La Dame de pique

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La Dame de pique
Auteur Alexandre Pouchkine
Genre Nouvelle fantastique
Version originale
Titre original Пиковая дама
Langue originale Russe
Pays d'origine Flag of Russia.svg Empire russe
Date de parution originale 1834
Version française
Traducteur Prosper Mérimée
Date de parution 1852
Nombre de pages 43

La Dame de pique (en russe Пиковая дама / Pikovaïa dama) est une nouvelle fantastique d'Alexandre Pouchkine écrite en octobre et novembre 1833 à Boldino et publiée dans la revue Cabinet de lecture en février 1834[1],[2]. Structurée comme un roman, cette nouvelle met en scène des personnages aux traits empruntés au théâtre populaire de l'époque. Cette nouvelle a été d'ailleurs adaptée en opéra par Piotr Ilitch Tchaïkovski : La Dame de pique.

La nouvelle a été traduite en français notamment par Prosper Mérimée et André Gide (1935).

Sommaire

[modifier] Résumé

Tout d'abord, l'histoire se déroulait à Paris...Pendant une soirée de jeu, cinq jeunes hommes discutent du mystérieux pouvoir que détiendrait la comtesse Anna Fédotovna, grand-mère de l'un d'entre eux, Paul Tomski. Cette femme connaîtrait une combinaison de trois cartes qui gagnerait à tous les coups au jeu de pharaon.

Fasciné par les perspectives de richesse que pourrait lui amener ce pouvoir, Hermann, jeune officier du génie, séduit Lisabeta Ivanovna, demoiselle de compagnie de la comtesse (et vieille fille), afin de pouvoir lui soustraire son secret. Au cours d'une soirée, alors qu'il a rendez-vous avec Lisabeta dans sa chambre, il s'introduit par l'autre porte, et se cache dans un cabinet de travail. Après plusieurs heures d'attente, il entre dans la chambre de la comtesse pour découvrir le secret. Paniquée par la menace d'une arme, celle-ci s'effondre et meurt.

Le soir de l'enterrement de la comtesse, Hermann a une vision dans laquelle la comtesse entre chez lui et lui révèle le secret et les fameuses cartes : le trois, le sept et l'as. Mais, en échange, elle lui fait promettre d'épouser sa demoiselle de compagnie, Lisabeta, et de ne plus jouer. Sûr de lui et de sa vision, il joue avec succès les deux premières cartes. En jouant toute sa fortune sur l'as, la troisième carte, il voit alors que celle-ci est la dame de pique (qui ressemblait étrangement à la comtesse). Hermann pense même avoir vu la carte lui adresser un clin d'œil. Il s'effondre, ruiné, et sombre dans la folie. À l'hôpital psychiatrique d'Oboukhov, il marmonne : « Trois, sept, as ! Trois, sept, dame[3] !... »

Lisabeta Ivanovna épousa un fort aimable jeune homme et Tomski épousa la princesse Pauline.

Graffiti, 2008

[modifier] Inspiration

Pouchkine s'est inspiré de la princesse Nathalie Galitzine (1741-1837), morte fort âgée, qui était propriétaire du château de Viaziomy à côté du domaine familial de Zakhorovo qu'habitait le poète dans sa jeunesse. La jeunesse surnommait la princesse, la princesse Moustache[4].

[modifier] Notes

  1. Voir source originale en russe
  2. Notice de La Dame de pique in Pouchkine, Œuvres complètes, tome I, p. 497, L'Âge d'Homme, Lausanne, 1973.
  3. La Dame de pique, Conclusion.
  4. En français dans le texte

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