La Vieille-Lyre

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La Vieille-Lyre
Carte de localisation de La Vieille-Lyre
Pays France France
Région Haute-Normandie
Département Eure
Arrondissement Arrondissement d'Évreux
Canton Canton de Rugles
Code Insee 27685
Code postal 27330
Maire
Mandat en cours
Michel Dessarthes
2001-2008
Intercommunalité
Latitude
Longitude
48° 55′ 07″ Nord
         0° 45′ 03″ Est
/ 48.9186111111, 0.750833333333
Altitude 137 m (mini) – 187 m (maxi)
Superficie 17,01 km²
Population sans
doubles comptes
608 hab.
(1999)
Densité 35 hab./km²

La Vieille-Lyre est une commune française, située dans le département de l'Eure et la région Haute-Normandie.

Nom des habitants: Les Lyrois

Sommaire

[modifier] Géographie

Voisine de la Neuve-Lyre, c'est une commune rurale du Pays d'Ouche. Le village en lui-même est petit mais de nombreux hameaux (Le Mesnil, Trisay, Le Haut Bréau, la Seigleterie, la Mare Plate, la Brumanière, le Chalet...) et des écarts (la Mare Thierry, la Ronce) complètent la population.

[modifier] Histoire

Attestations anciennes du nom: vetus lira v.1050, la Vieu lyre 1479. Toponyme sans rapport avec l'instrument de musique donc, mais par contre probablement dérivé du nom de la Risle. Formation prélatine lira/ lera, thème hydronymique connu par ailleurs.

La Vieille-Lyre émerge de l'histoire en 1046, date de la fondation d'une abbaye sur son territoire. Mais le village existait sûrement avant cette date. Une voie romaine traverse d'ailleurs la commune. La découverte de nombreux silex préhistoriques atteste d'une fréquentation précoce du site.

Les moines de l'abbaye Notre-Dame de Lyre possédaient plusieurs fermes sur la paroisse : la Bosselette, la Bourgeraie, la Seigleterie, Melbuc. Ils détenaient aussi une portion de la forêt de Breteuil (la Haie de Lyre). Des défrichements sur cette forêt et sur celle de Conches permirent d'agrandir au XIe et XIIe siècle les terres cultivables vers l'est.

Au XVIIIe siècle, si l'essentiel de la population vivait de l'agriculture, on note une proportion notable de travailleurs du fer (serruriers, ouvriers de forge) et du bois (charpentiers, charbonniers).

L'expulsion des moines et la destruction de l'abbaye lors de la Révolution plongea le village dans l'anonymat.

[modifier] Administration

Liste des maires successifs
Période Identité Parti Qualité
mars 2001 Michel Dessarthe
Toutes les données ne sont pas encore connues.

[modifier] Démographie

Évolution démographique
(Source : INSEE[1])
1962 1968 1975 1982 1990 1999
514 554 607 624 577 608
Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes

[modifier] Lieux et monuments

  • Il ne reste quasiment rien de l'abbaye Notre-Dame de Lyre : juste des murs d'enclos, des caves et une partie du logis abbatial (devenue un gîte de groupe).
  • Église paroissiale saint-Pierre (XIIIe siècle) restaurée à la fin du XIXe siècle. À l'intérieur, se trouve le gisant (XVIe siècle) d'Adelise de Tosny, co-fondatrice du monastère.

[modifier] Personnalités liées à la commune

Guillaume Alexis, surnommé le "Bon Moine", fin du XVe siècle / début du seizième (on ignore les dates précises de sa naissance et de sa mort). Savant bénédictin de l'abbaye de Lire (La Vieille-Lyre), dans le Diocèse d'Évreux puis prieur de Bussy, dans le Perche. En 1486, il fit un pèlerinage à Jérusalem et y tomba, dit-on, victime de la persécution des Turcs.

Guillaume Alexis, était un poète au style très vif, que la critique littéraire moderne range dans les successeurs de Villon.

Les ouvrages qui restent de lui sont :

- "le Passe-temps de tout homme et de toute femme avec l'A, B, С des doubles", le tout en vers,

- "le Grand Blason[2] des faulces amours", en caractères gothiques et a la suite des "Quinze joies du mariage",

- "le Contre-Blason des faulces amours", intitulé "le Grand Blason d'amours spirituelles et divines, avec certaines épigrammes, etc.",

- " le Dialogue du Crucifix et du Pèlerin",

- "le Loyer des folles amours, et le Triomphe des Muses contre l'amour", à la suite des "Quinze joies du mariage",

- "le Passe-temps du prieur de Bussy et de son frère le cordelier",

- "le Miroir des Moines",

- "le Martyrologe des fausses langues et le chapitre général d'icelles tenu au temple de Danger",

- "Quatre chants royaux qui se trouvent parmi les Palinodies",

- Etc.

Nicolaus de Lyra ou Nicolas de Lyre (1270-1349), théologien et exégète (désigné par Rabelais, par un jeu de mots railleur, sous le nom de "Liri-pipii sorbonnici", qui signifie, à proprement parler, un liripipion, chaperon ou aumusse[3] de docteur en Sorbonne)[4], qui influença les auteurs des XIVe siècle et XVe siècle, ainsi que le réformateur Martin Luther. Né dans le bourg de Lyre, près d'Evreux, il entra chez les franciscains en 1291, au couvent de Verneuil-sur-Avre. «Bachelier formé» en 1307, maître en théologie en 1308, et se fait remarquer par sa science (Nicolas de Lyra avait étudié avec soin la littérature rabbinique, et ses connaissances hébraïques, leur étendue, leur variété et leur solidité ont fait croire qu'il était d'origine juive).

Il fut impliqué dans le procès en hérésie de la mystique béguine Marguerite Porete.

Connut pour ses travaux d’exégèse biblique et de théologie, c'est chez lui que l'on puisera désormais dans les polémiques contre les Juifs et aussi pour défendre les évangiles contre les attaques israélites[5], car Nicolas de Lyra, dans son De Messia, avait réfuté les critiques que les Juifs faisaient à l'Ancien Testament

Ses œuvres les plus importantes et les plus répandues sont :

- Postilla litteralis super totam Bibliam (Annotations littérales sur toute la Bible), est une vaste compilation de remarques et de commentaires, écrite entre 1322 et 1331. On y remarque l’influence du rabbin Schelomo Rashi (+ 1105). (Rashi ou Rachiest aujourd’hui encore l’une des références majeures de l’exégèse juive).

- Postilla moralis seu mystica, (commentaire moral et mystique... de la Bible, (1339).

François Masson (La Vieille-Lyre, 1745 - Paris, 1807) est un sculpteur français de la seconde moitié du XVIIIe siècle et du début du XIXe siècle.

[modifier] Culture

[modifier] Notes et références

  1. La Vieille-Lyre sur le site de l'Insee
  2. "Le blason était un genre de poésie française dont l'origine paraît remonter à la fin du XVe siècle. Guillaume Alexis en donne le premier spécimen dans le Grand blason des Fausses amours.
  3. Longue robe, fourrure ou capuchon, portés par les docteurs de la Sorbonne, les chanoines et les chantres à l'office.
  4. Catalogue de la bibliothèque de l'abbaye de Saint-Victor, François Rabelais, J. Téchener, libraire, Paris, M DCCC LXII
  5. Bernard Lazare, L’Antisémitisme. Son histoire et ses causes, Wikisource

[modifier] Voir aussi

[modifier] Liens externes



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