienne : Le motard qui reçoit la citrouille (non crédité)
- Lionel Vitrant : Barbot (non crédité)
- Jean Minisini : Un soldat allemand (non crédité)
- Edouard Pignon : Un figurant à l'opéra
[modifier] Box-office Paris
| Semaines | Rang | Entrées |
|---|---|---|
| 1ère semaine | 1 | 105 752 |
| 2ème semaine | 1 | 104 604 |
| 3ème semaine | 1 | 136 192 |
| 4ème semaine | 1 | 136 714 |
| 5ème semaine | 1 | 84 730 |
| 6ème semaine | 1 | 79 580 |
| 7ème semaine | 1 | 73 033 |
| 8ème semaine | 1 | 65 530 |
| 9ème semaine | 1 | 60 726 |
| 10ème semaine | 1 | 71 010 |
| 11ème semaine | 2 | 47 570 |
| 12ème semaine | 3 | 42 850 |
| 13ème semaine | 1 | 41 860 |
| 14ème semaine | 2 | 39 050 |
| 15ème semaine | 3 | 33 789 |
| 16ème semaine | 3 | 53 080 |
| 17ème semaine | 3 | 48 040 |
| 18ème semaine | 5 | 28 510 |
| 19ème semaine | 6 | 18 488 |
| 20ème semaine | 5 | 24 300 |
| 21ème semaine | 2 | 53 140 |
| 22ème semaine | 1 | 46 847 |
| 23ème semaine | 2 | 30 506 |
[modifier] Autour du film
- Le duo comique avait déjà été réuni pour le film Le Corniaud deux ans plus tôt ainsi que pour La Traversée de Paris, Poisson d'avril et Les Hussards.
- Lors de ce tournage, Bourvil et Louis de Funès ont dit en riant que c'était leur dernier film ensemble. Ce fut la vérité. Après les 17 millions du film, de Funès souhaitait attendre quelques années avant de retrouver Bourvil. Après Le Cerveau (1968, Bourvil et Gérard Oury), de Funès souhaite retrouver Oury et Bourvil. Gérard Oury écrit alors le scénario de La Folie des grandeurs mais Bourvil, atteint d'un cancer, meurt avant le début du tournage le 23 septembre 1970. La Folie des grandeurs, avec Yves Montand comme remplaçant de Bourvil, finira quatrième au box-office français de 1971 avec 5,5 millions d'entrées.
- Il est encore possible de voir la carcasse de la voiture ayant servi à la cascade finale avec les planeurs près de l'aérodrome de Mende - Brenoux en Lozère. Il en est de même pour le planeur de la cascade finale à Albert (Somme) au musée privé de l'épopée aéronautique.
- La scène finale devait se conclure par une poursuite à ski. Pour des raisons météorologiques, elle ne put se faire et fut remplacée par une fuite en planeur.
- Sorti en décembre 1966, le film a totalisé pendant longtemps le plus grand nombre d'entrées en France avec plus de 17 millions de tickets vendus. Il est finalement dépassé par Titanic de James Cameron en 1997 mais également par Bienvenue chez les Ch'tis de Dany Boon[2] en 2008. Cependant, en proportion de la population française de l'époque, La Grande Vadrouille reste devant tous les autres films français avec 34 % des Français qui sont allés voir ce film, contre 31 % pour Bienvenue chez les Ch'tis.
- Le film connut un succès international, y compris en Allemagne où il fut la première comédie présentée à l'écran consacrée à la Seconde Guerre mondiale. Il fut même retenu pour une nomination étrangère aux Oscars en 1967.
- Louis de Funès/Stanislas Lefort dirige la Marche Hongroise de la Damnation de Faust d'Hector Berlioz avec les mouvements réels que devrait avoir un chef d'orchestre. Pour cela, il a répété trois mois devant la glace de son salon et a pris quelques leçons avec le directeur de l'Orchestre national. À la fin de la première répétition, l'orchestre de l'Opéra se lève et l'acclame en « tapant archets contre violons, flûtes contre pupitres[3] ». En effet, ces applaudissements étaient totalement improvisés.
- Dans la scène des bains turcs, c'est l'air de la chanson Tea for two, extraite de la comédie musicale américaine No, no, Nanette, qui sert de signal de reconnaissance aux personnages ayant rendez-vous.
