La Vierge en gloire et saints (Le Pérugin)

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La Vierge en gloire et saints
Image illustrative de l'article La Vierge en gloire et saints (Le Pérugin)
Artiste Le Pérugin
Date 1500 - 1501 env
Technique Huile sur toile
Dimensions (H × L) 330 cm × 265 cm
Localisation Pinacothèque nationale, Bologne (Italie)

La Vierge en gloire et saints (en italien : Madonna in gloria e santi) est une peinture religieuse du Pérugin, datant de 1500-1501 environ, et conservée à la Pinacothèque nationale (Bologne).

Histoire[modifier | modifier le code]

L'œuvre a été réalisée pour la chapelle Scarani pour l'église San Giovanni in Monte. Sûrement réalisée après 1497 et probablement aux alentours de 1500-1501 elle reprend une des pièces maîtresses de la diffusion en Italie septentrionale de cette « dolcezza nei colori unita » (« douceur unie dans les couleurs »)[1]. Il s'agit d'une œuvre réalisée à l'apogée de la popularité du maître.

Thème[modifier | modifier le code]

La Vierge en gloire est figurée avec l'Enfant, dans les cieux, entourée d'anges, et contemplée par des figures saintes depuis le registre terrestre, ces dernières avec les attributs de leur martyre.

Description[modifier | modifier le code]

La composition se développe sur deux registres superposés avec sur la partie supérieure la Vierge à l'Enfant dans une mandorle d'anges et de chérubins, avec dans les coins, placés de part et d'autre deux anges posés sur des nuages ; dans la partie inférieure un groupe de quatre saints sur fond de paysage constitué de collines typique du Pérugin sont un paysage ; ce type de schéma est issu de celui d'une Assomption (perdue) de la Chapelle Sixtine et a été réutilisé de nombreuses fois comme par exemple dans le Retable de Vallombrosa de la même époque.

Les saints sont représentés à proximité de leurs attributs (de gauche à droite) : l' archange Michel (vêtu d'une armure richement décorée et équipé d'un arc ouvragé), Catherine d'Alexandrie (avec la roue dentée symbole de son martyre), Apolline (avec les tenailles) et Jean l'apôtre (avec l'aigle une des figures du Tétramorphe).

Analyse[modifier | modifier le code]

Bien que l'œuvre possède une grande finesse chromatique, dont le schéma est constitué par un assemblage de dessins du répertoire du Pérugin.

Le Pérugin a recours avec assurance à ce schéma de puissant équilibre, composé sur la symétrie. Les sentiments sont à peine suggérés, les couleurs sont vives mais délicates se fondant les unes dans les autres. Une attention particulière est accordée aux éléments de décoration.

Le dessin est clair et bien défini, les lignes liantes, la composition sereine et plaisante. Les figures possèdent une idéalisation parfaite. Elles ne sont pas issues de l'étude du naturel mais plutôt de l'esthétique des développements artistiques du XVIe siècle.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Giorgio Vasari dans Le Vite a écrit ces termes à propos de la nouvelle manière de peindre du Pérugin

Sources[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Vittoria Garibaldi, Perugino, in Pittori del Rinascimento, Scala, Florence, 2004 (ISBN 888117099X)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]