La Vérité si je mens !
La Vérité si je mens !
| Titre original | La Vérité si je mens ! |
|---|---|
| Réalisation | Thomas Gilou |
| Scénario | Gérard Bitton |
| Acteurs principaux | Bruno Solo Richard Anconina Vincent Elbaz Gilbert Melki José Garcia Élie Kakou |
| Sociétés de production | Vertigo |
| Pays d’origine | |
| Genre | Comédie |
| Sortie | 1997 |
| Durée | 100 minutes |
Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution
La Vérité si je mens ! est un film français réalisé par Thomas Gilou, sorti en 1997.
Sommaire |
[modifier] Synopsis
Édouard Vuibert, jeune homme "goy" récemment arrivé à Paris vit dans un hôtel qui lui réclame le paiement de notes en retard.
En effet, Édouard (ou Eddie) est un chômeur de longue date. Au hasard de ses pas son attention est attirée par la démonstration d'un jeu de bonneteau, dans le quartier du sentier. il joue et gagne mais il se fait quand même molester par les deux organisateurs du jeu. Edouard s'enfuit avec l'argent, les organisateurs se mettent alors à sa poursuite. Ils l'attrapent, le battent mais ils se font énergiquement interpeller par Victor Benzakhem, patron d'un entrepôt de tissus du même quartier. Ce dernier embauche immédiatement Eddie en pensant à tort qu'il est juif.
Tombant amoureux de sa fille Sandra et décidé à améliorer sa condition sociale afin de mériter sa main, Eddie entreprend de gravir rapidement les échelons par des combines plus ou moins hasardeuses.
Il finit par créer sa propre entreprise en s'associant avec ses amis tels que Patrick Abitbol, rentier d'un certain "sex-appeal", propriétaire d'une immense maison où il coule des jours heureux. Viktor, le père de Sandra, ne voit pas d'un très bon œil la relation que sa fille entretient avec Eddie, craignant que sa fille n'en sorte meurtrie. Après une discussion tendue avec Eddie il finit par accepter que sa fille puisse épouser celui-ci.
Le film montre l’ascension d'Eddie dans le milieu particulier du Sentier à Paris, du petit manutentionnaire au patron d’une entreprise de textile.
Le film caricature avec humour les us et coutumes de la communauté sépharade et montre comment l'amour finit par transcender les communautés religieuses tout en rendant possible une communauté nationale.
[modifier] Fiche technique
- Titre : La Vérité si je mens !
- Réalisation : Thomas Gilou
- Scénario : Gérard Bitton
- Image : Jean-Jacques Bouhon
- Son : Frédéric Ullmann
- Montage : Nathalie Hubert
- Musique : Gérard Presgurvic
- Production : Farid Lahouassa et Manuel Munz et Aissa Djabri
- Pays d'origine : France
- Format : son Dolby SR
- Genre : comédie
- Durée : 100 minutes
- Budget : 4 millions €
- Date de sortie : 30 avril 1997 (France)
[modifier] Distribution
- Richard Anconina : Eddie Vuibert
- Vincent Elbaz : Dov Mimran
- Amira Casar : Sandra Benzakhem
- Richard Bohringer : Victor Benzakhem
- Aure Atika : Karine Benchetrit
- Élie Kakou : Rafi Styl'mode
- José Garcia : Serge Benamou
- Bruno Solo : Yvan Touati
- Gilbert Melki : Patrick Abitbol
- Anthony Delon : Maurice Aflalo
- Sabrina Van Tassel : Muriel
- Victor Haïm : le Rabbin
- Isaac Sharry : Robert, le beau-frère de Dov
- Gladys Cohen : La mère de Dov
- Guy Amram : René
- Christophe Le Masne : Vanier, le banquier
- Gilbert Levy : Le beau-frère de Victor
[modifier] Génése du projet
À l'origine, Le scénario du film devait être issu du livre écrit par Michel Munz, Rock Casher, roman sur les Séfarades du Sentier vu par un pianiste ashkénaze sorti en 1988. À travers la société Vertigo, les producteurs Aïssa Djabri, Farid Lahouassa et Manuel Munz (aucun lien de parenté avec Michel) prennent une option sur le livre. Mais faute d'argent, le film ne verra jamais le jour.
En 1993, Michel Munz travaille désormais avec Gérard Bitton, devenu son coscénariste et ami. L'idée de transposer Rock Casher est abandonné, mais pas celle d'écrire une comédie sur les juifs du Sentier. Un producteur est intéressé mais abandonne par la suite. « À l'époque, se souvient Gérard Bitton, parler de la communauté juive de cette façon brisait des tabous : volonté de gagner de l'argent, le cul... ». Il est décidé que le personnage principal du film a été inspiré des débuts de Mehmood Bhatti à Paris.
En 1995, retour à la société Vertigo en 1995 et le trio de producteurs est pris au sérieux, grâce au succès du Péril Jeune, de Cédric Kaplisch. Il a également produit Raï, de Thomas Gilou, à qui il confie la réalisation de La vérite si je mens. On aime son souci du réalisme, dit Aïssa Djabri[1].
[modifier] Casting
Le rôle d'Eddy était à l'origine dévolu à Bruno Solo, alors pas assez connu au goût des producteurs. À sa place est préssenti Guillaume Depardieu, bientôt victime d'un accident de moto. Puis Antoine de Caunes, qui préfére jouer dans La Divine Poursuite de Michel Deville. Il est aussi proposé par Albert Dupontel. En revanche Richard Anconina à qui est proposée une participation en guest star, demande à interpréter Eddy. Il aura le rôle, tandis que Solo peaufine son rôle à coups de répliques cultes ("Dis-lui qu'elle a les yeux qui sentent le cul" et autres)[2].
Le réalisateur avait proposé à Yvan Attal, d'y participer mais il a refusé. Le réalisateur avait proposé à Dominique Farrugia et Jean-Pierre Bacri des rôles, mais ils ont tous deux refusé, trouvant les rôles trop caricaturaux.
[modifier] Box-Office
Le film a été vu par 5 millions de spectateurs.
[modifier] Suites
[modifier] Anecdotes
- A un moment du film quand Gilbert Melki à un problème avec sa télé on peut apercevoir un petit extrait de Raï film également réalisé par Thomas Gilou juste avant La Vérité si je mens.
[modifier] Notes et références
- L'Express n° 3160 du 25 au 31 janvier 2012 : "La vérité... sans mentir" p.110-111
- L'Express n.3160 du 25 au 31 janvier 2012 : "La vérité... sans mentir" p.110-111