- Gérard Oury avait vendu au producteur Henry Deutchmeister un scénario où deux jumelles font traverser la France à l'équipage d'un bombardier britannique abattu par la Flak. Le réalisateur récupéra les droits du projet et substitua Bourvil et De Funès aux deux sœurs. « Les rôles principaux : deux filles ? Et alors ? Je les transformerai en hommes[3]! » De ce scénario originel ne subsiste que la séquence des Hospices de Beaune.
- La scène durant laquelle Louis de Funès se retrouve sur les épaules de Bourvil[4] et est baladé par celui-ci n'était pas prévue à l'origine dans le scénario et était de la pure improvisation des deux acteurs. En effet, au départ, Louis de Funès devait escalader le mur et devait ensuite tomber sur Bourvil jusqu'au sol. Pour cela il était prévu une doublure pour De Funès. Mais elle eut tant de succès qu'elle servit pour la réalisation de l'affiche du film, et est aujourd'hui considérée comme une des plus grandes scènes du cinéma comique français. L'ensemble de cette séquence a été tournée dans le Chaos de Montpellier-le-Vieux.
- Lors de la poursuite entre les Allemands et les héros, le motard qui reçoit la citrouille et chute n'est autre que Rémy Julienne, l'un des cascadeurs du film. Suite à la disparition de Gil Delamare le responsable des cascades du film, Rémy fut par la suite chargé de toutes les actions voitures et motos du film.
- Le thème du récit présente de nombreuses analogies avec le film Jeanne de Paris (1942) où un équipage de bombardier américain trouvait refuge à Paris et le soutien d'une courageuse petite Française (Michèle Morgan dont le fils a tourné dans La Grande Vadrouille). Le film américain est dramatique, même si le surréalisme de sa description de Paris est riche de comique involontaire. Et là aussi, on trouve une fuite par les égouts.
- Au commencement du film, le bombardier anglais est présenté comme un Avro Lancaster. Mais plus tard, on voit qu'il s'agit d'un avion Boeing B-17. Probablement était-il l'un des quadrimoteurs américains utilisés par l'Institut Géographique National jusqu'à la fin des années 80, qui ont participé aussi au tournage du film Memphis Belle.
- Les aviateurs anglais sont engagés dans une mission nocturne, mais malgré cela, ils sautent en parachute en plein jour. (La mission nocturne était un bombardement ; mais, touché par les tirs de DCA allemands, l'avion a subit des avaries, ce qui a compliqué son retour, d'autant plus que la carte des aviateurs était elle-même endommagée ; c'est ainsi que, au matin, et survolant Paris alors qu'ils estimaient être au dessus de Calais, les aviateurs ont du sauter en parachute. il n'y a donc aucune incohérence entre la mission nocturne et le parachutage diurne!)
[modifier] Lieux de tournage
- Pendant l'alerte au bombardement les scènes de fuite sont filmées sur la butte Montmartre.
- La scène de l’atterrissage de Big Moustache a été tournée au zoo de Vincennes dans le bassin des phoques qui avait été vidé de ses occupants pour l'occasion.
- La scène de la peinture, de la cage d'ascenseur, du défilé SS et de l’atterrissage de Peter a été tournée au Musée de la Contrefaçon au 16 rue de la Faisanderie dans le 16e arrondissement de Paris (Cour et mur de droite pour la cage d'ascenseur).
- MacIntosh atteri sur les toits de l'Opéra Garnier. Toutes les scènes de l'Opéra ont été tournées à l'Opéra Garnier en décors réels grâce au double concours d'André Malraux, ministre de la Culture et de Georges Auric, administrateur des Salles Lyriques de Paris et, par ailleurs, compositeur de la musique du film !
- La scène des Bains Turcs a été tournée au Hammam de la Grande Mosquée de Paris (Place du puits de l'Ermite dans le 5e arrondissement).
- La scène du Guignol a été tournée in situ au Guignol des Champs-Élysées (Rond-Point des Champs-Élysées croisement de l'avenue Franklin-Delano-Roosevelt, de l'avenue Matignon et de l'avenue Gabriel dans le Square).
- La scène des égouts a été tournée en studio, mais la scène de la prostituée a été tournée au 8 rue des Halles. On y voit toujours la plaque sur le trottoir, qui n'est pas celle d'un égout, mais d'un téléphone.
- La scène de la Gare de Lyon a été tournée à la Gare de l'Est. Un seul plan sur l'horloge de la tour de la Gare a été réalisé à la Gare de Lyon. Ce qui est d'ailleurs fidèle à la réalité de l'époque, en effet, suite aux destructions des ouvrages d'art de la ligne PLM c'est de la Gare de l'Est ou de la Gare de la Bastille que partaient les trains pour la Bourgogne et le sud via Troyes et Dijon.
- La panne du fourgon postal et la scène de l'échange des chaussures ont été réalisées sur la route D958 à hauteur de Drémont et de Pouques-Lormes au nord d'Anthien dans la Nièvre. Ce n'est pas la Nationale 6 qui passe plus au nord comme semble l'indiquer la borne sur laquelle est assis Stanislas Lefort (Louis de Funès).
- La scène du vol du camion par les deux aviateurs anglais a été filmée à l'entrée du Château du Faulin à Lichères-sur-Yonne.
- La scène de l'arrestation de Peter en gare de Vougeot n'a pas été réalisée dans la gare de Vougeot située sur la ligne Paris-Lyon-Marseille. C'est en fait la gare désaffectée de Gare de Santeny - Servon (Seine et Marne) située sur la ligne de la Bastille qui a servi de décor. En effet, la Gare de Vougeot située sur l'axe Paris-Lyon-Marseille ne pouvait faire l'objet d'un tournage qui nécessitait la fermeture de la ligne pendant une journée entière. D'où le choix d'une gare située sur une ligne secondaire désaffectée.
- La scène du barrage (début de la poursuite) a été tournée sur le barrage de Grandval dans la Vallée de la Truyère (Cantal). Cette scène est montée de toutes pièces car le barrage a été construit entre 1955 et 1959 (l'action se passe en 1942) et le barrage est situé à 450 km de la Bourgogne au cœur du Massif Central et de la Zone libre.
- Les routes de la course poursuite sont aussi des routes auvergnates puisqu'il s'agit des routes entourant le château d'Alleuze et aux environs de la Barge d'Alleuze et de Saint-Flour (Cantal) que l'on aperçoit d'ailleurs dans le film.
- La chute dans la mare aux canards est cocasse: le motard tombe de la route située dans le Cantal et il atterrit dans une mare reconstituée en studios à Boulogne-Billancourt!
- Petit anachronisme supplémentaire: la ligne blanche sur la route. Avant 1960 toutes les lignes étaient jaunes, de plus la ligne a été la première tracée sur cette route qui la conserve partiellement aujourd'hui. La direction des routes du Cantal avait d'ailleurs apporté son concours au tournage pour tracer cette ligne, fait rare à l'époque sur une route si peu fréquentée. on remarque d'ailleurs que selon les plans, la ligne apparaît ou non sur la route.
- Les hospices aux toits colorés sont ceux de Beaune (Côte-d'Or) et les bonnes sœurs sont vraiment les sœurs de l'époque! Elles ont quitté les lieux dans les années 1980.
- La plaque éclairée par Bourvil indiquant "Meursault" est en fait apposée devant la Porte Neuve de Vézelay. De même, toutes les scènes nocturnes extérieures ont été tournées à Vézelay à l'exception de la scène de la place de l'Hôtel du Globe.
- La scène de l'Hôtel du Globe a été tournée à Noyers-sur-Serein. On peut y reconnaitre les arcades de la Place de l'Hôtel de Ville et également l'agence Crédit Agricole (dont l'enseigne, bien qu'éteinte, apparaît dans le film)
- La scène de l'examen médical se situe dans la grande salle des pauvres des Hospices de Beaune. Elle est ouverte au public et visitable.
- Le transfert par brancards a été tournée dans les caves du Palais des Ducs de Bourgogne à Meursault (extérieur et porte de grange) et à Dijon (intérieur avec bouteilles).
- La scène avec les chiens et la fameuse scène avec De Funès sur les épaules de Bourvil a été tournée dans l'Aveyron, à proximité de Montpellier-le-vieux.
- Le transfert des Anglais dans des tonneaux a été tourné sur la route des "Chaumots" en direction des Hauts d'Asquins.
- La Kommandantur a été installée dans la Mairie de Meursault.
- La fuite vers l'aérodrome a été tournée sur le plateau de la Chomette près de Saint-Flour dans le Cantal.
- Le pilote de l'avion de reconnaissance indique une Départementale 328 qui est en fait située en Haute Savoie (74) et qui relie Fry à Essert-Romand.
- L'aérodrome est situé en Lozère, près de Mende, sur le causse de Mende. Il s'agit de l'aérodrome Mende-Brenoux aujourd'hui pourvu d'une piste bituminée de 1 300 mètres.
[modifier] Par département
- Paris :
- Les égouts
- 1er arrondissement de Paris : Rue des Halles (devant le no 8)
- 5e arrondissement de Paris : Hammam de la Grande Mosquée de Paris
- 8e arrondissement de Paris : Avenue des Champs-Élysées
- 9e arrondissement de Paris : Opéra Garnier
- 10e arrondissement de Paris : Gare de Paris-Est
- 12e arrondissement de Paris : Parc zoologique de Vincennes
- 16e arrondissement de Paris : derrière le musée de la contrefaçon
- 18e arrondissement de Paris : butte Montmartre
- Seine (aujourd'hui Hauts-de-Seine) : Boulogne-Billancourt (studio)
- Seine-et-Oise (aujourd'hui Hauts-de-Seine) : Saint-Cloud
- Seine-et-Oise (aujourd'hui Val-de-Marne) : ancienne gare de Santeny - Servon (à Santeny)
- Bourgogne
- Côte d'or : Meursault (mairie), Beaune (Hospices de Beaune)
- Yonne : Vézelay, Noyers-sur-Serein, Pierre-Perthuis, Lucy-sur-Yonne (château)
- Aveyron : Montpellier-le-Vieux, Peyreleau
- Cantal : Alleuze, Vallée de la Truyère, Saint-Flour
- Lozère : Mende
[modifier] Récompenses
- Prix du meilleur film étranger au Festival de Taormina 1966.
- Nomination étrangère aux Golden Screens 1977 en Allemagne
[modifier] Diffusion à la télévision française
La première télédiffusion eut lieu le 1er janvier 1976 sur la première chaîne française. Au total, le film a été diffusé seize fois sur la première chaîne et onze fois sur la deuxième chaîne. Il a aussi été diffusé sur d'autres chaînes.
Sur la première chaîne, la huitième diffusion eut lieu en 1988 et rassembla 46,7 % des téléspectateurs, la onzième en 2002, rassembla 9 millions de téléspectateurs, et la douzième 9,3 millions.
Le 20 décembre 2009, pour sa 15e diffusion sur TF1, le film a rassemblé plus de 9 millions de téléspectateurs pour 33 % de part de marché, ce qui fait de lui le film le plus vu à la télévision en France pour l'année 2009[5].
La 16ème diffusion à la télévision a eu lieu le 1er janvier 2012, sur TF1 et a réuni 8,7 millions de spectateurs.
[modifier] Notes et références
- fiche du film
- Les Ch'tis plus forts que La Grande Vadrouille - Ciné News - Cinéma
- Gérard Oury, Mémoire d'éléphant
- La scène sur www.imdb.fr
- « Plus de 9 millions de téléspectateurs pour "La Grande Vadrouille" », dans Le Monde (supplément TéléVisions), 27-28 décembre 2009, p. 6
[modifier] Voir aussi
[modifier] Article connexe
[modifier] Bibliographie
- Vincent Chapeau, Sur la route de la grande vadrouille : Les coulisses du tournage, Hors collection, Paris, 2004, (ISBN 978-2-258-06383-9).
- Pierre-Jean Lancry, Pleins feux sur... La Grande Vadrouille, éd. Horizon illimité, 2004. (ISBN 978-2-84787-093-0)
- Gérard Oury, Mémoire d'éléphant, Presses Pocket, Paris, 1989
[modifier] Liens externes
- Film français
- Film britannique
- Comédie (film)
- Film réalisé par Gérard Oury
- Film sur l'Occupation allemande en France
- Road movie
- Motocyclette au cinéma
- Film sorti en 1966
- Film se déroulant à Paris
- Film se déroulant en Bourgogne
- Buddy movie
- Film tourné dans le Cantal
- Film tourné dans l'Aveyron
- Film tourné en Côte-d'Or
- Film tourné dans l'Yonne
- Film tourné en Lozère
- Film tourné en Seine-et-Oise
- Film tourné dans le département de la Seine
- Film tourné dans le 1er arrondissement de Paris
- Film tourné dans le 5e arrondissement de Paris
- Film tourné dans le 8e arrondissement de Paris
- Film tourné dans le 9e arrondissement de Paris
- Film tourné dans le 10e arrondissement de Paris
- Film tourné dans le 12e arrondissement de Paris
- Film tourné dans le 16e arrondissement de Paris
- Film tourné dans le 18e arrondissement de Paris